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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 11:21
Xi Jinping au programme !

 

 

Xi Jinping au programme ! Pour la rentrée des classes en Chine, cette année, surgit une nouvelle matière : désormais, "la pensée de Xi Jinping" sera enseignée dans les écoles primaires. 

Dès l'âge de six ans, les petits Chinois auront droit à ce nouvel enseignement...

 

L'endoctrinement dès le plus jeune âge : c'est ainsi que fonctionnent les sociétés oppressives et autoritaires...

 

"Culte de la personnalité, manipulation idéologique, la pensée du chef hissée au rang de parole d'évangile... cela fait penser au petit livre rouge de Mao.

Un programme d'endoctrinement à vaste échelle qui vise à modeler les cerveaux : "elle aidera les jeunes à établir des convictions marxistes et l'amour de la patrie", disent les textes officiels...

 

Faut-il y voir un durcissement du pouvoir, un avertissement envers quiconque oserait contester l'idéologie officielle ?

C'est bien le message qui est en filigrane : tolérance zéro pour la dissidence qui caractérise le régime Xi Jinping.

Le culte de la personnalité se développe en Chine depuis 5 ans et cela va crescendo.

 

Affirmation d'une Chine émergente jadis humiliée, qui s'affirme aux 4 coins du monde, qui met le commerce au service de la puissance diplomatique, une plus grande autonomie nationale face aux circuits commerciaux, davantage de consommation intérieure, l'idée d'une autosuffisance accrue de la Chine, un nationalisme de plus en plus accentué face au reste du monde.

 

Le ministère de l’éducation nationale a bien précisé dans les textes relatifs à ces "nouveaux enseignements obligatoires" que l’objectif était de "s’assurer que la "pensée Xi" entre bien dans les cerveaux des élèves."

On ne peut être plus explicite : il s'agit d'endoctriner les jeunes cerveaux malléables.

 

Ainsi, les écoles primaires s’attacheront à "cultiver chez les enfants l’amour de la patrie, du parti communiste et du socialisme afin qu’ils suivent le parti dès l’enfance."

 

L'enseignement au service d'une idéologie et d'un chef unique : c'est terrifiant !

 

Imaginez : la pensée de Macron enseignée dans les écoles françaises ! La pensée du Président érigée en un dogme irréfutable !

Un cauchemar !

Autre nouveauté qui s'annonce en Chine : des élèves de primaire seront surveillés grâce à une puce électronique. Ce nouveau dispositif, mis en place dans une école de la ville de Zhuhai, permet de renforcer la sécurité des élèves... . Cette puce électronique permet notamment de collecter des informations concernant la trajectoire des élèves ou le temps qu’ils passent dans les différentes zones de l’établissement scolaire.

Cette nouvelle technologie permet également aux parents de pouvoir communiquer avec leur enfant via une messagerie. Les enfants n’étant pas autorisés à utiliser leur téléphone portable en Chine, la puce électronique leur permet d’échanger avec leurs parents.

Est-ce ce monde de surveillance généralisée qui nous attend ?

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/monde/la-pensee-de-xi-jinping-desormais-enseignee-en-chine-des-6-ans-08-09-2021-2442201_24.php

 

 

 

https://asialyst.com/fr/2021/09/06/chine-pensee-xi-jinping-desormais-enseignee-ecole-primaire/

 

 

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/l-heure-du-monde/segments/chronique/368896/chine-enseignement-xi-jinping-hdm

 

 

https://www.lepoint.fr/monde/chine-des-eleves-de-primaire-surveilles-grace-a-une-puce-electronique-10-09-2021-2442452_24.php

Xi Jinping au programme !
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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 10:26
Sarabande de nuages...

 

 

Des nuées s'effilochent sur l'azur : c'est l'heure dorée, le moment où le ciel se pare des lueurs magiques du couchant...

 

 

Les nuées dansent une sarabande empourprée de rose, de gris, d'éclats lumineux...

 

 

 

Sarabande, tourbillons de nuées, envolées d'écumes...

 

 

 

Le ciel s'éclaire d'un spectacle aux couleurs contrastées...

 

 

 

Couronnes, rondes de nuées sur un ciel d'été...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Sarabande de nuages...
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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 11:20
Un savoureux spectacle culinaire...

Du XVème au XXIème siècle : chansons et poésies gourmandes du Sud de la France et d'ailleurs... Les poètes et les écrivains parlent des produits, du goût de la vie et du partage des bonnes choses... une histoire poétique de la nourriture...

Tel est le spectacle savoureux que nous ont présenté Bruno Paternot, comédien et Tom Pablo Gareil, musicien, vibraphoniste, percussionniste...

 

Il faut toujours commencer par une fable de La Fontaine... nous conte Bruno Paternot :

 

"Le glouton

A son souper un glouton
Commande que l'on apprête
Pour lui un seul esturgeon
Sans en laisser que la tête,
Il soupe ; il crève.
On y court,
On lui donne maints clystères,
On lui dit pour faire court
Qu'il mette ordre a ses affaires.
"Mes amis, dit le goulu, m'y voilà tout résolu.
Et puisqu'il faut que je meure,
Sans faire tant de façon,
Qu'on m'apporte tout à l'heure,
Le reste de mon poisson ".

