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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 14:07
Nuages empourprés du soir...

 

 

Le soir s'empourpre de nuées légères, vaporeuses...

 

Le couchant les éclaire de douces nuances : teintes d'opaline, de gris, de rose-orangé...

 

Les pins dessinent alors des ombres chinoises sur l'horizon.

 

Les arbres obscurs chavirent dans la nuit, tandis que l'horizon se nimbe de clartés de roses...

 

Les arbres se hérissent de ténèbres sur un ciel lumineux...

 

La nuit s'empare des pins, les plonge dans l'obscurité, tandis que le jour s'accroche encore sur les nuées aux teintes de roses...

 

Les nuées s'éparpillent, s'étirent sur l'azur, s'imprègnent des couleurs du couchant, s'irisent de lueurs irréelles...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nuages empourprés du soir...
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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 12:58
Au rayon des foies gras...

 

 

 

Noël approche... dans les supermarchés, les rayons de foie gras sont pris d'assaut, il faut dire que la marchandise est mise en valeur par toutes sortes d'artifices : il faut les voir ces foies gras enrubannés d'or ou enveloppés de couleurs éclatantes de pourpre !

 

Les paquets rutilent : ils attirent tous les regards.

Foies gras en pots de verre, foies gras sous plastique ou encore enveloppés de toiles, foies gras en boîte...

 

C'est un luxe de couleurs, de formes, une débauche d'emballages de toutes sortes...

C'est certain : on a l'embarras du choix.

Le rayon expose des foies gras de toutes sortes, aux formes et aux formats variés.

 

Tout à côté, on peut aussi se laisser tenter par les pains de mie ou d'épices qui peuvent agréablement accompagner la dégustation des foies gras...

De petits pots de confits de figues, d'oignons sont également disposés en haut du rayon.

Il s'agit d'attirer le client et de le pousser à faire d'autres achats en vue de la fête de Noël.

Et, bien sûr, les vins ne sont pas laissés en reste : vins blancs, Sauterne, Champagne...

Un débordement de produits de luxe dont les prix sont parfois inabordables...

 

Et puis, il y a aussi le foie gras du pauvre, dans un coin : emmailloté dans un papier sombre, il ne révèle guère ses secrets.

On n'en connaît pas l'origine, ni la composition... On a beau chercher... On ne sait pas d'où il vient.

Alors que les autres foies gras arborent la mention : Foies gras du Sud Ouest, ce produit reste mystérieux et étranger.

Seul, le prix est un peu attractif : moins cher, il est plus accessible.

Forcément, c'est le foie gras du pauvre. Mais, de quoi est-il fait ? On ne sait pas, on ne saura jamais. 

On a beau retourner le paquet dans tous les sens, on reste dans l'inconnu.

 

Eh oui, même au rayon des foies gras, on peut percevoir les fractures qui divisent nos sociétés...

Les foies gras de luxe côtoient celui du pauvre...

 

Ainsi, Noël devient souvent une fête de la surconsommation : les rayons débordent de produits, ils s'enflent de marchandises luxueuses qui ne sont pas accessibles à tous...

Le foie gras du pauvre ne se pare même pas des beaux emballages dont s'entourent les foies gras de luxe : enroulé dans un papier aluminium sombre, il semble bien terne au milieu des autres.

On a même lésiné sur la présentation du produit !

On a même fait des économies sur l'emballage !

 

 

 

 

 

 

 

Au rayon des foies gras...
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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 10:18
Interdire le portable ? Mission impossible ?

 

 

 

Emmanuel Macron l'avait promis lors de sa campagne : il ferait interdire les portables à l'école. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a confirmé dimanche cette interdiction pour les élèves des écoles et collèges. Cette mesure serait appliquée à la rentrée 2018.

Voilà une décision qui paraît utile mais qui sera probablement très difficile à mettre en oeuvre.

 

C'est certain : de nombreux élèves connaissent une véritable addiction au portable qui devient comme le prolongement de leur main et de leur cerveau.

Très souvent, ils sont tentés de l'utiliser en classe, alors que c'est strictement interdit...

 

De plus, ils ont tendance à abuser de cet outil, lors des récréations : au lieu de communiquer entre eux, ils ont le regard rivé sur leur smartphone.

Certains élèves se livrent aussi à ce petit jeu : faire sonner leur portable en cours...

D'autres encore se laissent aller à filmer et enregistrer le professeur pendant le cours.

Bref, le portable devient un véritable poison pour les enseignants.

 

Mais comment l'interdire ?

