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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 12:03
Bientôt des pénuries ?

 

Augmentation des prix du gaz et de l'électricité, coupures de courant qui paralysent l'économie en Chine, usines à l'arrêt... va-t-on connaître des pénuries ?

" Coupures inopinées, usines fermées, villes dans le noir : la Chine réduit drastiquement sa consommation électrique.

Les coupures d'électricité ! c'est le sujet du moment en Chine, avec à la télévision chinoise l'histoire de cette famille coincée dans un ascenseur 45 minutes, avec deux enfants de un et quatre ans.

 

Sans oublier ces villes plongées dans le noir, le chaos sur les routes, et aux carrefours des feux de signalisation qui ne fonctionnent plus.  À Shenyang, au nord-est du pays, l'électricité a encore été coupée toute la journée, mercredi 29 septembre. 

Sans groupe électrogène, point de salut pour les commerçants et les restaurateurs.

Des coupures d'électricité d'une ampleur inédite, voulues par les autorités dans 20 provinces chinoises sur 32 ! C'est énorme !

 

Comment en est-on arrivé là ? D'abord parce que l'atelier du monde tourne à plein régime et consomme beaucoup trop d'énergie. Et, en Chine, l'énergie principale provient du charbon.

 Or, aujourd'hui, il y a une pénurie et les prix s'envolent. Depuis le début de l'année, 71% de l'électricité est produite par des centrales à charbon, très polluantes. Le président chinois veut réduire ce taux à 56% pour 2021. Pour y parvenir, certaines provinces prennent des mesures radicales pour faire baisser la consommation. 

 

Les usines sont mises à l'arrêt et pour combien de temps ?

La Chine subit l'une des pires pénuries d'électricité de son histoire et la situation risque de ne pas s'améliorer pour les industriels et pour les habitants de certaines villes, où l'hiver s'annonce froid."

 

Inéluctablement, comme la Chine est devenue l'usine du monde, nous risquons de connaître des pénuries de produits et de marchandises venus d'Asie.

Certains imaginent déjà des pénuries de jouets pour  Noël.

 

Mais ces pénuries existent déjà : les semi-conducteurs font défaut dans le domaine industriel. Et cette pénurie pourrait durer jusqu'en 2023.

Cette question  angoisse les industries de l'automobile et de l'électronique grand public. Quand la pénurie de semi-conducteurs qui frappe l'économie mondiale et qui provoque des tensions sur la chaîne d'approvisionnement s'achèvera-t-elle ?

 

 Ces composants électroniques sont nécessaires à de nombreuses industries comme l'automobile, l'informatique, les jeux vidéo.  

 

Des usines entières tournent au ralenti à travers le monde, et des ouvriers se retrouvent au chômage technique. Les coupables, ce sont les semi-conducteurs présents partout dans des milliards d'appareils électroniques, les tableaux de bord de nos voitures, nos smartphones et nos consoles de jeux. Ces composants sont en rupture. En cause, une forte demande mondiale après des mois de pandémie...

Partout, les prix de l'énergie  flambent : pétrole, gaz, électricité... dès lors, l'inflation risque aussi de s'installer durablement.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/chine-des-coupures-de-courant-paralysent-plusieurs-provinces_4789043.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-jeudi-30-septembre-2021

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/industrie-comment-expliquer-la-penurie-des-semi-conducteurs_4761097.html

Bientôt des pénuries ?
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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 09:55
Mes journées du patrimoine...

 

La ville de Nîmes est riche d'un patrimoine varié : on connaît bien sûr les monuments romains, la célèbre Maison Carrée, les Arènes, ou encore les jardins de la Fontaine, ancien lieu de culte dédié à l'empereur Auguste...

 

On connaît moins les nombreux hôtels particuliers du centre-ville : des merveilles d'architecture, des demeures cossues qui témoignent du passé prestigieux de la ville.

 

A l'occasion des journées du patrimoine, j'ai pu visiter la cour de l'hôtel de Meynier de Salinelles, un édifice qui date du 16ème siècle : on peut y admirer de grandes fenêtres à meneau, un décor Renaissance.