Et puis, on n'oublie pas, avant le repas, un apéritif à la façon de Boris Vian :

" – Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianocktail est achevé, tu pourrais l’essayer.
– Il marche ? demanda Chick.
– Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir, de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant.
– Quel est ton principe ? demanda Chick.
– A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde le quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral.
– C’est compliqué, dit Chick.
– Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement.
– C’est merveilleux ! dit Chick.
– Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’œuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsqu’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelettes dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave.
– Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible.
-Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le règlerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer.

Chick se mit au piano. A la fin de l’air, une partie du panneau de devant se rabattit d’un coup sec et une rangée de verres apparut. Deux d’entre eux étaient pleins à ras bord d’une mixture appétissante."

 

Goûtons ensuite les sardines, celles de Raymond Queneau :

"Une fois n'est pas coutume : allons au restaurant 
nous payer du caviar et des ptits ortolans

Consultons le journal à la rubrique esbrouffe 
révélant le bon coin où pour pas cher on bouffe

Nous irons à çui-ci, nous irons à çui-là
mais y a des objections : l'un aimm ci, l'autre aimm ça

Je propose : engouffrons notre appétit peu mince 
au bistrot le troisième après la rue Huyghens

Tous d'accord remontons le boulevard Raspail 
jusqu'aux bars où l'on suss la mouss avec des pailles

Hans William Vladimir et Jean-Jacques Dupont 
avalent goulûment de la bière en ballon

Avec ces chers amis d'un pas moins assuré 
nous trouverons enfin le ptit endroit rêvé

Les couteaux y sont mous les nappes y sont sales 
la serveuse sans fards parfume toutt la salle

Le patron — un gourmet ! vous fait prendre — c'est fou 
du pipi pour du vin et pour du foi' du mou

La patronne a du cran et rince les sardines 
avec une huile qui fut huile dparaffine

La carne nous amène un rôti d'aspect dur 
orné concentricment de légumes impurs

Elle vous proposera les miettes gluantes 
d'une tête de veau que connurent les lentes

Elle proposera les panards englués
d'un porc qui négligea toujours de les laver

Peut-être qu'un produit à l'état naturel 
échappra-z-aux méfaits dla putréfiantt femelle

« Voici ma belle enfant un petit nerf de bœuf 
que vous utilizrez pour casser tous vos œufs »

De l'omelette jaune où nage le persil 
elle fera-z-hélas un morceau d'anthraci

Ce bon charbon croquant bien craquant sous la dent 
se blanchira d'un sel sous la dent bien crissant

Plutôt que de noircir un intestin qui grêle 
nous dévorerons la simili-porcelaine

L'hôtesse nous voyant grignoter son ménage 
écaillera les murs de l'ampleur de sa rage

Alors avalerons fourchettes et couteaux 
avant d'avec vitesse enfiler nos manteaux

Fuyards nous galoprons dans la rue où ça neige 
sans peur de déchirer la couturr de nos grèges

Nous retournant au bout de cinquante ou cent mètres 
nous verrons le souillon jouer au gazomètre

et nous péter au nez ses infâmes insultes
— patronne de bistrot, empoisonneuse occulte..."

 

Goûtons les recettes en vers de Léontine DESBOUCHAGES :

"Les RAYOLES

Avec de la fleur de farine,
Eau, beurre, œuf, quelques grains de sel,
Faites une pâte très fine ;
Étendez ; c'est l'essentiel.
Découpez beaucoup de rondelles,
Prenez un verre pour compas,
Et, pour bien garnir ces parcelles,
Écoutez..., et ne riez pas !...

Écrasez un peu de citrouille ;
Hachez des épinards blanchis ;
Garnissez : que votre doigt mouille
La pâte autour du hachis ;
Pliez d'un coup de main habile ;
Joignez les bords en les pressant ;
Dans l'eau qui bout, mettez, agile,
Cuire un instant chaque croissant.

Pilez des noix. Râpez ensuite,
Du bon fromage à votre choix.
Sur un plat, superposez vite
Un lit de pâte, un lit de noix,
Un lit de fromage et de beurre.
Voilà le chef-d'œuvre requis.
Couvrez et laissez un quart d'heure
Près du feu. Goûtez : c'est exquis !..."