On peut difficilement envisager de demander aux élèves de les déposer dans des casiers réservés à cet effet, ce qui demande une surveillance attentive.

En cas de vol, la responsabilité de l'établissement serait engagé : un portable peut coûter très cher...

Jean-Michel Blanquer a proposé le confinement des téléphones dans les cartables… Une disposition qui existe déjà pour le temps passé en classe, ce qui n'empêche pas certains élèves d'utiliser leur portable pendant les cours...

 

La plupart des élèves sont équipés d'un smartphone, et c'est un moyen de communiquer avec leurs parents, quand un problème se présente.

C'est un outil qui rassure les enfants et leur famille.

 

Ainsi, la modernité comporte d'indéniables avantages mais fait naître aussi des problèmes insolubles...

 

Les enseignants eux-mêmes peuvent difficilement confisquer un portable : ils peuvent punir l'élève qui s'en sert pendant le cours, le sanctionner avec des heures de colle, par exemple.

Mais quand l'enseignant se retrouve devant des classes de 36 élèves, il n'est pas toujours évident de repérer un élève qui pianote sur son portable pendant le cours...

Certains adolescents savent mettre en oeuvre tout un art de la discrétion pour échapper à la vigilance des enseignants.

Il faut craindre que la décision du ministre ne soit qu'un voeu pieux et que l'on en reste à un effet d'annonce...

On attend les solutions envisagées pour mettre en place cette interdiction...

Mais on est sceptique devant les annonces du Ministre de l'Education : une proposition "symbolique", disent certains.

 

 

 

 

 

 

 

Interdire le portable ? Mission impossible ?
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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 13:24
La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !

 

 

On aura beau dire qu'on peut rire de tout, que l'humour est en général de bon aloi, pourtant, la "blague" de Tex était vraiment digne d'un beauf.

Qui pouvait en rire vraiment ?

 

 Tex, cet humoriste et animateur de télévision a osé ces propos douteux : "Vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois."

 

En ces temps troublés, où de nombreuses femmes ont révélé le harcèlement dont elles ont été victimes, en ces temps où chaque année trop de femmes sont tuées sous les coups de leur conjoint, une telle blague paraît indigne.

Je songe à toutes ces femmes assassinées : cette "blague" n'est-elle pas une façon de banaliser les actes de violences contre les femmes ?

 

Oui, certaines blagues sont de mauvais goût, notamment dans certains contextes.

Alors, bien sûr, cela ne mérite pas sans doute une sanction aussi sévère que celle qui a été appliquée : une mise à pied de l'animateur. Mais, je pense qu'un avertissement est nécessaire.

Trop souvent, les violences faites aux femmes sont banalisées, elles ne sont pas prises au sérieux, elles se retournent même parfois contre les victimes.

Alors, il convient, quand on est devant des caméras, de mesurer l'impact de ses propos et d'éviter des blagues qui volent si bas.

 

C'est un fait : les médias cultivent souvent la médiocrité...

 Alors que l'arrivée de la TNT nous promettait une offre de programmes plus importante, les émissions de télé réalité, les séries policières violentes, les jeux stupides se multiplient... De plus en plus, la qualité se dégrade : la culture devrait être plus souvent mise à l'honneur.

 

Et c'est l'inverse qui se produit : des propos vulgaires, grossiers, des blagues douteuses passent à l'antenne. Certaines émissions cultivent le buzz, les foires d'empoigne...

Veut-on propager l'inculture, la grossièreté, la bêtise ?

Veut-on répandre le crétinisme et l'abrutissement ?

On peut se poser la question...

 

Les propos de Tex font penser à des blagues de comptoir : une façon de minimiser ce qui peut arriver aux femmes, une façon de cautionner des violences inadmissibles, une façon de les accepter.

"Blague un peu malheureuse", a reconnu Julien Courbet après l'intervention de Tex sur le plateau de télévision de C8 : un doux euphémisme pour évoquer une bien triste "blague".

Ces propos choquants surgissent quelques semaines après l'affaire Weinstein et les nombreux témoignages de victimes de violences sexuelles. 

 

Tex s'est tout de même excusé devant le tollé suscité par cette blague malsaine.

 

Bien sûr, une plaisanterie n'est pas en soi répréhensible car le rire est bénéfique, on peut rire de tout, à condition que ce soit drôle.

Et, là, non, ce n'est pas drôle..., c'est même vulgaire...

 

 

 

 

 

 

La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !
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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 14:39
Reflets d'automne...

