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20 mars 2024 3 20 /03 /mars /2024 10:25
Justice pour l'Ukraine...

 

Une exposition issue du livre Fichez-nous la paix ! de la collection Cartooning for peace, publiée aux éditions Gallimard. Préfacé par le journaliste Pierre Haski, en partenariat avec Amnesty International et France Médias Monde...

Ce livre réunit 120 dessins de presse... provenant du monde entier, ils permettent de saisir les enjeux de cette guerre aux lourdes conséquences, qu'elles soient humaines, politiques ou économiques.

 

L'exposition présentée à la Maison du Protestantisme de Nîmes réunissait une quinzaine de ces dessins de presse...

L'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 févier 2022, a marqué le retour de la guerre sur le territoire européen. Plus proche géographiquement, ce conflit a fait irruption dans nos vies : les images et le récit des attaques inondent nos écrans en temps réel, au risque du rejet et de la confusion.

 

On est ému par ce dessin de Chappatte, où l'on voit des soldats dans des tranchées scruter l'horizon : l'un d'entre eux demande : "Tu vois venir quelque chose ?" et un autre lui répond : "Le passé !" La guerre et ses horreurs toujours recommencées : la guerre revient sur le sol européen, avec le retour des tranchées et de ces guerres barbares du passé.

 

Plus loin, une caricature de l'Iranien Mana Neyestani montre Vladimir Poutine sous l'apparence de Napoléon à cheval sur un animal rouge qui représente la Russie et qui dévore l'Ukraine.

 

Un dessin de Kazanevski montre une famille symbolisée par des cibles en carton, visée par un énorme canon : des vies humaines réduites à des cibles, une population civile constamment en danger.

 

Une illustration de Machado (Brésil) évoque les bombardements sur la maternité de Marioupol : on y voit un avion larguer une bombe sur laquelle est écrit "Mother Russia"... un crime de guerre commis par l'armée de Vladimir Poutine.

 

Un dessin de Chaunu dénonce le massacre de Boutcha : on y voit une femme éplorée devant une fosse commune.

 

Nardi, dessinatrice italienne, s'inspire d'une photographie de Nick Ut pour dépeindre les horreurs de cette guerre : une fillette court dans une rue sous un déluge de bombes.

 

Une autre illustration de Osama Hajjaj (Jordanie) montre l'accueil chaleureux fait aux migrants Ukrainiens, alors que les migrants venus d'Orient et d'Afrique sont moins bien traités.

 

Sur un dessin de Stellina ( Taïwan) on voit encore Poutine qui émerge d'un char,  d'où il lance des fake news, tout en tenant un oiseau bleu dans la main.

 

On découvre aussi un dessin de Placide qui évoque cette courageuse journaliste russe qui en plein JT a dénoncé la guerre : Marina Ovsiannikova d'un seul coup a dit NON ! NON à la guerre... C'était le 14 mars 2022 sur un plateau de télévision...

"Cette journaliste est aussitôt arrêtée, licenciée, elle écope d'une amende de 250 euros, elle s'exile ensuite quelques semaines en Allemagne avant de retourner à Moscou pour négocier la garde de ses enfants. Arrêtée, placée en résidence surveillée, elle subit la répression du Kremlin. Elle réussit alors à s'enfuir et se réfugie en France."

 

Une autre illustration de Zlatkovsky (Russie) s'attache à dénoncer la désinformation russe : un lecteur déploie un journal avec des articles qui ont été découpés.

 

L'Italien Emanuele Del Rosso nous montre que dès l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les médias ont déployé d'importants moyens pour rendre compte de cette guerre, lui accordant une couverture que certains jugent disproportionnée en comparaison avec la manière dont les médias traitent d'autres conflits en Afrique ou au Moyen Orient.

 

Une image effrayante, enfin : celle de Poutine jouant à la roulette russe avec la centrale de Zaporijjia... un dessin de Kak.

 

"Ce qu'il y d'intéressant dans ces dessins, c'est qu'ils viennent du monde entier, pas seulement d'Allemagne, de France ou des Etats-Unis, ou d'Ukraine, ils viennent du monde entier et ils montrent la diversité des points de vue, il n'y a pas une sorte d'unanimisme moral, il y a aussi une dénonciation de l'hypocrisie ou du double langage occidental." dit Pierre Haski qui a préfacé ce livre : Fichez-nous la paix !

 

 

 

 

 

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18 mars 2024 1 18 /03 /mars /2024 13:11
Covid : Les profiteurs de la crise...