 

Un petit tour au  Dernier Restaurant avant la Fin du Monde de Douglas Adams :

"Un imposant animal laitier s'approcha de la table de Zappy Bibicy, vaste et gras quadrupède bovin aux grands yeux humides, avec des petites cornes et sur le mufle ce qui pouvait presque passer pour un sourire engageant.
«Bonsoir». La bovine créature s'assit pesamment sur son arrière-train. «Je suis le plat du jour. L'une ou l'autre partie de mon cops vous tenterait-elle?» Elle se racla la gorge, gigota de l'arrière-train pour se caler dans une posture plus confortable puis les considéra placidement. Examen qui lui permit de découvrir un regard de surprise abasourdie chez Arthur et Trillian, un haussement d'épaules résigné chez Ford Escort et l'estomac dans les talons de Zappy Bibicy.
«Un morceau d'épaule peut-être? suggéra la bête. Braisé dans une sauce au vin blanc.
-Euh… votre épaule à vous? souffla Artur, horrifié.
-Mais naturellement, mon épaule, monsieur, meugla la bête avec satisfaction. Je suis le seul maître de mon corps.»
Zappy avait déjà bondi de son siège pour venir tâter en connaisseur l'épaule de l'animal.
« Ou la culotte, qui n'est pas mal non plus, murmura le bovin; l'ayant beaucoup exercée et m'étant gavée céréales, je puis vous garantir qu'il n'y a que de la bonne viande dans ce coin.» Elle poussa un doux grognement, assorti d'un gargouillis et se remit à ruminer. Puis ayant ravalé le tout, ajouta :

 

«Ou alors un ragoût de moi peut être?
-Vous voulez dire que cet animal a réellement l'intention qu'on le mange? murmura Trillian à Ford.
-Moi? dit Ford, les, yeux vitreux. Je ne veux rien dire du tout.
-Mais c'est absolument horrible, s'exclama Arthur. Voilà bien le chose la plus révoltante que j'aie jamais entendue.
-Où est le problème terrien? dit Zappy dont l'attention s'était à présent reportée sur l'énorme croupe de la bête.
«Simplement que je n'ai pas envie de manger d'un animal planté devant moi s'il m'y invite, dit Arthur. Je trouve ça cruel.
-Ca vaut toujours mieux que de bouffer un animal qui n'en a pas envie remarqua Zappy.
-Là n'est pas la question», protesta Arthur. Puis il réfléchit à la chose : «D'accord, c'est peut être effectivement la question. Enfin, peu importe, je n'ai pas le coeur à y songer pour l'instant. Je vais juste...euh...»
(Autour de lui, l'Univers continuait de se convulser dans les affres de sa Fin.)
«Je crois que je vais me contenter d'une salade verte, marmonna t'il.
-Puis-je insister pour vous recommander mon foie suggéra la créature. Il doit être particulièrement tendre et moelleux à présent : cela fait des mois que je me gave.
-Une salade verte dit Arthur avec insistance..
-Une salade verte? dit la bête en roulant des yeux dépités.
-Vous n'allez pas me dire que je ne devrais pas prendre une salade verte quand même?
-Eh bien dit l'animal, je connais plus d'un légume à être ferme sur ce point. Ce qui est la raison pour laquelle en fin de compte on a décidé de trancher définitivement la question en élevant un animal effectivement désireux d’être mangé et capable de la dire à haute et intelligible voix. Et me voici»
La bête esquissa une légère révérence.
«Un verre d'eau s'il vous plaît, dit Arthur.
-Ecoute, expliqua Zappy. On veut tout simplement manger, on ne va pas en faire tout un fromage. Alors donnez nous quatre beaux steaks, s'il vous plaît et vite. On a rien avalé depuis cinq cent soixante seize mille millions d'années. »
La bovine créature se releva maladroitement. Elle laissa échapper un doux gargouillis.
«Un choix fort judicieux, monsieur, si je puis me permettre. Excellent dit-elle. Le temps d'aller m'en couper une tranche et de passer à la casserole»
Elle se tourna et lança un clin d'oeil amical à Arthur.
«Ne vous inquiétez pas monsieur, Je serai très humaine»
Et elle regagna sans se presser les cuisines.
L'affaire de quelque minutes, le garçon revenait avec quatre énormes et fumantes tranches de steak. Zappy et Ford les engloutirent recta sans l'ombre d'une hésitation. Trilian hésita, puis haussa les épaules et attaqua son morceau.
Arthur contemplait sa portion, l'air vaguement mal à l'aise.
«Eh l'Terrien», lança Zappy avec un sourire malicieux sur celui de ses visages qui ne se goinfrait pas, on est pas dans son assiette?»
Et l'orchestre enchaîna."


 

 

Et comment ne pas être tenté par le poisson au coup de pied de Colette ?