 

 

 

Les marronniers se reflètent dans l'eau calme du canal... festons mordorés, glacis lustré de feuilles, images paisibles, sereines d'un automne rayonnant.

 

Le canal d'un bleu d'azur est à l'image du ciel si bleu, si pur.

 

Les ramures, les feuilles à peine floutées redoublent les arbres, leur donnent une dimension mystérieuse...

 

Les arbres se fondent dans l'eau, miroir limpide et lumineux.

 

Deux feuilles, tombées des branches, larmes de l'automne, flottent sur l'eau, aériennes, légères.

 

Les couleurs brunes, les teintes de rouilles paraissent irréelles, comme magnifiées par l'eau du canal...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Reflets d'automne...
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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:46
Hommage à Johnny : la démesure encore...

 

 

 

Un hommage populaire est rendu aujourd'hui à Johnny Halliday, et encore une fois, c'est la démesure qui prévaut dans cette cérémonie... Un hommage hors normes...

Une démesure qui correspond à la personnalité du chanteur, à sa vie faite d'excès en tous genres...

 

On se souvient des shows de Johnny, on se souvient de sa façon d'entrer en scène : c'était spectaculaire, exceptionnel, surprenant.

On se souvient des excès du personnage : drogue, tabac, alcool, vitesse, mariages successifs...

Des excès qui l'ont aidé, sans doute, à surmonter ses fêlures, une enfance difficile, un métier exigeant... et des excès qui ont ruiné aussi sa santé.

 

La cérémonie d'hommage sera à l'image des spectacles de Johnny : une grande parade... Le convoi funéraire du rocker descendra les Champs-Élysées pour rejoindre l'église de la Madeleine.

Le convoi sera précédé de quinze motards de police. 700 bikers sur des Harley-Davidson, roulant en queue de cortège, devraient faire sensation et attirer tous les regards.

 

Des mesures de sécurité exceptionnelles  seront prises ce samedi. Fermeture des stations de métro Concorde et Madeleine, déploiement de 1500 policiers et gendarmes, création d'une zone de sécurité… l'État a mis en place des moyens considérables pour garantir le bon déroulement de l'hommage, dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible.

 

Des écrans géants, installés tout le long du parcours, retransmettront des tubes du rocker. L'adieu à la rock star sera grandiose, exceptionnel, émouvant et spectaculaire. Des fans sont venus de loin pour assister à cette cérémonie.

 

Johnny a toujours été dans la démesure : les plus grandes salles, les plus grandes ventes de disques, les plus grands spectacles... Cette cérémonie lui correspond, et surtout, c'est une façon de mettre en évidence la popularité du chanteur.

 

Issu du peuple, Johnny Halliday, malgré ses frasques et ses excès, a su rester proche de son public.

 

L'idole des jeunes fut un adolescent timide et réservé : il a dû affronter le succès, la popularité tout au long de sa vie.

Et, il est resté malgré tout attaché à son public : son métier était sa raison de vivre et cet hommage près de la foule répond sans doute à ses aspirations...

Certains trouvent que cet hommage est déplacé, qu'il fait songer à une "hystérie collective".

Quoi qu'on en pense, Johnny a marqué la vie de beaucoup de gens, il symbolise à lui seul les années 60, une époque de renouveau : une certaine liberté qu'il a incarnée, revendiquée par une vie faite d'excès. 

Il en a aussi, sans doute, payé le prix.

On lui souhaite dans tous les cas de reposer en paix.

 



 

 

 

Hommage à Johnny : la démesure encore...
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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 11:29
Retiens la nuit... l'amour maintes fois chanté par Johnny...

 

 

La fragilité du bonheur, le temps qui passe et que l'on ne peut retenir, l'instant fugace de l'amour, on a tous en tête cette chanson de Johnny Halliday : Retiens la nuit...

Douce mélodie de l'amour, mélancolie associée à la fuite du temps...

 

La chanson s'ouvre sur un impératif : "Retiens la nuit...", un rêve fou de suspendre le temps et de l'arrêter dans un moment de bonheur et d'extase.

Les amoureux sont réunis dans un moment d'intimité : "pour nous deux... pour nos coeurs."

 

Un désir de prolonger l'instant fragile du bonheur est évoqué dans cette expression : "jusqu'à la fin du monde."

Un besoin d'absolu et de fusion avec l'être aimé s'exprime alors : "Serre-moi fort contre ton corps..."