C'est  dans ce monde là que nous vivons : celui des profiteurs, des agioteurs, des spéculateurs pour qui seul l'argent compte, au mépris de la santé, de la dignité humaine et du bonheur des hommes...
 

"Dans le paysage de la biologie médicale, 6 sociétés règnent en maîtresses : les sociétés Eurofins, Gerba, Biogroup, Inovie, Unilabs et Synlab...

Pendant la période de la pandémie, elles se sont partagées la manne des tests PCR : à 73 euros le test au plus fort de la crise, ce fut un sacré gueuleton !

En 2020, le chiffre d'affaires du clan a bondi de 85% : 7 milliards d'euros versés intégralement par la sécu ! Et la sécu, c'est nous...

A l'automne 2022, au sortir de la pandémie, l'état annonce vouloir mettre un terme au festin.

"C'est un secteur qui a largement profité de la crise Covid.", dit alors le ministre de la santé, François Braun qui veut imposer aux labos une baisse des remboursements de la Sécu. L'objectif est d'économiser 1 milliard d'euros d'ici à 2026, soit 250 millions par an, un effort raisonnable, selon le ministre.

Les biologistes sont d'accord pour une économie de 250 millions d'euros, mais uniquement en 2023.

Pour faire plier le gouvernement, les labos ferment leurs portes pendant plusieurs jours, d'abord en novembre et en décembre 2022, puis en janvier 2023. Les Français ne peuvent plus réaliser ni test PCR ni analyse médicale de routine... Les biologistes, eux, viennent dans les médias justifier leur drôle de grève :

"La manne Covid est bien une fable et en fait, le gouvernement et la CNAM se servent de ce prétexte pour baisser durablement le remboursement de la Sécurité Sociale, et donc, c'est ce qui nous alerte. Les conséquences sont dangereuses. On ne peut pas jouer avec la santé des Français comme ça."

Il ne manquait plus que le chantage à l'emploi :

"On sait qu'on va être obligé forcément de réduire notre masse salariale et de jouer sur nos effectifs."

Au ministère de la Santé, l'homme qui a osé demander des économies aux laboratoires est interrogé par des journalistes : il s'agit de François Braun.

"Les labos ont répondu à une commande du gouvernement, lors de la crise du Covid, mais de fait, par l'argent de la Sécurité Sociale, il y a eu des bénéfices hors normes. Et l'argent de la Sécurité Sociale, c'est l'argent des Français et mon rôle est de le dépenser à bon escient."

Quatre jours après le départ de François Braun (à la suite d'un remaniement ministériel), un accord est signé avec les labos et il leur est, en fait, très favorable... ils devront faire d'ici à 2026 environ 550 millions d'euros d'économie bien loin du milliard voulu par François Braun.

Parmi ces labos qui se sont battus pour préserver la manne Covid : Eurofins, ce groupe français est le numéro 1 mondial des analyses, il est présent sur 4 continents, il teste les aliments, les produits pharmaceutiques, cosmétiques, l'environnement... et pendant la pandémie, Eurofins a développé ses propres réactifs et fait des tests PCR à gogo.

A la tête de cette entreprise prospère, se trouvent les frères Martin. Grâce au Covid, ils ont vu leurs résultats exploser.

Gilles Martin a révélé : "Le Covid a généré plus d'un 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires sur un total de plus de 6,7 milliards d'euros..."

Question : qu'ont fait ces dirigeants de la manne Covid ? Impossible pour les journalistes de les interroger. Visiblement, les Martin veulent rester discrets sur les profits liés au Covid...

Les journalistes ont donc enquêté pour savoir ce qu'ils ont fait de cet argent.

 

En 2021, ils se sont versés 43 millions d'euros de dividendes. En pleine pandémie, au moment où le titre Eurofins atteint des sommets en bourse, ils vendent des actions... Résultat : plus de 51 millions d'euros de plus value.

Les deux frères vont alors investir dans un secteur qui n'a rien à voir avec la santé. Les frères se seraient lancés dans la location saisonnière de villas sur la Côte d'Azur.

A Saint-Jean Cap Ferrat : c'est sur cette péninsule entre Monaco et Nice que les frères auraient acheté des villas. Ce lieu attire depuis longtemps milliardaires, stars d'Hollywood ou encore oligarques russes.

Sur un site internet d'immobilier de luxe, les Martin proposent des villas à la location. Des villas d'un luxe éhonté : accès privé à la mer, piscine chauffée, hammam, cinéma privé, salle de fitness... avec cela on peut s'adjoindre les services d'un chef, d'un agent de sécurité, d'un majordome ou même louer un jet privé... bref tout comme dans un palace.