"Naturellement, vous aimez la Provence. Mais quelle Provence ? Il y en a plusieurs. Une est toute nue, à peine voilée d’un maillot de bain à dessins cubistes, et noire d’un hâle étudié. Elle trône sur un “ planking ” entre deux ou trois palaces et casinos. Celle-là, je la salue à peine quand je la rencontre. Une autre perche sur de petits monts aérés, secs, où tout est d’azur, le ciel, le silex pailleté, l’arbuste bleuâtre. Il y a des morceaux de Provence gras, herbus, baignés de sources, de petites Provences italiennes, même espagnoles ; une Provence — peut-être est-elle ma préférée — maritime, pays de calanques d’un bleu qui n’est point suave mais féroce, de petits ports huileux qu’on ne déchiffre qu’à travers une grille de mâts et de cordages... Une Provence forestière resserre, sous la longue ombre des pins parallèles, les parfums de la résine, et sous les
chênes lièges crépus, écorchés vifs, erre un assez septentrional arôme de fougère, de lichen ras, une fallacieuse annonce de truffe... La multitude des touristes désole, chaque année, toutes les Provences. Optimiste, le touriste habite une villa, dix mètres de sable et cent brasses de mer, et ne bouge guère. Il se rôtit et mijote au bain-marie, alternativement. Pessimiste, il roule en auto, et s’arrête pour boire, transpire, reroule et reboit. Il dit : “ Ce pays serait ravissant si on n’y avait pas si chaud et si la nourriture était  possible. ” Partout il réclame son bifteck aux pommes, tendre à point, ses oeufs au bacon, ses épinards en branche et son café“ spécial ”. Il fait observer que son estomac ne digère pas l’ail et que son médecin lui interdit la
cuisine à l’huile. Ce n’est certes pas pour la seule édification de ce Viking, de cet Anglais, de ce Parigot, de ce Brandebourgeois, de ce citoyen d’Amérique, de ce Genevois, de ce Balkanique, que je prônerai l’excellence de quelque vieux plat provençal, les vertus de l’ail, la transcendance de l’huile d’olive, et ma fidélité aux trois légumes inséparables, vernissés, hauts en couleur comme en goût : l’aubergine, la tomate et le poivron doux.

En forêt du Dom, il est une auberge... Son renom se fait si vite qu’il n’est pas besoin de la désigner plus clairement. Le lieu est beau, en pleine forêt profonde, et la route romantique tourne à souhait pour l’attaque des diligences... Les soirs d’été, deux, trois tables rudimentaires, égaillées sous les acacias, attendent les amateurs de gibier, et les friands du poisson que j’appelle “ le poisson au coup de pied ”. Est-ce une recette ? Non. Un accommodement culinaire primitif, vieux comme l’olivier, comme la pêche au trident.

Jamais cuisson n’a demandé moins d’apprêts —il n’y faut que la manière. Ayez seulement.... une forêt provençale, tout au moins méridionale. Fournissez-vous-y de bois choisi : bûches cornues d’olivier, fagots de
ciste, racines et branches de laurier, rondins de pin pleurant la résine d’or, menue broussaille de
térébinthe, d’amandier, n’oubliez pas le sarment de vigne. A même la terre, entre quatre gros éclats de granit, bâtissez, allumez le bûcher.


Pendant qu’il flambe, rouge, blanc, cerise, léché d’or et de bleu, il n’y a rien à faire que le regarder. Le ciel vert du crépuscule provençal au-dessus de lui, tourne au bleu de lac. Les flammes baissent, se couchent ; vous avez sous la main, n’est-ce pas, une ou plusieurs belles pièces dé poisson méditerranéen, tout vidé ? Vous avez acquis à Saint-Tropez une rascasse monstrueuse, à gueule de dragon, ou vous avez apporté de Toulon les malins mulets à dos noirs, et vous n’avez pas omis, vidant ceux-ci ou celle-là, de glisser, tout le long de leur ventre creux, un fuseau de lard ? Bon. Apprêtez votre balai, j’appelle ainsi ce bouquet odorant de
laurier, de menthe, de pebredaï, de thym, de romarin, de sauge, que vous avez noué avant d’allumer votre feu.

Apprêtez donc le balai, c’est-à-dire qu’il trempe dans un pot empli de la meilleure huile d’olive mêlée de vinaigre de vin — ici nous n’admettons que le vinaigre rose et doux. L’ail — vous pensiez naïvement qu’on
pouvait se passer de lui ? — pilé, jusqu’à consistance de crème, rehausse le mélange comme il convient. Du sel, peu, du poivre, assez.


Attention. Votre feu n’est plus que braise bientôt. Un lit épais de braise qui chante bas, des tisons qui flambent encore un peu ; une fumée translucide, légère, porte à vos narines l’âme consumée de la forêt... C’est le moment de donner le magistral coup de pied qui envoie, au loin, bûches, brandons et fumerolles, qui
découvre et nivelle le charbon ardent d’un rose égal, met à nu le coeur pur du feu sur lequel halète un petit spectre igné, bleuâtre, plus brûlant encore que lui.


Un vieux gril, à trois pieds hauts, salamandre tordue au service de la flamme, reçoit le poisson bénit de sauce, et le tout se plante d’aplomb, en plein enfer. Là !... Vous n’en êtes pas encore à la maîtrise de l’homme du Dom, l’homme de qui l’on ne voit que l’ombre sur le feu. Le bras noir armé du balai aromatique,
le bras noir sans cesse humectant, aspergeant, retournant le poisson sur le gril, pendant...


