
ROSEMAR

La France, grand pays de tradition agricole est en train de perdre ses paysans : le métier n'attire plus de vocations, ce métier si noble en vient à tuer ceux qui l'exercent...
Le nombre de suicides dans la filière agricole est impressionnant : un paysan français se suicide chaque jour, comment en est-on arrivé là ?
Combien d'auteurs ont célébré, autrefois, cette paysannerie proche de la nature et de la terre ! On songe à Giono qui évoque si bien le monde des paysans dans son oeuvre, le cycle des saisons, l'importance même que revêt la nature dans la vie humaine.... On songe à Victor Hugo qui magnifie le geste ancien du semeur dans un de ses poèmes les plus célèbres... On pense à Zola qui, dans son roman, La terre, montre bien l'âpreté de ce métier...
Que sont devenus nos paysans ? Accablés par la mondialisation, croulant sous les dettes, certains n'arrivent même plus à survivre... Certains ne parviennent même plus à vivre de leur dur labeur : comment est-ce possible, comment est-ce tolérable ?
Comment peut-on en arriver à un tel degré d'injustice ?
Le métier est rude, il exige une présence de tous les instants, il réclame un travail par tous les temps, il peut être exténuant et, en plus, il n'est plus rentable parfois : les paysans gagnent un salaire de misère, ils sont condamnés et acculés, même, dans certains cas à vendre leur exploitation. Quel déchirement pour ces paysans qui doivent se séparer de leurs terres, de leurs maisons !
Stress, charge de travail, absence de loisirs : la vie d'un paysan ressemble à un esclavage...
Les paysans vivent dans une incertitude totale : leur revenu, leur avenir ne sont jamais assurés, ils sont tributaires de la météo, des intempéries, des cours fluctuants des produits agricoles...
L'agriculture devrait pourtant être essentielle dans un monde moderne : c'est elle qui nourrit les hommes, qui leur apporte des goûts, des saveurs, qui leur permet de vivre mais aussi d'aimer les plaisirs de la vie.
Même ce métier ancien est frappé de plein fouet par la mondialisation, la baisse des coûts de production : comment un paysan français pourrait-il survivre face à la concurrence de nombreux pays où les coûts sont dérisoires ?
Il faut aider nos paysans : acheter des légumes, des fruits, venus de productions locales, il faut soutenir les petits paysans qui se soucient de la qualité de leurs produits : il faut acheter en moindre quantité pour privilégier la qualité !
Si la France se prive de ses paysans, si elle renonce à une agriculture de qualité, pour sûr, elle va à sa propre perte : pour ma part, j'apprécie d'acheter des produits locaux : des tomates du sud, des légumes de Provence, des pommes produites sur place.
Les paysans sont essentiels à la simple survie d'un pays : pays, paysan : ces deux mots ne sont-ils pas, d'ailleurs, indissociables ?
Le paysan est bien celui qui fait vivre la terre, qui l'entretient, la valorise : sans lui, la terre n'existe plus, sans lui, la terre s'évanouit.
Je viens d'acheter deux anoraks et je viens de découvrir qu'ils ont été fabriqués en Chine : le prix est très abordable, la coupe est jolie, les couleurs très douces : beige et gris clair....
Ce n'est pas la première fois que j'achète des vêtements venus de Chine mais cette fois, j'en ai acheté deux, peut-être attirée par le prix...
Après essayage, j'éprouve une certaine gêne : pour l'un des deux, j'ai l'impression de ressentir des gratouillis, des démangeaisons losque j'enfile les manches : il faudra voir si le produit n'est pas allergisant...
Noël va bientôt arriver, et je sais que je vais probablement être amenée à acheter des jouets chinois : impossible d'y échapper, la plupart des rayons sont envahis de ces jouets importés.
Comment y échapper ? A moins de se livrer à des recherches laborieuses, on se laisse happer par ces produits : prix attractifs, inventivité, modernité mais, pour ce qui est de la qualité et de la solidité, il faut, sans doute, ne pas être trop exigeant.
On vit bien dans le monde de l'éphémère, de l'instant, de l'immédiateté, de l'urgence...
Les produits alimentaires, eux, échappent, d'ordinaire à cet impérialisme chinois : on peut acheter des légumes, des fruits cultivés dans la région et on le fait volontiers... Mais, pour le reste, pour les aliments conditionnés en boîte, difficile d'en vérifier la provenance. C'est l'opacité qui l'emporte : on peut lire sur nombre d'étiquettes, cette mention : "produit importé."
J'ai encore vérifié ce phénomène concernant des herbes habituellement originaires de Provence : thym, romarin, laurier. Ces herbes sont souvent des produits d'importation !