Prix de la location pour un mois : plus de 500 000 euros, le personnel de maison est compris dans ce tarif et très disponible... un chef peut être amené à cuisiner des pâtes bolognaises à 3 heures du matin, une véritable entorse au droit du travail !

Des locations saisonnières très lucratives ! Et les frères Martin ont bien l'intention d'en faire un business.

D'ici 3 à 4 ans, il y aura 11 villas en location !

Les Martin ont une holding familiale basée au Luxembourg qui détient elle-même six SCI, des sociétés civiles immobilières toutes créées en plein Covid, juste après que les deux frères ont vendu leurs actions.

Via ces SCI, les Martin ont acquis au moins 10 biens depuis 2021 pour des montants faramineux ! Montant total de ce patrimoine : plus de 200 millions d'euros !

Ces villas auraient-elles été achetées grâce aux remboursements de la Sécurité Sociale ? Un expert financier explique : "Comme dans toutes les crises, il y a des profiteurs, ils ont vendu des actions au bon moment avant que ça décline, pour empocher une plus-value considérable, ils ont réinvesti l'argent dans ces SCI, cela peut paraître a priori étonnant que des laboratoires d'analyse, financés par la Sécurité Sociale, puissent générer suffisamment d'argent pour avoir in fine ce type d'investissement très coûteux et sans doute particulièrement lucratif."

Au total, les Martin ont déboursé 68 millions d'euros. Pour le reste, ils ont eu un bon coup de pouce des banques : 136 millions ! Et cet emprunt n'est pas contracté par les propriétaires mais par les SCI.

"Cela permet aux Martin d'agrandir leur patrimoine immobilier de manière très conséquente, en mettant très peu d'argent et d'ici quelques années, ils seront propriétaires de toutes ces villas, en ayant pris personnellement quasiment aucun risque, avec en plus un intérêt fiscal : réduire considérablement les frais de succession, si les Martin font une donation rapide."

Les patrons d'Eurofins ont refusé catégoriquement les demandes d'interviews des journalistes.

Ils ont envoyé un mail : Sur les investissements immobiliers du Cap Ferrat, ce serait notamment "pour soutenir l'activité touristique et l'emploi dans le sud de la France durement touchée par la pandémie."

Quant aux profits liés au Covid, ils rappellent que "Eurofins a contribué à protéger la santé, à ralentir la diffusion du virus et à assurer la reprise de la vie sociale suite aux confinements..."

Bref, les frères Martin ont bonne conscience, toute honte bue !

En deux ans de crise Covid, la fortune personnelle des frères Martin aurait doublé !

Si le Covid a autant profité aux labos, c'est parce que, ces dernières années, la biologie médicale s'est complètement transformée...

Des petits laboratoires de quartier sont devenus en 30 ans des mastodontes ultra rentables.

Avant, un laboratoire ne pouvait appartenir qu'a un seul biologiste et un biologiste ne pouvait détenir qu'un seul laboratoire : la santé ne devait pas être commerciale et devait être protégée par des règles contraignantes.

A partir de 1995, ces verrous vont progressivement sauter : des lois successives autorisent les biologistes à se regrouper et à ouvrir leur capital à des investisseurs extérieurs.

L'idée, c'est d'avoir des labos plus importants, qui sont capables de traiter des volumes d'analyse plus importants, en centralisant leurs activités.

Aujourd'hui, 6 entreprises détiennent 80% des 4200 sites en France... et leurs affaires sont devenues si rentables qu'elles attirent des acteurs purement financiers. Quoi de plus sûr comme payeur que l'Assurance maladie ? La Sécurité Sociale paye très rapidement.

Le dernier labo en date à avoir cédé aux sirènes de la finance, c'est INOVIE... plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaire pendant le Covid !

Cette machine à cash attire des fonds d'investissements étrangers.

Un biologiste d'INOVIE raconte sous anonymat : "En août 2021, on nous apprend qu'on va être racheté, on nous dit que le prix de nos parts est valorisé à 320%, donc on s'est retrouvé après la vente avec plus de 3 millions d'euros. Gagner tous ces millions, c'est très attrayant, mais moi personnellement, je suis choqué, parce qu'on est une profession médicale et on est payé par les remboursements de la Sécu."

Avec ce pactole, sur les quelques 400 biologistes associés, certains partent à la retraite, d'autres réinvestissent dans le groupe une partie de la somme qu'ils ont touchée.