Pendant combien de temps ? L’homme noir le sait. Il ne mesure rien, il ne consulte pas de montre, il ne. goûte pas, il sait. C’est affaire d’expérience, de divination. Si vous n’êtes pas capable d’un peu de sorcellerie, ce n’est pas la peine de vous mêler de cuisine.


Le “ poisson au coup de pied ” saute de son vieux gril dans votre assiette. Vous verrez qu’il est roide, vêtu d’une peau qui craque, s’exfolie et bâille sur une chair blanche, ferme, dont la saveur se souvient de la mer et des baumes sylvestres. La nuit résineuse descend, une lampe faible, sur la table, dénonce la couleur
de grenat du vin qui emplit votre verre...


Marquez, d’une libation reconnaissante cet instant heureux..."

Magnifique texte de Colette !

 

Un bon repas sans fromage ? Non !

Goûtons ceux de Zola dans Le ventre de Paris :

 

« Autour d’elles, les fromages puaient. […] Là, à côté des pains de beurre à la livre, dans des feuilles de poirée, s’élargissait un cantal géant, comme fendu à coups de hache ; puis venait un chester, couleur d’or, un gruyère, pareil à une roue tombée de quelque char barbare,  des hollande, ronds come des têtes coupées, barbouillées de sang séché, avec cette dureté de crane vide qui le fait nommer têtes-de-mort. Un parmesan, au milieu de cette lourdeur de pâte cuite, ajoutait sa pointe d’odeur aromatique. Trois brie, sur des planches rondes, avaient des mélancolies de lunes éteintes ; deux, très secs, étaient dans leur plein ; le troisième, dans son deuxième quartier, coulait, se vidait d’une crème blanche, étalée en lac, ravageant les minces planchettes, à l’aide desquelles on avait vainement essayé de le contenir. Des port-salut, semblables à des disques antiques, montraient en exergue le nom imprimé des fabricants. Un romantour, vêtu de son papier d’argent, donnait le rêve d’une barre de nougat, d’un fromage sucré, égaré parmi les fermentations âcres. Les roquefort, eux aussi, sous des cloches de cristal, prenaient des mines princières, des faces marbrées et grasses, veinées de bleu et de jaune, comme attaqués d’une maladie honteuse des gens riches qui ont trop mangés de truffes ; tandis que, dans un plat, à côté, des fromages de chèvre, gros comme un poing d’enfant, durs et grisâtres, rappelaient les cailloux que les bouc, menant leur troupeau, font rouler aux coudes des sentiers pierreux. Alors, commençaient les puanteurs : les mont-d’or, jaune clair, puant une odeur douceâtre ; les Troyes, très épais, meurtris sur les bords, d’âpreté déjà plus forte, ajoutant une fétidité à la cave humide ; les camembert, d’un fumet de gibier trop faisandé ; les neufchâtel, les Limbourg, les marolles, les pont-l’évêque, carrés, mettant chacun leur note aigüe et particulière dans cette phrase rude jusqu’à la nausée ; les livarot, teintés de rouge, terribles à la gorge comme une vapeur de soufre ; puis enfin, par-dessus tous les autres, les olivet, enveloppés de feuilles de noyer, ainsi que ces charognes que les paysans couvrent de branches, au bord d’un champ, fumantes au soleil. La chaude après-midi avait amolli les fromages ; les moisissures des croûtes fondaient, de vernissaient avec des tons riches de cuivre rouge et de vert-de-gris, semblables à des blessures mal fermées ; sous les feuilles de chêne, un souffle soulevait la peau des olivet, qui battait comme une poitrine, d’une haleine lente et grosse d’homme endormi ; un flot de vie avait troué un livarot, accouchant par cette entaille d’un peuple de vers. Et, derrière les balances, dans sa boîte mince, un géromé anisé répandait une infection telle, que des mouches étaient tombées autour de la boîte, sur le marbre rouge veiné de gris. »

 

Moi, à la fin de chaque repas, je m' fais toujours un petit Proust...

 

"Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, je me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblaient avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. Il l’y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact à ma disposition, tout à l’heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C’est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l’esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n’est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière...

 

 Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés depuis si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé; les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot - s’étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des autres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir."
 

 

Pour finir, un petit mot d'amour de Charles d'Orléans à son amoureuse :

Mon doux cœur, je vous envoie,

Soigneusement choisi par moi,

Le brie de Meaux délicieux.

Il vous dira que malheureux

par votre absence je languis

Au point d’en perdre l’appétit.

Et c’est pourquoi je vous l’envoie,

Quel sacrifice c’est pour moi !

 

Poème dit avec l'accent de l'époque, s'il vous plaît !

 

Un spectacle ponctué par une douce musique délivré par Tom Gareil : un spectacle savoureux, rempli d'humour, de culture, de tendresse, de poésie...

 

Merci à Bruno Paternot et à Tom Gareil pour ce délicieux moment littéraire...

 

 

 

Un savoureux spectacle culinaire...
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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 09:55
Une drogue électronique...