Une façon de conjurer le temps qui passe inexorablement, une façon d'interrompre "sa course vagabonde". Le temps personnifié dans cette expression ne semble-t-il pas une force irrésistible ?

 

Un "grand amour" est évoqué : il pourra, au cours d'un instant, "rayer le jour" et faire oublier la pesanteur de la vie et ses tracas.

L'amour salvateur tant de fois raconté dans les chansons de Johnny est ici magnifié.

Il est aussi associé à "l'heure des folies", expression où l'on retrouve le thème traditionnel de l'amour fou.

 

Et l'impératif "Retiens la nuit" revient comme si l'amoureuse avait ce pouvoir de suspendre le temps, grâce à la force de son amour... l'amour qui transcende la vie, qui la rend plus belle comme le montre la phrase : "Avec toi, elle paraît si belle".

 

L'expression se fait alors plus insistante et plus précise : "Arrête le temps et les heures..."

Et la chanson devient une prière : "Je t'en supplie, à l'infini, Retiens la nuit."

 

Le couplet suivant suggère bien toute l'ambiguïté et la fragilité du bonheur : le vocabulaire est sombre, avec les mots : "tristesse, détresse, peur"...

Le bonheur est présent, mais il paraît si volatil et le poète qui parle à la première personne perçoit que ce bonheur est menacé et que la peur se mêle aux joies de l'amour.

Les antithèses viennent souligner toute cette ambiguïté :

"Ne me demande pas d’où me vient ma tristesse 
Ne me demande rien tu ne comprendrais pas 
En découvrant l’amour je frôle la détresse 
En croyant au bonheur la peur entre en mes joies..."

 

Belle chanson d'amour et de passion ! Et Johnny a su la faire vibrer de sa voix douce et puissante, à la fois.

Une voix, des mélodies et des textes qu'on n'oubliera pas... c'est certain.

Les années 60, le twist, le rock, le temps des slows, le temps des copains... toute une époque...

 

 

C'est Charles Aznavour qui a signé les paroles de cette chanson, Georges Garvarentz en a composé la musique.

 

 

 

 

 

 

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 09:04
Le "traquenard" selon Jean-Luc Mélenchon...

 

 

La colère, dit-on, est mauvaise conseillère, elle déborde, elle éructe, elle fait mauvais effet, d'autant plus quand elle se prolonge et se répand.

Et c'est bien cette colère qui a animé Jean-Luc Mélenchon, lors de l'Emission politique : face à certaines questions, le chef de la France Insoumise n'a pas su garder son calme et sa sérénité.

On l'a vu, une fois de plus, impatient, colérique, mauvais joueur...

 

Et cette colère se perpétue encore quelques jours après l'émission présentée par Léa Salamé. Jean-Luc Mélenchon se dit même victime "d'un traquenard".

Pas moins !

 

 Lundi 4 décembre, il a accusé France 2 de lui avoir tendu un "traquenard médiatique" lors de "L'Emission politique", appelant à la création d'"un tribunal professionnel" des médias pour sanctionner symboliquement "les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs". 

 

Pourtant, lors de cette émission, il n'est pas rare que les invités soient confrontés à des contradicteurs : c'est le principe même du débat politique...

Et Jean-Luc Mélenchon n'a pas échappé à cette règle.

 

Oui, Laurence Debray l'a interrogé sur ce qu'il pensait de la situation au Vénézuela, et comme les questions étaient gênantes, il les a esquivées et éludées.

Et comme ces questions l'agaçaient, il a même tourné le dos à son interlocutrice.

On percevait sa mauvaise humeur, son exaspération.

 

Et voilà que cette irascibilité se perpétue et prend des proportions inattendues.

Voilà que Jean-Luc Mélenchon continue à fulminer et vitupérer, comme s'il ne savait pas en quoi consiste l'Emission Politique, comme s'il ignorait les règles du jeu médiatique.

 

Il s'agit souvent de faire le buzz, de faire du bruit, d'attirer l'attention, de susciter de nombreux commentaires.

En politique aguerri, Jean-Luc Mélenchon connaît ce jeu, il s'en amuse parfois, mais quand le jeu se retourne contre lui, il ne l'accepte plus.

 

Si le leader de la France Insoumise parle de "traquenard", on peut lui rétorquer qu'il s'est lui même pris au piège de ce traquenard...

Et, en plus, il persiste et signe dans cette attitude de colère exacerbée.

Il continue à s'empêtrer dans les filets de la colère...

 

 Il dénonce notamment Nathalie Saint-Cricq, la journaliste qui "ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute".