Les Meynier de Salinelle, riches négociants de tissus ont acquis cet hôtel au 18 ème siècle.

 

Dans le mur du vestibule sont scellés des fragments de deux sarcophages du 4e siècle en marbre taillés en relief, représentant l'un le passage de la mer Rouge (Pharaon et son armée, Moïse et les Hébreux) et l'autre les miracles du Christ.  Ces éléments sont classés en tant qu'objets monuments historiques.

 

J'ai pu aussi admirer la cour de l'hôtel de Bernis, une demeure médiévale recomposée au 17ème siècle.

 

L'hôtel de Bernis figure parmi les plus anciennes et les plus belles maisons nîmoises. Sa façade gothique, du 15e siècle, est pourvue de belles fenêtres à meneaux. Sa cour du 17e siècle est remarquable.

La voûte en plein cintre du rez-de-chaussée abritait une échoppe au Moyen Age. La charmante cour intérieure s'inspire des Arènes. Les façades sur cour, réaménagées sous le règne de Louis XIII, ont, elles, emprunté le style du temple de Diane.

La façade sur rue conserve des fenêtres à croisée de pierres finement moulurées. Les façades sur cour présentent au rez-de-chaussée sur deux côtés des arcades et des colonnes copiées sur l'amphithéâtre, et à l'étage des fenêtres couronnées d'un fronton triangulaire inspirées du temple de Diane.

 

 

Je suis encore entrée dans la chapelle Sainte-Eugénie qui est, avec la cathédrale, la plus ancienne église de Nîmes, un édifice dont on perçoit la vétusté au premier regard, une façade grise, très sombre. L'autel néogothique a été refait au 19ème siècle dans un style assez chargé et maniéré.

 

Mais j'ai encore plus apprécié une petite exposition organisée par des artisans de la région, près des quais de la Fontaine : peintre, créatrice de bijoux, calligraphe, lapidaire, potière, etc
Et je me suis plus particulièrement attardée devant les créations d'une potière : Annita Boucheteil.

Dans la grande famille des argiles, c'est le grès qu'elle a choisi de travailler : on admire des volumes sobres et épurés, des décors bruts, simples à accueillir du regard.

Ses oeuvres font songer à des céramiques antiques, avec une magnifique patine aux teintes nuancées...

 

Magnifique travail ! Annita Boucheteil crée des œuvres uniques, en grès et cuites à haute température, réalisées selon la technique ancestrale du colombin, ainsi que des pièces utilitaires tournées. 

 

 

 

 

 

 

Mes journées du patrimoine...
Mes journées du patrimoine...
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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 11:40
De l'eau à prix d'or !

 

 

L'écologie a bon dos ! Elle permet toutes sortes d'arnaques... Voici que l'enseigne McDonald's se met à vendre de l'eau du robinet au prix de 5 à 7 euros le litre !

Et quel est l'argument de vente ? L'écologie bien sûr !

 

L’initiative entrerait dans la nouvelle politique de la firme, qui fait tout pour reverdir son image, notamment en réduisant l’utilisation de plastique. Cela passe par la suppression des pailles - en vertu de la législation européenne - mais aussi par cette initiative qui vise à supprimer les bouteilles d’eau vendues jusqu’à présent.

Voilà un bel argument écologique !

"Ce nouvel engagement va permettre l’économie de plus de 1000 tonnes de plastique supplémentaire",  annonçait fièrement la firme dans un communiqué d’avril actant la généralisation du procédé à l’échelle française.

Désormais le géant américain vend un gobelet en carton de 25cl au prix de 1,70 euros et jusqu’à 2,75€ pour une version de 50cl aromatisée.

 

Cette eau vendue à prix d'or est donc de l'eau du robinet, et elle serait filtrée... Par quel système de filtration ? On ne sait pas trop...

Evidemment, cela sent l'arnaque...

 

Un des vendeurs tente de justifier le prix : "Les bouteilles en plastique, c'est terminé chez Mac Do ! C'est l'eau classique qui est filtrée par une autre machine que l'eau du robinet. C'est l'eau de la ville mais filtrée plus plus plus..."