"On a commencé à voir qu'on était sous la coupe des financiers, quand les volumes des PCR Covid ont baissé, ils ont serré la vis et là on l'a très vite senti." Depuis l'arrivée des nouveaux actionnaires, la direction aurait une priorité : augmenter la rentabilité du groupe coûte que coûte...

Une infirmière du groupe INOVIE témoigne : "Seule la rentabilité compte, plutôt que la qualité relationnelle, il faut aller vite, le patient est devenu un client, nous, on n'est plus personnel soignant, on est un outil de rentabilité..."

Elle dénonce la pression managériale et la dégradation des conditions de travail.

"La qualité, c'est la rapidité maintenant, je suis contrainte de bousculer les gens, c'est une maltraitance.", dit-elle.

Pour cette infirmière, cette situation serait une conséquence de la financiarisation de la santé dans laquelle son groupe s'est engouffré.

Climat social délétère, burn-out, mépris, fatigue du personnel, polyvalence, flexibilité, suppression de postes, l'argent à tout prix, prise en charge des assurés qui se dégrade, course effrénée à la rentabilité...

 

Source :

https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/5695812-energie-covid-les-profiteurs-de-crise.html

Covid : Les profiteurs de la crise...
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17 mars 2024 7 17 /03 /mars /2024 13:31
Des dentelles sur un ciel d'hiver...

 

Une vision féerique sur le boulevard... sur un ciel brouillé où perce la lumière du soleil, des micocouliers déploient leurs branches-arabesques...

 

 

 

Des myriades d'entrelacs si fins, si subtils : un tissu de mailles en ombres chinoises sur un ciel laiteux...

 

 

 

Des tourbillons de dentelles au dessus des toits...

 

 

 

 

Un somptueux  spectacle de l'hiver : lumières et ombres dans ce ciel lumineux qui redessine les branches des arbres...

 

 

 

Un moment de grâce : le soleil diffus crée une lumière irréelle, éclaire les ombres des arbres, les magnifie, les auréole d'éclats...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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15 mars 2024 5 15 /03 /mars /2024 12:53
"Monoloy", disait le vent...

 

Une magnifique dénonciation du racisme et de la discrimination qu'ont subis les Indiens dans cette chanson de Gilles Vigneault. Une belle chanson d'amour tragique aussi et un hymne à la nature...

La situation est résumée très simplement dès les premiers mots du texte :

"Jack Monoloy aimait une blanche
Jack Monoloy était indien
Il la voyait tous les dimanches
Mais les parents n'en savaient rien"

Un amour secret, caché, car les deux amoureux n'ont pas la même couleur de peau... L'emploi de l'imparfait à valeur durative traduit tout de même une sorte de stabilité, de sérénité. Tout de suite, le personnage de Jack nous apparaît familier et proche de nous car il désigné par son prénom et son patronyme.

 

On perçoit aussitôt une nature complice des deux amoureux dans ces deux vers :

"Tous les bouleaux de la rivière Mingan
Tous les bouleaux se rappellent"

Cette nature bienveillante sert de refuge aux deux personnages et à leurs amours clandestines. On découvre aussi le prénom de la jeune fille : la Mariouche... Le poète évoque sa beauté sans la détailler, ce qui contribue à donner au texte une valeur universelle.

 

La présentation qui est faite du personnage de Jack Monoloy souligne aussi sa proximité avec la nature, la rivière, les arbres, les oiseaux, le vent... une nature personnifiée qui répète les prénom et nom du personnage...

Le poète nous fait ainsi habilement entendre les voix des "canards, des perdrix et des sarcelles" à travers cette répétition "Jack, Jack, Jack", la gutturale "k" restituant les cris de ces oiseaux.

Et le vent, lui aussi personnifié, lance le nom du personnage : "Monoloy disait le vent". Grâce à  ces sonorités très douces et répétitives, on croirait effectivement écouter le souffle du vent...

Jack est encore associé à la nature puisqu'il a "écrit au couteau d'chasse Le nom d'sa belle sur les bouleaux..."

 

Une indication de temps marque soudain une rupture dans l'histoire des deux amoureux : "Un jour, on a trouvé leurs traces  On les a vus au bord de l'eau." Le passé composé utilisé dans ces deux vers souligne aussi cette rupture. Le pronom indéfini "on" renvoie à l'opinion commune, à la foule : un racisme généralisé. On voit aussi que les personnages sont traqués comme des bêtes avec cette expression : "on a trouvé leurs traces."