Mais d'où proviennent-elles donc ? Impossible de le vérifier : la mention reste très vague, incertaine.
On ne sait plus parfois ce que l'on achète : on croit acquérir un produit local, mais, en fait, on nous vend un ersatz du bout du monde.
Le consommateur n'est plus vraiment informé et reste dans le flou le plus complet : il serait temps de délivrer des informations claires et précises. Le consommateur doit pouvoir acheter en connaissance de causes.
Dans tous les cas, la Chine nous inonde de ses produits : la saturation nous conduira peut-être à des réactions de révolte et de rejet...
Mais face à la crise, face à la tentation du bon marché, nous nous laissons tous tenter par ces produits, même si la qualité n'est pas toujours de mise.
En fait, le consommateur n'a, parfois, même pas le choix : il ne trouve sur les rayons des supermarchés que des produits importés dont il ignore même la provenance...
Après l'affaire Leonarda, Jean-Vincent Placé en appelle à la poursuite du mouvement lycéen : le président du groupe des sénateurs EELV, a souhaité, mardi, la reprise du mouvement lycéen en faveur de Leonarda, la collégienne expulsée au Kosovo.
Il encourage même les lycéens à manifester et il affirme : "Le geste humain, naturel, c'était de faire revenir cette famille, vu les conditions de départ de la jeune fille", interpellée au cours d'une sortie scolaire dans le Doubs.
Les professeurs viennent de recevoir une note de service étonnante : celle-ci émane des instances académiques : on y apprend que la rentrée scolaire des élèves initialement prévue le lundi 2 septembre a été reportée, en fait, au mardi 3 septembre.... voilà qui est, pour le moins, curieux ! Une journée préalable de pré-rentrée pour les enseignants a été instaurée depuis longtemps : à quelle date était-elle, donc, prévue ? Le dimanche 1er septembre qui précédait ? ou le samedi 31 août ?
La note de service demande aux enseignants de rattraper les cours non effectués du lundi 2 septembre : le rattrapage devra s'effectuer, à deux reprises, deux mercredis après-midis, pour récupérer toute la journée perdue !
On croit rêver ! Les élèves vont devoir passer deux semaines complètes en cours tous les jours de la sermaine, y compris la journée du mercredi !
Quelle est cette absurdité qui consiste à récupérer une journée de début septembre ?
Mais de qui se moque-t-on ? On va ajouter un surcroît de travail à des emplois du temps déjà chargés...
A quoi correspond une journée perdue en début d'année scolaire ?
Les enseignants, les élèves ne sont pas des girouettes : ils méritent le respect, la considération... de tels rafistolages sont indignes : on en arrive à demander aux enseignants et aux élèves de travailler dans les pires conditions.
Assez de mépris ! Assez de décisions absurdes prises sans réflexion ! Les gens qui les prennent ne sont pas dans l'action, ils ne sont pas sur le terrain !
Ils ne prévoient pas les conséquences sur la fatigue des élèves ou des enseignants !
Comment la rentrée des élèves aurait-elle pu avoir été prévue le lundi 2 septembre ? Sans pré-rentrée ? Celle ci a bien eu lieu, ce fameux lundi 2 septembre, mais les enseignants ne pouvaient tout faire en même temps : pré-rentrée et rentrée.
Encore une fois, les enseignants ont vraiment l'impression d'être déconsidérés : j'ai, pour ma part, effectué une vraie journée de travail le 2 septembre, jour de la pré-rentrée : j'étais présente toute la journée dans mon lycée et on me demande de rattraper cette journée ?
Quelle est cette mascarade ? Quel est ce carnaval ?
Je suis sidérée...et je m'inquiète que personne ne s'insurge contre une telle décision qui devrait soulever un tollé de réactions !
Les enseignants ne peuvent se plier à des décisions prises sans concertation, sans réflexion !
Les mots ont un sens : il est normal de rattraper une journée de travail qui n'a pas été effectuée : mais est-il décent de demander aux enseignants de rattraper des cours d'une journée où ils ont effectivement accompli leurs tâches ?
On vient d'apprendre que le Front national porte plainte contre Christiane Taubira ! C'est bien le monde à l'envers : on se souvient du reportage diffusé sur France 2 au cours du magazine Envoyé spécial. Une tête de liste du FN avait commenté des images publiées sur son compte facebook : un singe mis en parallèle avec une photo de Christiane Taubira...
De telles images étaient choquantes, empreintes de racisme, elles révélaient un mépris total de la personne et de la dignité humaine.