 

"Le pouvoir chinois veut lutter contre l'opium mental que représentent les jeux vidéos en ligne. Et pour réduire l'addiction des plus jeunes à ces jeux, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur : les mineurs n'ont plus le droit de jouer plus de 3 heures par semaine et les contrôles sont renforcés.

 

L'honneur des rois... c'est l'un des jeux vidéos dans le collimateur des autorités chinoises : plus de cent millions de personnes y jouent chaque jour sur smartphone.

Ce jeu sur mobile (le joueur fait progresser un personnage au fil d’une série de combats) enregistre actuellement plus de 50 millions de connexions quotidiennes. Davantage donc que le phénomène Pokémon Go à son pic (autour de 45 millions d’utilisateurs, beaucoup moins aujourd’hui)… et dans un seul pays !

Le jeu rapporte gros à l'entreprise chinoise qui l'a créé : plus d'un milliard d'euros par an... beaucoup d'enfants y dépensent des fortunes en achetant des personnages, des équipements ou des pouvoirs magiques.

 

Désormais, il faudra s'enregistrer pour y jouer avec sa carte d'identité : un système de reconnaissance faciale est aussi intégré pour être sûr que l'on ne joue pas avec le code des parents.

 

Et ce sera la même chose pour tous les jeux vidéos en ligne.

 

Selon la nouvelle réglementation, les utilisateurs de moins de 18 ans ne pourront jouer qu'entre 20 heures et 21 heures le vendredi, le samedi et le dimanche, soit 3 heures seulement par week-end.

La presse officielle a qualifié ces jeux de drogue électronique et d'opium mental... des brigades du net seront chargées de surveiller les plateformes et de s'assurer que ces nouvelles réglementations sont bien appliquées."

Ce sont là des mesures dignes d'un état dictatorial...

 

Mais, il est certain que les écrans ont un très grand pouvoir d'addiction : les adultes eux-mêmes n'y échappent pas.

Alors, les enfants, les adolescents sont encore plus sensibles à cette attraction pour les écrans.

Une attraction dangereuse qui peut fonctionner comme une véritable drogue...

Les parents doivent veiller à imposer des limites à leurs enfants.

 

Comme le dit Michel Desmurget : "On parle d’un produit dont l’effet négatif sur la réussite académique est aujourd’hui démontré par des dizaines d’études convergentes. Plus nos progénitures consomment de contenus audiovisuels (télé, Netflix, YouTube, etc.), plus ils jouent aux jeux vidéo, plus ils passent de temps sur les réseaux sociaux (Instagram, Snapchat, TikTok, etc.) et plus leurs performances scolaires chutent. C’est vrai quel que soit l’âge, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

 

Dans ce contexte, les parents seraient en effet bien avisés de mettre les écrans récréatifs au placard et à défaut, si cela leur semble impossible, de réduire les temps d’usage. Cette règle du « le moins le mieux » constitue d’ailleurs, comme l’ont établi plusieurs études sociologiques récentes, une pratique caractéristique des familles scolairement les plus efficientes."

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-du-lundi-30-aout-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-chine-les-jeux-video-en-ligne-limites-a-3h-par-semaine-pour-les-mineurs_fr_612ce308e4b01d0862f36219

 

https://www.marianne.net/societe/education/dangers-des-ecrans-leducation-nationale-fait-le-necessaire-pour-masquer-le-probleme

Une drogue électronique...
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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 11:33
En un quart d'heure !

 

Le "quick commerce", vous connaissez ? Le dogme de la rapidité encore et toujours à l'oeuvre...

 "La ville du quart d’heure c’est la nouvelle utopie : comprenez une ville où vous avez tout sous la main en un quart d’heure, la possibilité de faire ses courses, ses procédures administratives et ainsi de suite dans ce périmètre-là. J’imagine qu’il y a de longues explications psychosociales pour comprendre pourquoi le quart d’heure est devenue le laps de temps supportable dans cet océan d’impatience qu’est notre civilisation, le “tout, tout de suite” n’acceptant donc d’être modulé que par le quart d’heure."

Faire ses courses sur son smartphone, être livré en un quart d'heure ! C'est la promesse du "quick commerce" !

Chic alors ! On consomme en "économisant du temps" !

Mais où est le plaisir ?

On ne peut plus choisir ses fruits, ses légumes, les regarder, les soupeser... on ne peut plus s'attarder dans les rayons...

On connaissait les fast-food, voici que le fast-service se met à connaître un vif succès.

Voici venu le temps du commerce servi à domicile...

Oui, mais servi par qui ?

Servi par ces nouveaux esclaves des temps modernes : on les voit circuler à vélo dans nos villes encombrées, chargés de sacs lourds de victuailles...

Encore un danger pour les petits commerces traditionnels et même pour les grands commerces...

 

"Car cette idée repose en effet sur des “dark commerces”, autrement dit des entrepôts situés par exemple en sous-sol, situés là où nous habitons, mais proposés à des loyers bien inférieurs que les commerces, tout simplement parce qu’ils sont moins accessibles et ils ne serviraient qu’à ces plateformes de livraison. Mais aussi et surtout, cette ville du quart d’heure ne peut exister que grâce à des forçats du quart d’heure."