 

L'emploi du présent vient accentuer les conséquences douloureuses pour les deux personnages, un présent à valeur durative, comme une éternité de malheurs et de souffrances :

"Jack Monoloy est à sa peine
La Mariouche est au couvent
Et la rivière coule à peine
Un peu plus lentement qu'avant"

 

Jack Monoloy se suicide alors dans l'indifférence générale, en dehors de la prière énoncée par le poète :

"Jack Monoloy Dieu ait son âme
En plein soleil dimanche matin
En canot blanc du haut d'la dam
Il a sauté dans son destin"

 

Depuis, seuls les bouleaux semblent en porter le deuil :

"Tous les bouleaux de la rivière Mingan
Tous les bouleaux ont mémoire
Et leur écorce est toute noire
Depuis qu'Monoloy a sacré l'camp"

 

La mélodie enjouée restitue la beauté, la vitalité de la nature, un élan amoureux, hélas brisé par la bêtise des hommes, comme le suggère cette phrase scandée dans le refrain : "La Mariouche est pour un blanc."

 

 

Le texte :

 

http://www.chansons.lespassions.fr/chanson-vigneault-3.html

 

 


 

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13 mars 2024 3 13 /03 /mars /2024 10:36
Poutine : une élection gagnée d'avance...

Un semblant de démocratie, une illusion de démocratie : mais les apparences sont sauves... 

"Les Russes s'apprêtent à voter pour élire leur président, le réélire plus précisément, car Vladimir Poutine a peu de chances d'échouer : seuls 3 concurrents ont été autorisés à se présenter face à lui.

 

Tous ceux qui s'opposent à la guerre en Ukraine ont été exclus d'office.

En théorie, Vladimir Poutine est un candidat comme les autres... on le voit sur une vidéo sortir son passeport pour le fonctionnaire de la commission électorale chargé d'enregistrer sa candidature...

Mais tout le désigne comme vainqueur. La campagne officielle se fait sous le signe V, symbole du soutien à l'armée dont Vladimir Poutine est le Commandant suprême.

Aucun débat télévisé pour lui, les 3 autres candidats en lice débattent entre eux.

 

Et la candidature du seul prétendant ouvertement opposé à lui a été rejetée.

Les sondages ne laissent aucun doute : Vladimir Poutine est devant, avec 75% de votes, et les autres très loin derrière.

 

Une journaliste interroge une jeune femme Russe : "Il peut y avoir une surprise ?"

Réponse : "Non, je ne pense pas, parce qu'il n'y aura aucune surprise."

Deux autres Russes témoignent : "Les autres, ils n'ont pas beaucoup de chances, car ils sont moins connus. Et le Président, il a fait tellement pour le pays ! Les autres ne peuvent pas en faire autant..."

 

Dans son clip de campagne, le candidat communiste veut y croire : "Comment ça, où je vais ? Ben au travail, au Kremlin."

Dans les faits, le candidat ne fait rien qui puisse barrer la route de Vladimir Poutine.

Ce jour-là, il parraine un convoi de camions, en soutien à l'opération militaire en Ukraine.

Les journalistes lui ont demandé quel genre d'opposant il est...

"Nous sommes dans l'opposition constructive, nous ne sommes pas un parti qui appelle à la destruction, casser et mettre le feu. Nous suggérons comment il faut faire pour que ce soit bien."

Les communistes appellent toujours à la fin du capitalisme mais pas à la fin de la guerre.

"Le Parti Communiste soutient la position de notre Commandant suprême, Vladimir Poutine, nous sommes obligés de nous unir avec un parti dirigeant, celui qui est au pouvoir, sur des questions de politique extérieure.", déclare une Russe.

 

Président et candidat : la confusion des rôles de Vladimir Poutine conduit à sa surexposition médiatique bien supérieure à celle de ses concurrents.

Mais pour la commission électorale, il reste de la compétition dans cette campagne...

 

La nouveauté, ce pourrait être le score d'un homme : Vladislav Davankov, représentant d'un parti qui demande plus de libertés mais sans attaquer le Président.

Pour le moment, il est en deuxième position, avec moins de 10% des intentions de vote..."

Autant dire que l'élection est pliée d'avance !

 

Source :

 

à 16 minutes, 58 secondes

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-lundi-11-mars-2024_6378898.html

 

Poutine : une élection gagnée d'avance...
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11 mars 2024 1 11 /03 /mars /2024 13:25
Des artistes russes opposés à la guerre contraints de s'exiler...

 

"Des artistes russes sont opposés à la guerre en Ukraine : dans quelle mesure parviennent-ils encore à se produire ?

Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, les artistes russes pro-Poutine, comme le chef d'orchestre Valéry Gergiev, n'ont aucun mal à se produire en Russie. Mais qu'en est-il de ceux qui sont contre la guerre ? Un certain nombre de musiciens russes opposés au conflit tentent leur chance à l'étranger, en France, notamment. Car jouer en Russie n'est pour eux plus concevable.