Légitimement, la garde des sceaux a réagi contre ces atteintes à son image, à sa dignité : elle a dénoncé la "pensée mortifère et meurtrière" du front national... mettant en cause les intolérances du FN, le rejet des différences qui se sont manifestés en bien des occasions...
Aussitôt, le parti de Marine Le Pen dans un communiqué, a jugé la réponse de la ministre de la Justice "violente" et "outrancière". Le front national a annoncé qu'il engagerait une "procédure judiciaire" contre Christiane Taubira pour "faire respecter les règles du débat démocratique" et "l'honneur des millions de français qui votent pour lui."
Des propos outranciers ? En l'occurrence, qui s'est rendu coupable de paroles diffamatoires et excessives, qui a dénigré une ministre de la République, si ce n'est une adhérente du FN, qui plus est, tête de liste électorale ?
Qui a osé publier un montage photo dégradant, déshonorant et indigne ? Qui a osé assumer ce montage devant des caméras, en faire un commentaire, qui a osé comparer Christiane Taubira à "une sauvage" ?
Qui est coupable d'outrance, d'injures, de propos calomnieux ?
On voit bien que le front national a l'art de renverser les rôles : au lieu de s'excuser, de faire amende honorable devant la bourde de cette adhérente, ce parti se permet d'attaquer la garde des sceaux en justice !
C'est un comble !
Bien sûr, le FN avait suspendu la jeune femme coupable de propos insultants, Marine Le Pen avait jugé son comportement inacceptable...
Mais, je le répète : les photos mettant en parallèle un être humain et un singe sont dégradantes, inadmissibles : elles ont été publiées, affichées sur internet, à la vue de tous.... Le FN n'a-t-il pas tendance, depuis longtemps, à véhiculer des relents de racisme ? N'est-ce pas là une pratique dangereuse ?
Les propos tenus par cette adhérente du FN, devant des caméras, peuvent être considérés comme une incitation au racisme et à la haine : il faut condamner avec la plus grande fermeté de telles atteintes à la dignité humaine.
Pour ce qui concerne l'outrance des propos, Marine Le Pen, elle-même, s'est signalée plusieurs fois dans ce domaine : ses dernières déclarations sont bien révélatrices : elle réclame purement et simplement la démission du président de la république qui aurait "humilié" la France, lors de l'affaire Leonarda.
Ne voit-on pas s'exercer en cette occasion et, encore une fois l'excès, la démesure, l'ubris du front national ?
Où est l'outrance ?
L'affaire Leonarda a donné lieu à un cirque médiatique assez surréaliste : faute de trancher, en voulant ménager la chèvre et le chou, François Hollande a ouvert la porte à toutes sortes de critiques : comment a-t-il pris la décision de proposer à Leonarda un retour en France ? Qui l'a conseillé ? En envisageant un retour de la jeune fille en France, en interdisant à sa famille ce retour, il a créé une situation inédite... inédite mais bien révélatrice...
François Hollande, s'il a voulu apaiser les réactions des lycéens, semble, au premier abord, avoir échoué dans cette tentative : il a même offert à la jeune Leonarda une tribune de revendications : elle exige forcément le retour de toute sa famille et joue sur la corde sensible, refusant d'être séparée de ses proches.
Pourtant, toute cette affaire met bien en évidence les difficultés d'intégration de certaines familles : la jeune fille, bien qu'étant scolarisée en France, a totalisé un nombre impressionnant d'absences, son père ne s'est apparemment jamais empressé de trouver un travail, voulant profiter au maximum des aides sociales qui lui étaient accordées.
On est sidéré par les déclarations de la jeune fille : elle se présente, une fois de plus, comme une victime, elle en vient à revendiquer un retour en France avec toute sa famille, elle évoque le mouvement des lycéens qui l'ont soutenue et qui continuent à le faire.
La tradition est ancienne au front national : dans la famille Le Pen, Jean Marie Le Pen s'est déjà signalé par des propos qui ont suscité la polémique : on se souvient du fameux "détail" de la seconde guerre mondiale, pour évoquer les chambres à gaz...
Jean Marie Le Pen avait été condamné en 1991 pour banalisation de crimes contre l'humanité et consentement à l'horrible.
Le même Jean Marie Le Pen avait utilisé le terme "SIDA" pour stigmatiser l’immigration dans laquelle il voyait un danger aussi grave que cette maladie.
On se souvient encore des déclarations de Marine Le Pen qui avait comparé les prières de rue des musulmans à l'occupation allemande.
Et voilà qu' Anne-Sophie Leclere, qui est tête de liste FN à Rethel, dans les Ardennes, se distingue par des propos complètement déplacés à l'encontre de Christiane Taubira.