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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 20:59

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La mode est aux insultes : sur twitter, les insultes sont de plus en plus fréquentes, certains n'hésitent pas à injurier des personnalités, des hommes et des femmes politiques, des enseignants. Il faut bien le reconnaître, ces insultes ne sont que des déversoirs de haine, des défouloirs sans grand intérêt : l'originalité n'est même pas de mise : les mêmes mots "salope, connasse, ordure" reviennent inlassablement et invariablement... Parfois, les mots sont moins grossiers mais tout aussi insultants :" nullité, retourne à ta niche, stupide", des mots qui tendent à nier les autres.

 

Ces injures ne servent qu'à masquer un manque de réflexion : l'insulte remplace une forme réelle d'argumentation, il est facile de traiter les autres de "nullité", il est facile de dire que leurs écrits sont vains, sans intérêt...

 

La réflexion demande un recul, un temps d'arrêt, l'insulte, elle, n'est qu'un réflexe, un instinct : elle peut marquer la colère, mais en aucun cas, elle ne peut se justifier, face à quelqu'un qui ne veut de mal à personne, qui fait preuve de politesse, de courtoisie...

 

Il est légitime d'invectiver des personnes malveillantes, qui commettent de mauvaises actions, quand on est sous l'emprise de la colère, mais la mode est, désormais, à l'insulte gratuite...

 

Il s'agit, alors, de rabaisser l'autre, de le diminuer pour se donner de l'importance : invectiver permet d'écraser l'autre.

 

C'est encore plus facile sur internet où l'anonymat favorise tous les excès, toutes les démesures : sous un masque, sous un pseudonyme, parfois sous un faux profil, tout est permis...

 

Mais, sur la toile aussi, les insultes peuvent être blessantes : certains adolescents en sont victimes sur facebook, certains se voient la cible de critiques virulentes, d'injures.

 

De telles attitudes sont indignes : les mots, les paroles peuvent être terribles, c'est pourquoi, il conviendrait de les manier avec prudence, surtout sur la toile...

 

Ce phénomène est bien un signe des temps : on vit dans l'immédiateté, l'instantanéité, et même quand on écrit sur internet, on ne prend, parfois, plus le temps de la réflexion : on balance des insultes.

 

Des adultes se livrent à ce défoulement, à ces débordements de paroles : certains passent leur temps sur internet à déverser leur haine, preuve indéniable de leur désoeuvrement et de leur vacuité...

 

L'injure sert souvent à impressionner les autres, à s'imposer mais elle n'est qu'une marque de faiblesse : l'insulte qui vise à nier les autres se retourne contre celui qui la prononce...

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 20:36

goncourt

 

On va bientôt commémorer le centenaire de la guerre de 14 : cent ans déjà ! Nos grands-pères ont connu cette guerre, un conflit ravageur, terrible, qui a tué des millions de jeunes gens, qui les a, parfois, mutilés, meurtris à vie...

 

Cette guerre qu'a dénoncée, avec tant de hargne, Céline, dans son célèbre roman Voyage au bout de la nuit, a inspiré un auteur contemporain, Pierre Lemaître qui vient de recevoir le Goncourt 2013 : Au revoir, là haut, tel est le titre de son roman, on pourrait dire : au revoir l'espoir, au revoir le bonheur, et bonjour l'enfer, celui d'une guerre meurtrière et terrible qui a marqué une génération...

 
Dans ce roman, Pierre Lemaître raconte, avec un humour noir, l’horreur des tranchées dans les cinquante premières pages ; puis il évoque l’après-guerre.
 
Deux rescapés de la guerre deviennent des parias, sont plutôt rejetés, exclus et mal accueillis par la société de l'époque.... ces héros montent une arnaque aux monuments aux morts pour se venger.
 
L'auteur peint une société impitoyable dans laquelle les faibles sont anéantis alors que les nantis et les puissants s’enrichissent très rapidement. On peut y voir une image même de l’Europe écrasée par la crise de la dette actuelle : les chefs militaires de 1918 sont aussi insensés que les traders, les banquiers qui nous gouvernent, aussi dénués de sens moral et d'intégrité.
 