Lorsque nous rencontrions Ivan Velikanov en septembre, il avait pour projet de s'installer à Paris. Aujourd'hui, le chef d'orchestre habite entre la France, le Monténégro et la Russie, un pays où il dirige toujours des concerts mais de moins en moins car il s'exprime ouvertement contre la guerre...

"Je suis interdit, on peut dire presque officiellement, à Moscou. Dans quelques mois, je serai interdit absolument en Russie..."

Il cherche donc des opportunités ailleurs. "En France et dans toute l'Europe parce que je dois vivre... j'ai des enfants. Je ne veux pas fermer ma bouche. Et en Russie, c'est très probablement pas possible."

 

S'il continue de se produire en Russie, c'est hors de question pour d'autres artistes réfugiés en France depuis deux ans.

"Je vivais avec ma famille, avec trois enfants, ça a pris du temps et des efforts pour commencer à trouver des connexions avec une nouvelle situation, un nouveau pays..." témoigne un autre compositeur de musique contemporaine, il a fait une croix sur la Russie.

"On ne va pas rentrer, on est installé ici, pour les enfants, c'est très important, ils parlent français déjà... on ne veut pas les bouger, les stresser encore."

Ce compositeur russe reçoit toujours des commandes en France, des propositions pour enseigner, peut-être même plus qu'il y a deux ans, dit-il tout comme Nikita Mndoyants, établi à Wissembourg en Alsace, il a décroché comme beaucoup d'artistes russes, le passeport Talent.

"C'est un statut très important pour les artistes, ça me permet de développer mes activités ici en France."

Le pianiste vient de sortir un album consacré à Prokofiev, son compositeur préféré, en attendant la fin d'une guerre qui semble interminable.

"Il y a deux ans, on peut penser que ça va se terminer vite mais maintenant on voit que ça dure longtemps. J'espère qu'un jour je pourrai continuer mon activité dans mon pays natal. On verra."

 

Les musiciens russes continuent d'affluer en France. Judith Depaule dirige l'Atelier des artistes en exil, une association qui leur vient en aide...

"Cela s'est énormément durci pour certaines parties de la population, notamment pour la population LGBT qui a été déclarée comme une organisation terroriste."

Elle lit un mail parmi les nombreux qu'elle reçoit chaque jour :

"Bonjour, excusez-moi pour mon mauvais français, je n'ai pas parlé français depuis longtemps. Je vis en Russie et je suis un artiste numérique queer. Je recherche des opportunités car la vie en Russie devient de plus en plus difficile, particulièrement après le meurtre de Navalny et la loi sur les transgenres."

Les libertés individuelles et de création sont de plus en plus verrouillées en Russie et l'exil pour les artistes interrogés semble définitif, en tous cas tant que Poutine sera au pouvoir..."

 

On le voit : nos démocraties peuvent devenir des lieux d'accueil pour des artistes qui apprécient un climat de liberté permettant à leur talent de s'épanouir.

 

 

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-22-fevrier-2024-8203474

 

 

 

Des artistes russes opposés à la guerre contraints de s'exiler...
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10 mars 2024 7 10 /03 /mars /2024 13:12
Détente au bord de l'eau...

 

Une pluie abondante : l'eau, sur le canal, gonfle, déferle, s'emporte...

 

 

Sur la berge, des colverts se reposent : certains dorment paisiblement, un autre isolé fait sa toilette...

 

 

On admire sa livrée aux teintes bariolées : du vert, du brun, du roux...  l'oiseau fait luire au soleil son plumage soyeux aux teintes d'émeraude...

 

 

A côté, l'eau tourbillonne avec fracas : des remous, des vagues, de l'écume...

 

 

 

L'oiseau s'étire et nous fait voir alors un somptueux éventail de  plumes...

 

 

 

Bientôt, il se lance sur les ondes et rejoint les autres colverts qui se reposent sur la rive...

 

 

 

Puis, c'est un envol effréné des oiseaux dans l'air de l'hiver... Magnifique vision de liberté, de légèreté et d'élégance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mars 2024 5 08 /03 /mars /2024 12:45
Itinéraire d'un enfant des Trente Glorieuses...

 

Le célèbre paléoanthropologue Pascal Picq est venu présenter son livre : Itinéraire d'un enfant des Trente Glorieuses, lors du Festival de la Biographie.

Il est né en 1954, il fait donc partie de la génération des babyboomers. Et c'est la première fois qu'il publie une autobiographie.