Sur Tweeter, un autre salarié commente : "Entre 5 et 7 euros le litre, probablement la plus grosse arnaque du siècle."

 

Même réaction chez la plupart des potentiels clients : "ça n'a pas de sens, de toute façon, l'eau qu'on boit, elle est censée être potable. Ils vendent du vent..."

 

Pourtant, rien d'illégal : dans un bistrot ou un café, le verre d'eau gratuit n'est absolument pas obligatoire.

 

Sollicité, le leader du hamburger explique que ce produit fait l'objet d'un investissement pour chaque restaurant afin de proposer une eau purifiée à 99,99 %.

 

Selon Francois Carlier, délégué général de l'Association nationale de consommateurs et usagers, "c'est fondamentalement abusif, on est bien au-delà du coût de production réel... encore une fois, c'est envoyer un mauvais signal, parce que ça détourne les clients d'une initiative qui d'un point de vue écologique aurait pu être positive."

 

Vous avez encore envie d'aller au Mac-Do ? Vraiment ?

Pour manger des hamburgers bourrés de graisses saturées, pauvres en vitamines, en minéraux et en fibres ?

Pour boire une eau du robinet qu'on vous fait payer à prix d'or ? 

Il faut être fou !

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/mcdonalds-polemique-autour-du-prix-de-leau_4783301.html

 

 

De l'eau à prix d'or !
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26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 11:50
Des noeuds de nuages...

 

Un matin d'automne orageux...

 

 

 

Les nuées forment des noeuds foisonnants et tourmentés. Les nuées se tressent dans des tourbillons sombres, épais.

 

 

 

Les nuages dessinent des vagues ondulantes, des cordes noueuses...

 

 

 

On voit surgir des camaïeux de gris, de blancs, de noirs.

 

 

 

Le ciel devient une mer houleuse, déchaînée, hérissée d'écumes...

 

 

Le ciel s'assombrit, forme des rouleaux de vagues ténébreuses...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Des noeuds de nuages...
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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 11:59
Réalités virtuelles ?

 

 

La réalité virtuelle... voilà un oxymore qui a de quoi surprendre, étonner... Comment la réalité pourrait-elle être virtuelle ?

Le virtuel relève de ce qui immatériel, irréel, et pourtant, il existe, désormais, des casques de réalité virtuelle qui donnent l'illusion de se trouver dans un autre lieu, un autre temps...

 

Ainsi, on peut faire du vélo dans sa chambre et avoir l'impression d'être sur une route, dont on suit virtuellement les méandres, le vélo s'adaptant aux difficultés du terrain : sur une côte, le pédalage devient, alors, plus difficile...

On peut, aussi, courir sur un tapis roulant, et voir se dérouler un itinéraire champêtre : on a ainsi l'illusion de courir à l'extérieur, alors qu'on est enfermé dans un appartement.

On peut, encore, s'exercer sur un rameur et, comme par magie, on se retrouve sur un cours d'eau ou en pleine mer, on découvre des paysages réalistes...

 

Voilà les merveilles du progrès !

 

Pourtant, c'est, là, une déconnexion totale avec la réalité, avec la nature, ses odeurs, son air ambiant, le vent, les caresses du soleil, le murmure de l'eau, celui des oiseaux...

On voit bien les dangers de toutes ces applications qui nous éloignent de la vraie vie, de ses composantes, de ses risques, de ses dangers.

 

Nous avons déjà tendance à nous plonger dans des écrans d'ordinateurs, de smartphones, de tablettes, mais avec ces casques de réalité virtuelle, on sombre dans une illusion dangereuse de réalité...

Le risque est grand de se couper totalement du monde, d'en oublier toutes les saveurs.

La vie est faite d'expériences et ces expériences doivent se vivre dans le réel...

Peut-on en viendra-t-on bientôt à reconstituer les odeurs, le souffle de l'air, le bruitage ?

D'ailleurs, avec la 4 D, il sera bientôt possible, au cinéma, de percevoir des odeurs, des mouvements, lors de la projection d'un film d'action.

Tout est possible... mais rien ne vaut le contact direct avec la nature...