L'histoire, l'amitié, le désespoir, la misère humaine sont convoqués dans ce grand roman proche d'une épopée...
 
On perçoit l'atrocité, la saleté de la guerre, sa violence, ses excès : c'est une dénonciation virulente qui montre la cruauté des combats mais aussi tous les sacrifices inutiles qui les accompagnent.
 
Et ce qui suit la guerre est tout aussi infâme ; des profiteurs s'emparent des cadavres des morts, les utilisent à des fins mercantiles : l'horreur de la guerre n'en finit plus...
 
Et c'est encore dans ce monde là que nous vivons : celui des profiteurs, des agioteurs, des spéculateurs pour qui seul l'argent compte, au mépris de la dignité humaine et du bonheur des hommes...
 
Ceux qui vouent un culte à l'argent nous gouvernent encore, ils nous font payer leur goût du luxe, leur soif d'argent, leur cupidité sans fin et sans fond.
 
Ce roman étonnant ne décrit pas seulement la société du début du xxème siècle : il évoque notre monde, celui dans lequel nous vivons, un monde où des élites sacrifient le peuple en le livrant au chômage, à la précarité, à la peur, la misère.
 
Comme autrefois, on sacrifiait les gens dans une boucherie immonde, on les anéantit, désormais, dans une crise qui n'en finit plus...
lecture



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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 18:27

mélenchon 2

 

Les bretons ont manifesté violemment pour sauver leurs emplois, après tous les plans sociaux qui frappent de plein fouet leur région... Toute la filière agricole est touchée. D'aucuns disent que l'écotaxe permettrait à la Bretagne de ne plus exporter ses porcs vers les abattoirs allemands où l'on emploie des salariés sous-payés... D'aucuns reprochent aux bretons d'avoir détruit leurs terres, par l'utilisation intensive de nitrates...

 

Mais enfin, le productivisme a bien été imposé aux bretons, ils ne l'ont pas inventé, on ne peut maintenant le leur reprocher, d'ailleurs, l'agriculture bretonne est aussi en train d'évoluer pour respecter des normes plus strictes. N'oublions pas que la collecte de l'écotaxe a été confiée à des entreprises privées...un consortium emmené par Autostrade per l'Italia puis par Thales, SNCF, SFR et Steria qui empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement ! N'oublions pas que l'écotaxe concerne tous les produits, notamment ceux de la pêche, de l'agriculture...

 

Ainsi, n'est-il pas étonnant de voir Jean Luc Mélenchon prendre à parti les bretons qui ont manifesté à Quimper, les traitant de "laquais, d'esclaves, de nigauds " ?

 

"Les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maitres" a t-il déclaré.

Jean Luc Mélenchon a précisé : "Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe dans des conditions honteuses". 

 

Mais, enfin, les Bretons luttent, avant tout, pour leurs emplois et leur survie : les traiter de "nigauds" en la circonstance est une façon de les rabaisser et de les déconsidérer.

 

On peut voir ici combien l'invective se répand et même au plus haut niveau : les responsables politiques n'hésitent pas à la manier, en nombre d'occasions...

Comment peuvent réagir les bretons face à ces qualificatifs, à ces insultes ? Les bretons sont, aux yeux de Jean Luc Mélenchon des idiots qui se laissent manipuler... et, ce, même quand ils manifestent...

Dans le monde politique, dans la vie quotidienne, sur les forums de discussion, on traite si facilement l'autre d'idiot, lui déniant toute intelligence, le rabaissant, l'humiliant...

 

On aimerait plus de modération et d'intelligence dans le langage : les bretons souffrent, certains ont perdu leur emploi, certains n'ont plus de perspectives... Un homme politique intervient et les traite de "nigauds"... 

 

Les revendications des bretons sont dues à une forme d'exaspération, de désespoir : elles méritent d'être respectées et même si des erreurs ont été commises dans la gestion de la filière agricole, peut-on les rendre responsables ?

 

C'est ainsi que l'Europe fonctionne : ce sont toujours les plus faibles qui deviennent des boucs émissaires, qui paient le prix de la crise, c'est le peuple grec qui souffre, c'est le peuple espagnol qui subit des restrictions sans fin, ce sont les plus humbles qui paient le prix fort... 

