Au XXIème siècle, les filles sont encore considérées, dans certains pays, comme des êtres inférieurs, pire, comme des objets, des choses...
En Iran, désormais, la loi affirme qu'un père peut épouser sa fille adoptive : une nouvelle loi vient d'être votée dans ce sens : un père de famille pourra contraindre au mariage sa fille adoptive, et ce, dès l'âge de 13 ans.
J'ai la chance d'être née en France, de pouvoir choisir mon destin et, même si des inégalités persistent entre les hommes et les femmes dans mon pays, je perçois la chance inouie qui est la mienne... celle de ne pas avoir été soumise corps et âme à la volonté d'un seul homme, celle d'être libre de disposer de ma vie, celle de ne pas avoir vu mon enfance sacrifiée au désir d'un mari ou d'un tuteur omnipotent.
Alors qu'un nouveau président iranien Hassan Rohani vient d'être nommé faisant espérer une ouverture et des progrès, c'est l'inverse qui se produit : la République islamique adopte, en catimini, des lois dignes d'un autre âge.
Sous une apparence de libéralisation, se cache en fait peut-être le pire : des régressions encore et toujours, des reculs : les droits des femmes, des fillettes sans cesse bafoués, mis à mal... et on entrevoit des enfants au regard triste, plein de détresse...
Qui plus est, cette loi se cache derrière des apparences bienveillantes : intitulée "Protection des enfants et des adolescents sans tuteur", la loi évoque à l'origine " l'obligation pour une mère de porter le foulard islamique devant son fils adoptif majeur, ou à l'inverse pour une fille adoptive devant son père adoptif..."
Mais on en profite, au passage, pour écraser, anéantir le droit à l'enfance de fillettes de 13 ans.
Le procédé est assez écoeurant et indigne !
Dans certains pays, c'est comme si la femme portait, en elle, une malédiction éternelle, une empreinte de honte marquée au fer rouge, une empreinte indélébile et ineffaçable...
Les iraniennes restent victimes de lois médiévales, elles sont, encore, dévalorisées, infériorisées... Le conservatisme de certains religieux exerce, encore, une influence des plus néfastes dans ce pays...
Comment ne pas s'indigner devant le sort réservé à ces fillettes ? Comment accepter de telles infamies dans un monde moderne ?
On compte quatorze millions de jeunes filles qui subissent dans le monde un mariage forcé, soit une toutes les trois secondes. Au Pakistan, au Yémen, en Iran, les jeunes filles sont encore traitées comme du bétail... Même en France, des fillettes issues de l'immigration peuvent être soumises à des unions imposées par leur famille...
Il serait temps de voir enfin évoluer les moeurs et les usages de certains pays où la femme est considérée, toute sa vie, comme une mineure, un être débile incapable de prendre en mains son propre destin.
Il serait temps de refuser ces coutumes anciennes, ces lois qui transforment des petites filles en objets à la merci des hommes, ces lois indignes qui perpétuent des traditions d'un autre âge, au mépris de droits élémentaires de la dignité et de la personne humaine...