"Des forçats du quart d’heure obligés de courir, ou plus précisément de pédaler, pour être dans les délais."

Et qui utilise ces forçats, ces livreurs précaires ?

Je me pose la question... pour ma part, je m'y refuse...

Qui utilise ce quick commerce ?

En fait ces sites  font de grosses Promotions, et s’affichent massivement dans le métro pour présenter la nouvelle distribution. Ainsi, des gens modestes ayant peu de moyens peuvent se laisser tenter par ce nouveau mode de consommation...

Ces services de livraison à domicile ultrarapides sont donc promis à un bel avenir, hélas !

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-jour-emission-du-jeudi-02-septembre-2021

 

 

 

https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/08/cest-quoi-le-quick-commerce-la-nouvelle-revolution-du-commerce-alimentaire/

En un quart d'heure !
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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 11:21
C'est l'heure bénie de la sieste !

 

C'est l'heure bénie de la sieste !

 

 

Un chat roux se blottit contre le muret du jardin...

 

 

 

Impassible, immobile, le corps totalement abandonné, il se laisse aller à la douce torpeur de cet après-midi d'été.

 

 

 

Seul un léger papillon attire furtivement son attention... Il le suit du regard... puis, toujours impassible, il se rendort...

 

 

 

Belle image d'abandon et de détente...

 

 

 

C'est l'heure bénie de la sieste !

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

C'est l'heure bénie de la sieste !
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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 09:14
N'ayez pas peur !


"Coopérez, n'ayez pas peur" dit l'animateur TV afghan, alors que derrière lui, des talibans en armes prennent la pose...

Le présentateur est entouré de huit hommes armés qui semblent le surveiller pendant qu’il lit son message...

 

Une image effrayante ! L'information encadrée par des hommes armés jusqu'aux dents !

La journaliste iranienne Masih Alinejad a retweeté la vidéo et a déclaré: “C’est surréaliste. Des militants talibans posent avec des armes derrière cet animateur de télévision visiblement pétrifié et lui font dire que les Afghans ne devraient pas avoir peur de l’émirat islamique. Les talibans eux-mêmes sont synonymes de peur dans l’esprit de millions de personnes. Ceci n’est qu’une preuve supplémentaire.”

 

Régner par la peur, la terreur...

Selon CNN, le chanteur folk Fawad Andarabi a été tué d’une balle dans la tête par les talibans, faisant craindre une nouvelle répression du régime islamiste.

Ce chanteur  Fawad Andarabi a été traîné hors de son domicile, puis tué par les talibans, vendredi 27 août, dans une ferme de la vallée d’Andarab.
 

La musique avait en effet déjà été interdite par les talibans, lorsqu’ils étaient à la tête de l’Afghanistan, entre 1996 et 2001. Le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid a rappelé, dans un entretien accordé au New York Times, "que la musique était interdite dans l’islam", assurant toutefois que les talibans espéraient pouvoir "persuader les Afghans de ne pas faire de telles choses, au lieu de faire pression sur eux."

 

"N'ayez pas peur !"

 

Quand la musique, ce langage universel devient un péché mortel... et qu'elle est punie de mort... c'est le retour assuré de la barbarie.

Le fanatisme religieux à l'oeuvre...

La musique, la danse, la culture clouées au pilori... l'obscurantisme fait des ravages.

Et quel sera le sort réservé aux femmes afghanes ? On peut craindre le pire pour elles.

Les femmes afghanes avaient obtenu le droit d’étudier, de travailler...

Que vont-elles devenir ? Fillettes mariées de force, vouées à l'enfermement, femmes soumises, femmes esclaves, femmes bétail...

L'horreur absolue !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-un-chanteur-a-ete-assassine-par-les-talibans-31-08-2021-2440780_24.php

 

https://www.7sur7.be/monde/un-presentateur-afghan-presente-le-journal-entoure-de-talibans-armes~a114f4f8/?referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

N'ayez pas peur !
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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 08:49
Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...

 

Vite, encore plus vite, toujours plus vite ! Notre monde est voué à la vitesse, à une frénésie d'activités sans fin...

La télévision, internet nous emportent dans un flot d'images rapides : a-t-on le temps de les analyser ?

Les images nous dictent leur rythme, nous sommes happés par toutes sortes d'informations qui nous submergent...

 

Le télétravail lui aussi ne nous laisse guère le temps de nous déconnecter...

 

A l'inverse, ouvrir un livre, c'est comme "lancer un défi au culte de la vitesse".

On se cale dans un fauteuil et on oublie tout le reste : on se livre entièrement à la lecture, avec délice et selon le rythme qui nous convient.

 

On a même le loisir de feuilleter les pages, de revenir en arrière, de relire pour mieux savourer...

Quelle détente ! Un pur bonheur !

La lecture permet un maximum de concentration et de réflexion...

Oui, vraiment, lire est un acte de résistance !