 

Plus tard, face au tollé provoqué par ses propos, Jean Luc Mélanchon est revenu sur ses déclarations : il dit n'avoir pas voulu insulter les Bretons, le leader politique a plutôt parlé de « réveiller les consciences » et a ensuite vanté les mérites des « départements bretons, parmi les plus audacieux de France, avec des milliers d’idées » !
 
Dans tous les cas, la parole politique devrait être plus mesurée et veiller à ne pas insulter les gens les plus modestes...
 

 

 bretagne

 

                



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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 17:33

 

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Les premières châtaignes au cuir vernissé, à la peau brune, aux marbrures ligneuses nous font voir les beautés de l'automne : pareilles à du bois luisant, elles se couvrent de veinules aux couleurs d'ambre, dorées, d'acajou.

 

La surface lisse des fruits s'arrondit, s'achève sur une cime duveteuse de flocon d'écumes. Au sommet, de couleur claire, une terre s'élargit sur laquelle stagne un motif d'île étoilée...

 

Des veines sombres parcourent le fruit, des rayures régulières sertissent la châtaigne de teintes nuancées : ocre, roux, noir, acajou, rouille...

 

Couleurs pleines d'harmonie qui se rejoignent et se fondent, qui sillonnent le fruit d'un réseau de filaments... dentelles de stries qui renvoient la lumière.

 

La forme ronde, ovale ou étirée de la châtaigne, la brillance de l'écorce attirent le regard : ouverte, la châtaigne répand ses parfums d'automne, ses senteurs de brumes, de feuilles séchées, d'écorces brûlées.

 

Ouverte, la châtaigne chante les sucs de la terre humide, des arbres...

 

La chair blanche, laiteuse contraste avec la peau vernissée et sombre du fruit : pulpe claire, elle offre des senteurs d'hiver, des sucs parfumés de brumes, des bonheurs doux et moelleux.

 

Des odeurs de brun brûlé se répandent, des images de feux, de lumières, de rouille...

 

Des odeurs chaleureuses et douces aux teintes de bois enflammé s'épanouissent...

 

Les châtaignes resplendissent d'éclats ! Elles disent les bonheurs lumineux et feutrés de l'automne...

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 17:47

 

 

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Les commentaires de Marine Le Pen, sur Europe 1, après la libération des otages français du Niger ont suscité bien des réactions. De fait, ils sont assez consternants : la présidente du FN s'est appliquée à commenter l'habillement, la tenue des otages : elle dit avoir ressenti un "malaise "en découvrant les images des otages...

 

A la question : "Vous avez été touchée en les voyant ?"Marine Le Pen repond qu'elle est dubitative, qu'elle a été étonnée par l'attitude réservée de ces ex-otages : des hommes qui portaient une barbe taillée de manière surprenante, l'un se cachait le visage...

 

Elle affirme même que beaucoup de français ont ressenti la même impression... Elle attend aussi des explications de leur part.

 

Au lieu de partager une émotion, Marine Le Pen est dans la suspicion : les otages auraient-ils été islamisés par leurs geôliers ?

 

Certes, en les voyant, on peut comprendre que 3 années de détention les ont forcément marqués physiquement... La fatigue s'imprime sur les visages, les traits sont tirés, la barbe est mal taillée : quoi de plus normal ?

 

On est tout de même étonné d'entendre ce mot de "malaise" alors que la libération d'otages devrait donner lieu à des manifestations de joie, de soulagement : le bonheur des familles faisait plaisir à voir, on sentait des émotions très intenses dans ces retrouvailles...

 

Comment ne pas compâtir devant le sort de ces otages ? Comment peut-on déjà les soupçonner d'une quelconque collusion avec des islamistes ?

Marine Le Pen insiste sur la réserve des otages, qu'elle ne comprend pas : mais, enfin, cette discrétion paraît pour le moins normale pour des hommes qui ont subi 3 années de détention, qui sont éprouvés et fatigués...

 

En fait, Marine Le Pen refuse, par là même, de voir dans cette libération, dans ce retour des otages un événement qui devrait susciter une quelconque émotion...