Il s'emporte contre Léa Salamé qu’il présente comme "une personne sans foi ni loi", en "pleine hystérie", qui sert de "passe-plat des campagnes des USA". 

 

On le voit : Jean-Luc Mélenchon ne mâche pas ses mots... la colère encore et toujours, la colère contre-productive...

Ce n'est pas la première fois qu'il peste contre les journalistes, et qu'il se pose en victime suppliciée sur l'autel médiatique.

Ce n'est pas la première fois qu'il se montre excessif, violent et agressif.

C'est fort dommage car certaines idées de la France Insoumise mériteraient d'être mieux représentées et défendues.

 

 

 

 

 

Le "traquenard" selon Jean-Luc Mélenchon...
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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 15:08
Bientôt le règne des machines ? Bientôt un monde sans travail ?

 


 

Un reportage intitulé Un monde sans travail, diffusé sur la 5, met en évidence les dangers qui guettent nos sociétés, face à un univers de plus en plus mécanisé.

En avons-nous vraiment conscience ?

 

Une quatrième révolution industrielle a commencé : elle met au travail des machines toujours plus efficaces, intelligentes et autonomes : performance, productivité, flexibilité, partout les salariés doivent impérativement s'adapter à la logique du numérique.

 

Malgré cette course effrénée pour tenter de suivre le rythme, l'humain s'essouffle... Après plus de vingt ans de réformes vaines et de chômage de masse, le monde du plein emploi appartient au passé, balayé par la révolution technologique en cours.

Va-t-on vers un monde sans travail ?

Le numérique provoque une fracture sociale, laissant hors course de nombreux demandeurs d'emplois.

 

En Californie, dans la Silicon Valley se trouve l'épicentre de la révolution numérique : l'emploi est en train de devenir un marché mondialisé sous contrôle d'entreprises privées.

Comptables, juristes, avocats peuvent travailler à distance, grâce au numérique. Le travail en freelance gagne du terrain. Le transactions se font sur internet et une société récupère 10 % des transactions. Le recrutement se fait à très grande échelle et en temps réel. Le marché du travail indépendant est en pleine expansion aux USA.

 

Sans nous en rendre compte, nous avons basculé dans le monde numérique : petit à petit, les machines sont entrées dans nos vies, au travail, dans nos loisirs, partout...

Certes, elles nous rendent service, mais avec elles, nous faisons nous-mêmes le travail, gratuitement : on se sert de l'essence à la pompe, on achète des boissons dans des machines, on utilise des caisses automatiques.

Et on oublie, au passage, tous les emplois supprimés dans de nombreux secteurs d'activité.

 

De Pôle emploi à la Poste, le malaise est général... 3000 bureaux de poste sont menacés de fermeture, et les services de proximité risquent bientôt d'appartenir au passé. La poste se robotise, avec des machines : les clients sont orientés vers des machines et non plus vers des humains. On pourrait, alors, avoir des guichets ouverts 24 heures sur 24...

Plus d'humain, mais des machines.... 

 

"L'entreprise devient elle-même une machine à broyer les humains : on donne à comprendre aux salariés qu'ils sont interchangeables. Les gens sont sommés de s'adapter aux nouvelles demandes. Face à la machine, on ne fait pas le poids" déclare justement Hélène Duffau, écrivain et formatrice indépendante.

 

"On ne supporte plus l'emploi des sociétés bureaucratisés et en même temps, on est angoissé de perdre son emploi et de se retrouver au chômage...", affirme un philosophe, mettant en évidence le paradoxe dans lequel sont enfermés les salariés.

Tâches répétitives, automatisées, emplois supprimés... l'automatisation en vient à mettre des gens dans le caniveau.

 

Et les robots sont de plus en plus performants : robots capables de percer, de visser, de porter, de classer.

"On donne à croire que tout cela est naturel et dans la juste marche du progrès... Quand on n'aura plus de boulot, qu'est-ce qu'on va faire ? On va aller très vite dans un monde écartelé entre les productifs et les improductifs : les esclaves qui vont remplir les machines, faire du câblage électronique en usine pour fabriquer des robots, les ingénieurs qui vont concevoir ce que ces personnes peu qualifiées fabriqueront... Entre les deux, la classe moyenne disparaît, on n'a plus besoin d'elle", explique encore Hélène Duffau, ex-déléguée du personnel dans l'édition.

 

L'économie locale perd chaque jour du terrain, les centres ville se désertifient au profit des centres commerciaux. Parce que c'est pratique, parce que c'est moins cher, nous devenons les complices d'une logique qui met à mal l'emploi.