 

Bien sûr, ces équipements de réalité virtuelle coûtent encore très cher, et sont réservés à une élite. Mais, il est probable qu'ils seront bientôt accessibles à tous.

Les progrès techniques ne cessent de se développer : ils comportent des écueils dont il faut se protéger.

 

Déjà, le smartphone occupe une place de plus en plus importante dans nos vies : certains jeunes ne s'en séparent jamais, ils ont les yeux rivés sur leur appareil, on les voit, parfois, marcher dans la rue, le regard concentré sur leur écran.

 

Notre monde moderne devient celui de l'artifice : bientôt, on ne saura plus ce qu'est le chant d'un oiseau, on ne prêtera plus attention au bruissement des arbres, au murmure de l'eau.

C'est comme si les écrans prenaient le pouvoir et s'emparaient de nos vies...

 

 

 

https://www.lepoint.fr/emploi/pole-emploi-quand-la-realite-virtuelle-vient-en-aide-aux-chomeurs-28-01-2019-2289551_30.php

 

 

https://www.lepoint.fr/technologie/la-guerre-de-la-realite-augmentee-aura-bien-lieu-23-03-2019-2303405_58.php

Réalités virtuelles ?
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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 08:24
Un vingt-deux septembre au diable vous partîtes...

 

 

Le début de l'automne évoque traditionnellement le déclin, la perte, une certaine nostalgie du passé...

Pour Brassens, le 22 septembre est associé à une rupture amoureuse dans une célèbre chanson intitulée "Un vingt-deux septembre".

"Un vingt-deux septembre au diable vous partîtes..."

L'expression est savoureuse car elle ne traduit pas vraiment un désarroi, une tristesse : elle exprime au contraire une certaine désinvolture, comme si le poète avait souhaité le départ de la belle... ou comme si, le temps étant passé, la rupture semblait moins amère.

Et pourtant, chaque année, cette date était ponctuée par des pleurs : 


"Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous..."

Les thèmes du souvenir et du temps qui passe sont ainsi entremêlés dès le début de la chanson : l'alternance des temps, passé simple, imparfait, présent suggère bien cette fuite du temps, ainsi que les adverbes de temps qui scandent le texte : "aujourd'hui, jadis, à présent."

Le présent marque un changement total souligné par cette image : "Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre" et par une expression brutale et triviale :

"Plus une seule larme à me mettre aux paupières 
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous."

Et le poète revient pourtant sur la force de cet amour qui lui faisait accomplir des prouesses :

"Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous..."

On perçoit un élan, un enthousiasme avec l'image de l'hirondelle...

Mais  cet élan a disparu et on trouve comme souvent dans les chansons de Brassens, une référence littéraire et mythologique :

"Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous."

On aime aussi ce renversement du dicton "Une hirondelle [arrivant] ne fait pas le printemps", qui signifie qu'un seul signe ou indice ne constitue pas une preuve.

Brassens n'oublie pas d'évoquer de nombreux thèmes associés à l'automne : le départ des hirondelles mais aussi les feuilles mortes, le deuil :


"On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles."

Sans oublier la référence littéraire aux poèmes de Prévert...

On retrouve le thème des pleurs et des souvenirs tristes dans la strophe suivante :


"Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous..."

Les "immortelles" que Brassens arrose de pleurs semblaient, pourtant, être là pour signifier un amour éternel.

Mais la suite vient à nouveau former un contraste saisissant avec cette déclaration d'un amour sans fin :


"Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous."

Brassens n'oublie pas de jouer malicieusement sur le sens du verbe "passer", ce verbe signifiant aussi par euphémisme "mourir".

L'amour s'en est allé, et c'est une rupture qui semble définitive, comme le suggère l'emploi du futur dans la strophe suivante :


"Désormais, le petit bout de coeur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous..."

Finis la tristesse et le désarroi...

Et Brassens de reprendre les clichés traditionnels de la poésie amoureuse et galante, avec ces images précieuses mêlées à un vocabulaire familier... c'est là tout le talent de Brassens de mélanger les genres !


"Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous."