Voilà une curieuse approche de cet événement ! Demander à des otages des explications sur leur attitude, sur leur vêtement me paraît relever de la plus grande maladresse...

Ces otages ont souffert, ont été privés de liberté, ont connu les pires angoisses et les voilà sommés de s'expliquer sur leur tenue vestimentaire, sur leur barbe !

 

Sans doute, Marine Le Pen, dans un esprit d'opposition permanente, refuse-t-elle de se réjouir, d'éprouver de l'émotion face à ce retour des otages mais on perçoit là un manque de sensibilité assez inquiétant : Marine Le Pen ne commente que l'apparence extérieure : vêtements, barbe et ne s'intéresse nullement aux sentiments que peuvent éprouver ces hommes, à leur désarroi, leur détresse pendant ces 3 années de captivité loin de leurs familles...

En entendant de tels propos, de toute évidence, c'est nous qui éprouvons un certain "malaise" et même une certaine indignation : comment ne pas être choqué par ces propos qui visent à stigmatiser des otages , à les suspecter ?

 

Devant la consternation suscitée par ces déclarations, Marine Le Pen a ensuite tenté de se justifier :" Il faut rompre avec ce qui est devenu une tradition française profondément malsaine d'instrumentalisation politique des libérations d'otages. Elles ne sont ni des meetings électoraux ni des émissions de téléréalité", lance-t-elle. "Il serait bon que nos dirigeants s'en souviennent". 

 

Marine Le Pen, on le voit, reste dans la polémique : n'est-il pas normal de diffuser des images du retour à la liberté des otages ? Peut-on parler d'instrumentalisation ?

Où se trouve donc l'humanisme, où se trouve la compassion dans de tels propos ? N'est-on pas en droit d'éprouver un certain malaise face à de telles réactions ?

 

Où est le malaise ?

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 18:17

 

soleil
Un temps estival, ce jour là : nous avons devancé la date et nous nous retrouvons, à la fin du mois d'octobre, en famille, au cimetière... l'occasion de fleurir la tombe, d'apporter des chrysanthèmes, couleur d'or et de rose...

 

Un soleil radieux nous accompagne : les retrouvailles sont chaleureuses, les familles sont souvent dispersées et les occasions de se voir se raréfient... Ce rendez-vous est immuable : chaque année, le petit cercle familial, la fratrie se reconstitue... mon frère, ma soeur et moi même : personne ne manque à l'appel.

 

La tombe est ancienne : la pierre est rongée, usée par le temps et les quelques fleurs que nous déposons permettent d'en masquer la misère.

 

Plus tard, nous nous installons sur un banc à l'extérieur du cimetière...

 

Ces retrouvailles sont l'occasion d'évoquer la famille dispersée, nous n'avons nulle nouvelle de certains : malgré les communications grandissantes, malgré internet, on a perdu de vue certains d'entre eux... peut-être sont ils eux-mêmes disparus...

 

Le monde moderne est ainsi fait que, dans une même famille, les gens habitent dans des lieux éloignés, différents : la distance sépare les gens, malgré tout.

 

Ces retrouvailles nous permettent, aussi, d'évoquer nos grands-parents, leur vie, leurs souffrances, leurs difficultés, des souvenirs émouvants, certains épisodes qu'on ignorait encore, car chacun d'entre nous a vécu des expériences différentes : mon frère nous raconte qu'un jour, il est tombé de la voiture de mon grand-père, une "ariane" car la portière menaçait ruine : plus de peur que de mal, mais il se souvient de cet épisode et il évoque, avec émotion, cette voiture d'autrefois, aux allures princières, avec laquelle mon grand-père le faisait voyager...

 

On revoit des visages d'autrefois, ceux de mes grands-tantes, de mes parents, de mes grands-parents : on parle de leurs vies si différentes de la nôtre, car c'était une autre époque... la guerre, ses vicissitudes, ses inquiétudes, le manque de confort, les difficultés matérielles qu'ils ont pu rencontrer.

 

Tout un passé ressurgit et nous rappelle notre enfance, les bonheurs d'autrefois, tout ce qui peut nous réunir, alors que la vie a tendance à séparer les gens, à les éloigner.