 

La plupart des biens que nous consommons sont produits dans des lieux très lointains, et pour cela, on a besoin de les acheminer à proximité de leur lieu de vente, au moindre coût possible, et aujourd'hui, partout sur le territoire français, on retrouve des espaces qui sont dédiés à cette tâche : gérer les flux.

Des entrepôts aux quatre coins du territoire... la technologie est ici aussi à l'oeuvre : les robots empêchent de faire des gestes répétitifs mais réduisent les emplois. L'objectif encore et toujours est de reduire les coûts. 

Désormais, des drones peuvent même faire des inventaires.

 

Jusqu'où faudra-t-il s'adapter au nom de la productivité ? Quel sort sera réservé aux ouvriers ?

Le processus de déshumanisation s'accélère dans les entreprises de la grande distribution. Pris au piège d'une compétitivité pour s'accaparer plus de parts de marché, elles semblent condamnées à s'automatiser toujours plus.

 

Aux USA, en valorisant à tout prix le numérique, on passe d'une économie à une autre, comme à Pittsburgh, ancien fleuron de l'économie américaine : la ville a investi massivement dans le créneau High tech, avec une université réputée dans le domaine de la robotique et de l'intelligence artificielle.

L'argent est l'un des moteurs qui stimulent la robotique... Une des voitures 100 % autonome a été conçue à Pittsburgh, elle roule déjà dans les rues de la ville.

Google, Uber, Apple cherchent à entrer dans la course pour emporter ce marché lucratif.

 

En 2016, plusieurs convois de camions autonomes ont convergé vers le port de Rotterdam, en Hollande, parcourant plusieurs centaines de kilomètres sans chauffeur, en toute discrétion.

Combien d'emplois vont alors disparaître ? C'est comme une maladie qui se propage.

 

"L'intelligence artificielle peut offrir beaucoup d'avantages, mais il y a a aussi mille et une façons de tout gâcher, si on agit sans réfléchir, on pourrait par exemple adopter tous la semaine de trois jours et demi de travail et recourir à l'automatisation pour le reste, ou bien avoir une autre approche : licencier la moitié des gens dont les compétences ne sont plus utiles à la société.... Imaginez un monde dans lequel les 5 % que représente l'élite des nouvelles technologies deviendraient très riches grâce à l'automatisation généralisée, tandis que 95 % de la population mondiale seraient des laissés pour compte, ce serait une catastrophe... " déclare Andrew Moore, doyen de l'école de science informatique.

 

La vague technologique qui déferle pourrait laminer des millions d'emplois dans tous les secteurs. Un véritable tsunami est annoncé dans le marché du travail et les gens n'y sont absolument pas préparés.

Ainsi, les assistants virtuels se multiplient dans les banques, dans le secteur des assurances : ils ont des capacités à comprendre, ils perçoivent quand les clients sont satisfaits, ils sont toujours disponibles.

 

Ce nouveau capitalisme numérique étend son emprise, avec l'appui des grandes banques. A Wall Street, 90 % des transactions se font désormais grâce à des algorithmes sans aucune intervention humaine.

 

Et les riches deviennnent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 47 millions d'américains vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit une personne sur 6.

Bien sûr, la robotisation pourrait nous libérer de l'esclavage du travail... mais les politiques ne semblent pas se préoccuper suffisamment de la révolution que connaît le monde du travail : on a l'impression que ce problème n'est pas pensé et qu' on se laisse emporter par une sorte de frénésie de la productivité, sans se soucier des êtres humains...

 

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/283763-le-monde-en-face.html

 

 

 

 

 

Bientôt le règne des machines ? Bientôt un monde sans travail ?
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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 14:27
Le ciel se drape de roses et de gris...

 

 

 

Un soir d'automne rayonnant... Le ciel se drape de roses et de gris...

 

Sur l'horizon, se dessinent des volutes, des spirales, des arabesques.

 

Les nuées s'empourprent de tons chaleureux mêlés d'embruns aux teintes d'opales...

 

Le ciel bleu s'embrase de lueurs vespérales, il replie sur lui le voile du soir, avant de s'assombrir pour la nuit. 

 

Le ciel bleu se nimbe de cripures légères, ondoyantes...

 

Des envolées de vagues dans le ciel, des brumes vaporeuses qui tracent des sarabandes...

 

Des teintes d'or et de roses avant la venue de la nuit....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le ciel se drape de roses et de gris...
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