"La génération des babyboomers a-t-elle vécu une parenthèse enchantée de l'histoire récente de l'humanité ?
Le célèbre paléoanthropologue, qui est l'un d'entre eux, entreprend ici de raconter l'histoire de l'évolution à l'échelle de leur vie. C'est un recul historique très court pour un préhistorien, prévient l'auteur, mais il est éloquent tant a été spectaculaire le progrès de nos connaissances de la lignée humaine et des sciences de l'évolution en général. Ainsi, jamais l'humanité n'a connu de tels changements, qui ont trait à la fois aux vies des personnes et aux sociétés, à l'environnement, au climat et à la Terre."

 

"J'ai eu l'idée de revenir à ce que j'ai connu dans mon enfance, explique Pascal Picq : mes parents étaient maraîchers à Gennevilliers, qu'on appelle la Petite Couronne. La banlieue n'existait pas, vous aviez Paris, les faubourgs et ensuite tout autour, c'était la ceinture verte.

Mes parents étaient des provinciaux (on a oublié cela : toutes les migrations internes qu'il y avait en France, en Europe, alors bien sûr, on a eu les Italiens, les Espagnols, mais avant ça ou même en même temps, on a oublié comment les gens du Limousin- c'est ma famille- du Cantal, du Morvan ont quitté leur région, comment il y a eu tous ces mouvements de populations, parce qu'il fallait quitter la misère de la campagne, c'était compliqué, c'était dur.) Donc, tous ces gens convergeaient plus ou moins sur Paris.

Moi, je suis né dans ce grand terrain maraîcher, l'école était juste à côté, et, petit à petit, on voyait arriver des immeubles par ci par là jusqu'au jour où nous avons été expropriés, chassés parce qu'il fallait construire l'habitat.

Ce que je rappelle au début du livre, c'est que je suis né une semaine avant l'appel de l'abbé Pierre, en janvier 54 et ce fut l'hiver le plus froid du 20ème siècle.

Mes parents me disaient (parce qu'à l'époque il n'y avait pas de supermarché, c'étaient les petites épiceries du coin) d'aller chercher du lait dans la casserole, et le lait gelait...

Ma mère vendait ses radis aux Halles de Paris... depuis ces années-là, l'évolution a été considérable, comme elle n'avait jamais été auparavant.

Vous vous rendez compte : mes parents -ils travaillaient dur bien sûr- mais ils gagnaient bien leur vie en vendant des radis, des salades, des blettes, des poireaux... maman avait son permis de conduire, pour une femme des années 50, ce n'était pas quand même la généralité et en plus de ça, elle avait son permis poids lourd et c'est elle qui allait aux Halles, dès fois, elle nous emmenait, parfois moi, parfois ma soeur. Et moi, j'ai connu les anciennes Halles de Paris : vous aviez les carabins, les étudiants en médecine, vous aviez les bourgeois qui venaient s'encanailler, vous aviez les artistes, vous aviez les paysans, tout ce monde là se retrouvait à 5 heures du matin, on mangeait la soupe à l'oignon et, pour les plus costauds, une bonne entrecôte, et sur la table à côté, vous pouviez voir les grands artistes, comme Lino Ventura, c'est un monde complètement dingue, quand on y pense...

Petite anecdote : je me retrouve aux Halles, il n'y a pas très longtemps, dans un restaurant du Châtelet, avec mes enfants et ma petite fille qui se prénomme Julia, elle est d'origine à moitié brésilienne, dans le restaurant, il y avait des livres qui étaient là, avec un livre sur les Halles de Paris. Je prends le livre et je dis : "peut-être que je vais voir maman..." c'est bête, mais... alors tout est gris, à l'époque. Paris est gris, la banlieue est grise, tout le monde est habillé en gris... Ma petite fille s'écrie : "Papy, c'est tout gris !" et je dis : "Oui, pour toi qui est brésilienne, évidemment c'est un peu surprenant."

"Mais pourquoi tu regardes ça ?" interroge la fillette. Et je lui réponds :"Peut-être qu'on va voir mamie Ginette..." 

"Moi, j'étais très ému... alors évidemment, on ne la voit pas du tout, mais il y a une autre histoire pour moi qui a été très émotionnelle :

Il y a une vingtaine d'années maintenant, je présidais les bars des Sciences de Paris, c'était dans un café à côté des Halles, qui s'appelle Le Père Tranquille, et cela se passe à l'étage, et j'étais près de la verrière de l'étage, j'étais là en train de regarder un coin de trottoir... c'était là que maman "plaçait", comme on disait et pendant la nuit on vendait les récoltes... alors évidemment, je pars dans mes souvenirs et puis il y a un ami qui me dit : "Pascal, Pascal, on t'attend !", parce que j'étais plus là, quoi.