La discussion en vient aussi aux réalités présentes, et on ne peut s'empêcher, tradition toute familiale, de parler "politique"...

 

Mon frère s'inquiète de la situation des quartiers nord à Marseille où la petite et la plus grande délinquance s'installent... il regrette l'abandon de ces quartiers par le pouvoir politique.

 

Ma soeur rappelle les dangers de la montée du front national, j'évoque, pour ma part, les intégrismes qui renaissent un peu partout : intolérances, rejets, haines qui sévissent autour de nous.

 

On refait le monde à notre façon, on le réinvente...

 

On retrouve le plaisir des réunions familiales d'autrefois, tout en prenant conscience du temps qui a passé, de ces gens que nous avons tant aimés et qui ne sont plus là...

La Toussaint nous permet de nous retrouver, de nous rassembler à nouveau...

 

On sait que, sans faillir, sauf en cas de gros problèmes, on se retrouvera l'année prochaine, pour ce rendez-vous du souvenir. On sait que ces êtres disparus nous réunissent à jamais, malgré nos divergences, nos différences, nos éloignements...

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 18:37

 

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Le niqab se modernise et connaît des variations, des fantaisies dont s'emparent les créateurs de mode : étonnant ! Ce vêtement austère qui vise à cacher le corps féminin de haut en bas, ne laissant voir que les yeux, devient une mode : couleurs éclatantes, superpositions, transparences, maillages, motifs bariolés...

 

Ce vêtement destiné à voiler le corps s'affiche et en vient à le révéler : je me souviens d'avoir remarqué, un jour, dans un supermarché, une jeune femme revêtue d'un niqab qui laissait voir, néanmoins, des chaussures à très hauts talons lui donnant une démarche chaloupée...

 

On aurait dit qu'elle se livrait à un véritable défilé de mode, tellement l'allure était élégante : ses chaussures hautes dévoilaient des chevilles fines qui étaient visiblement destinées à attirer le regard.

Quelle hypocrisie !

 

Ce vêtement sombre, austère associé à des accessoires peut attirer l'attention, alors qu'une volonté de se cacher est affirmée.

 

Il est vrai que souvent, c'est l'austérité qui prévaut : chaussures plates, couleur noire du vêtement mais, forcément, le niqab impose sa voilure et n'est jamais très discret : le vêtement est ample, flottant : on le voit de loin.

 

Le moins qu'on puisse dire est que le niqab ne fait pas dans la sobriété, même s'il est sombre : il s'impose par des formes floues, des effets de voilures.

 

Non, décidément, ce vêtement qui vise à cacher concentre, parfois, les regards par son ampleur, sa longueur, la couleur uniforme, les plis...

Le niqab, en définitive, peut devenir un vêtement voyant, ondoyant, envahissant...

 

On voit bien, là, que le niqab produit, parfois, l'effet inverse de celui qui est recherché : a-t-il donc encore une utilité ? Encombrant, lourd en été, il n'est pas du tout propice à la baignade, par exemple.

 

Vive la liberté ! Je propose donc d'abolir le niqab, de l'ouvrir à la modernité, de le mettre au goût du jour !

 

Les créateurs de mode ont, d'ailleurs, trouvé de nombreuses idées pour le moderniser : bientôt le niqab ne ressemblera plus à un vêtement austère : d'ailleurs, pourra-t-on encore l'appeler "niqab" ?

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 17:22

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La Bretagne se révolte : les plans sociaux se succèdent dans cette région. L'Europe et la mondialisation n'ont fait qu'aggraver les problèmes de chômage, la filière porcine est mise à mal par la concurrence de l'Allemagne qui a fait appel dans ses abattoirs à une main d'oeuvre à bas prix, des hongrois, des polonais, des ukrainiens, des gens venus des pays de l'est....Toute la filière agricole est menacée : éleveurs, paysans, salariés...

 

Les paysans, les personnels des abattoirs sont durement touchés par la crise et par la façon dont fonctionne l'Europe.

 

La révolte s'intensifie contre l'eco-taxe qui risque de pénaliser encore un peu plus les paysans, les salariés, le monde du travail.