 

Et, le poème s'achève sur ce vers :

 

"Et c'est triste de n'être plus triste sans vous"

 

 Ainsi, cette chanson exprime, malgré tout, la nostalgie d’un bonheur passé et … l’indifférence nouvelle.

Quelle richesse dans ce texte, que de références littéraires, quelle culture et quelle bonhomie aussi !

Brassens nous livre ici un véritable poème de facture classique en alexandrins, un poème où se mêlent jeux de langage, culture, humour, tendresse...

 

 

 

 

 

 

 

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 11:49
Des villes "marchables"...

 

 

L'être humain est fait pour marcher, bouger... or, il devient de plus en plus difficile de marcher dans nos villes...

Trottoirs encombrés de vélos, de trottinettes, de planches à roulettes, pollution... le piéton semble ne plus avoir sa place dans les villes vouées à la vitesse...

Le marcheur n'est plus le bienvenu dans ce monde où tout s'accélère.

 

On connaît pourtant les bienfaits de la marche : la marche aide à lutter contre l’obésité, contre les maladies cardiovasculaires, et elle accroît l’espérance de vie. Mais son vrai bénéfice n’est pas pour le corps, il est surtout pour l’esprit. Marcher aide à penser. Les bonnes idées viennent lorsqu'on marche.

 

Ainsi, depuis toujours, les philosophes ont aimé la marche : les péripatéticiens donnaient leur enseignement en marchant, Socrate allait dans les rues d'Athènes à la rencontre des autres, les interrogeait, leur faisait découvrir une forme de vérité.

 

Le nom "péripatéticiens" est, d'ailleurs, issu d'un verbe grec : "περιπατέω, péripatéo, se promener, circuler, aller et venir".

 

Rousseau était un marcheur infatigable :" J'aime à marcher à mon aise, et m'arrêter quand il me plaît. La vie ambulante est celle qu'il me faut. Faire route à pied par un beau temps dans un beau pays sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable ; voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus de mon goût... ", écrit ce philosophe dans le livre 4 des Confessions, évoquant ce bonheur de la marche qui le séduit depuis ses plus jeunes années.

 

Le rythme lent de la marche nous fait retrouver une dimension humaine qui s'efface de plus en plus à notre époque.

Les plaisirs le plus simples nous sont alors accessibles : on observe le monde environnant,  les arbres, les jardins, les maisons, leur architecture, les personnes que l'on croise.

 

Comme l'écrit fort justement Christophe Lamoure, "la marche permet de recoudre pas à pas l'évidence dissipée qui a longtemps tenu ensemble l'homme et le sol ; elle permet de reprendre pied dans une époque où chacun a la sensation de se noyer dans un torrent de bouleversements."

 

Or, les villes sont de moins en moins "marchables" : les villes sont envahies de voitures, de véhicules polluants, les trottoirs ne sont plus réservés aux piétons, puisque on y croise des vélos, des trottinettes...

 

La marche nous relie aussi au monde et à la terre.

La marche nous permet de retrouver un rythme lent, naturel...

Et la lenteur nous offre l'opportunité de vraiment  mieux apprécier le monde, de mieux le regarder, tout simplement.

Il est temps de redonner de l'espace aux marcheurs dans nos villes, de libérer les trottoirs, de rendre nos villes "marchables"...

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/quiriny-la-france-en-marche-oui-mais-a-pied-10-09-2021-2442468_420.php

 

 

 

Des villes "marchables"...
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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 11:44
Un si doux regard !

 

 

Un chat dans les fourrés : un regard si doux, si apaisant... un chat roux, au museau doré, blotti sous l'ombrage d'un cyprès m'observe...

 

 

 

Quel regard attentif ! Quelle concentration ! Quelle splendeur !

 

 

 

 

Nez doré, collier blanc, pattes repliées, le chat me regarde de toute son âme...

 

 

 

Des yeux lumineux parsemés d'étoiles, des yeux enchanteurs et magnétiques...

 

 

 

Impassible, il nous donne une belle leçon de douce sérénité et de bonheur tranquille...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 12:22
La guerre peut-elle vaincre le terrorisme ?