 

Dans notre monde hyperactif, la lecture permet un temps d'arrêt, un recul, une attention, une concentration qu'il nous faut retrouver.

Evidemment, dans un monde voué au marché, à l'économie, la culture littéraire semble obsolète, elle paraît n'avoir aucun intérêt...

 

Et pourtant, quel apport essentiel ! 

"Le lecteur de littérature apprend la langue de l'âme. Il apprend que d'autres peuvent ressentir les choses d'une manière différente de la sienne. Un autre amour, une autre haine. Il apprend de nouveaux mots et de nouvelles métaphores pour décrire les états d'âme. Grâce à l'enrichissement de son vocabulaire, de son répertoire de notions, il est en mesure de parler de son vécu d'une façon plus nuancée, ce qui lui permet de ressentir les choses avec plus de finesse.", écrit le philosophe berlinois Peter Bieri.

 

Dans un temps où prime l'économie, la lecture, la culture deviennent suspectes...

Il est temps de réagir contre ces tendances : le culte de la vitesse et de la performance, le mépris de la culture littéraire jugée inutile dans un monde de technicité grandissante...

Il est temps de réagir !

Lisons !

 

 

 

 

 

Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...
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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 09:01
Paquebot de la démesure...

 

 

Il s'appelle WONDER OF THE SEAS, LA MERVEILLE DES MERS ! Un nom pompeux pour un navire qui ne  l'est pas moins.

Un paquebot aux dimensions gigantesques...

 

Jugez plutôt : 362 mètres de long, 66 de large, près de 2 900 cabines pour quelque 7 000 passagers et pas moins de 2 300 membres d’équipage… les chiffres donnent le tournis. Avec les trois autres navires d’une série commandée en 2012 par un armateur américain, le Wonder of the Seas est le plus grand paquebot du monde. 

 

"Après 3 ans de travaux, le WONDER OF THE SEAS, dernier né des chantiers de Saint-Nazaire, est sorti enfin de son berceau.

Sur la jetée, les spectateurs étaient aux premières loges...

"C'est le fruit de tout le travail qui a été fait à Saint-Nazaire : plusieurs milliers de personnes ont travaillé dessus. C'est toujours un moment un peu émouvant.", commente un spectateur.

"C'est une grosse bête qui sort. Je l'ai vu parfois de plus près et c'était vraiment très, très beau..." dit une autre spectatrice.

Le plus grand paquebot du monde !

Haut comme un immeuble de 20 étages, à bord, 2860 cabines... Des tests de vitesse, de stabilité vont être effectués pour valider la conformité du navire...

 

Un pub irlandais, un restaurant à pizzas, un club de karaoké, une salle de spectacle dernier cri... 20 restaurants, 35 bars, 1 patinoire, 2 théâtres, 15 piscines et même une tyrolienne de 24 mètres de long !

Quel luxe !

 

Le bateau sera livré en novembre à son propriétaire américain, le deuxième armateur mondial, une manne financière d'un milliard d'euros pour les chantiers de l'Atlantique, déjà tournés vers de nouveaux projets.

Le WONDER OF THE SEAS doit rejoindre Shanghai, son port d'attache en février prochain pour une exploitation commerciale dans toute l'Asie."

 

On le voit : nous vivons une époque formidable ! Plus c'est gros, plus c'est beau !

De la même façon, les constructeurs automobile continuent à fabriquer des modèles de plus en plus gros, de plus en plus polluants, de plus en plus rapides, énergivores...

Tout le monde sait qu'un SUV pollue bien plus qu'une berline. Cette différence est estimée à 18% en moyenne sur l'ensemble des voitures vendues en Europe. 

 

Alors que le dérèglement climatique menace notre planète, est-il raisonnable de construire des voitures, des paquebots toujours plus gros, toujours plus polluants ?

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/aeronautique/tourisme-a-bord-du-wonders-of-the-seas-le-plus-gros-bateau-du-monde_4743621.html

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/tourisme/paquebots-la-course-au-gigantisme-est-t-elle-raisonnable_4743655.html

https://parissecret.com/wonder-of-the-seas-le-plus-gros-paquebot-du-monde-a-pris-la-mer-pour-la-1ere-fois-en-france/

 

 

https://www.marianne.net/agora/humeurs/wonder-of-the-seas-aux-chantiers-de-latlantique-la-croisiere-deconne

Paquebot de la démesure...
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29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 08:52
Incandescences d'un soir d'été...

 

 

Des braises ardentes sur l'horizon : le soleil s'évanouit dans des éclats de feux incandescents...

 

 

 

Des nuées grises s'étirent paresseusement sur l'azur... Elles se teintent, elles aussi, de lueurs rousses.

 

 

 

Le soleil couchant irradie encore le paysage...

 

 

 

Derrière les ombres des arbres, un chaudron semble bouillonner...

 

 

 

Des étincelles, des éclats de feu  se dispersent au dessus des arbres ténébreux : un feu d'artifice lumineux éclaire le couchant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Incandescences d'un soir d'été...
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