 

L'Europe étant complètement dérégulée, des déséquilibres s'installent partout : le système devient fou, absurde, incohérent : ce sont toujours les plus modestes qui deviennent les boucs émissaires d'une crise qui n'en finit plus...

 

L'Europe qui devait avoir pour but le bonheur des peuples est en train de les détruire, de les anéantir, de les pousser à la révolte : quand les peuples n'ont plus de travail, n'ont plus de quoi vivre, que leur reste-t-il, sinon la révolte ?

 

Alors que les banques et les banquiers continuent à prospérer, à faire des profits inimaginables sur la dette des pauvres, la désespérance est de plus en plus grande, le sentiment d'injustice s'accroît face à des régressions inadmissibles.

 

Les gens ne demandent rien d'autre que de vivre correctement et décemment de leur travail : désormais, ce simple droit leur est dénié, le droit à la dignité humaine, le droit de survivre...

La révolte gronde face à une Europe sourde et aveugle à la misère des peuples, une Europe qui exige toujours plus de sacrifices des uns et des autres.

 

La révolte gronde, et elle est légitime : on ne peut, sans cesse, accabler les pauvres et les rendre responsables d'une crise bancaire dont ils ne sont pas coupables.

Les dernières manifestations, en Bretagne, ont été violentes : un climat délétère s'installe car la politique de l'Europe conduit au désastre.

 

Peut-on parler même d'une politique de l'Europe ? Ce n'est qu'un océan de régressions, de restrictions, de désespoir.

 

Une Europe qui ne tient pas compte de la souffrance des peuples, une Europe qui écrase les plus humbles est-elle encore viable ?

 

Une Europe qui engloutit les peuples a-t-elle encore une quelconque valeur ?

De nombreux pays subissent la crise : l'Espagne, la Grèce, l'Italie, le Portugal, la France et même si l'Allemagne paraît surnager, c'est au prix du sacrifice d'un grand nombre de travailleurs qui ne sont protégés par aucune convention collective et dont le travail n'est pas rémunéré à sa juste valeur.

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 18:30

 

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Les loups se multiplient en France et multiplient leurs attaques contre les troupeaux d'ovins, notamment dans l'Aube et la Haute-Marne : le loup revient en force et provoque la colère des éleveurs.

 

 Les loups sont aujourd'hui présents dans 24 départements. Les animaux sont essentiellement localisés dans les Alpes, mais aussi dans les Pyrénées-Orientales, la Lozère, et le sud du massif des Vosges. Leur population croît en France à un rythme de 20 % par an. 
 
Après avoir été pourchassé, empoisonné, pendant des années, le loup a été réimplanté dans quelques territoires : il est, désormais, de retour et il commence à semer la panique chez certains éleveurs qui voient leurs troupeaux décimés par ce prédateur redoutable : les attaques de troupeaux sont de plus en plus nombreuses : 5848 bêtes ont ainsi été victimes du loup en 2012, contre 4920 en 2011 et seulement 2680 en 2008. 
 
Le loup doit, sans doute, participer à un équilibre naturel mais quand la population des hordes s'accroît, les troupeaux de moutons, de brebis en pâtissent et subissent des attaques massives....
 
Ces attaques de loups sont terribles : les bêtes sont éventrées, dépecées, épouvantées par les prédateurs...
 
Certains éleveurs sont de plus en plus inquiets de ce fléau qui ravage leurs élevages : certains, découragés, disent même qu'ils sont sur le point de renoncer à leur métier : malgré les indemnités qu'ils peuvent recevoir pour des brebis meurtries ou abattues, l'activité n'est alors plus rentable : la peur s'installe.
 
Les écologistes sont farouchement opposés à des abattages de loups, arguant qu'ils participent à un équilibre naturel : les troupeaux, eux, subissent des agressions et les bergers ont des difficultés à survivre...
 
Les deux camps s'opposent, irréconciliables : il semble, pourtant, nécessaire, dans les régions où les attaques se multiplient, d'éradiquer certains spécimens de loups, afin de protéger les éleveurs dans leur activité même...
 