 

 

"Il y a 20 ans les tours jumelles à New-York se sont effondrées, percutées par des avions de ligne détournés par des djihadistes, faisant des milliers de morts, projetant les Etats-Unis (et une grande partie de l'occident) dans sa plus longue guerre, une guerre contre le terrorisme islamiste.

A l'heure où les talibans sont de nouveau les maîtres de Kaboul, où les islamistes ont essaimé en Afrique de l'ouest et en Asie, où les menaces d'attentat n'ont jamais disparu, on peut se poser cette question :

La guerre peut-elle vaincre le terrorisme ?

 

Le président Bush s'était rendu sur les ruines du World Trade Center, quelques jours après le 11 septembre.

"Ceux qui ont détruit ces immeubles vont bientôt entendre parler de nous", avait alors déclaré le président des Etats-Unis.

 

Une attaque qui ouvre un nouveau siècle marqué par les attentats islamistes.

En vingt ans, le terrorisme islamiste a tué plus de 145 000 personnes.

 

Georges Bush fut ainsi le premier homme d'état occidental à déclarer la guerre au terrorisme islamiste.

Frappes aériennes, déploiement de blindés et de soldats en Afghanistan, les Etats-Unis ripostent. Ils seront suivis par d'autres états européens. L'occident est convaincu que c'est par les armes qu'il faut répondre au terrorisme.

Alors que les troupes américaines quittaient l'Afghanistan, il y a quelques jours, un nouvel attentat tuait 13 marines, portant à 2465 le nombre de GI tués en 20 ans.

 

Peut-on donc vaincre le terrorisme par la guerre ?

 

Le  colonel Michel Goya, historien, ancien militaire, essayiste dit : "C'est incontestablement une défaite militaire, les objectifs n'ont pas été atteints, probablement parce qu'ils n'étaient pas atteignables... une stratégie déficiente dès le départ."

 

 Élie Tenenbaum, chercheur, directeur du Centre des Études de Sécurité de l’Institut Français des Relations Internationales, donne ces précisions : "Il y avait deux guerres en une en Afghanistan, quand, après les attentats du 11 septembre,  les Américains ont décidé d'entrer dans le pays avec une coalition en soutien à la rébellion de l'Alliance du nord du commandant Massoud qui venait d'être assassiné quelques jours plus tôt.

Bush a mis un signe égal entre les talibans qui contrôlaient le pays et Al-Qaïda qui avait mené les attentats du 11 septembre.

"Nous ne ferons aucune différence entre ceux qui ont perpétré ces attaques et ceux qui les ont hébergés et protégés.", avait déclaré le président Bush.

 

Et à partir de là, la guerre contre Al-Qaïda est devenue une guerre contre les talibans. La guerre qui a été perdue aujourd'hui en Afghanistan, c'est la guerre contre les talibans, au nom d'un accord qui a été signé, il y a un an et demi, dans lequel les talibans disaient qu'ils se distanciaient d'Al-Qaïda et qu'ils s'engageaient à ne pas permettre le retour d'Al-Qaïda et des groupes terroristes.

 

D'une certaine manière, la guerre a été scindée en deux. La guerre contre les talibans a été clairement perdue... ils sont à nouveau au pouvoir. La guerre contre Al-Qaïda, c'est une question plus difficile.

Faire la guerre contre un mode d'action, le terrorisme, cela peut durer toujours."

 

Camille Diao, journaliste apporte ces précisons importantes : "Cette guerre contre le terrorisme a donné lieu à un certain nombre de bavures, voire de crimes de guerre : l'ONU évalue à 50 000 environ le nombre de civils qui ont été tués au cours du conflit, la majorité par l'armée américaine, par des frappes de drones, ou d'une autre façon, il y a eu aussi la torture instaurée dans les prisons spéciales américaines.

Et l'armée française est aussi accusée de crimes de guerre, au Sahel, avec une enquête en cours avec des frappes aériennes sur un mariage au Mali, il y a eu aussi des accusations de viol contre des militaires français.

Dans cette guerre contre le terrorisme, il y a donc un certain nombre de valeurs démocratiques qui ont été bafouées par l'occident et tout cela nourrit le ressentiment envers l'occident et l'aspiration au terrorisme."