Si les loups deviennent trop nombreux, de nouveaux déséquilibres risquent de se créer aussi.
 
Les loups doivent être protégés dans la limite du raisonnable, si on ne veut pas un jour les voir s'attaquer aux humains, accéder aux abords des villes.
 
D'ailleurs, les meutes de loups qui agissent de concert, qui vivent en horde ne se manifestent-elles pas, aussi, dans nombre de circonstances ? Ne voit-on pas des meutes de supporters de clubs sportifs, des meutes de harceleurs sur internet, des meutes d'appels à la haine, lors de certaine pétition de soutien à un bijoutier attaqué par des malfaiteurs ?
 
Oui, les loups sont de retour et ce, en maintes occasions : leurs attaques sont, parfois, terribles...
 
La sauvagerie fait de plus en plus partie du monde moderne, elle a tendance à perdurer et même à s'intensifier...
 
 
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 18:49

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Le racisme maintes fois dénoncé, maintes fois fustigé, le racisme porteur de haines fait encore des ravages à notre époque.

 

Que dire ? Sinon que le racisme est intolérable et inadmissible. De la part de militants anti-mariage gay, de gens qui devraient se montrer responsables puisqu'ils militent pour une cause, c'est encore plus indigne...

 

A Angers, des militants anti-mariage gay ont accueilli Christiane Taubira, en visite dans la ville, aux cris de "Taubira, casse-toi !"

Dans leur opposition persistante au mariage gay, ces militants étaient venus interpeller la ministre de la justice de leurs récriminations et revendications mais la manifestation a tourné au dérapage raciste.

 

Les manifestants ont demandé la démission de Christiane Taubira et l'ont conspuée par l'intermédiaire de jeunes enfants. Les propos étaient virulents et injurieux : "Taubira, casse-toi ! Taubira dégage ! Taubira, tu sens mauvais, tes jours sont comptés. Nous sommes le peuple, on ne veut plus de ta loi", ont-ils crié.

 

Le geste est même venu ponctuer ces relents de racisme puisqu'une fillette a brandi une peau de banane, pour humilier la ministre avec ces mots : 'Une banane pour la guenon".
 
Quand des enfants sont, ainsi, utilisés par des adultes dans des mises en scènes où interviennent rejet, mépris, racisme primaire, on ne peut que s'indigner de ces comportements.
 
Après la militante du FN qui avait aligné les photos d'un singe et de Christiane Taubira sur sa page facebook, voilà un nouvel épisode qui déshonore ceux qui y ont participé...
 
Des enfants ont été manipulés et entraînés à des actes de racisme : on voit là l'irresponsabilité totale de certains parents.
 
On atteint, là, le fond de l'indignité : comment ces personnes peuvent-elles en arriver à un tel dégré d'inconscience ? Ne voient-elles pas qu'elles se discréditent elles-mêmes par leurs insultes et leur grossièreté ?
 
Au lieu de servir leur cause, ces militants montrent un rare degré de bêtise : d'ailleurs leur acharnement à refuser une loi qui a été votée prouve une sorte d'enfermement dans une idée fixe....
 
Il vaudrait mieux que ces militants s'intéressent à de vrais problèmes qui méritent une mobilisation : le chômage, les retraites, les vrais soucis des français.
 
De tels comportements de la part de parents qui ont en charge l'éducation de leurs enfants ne sont-ils pas inquiétants et délétères ?
 
Comme cette militante du FN qui faisait étalage de photos humiliantes sur facebook, ces gens me semblent totalement irresponsables et condamnables... L'intolérance, l'acharnement qui les caractérisent montrent qu'ils n'acceptent pas les différences, qu'ils en font même un cheval de bataille, n'hésitant pas à mépriser, à rabaisser autrui...
 
Quelles leçons donnent-ils à leurs enfants ? Quels exemples de haine transmettent-ils aux jeunes générations ?
 
La crise, les incertitudes économiques amplifient les phénomènes de rejet, de racisme, la montée des intégrismes, des fascismes : il faut dénoncer ces dérives avec la plus grande fermeté : des adultes qui donnent de tels exemples à des enfants méritent d'être sanctionnés.
 
 mariage 3
 
 
 



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