 

Une spirale sans fin.

"C'est cela le plus grand échec de la puissance américaine, commente encore Sylvie Kauffmann, journaliste au Monde, la manière dont elle a renié ses propres valeurs de respect de la règle de droit. Les Américains ont même joué avec la définition de la torture : pour ne pas dire "torture", ce qui était illégal dans le système américain, ils ont dit : "interrogatoire amélioré".

C'est là un échec plus grave que le retrait raté d'Afghanistan."

 

La guerre risque donc de nourrir le terrorisme...

Est-ce que le contre terrorisme est contre productif ?

 

Elie Tenenbaum précise : "Il ne faut pas oublier que les terroristes ont un vrai projet politique, et il y a des dynamiques stratégiques, des logiques d'actions et de réactions et certains acteurs au nom de la lutte contre le terrorisme vont jeter une partie de la population dans les bras des terroristes.

Sur l'Afghanistan, les chiffres montrent qu'on a un tiers des civils qui ont été tués par les forces de la coalition, et un tiers des civils qui ont été tués par les talibans.... donc, les choses ne sont pas évidentes."

 

Source : à 42 minutes...

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/2738251-c-ce-soir.html

 

 

La guerre peut-elle vaincre le terrorisme ?
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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 08:09
Le supermarché du futur...

 

Vous imaginez des caddies dopés à l'intelligence artificielle ? Des caddies avec des capteurs visuels intégrés dans le guidon ?

Des caddies qui vous délivrent votre liste de courses hebdomadaires...

Des caddies qui connaissent vos habitudes de consommation...

Des caddies qui se déplacent tout seuls et qui guident le client vers ses produits préférés...

Des caisses à reconnaissance faciale seront mises en place...

Le ticket de caisse sera enregistré dans une application de smartphone... donc plus besoin de caissière...

Le caddie se reconduira tout seul jusqu'à sa rangée...

 

C'est ainsi que Kai-Fu Lee imagine le supermarché du futur dans son ouvrage intitulé "I. A. la plus grande mutation de l'histoire".

Mais quelle horreur !

Un monde qui nous prive de notre mémoire, un monde où l'on n'agit plus, où les objets prennent le pouvoir, est-ce là un monde enviable ?

L'homme a besoin d'agir, de se remémorer, d'être en contact avec les autres...

On perçoit tous les dangers de l'intelligence artificielle : une déshumanisation...

L’entreprise new-yorkaise Caper a déjà mis au point des caddies connectés pourvus d’intelligence artificielle. Ces chariots nouvelle génération scannent alors automatiquement les codes-barres des articles choisis par le client. Le caddy high-tech favoriserait ainsi l’apparition de magasins sans caisse.

Et d'ailleurs, on voit déjà se dessiner cette déshumanisation dans nos supermarchés : caisses automatiques qui se multiplient, paiements par carte bancaire, diminution du nombre de caissières, moins de personnel...

Et ce sera pire avec l'apport de l'Intelligence Artificielle...

Un monde de machines, un monde qui va créer encore plus de chômage et de dépendance aux machines...

 

Comme le dit Sylvain Tesson, dans un article paru sur le journal Marianne, "le progrès des choses n'est pas le progrès de l'homme... Ce qui est neuf n'est pas forcément mieux."

 

Et Sylvain Tesson de citer un texte de Giono dans lequel "l'écrivain utilise l'exemple des allumettes qu'on sortait de sa poche pour allumer sa cigarette, son cigare, sa pipe... ça marchait très bien. Mais comme le progrès déteste la perfection, puisqu'il faut toujours faire mieux, on a inventé le briquet.

On met de l'essence dedans, ça pue, on s'en fout plein les doigts... Puis on a progressé encore, le briquet est devenu jetable : on allume et on jette, comme l'allumette. C'est ça, le progrès..."

 

Et Sylvain Tesson précise : "Prenez un marteau : il est au service de l'homme. Il enfonce le clou. L'homme, lui, est au service de l' iPhone. Il l'alimente, le nourrit d'informations, le programme, lui obéit, et finalement lui répond."

 

 

 

 

 

 

Le supermarché du futur...
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