Il me dit :"Qu'est-ce qui t'arrive?" et je réponds : "Je peux pas te raconter."

Vous vous rendez compte : c'est l'histoire de ma génération, ce petit garçon qui était là en culottes courtes, à 8-9 ans dans le frimas de la nuit, qui vendait des radis auprès de sa maman et qui était fasciné de voir cette espèce de ballet incroyable de la société parisienne, et qui, quand même, 40 ans plus tard était président du bar des Sciences...

Alors, ce n'est pas ma réussite, c'est comment en fait -on a oublié aujourd'hui- comment les réformes de l'Education Nationale à la fin des années 50 et 60, le collège unique qui était tant décrié, l'accès aux études supérieures, ont permis cette réussite (les enfants des classes populaires n'accédaient pas au lycée, à l'époque)...

Il y a eu une ouverture incroyable, notamment pour les femmes, déjà avec les lois Neuwirth, De Gaulle était plus moderne qu'on ne le pense, à bien des égards, ensuite c'est mai 68, c'est l'accès aux études supérieures.

Alors, les gens me disent : "Vous les babyboomers, vous avez tout eu !" Alors je leur dis :"Attendez ! L'ascenseur, il fallait le choper ! Il nous attendait pas, il n'y avait pas un liftier qui disait : "On vous attend."

Donc, ça fait des tas de bouleversements, moi, j'ai fait mon service militaire évidemment, vous savez, on dit ça aujourd'hui, mais en 74, l'Amérique venait de connaître une défaite au Vietnam et l'Union Soviétique était une menace encore incroyable et qui ressurgit d'un seul coup."

Le journaliste qui interroge Pascal Picq intervient alors et commente son livre : "C'est en fait un ouvrage de sociologie, vous racontez dans le détail : la première douche, l'album Tintin que l'on attend avec précipitation, le dessin animé... évidemment, il n'y a pas de téléphone, encore moins de téléphone portable. C'est un portrait de notre société qui est revigorant."

Pascal Picq évoque ensuite le destin de sa mère : "Maman était "placée", comme on disait, on naissait dans une ferme, et après, on était placé dès l'âge légal, à la sortie de l'école, vous alliez gagner votre croûte, et elle s'est retrouvée comme "la bonniche" chez les Picq, c'est là qu'elle a rencontré mon père, et maman a accepté d'épouser mon père (ce n'était pas vraiment un mariage d'amour) à une condition, lui dit-elle : "si nous avons des enfants, qu'ils fassent des études." ça, elle l'a jamais lâché là dessus."

Le journaliste rappelle aussi cette anecdote : "Et quand vous passez en sixième, vous êtes fier, heureux comme tout, en disant : "Papa ! j'ai mon passage en sixième !" Mais lui, ça le laisse de marbre et après c'est pareil."

"Je n'ai jamais eu un seul compliment de mon père, même le jour de la soutenance de ma thèse, il se permet aussi de me dénigrer, je ne veux pas trop en parler de ce personnage.", rétorque Pascal Picq.

"Vous rendez hommage aux femmes dans cet ouvrage." intervient alors le journaliste. "Votre mère devient veuve et elle dit : "Enfin ! Je suis libre..."

"A 80 ans, vous vous rendez compte !" réplique Pascal Picq, "et il est vrai que j'ai dédicacé ce livre à ma mère, elle nous a quittés il y a deux mois, et c'est une combattante de la vie qui nous quitte, et les femmes sont des combattantes de la vie."

 

A travers cette anecdote, on perçoit la dépendance des femmes, leur soumission à leur mari, à cette époque où a vécu la mère de Pascal Picq. Heureusement, la condition des femmes s'est améliorée dans notre pays, même s'il reste encore des progrès à accomplir.

Avec ce témoignage de Pascal Picq, on voit aussi que l'école était encore un ascenseur social, dans les années 50-60, ce qui hélas n'est plus vraiment le cas à notre époque car le niveau d'exigence s'est considérablement réduit : programmes rabotés, suppression du redoublement, réformes improvisées, absurdes, etc.

 

 

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6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 10:48
Vol des données de 33 millions de Français !

 

"État civil, assureur santé, numéro de sécurité sociale… Les données numériques de 33 millions de Français ont fuité. 

C'est par un mail de sa mutuelle qu'un retraité a appris la nouvelle : "Nous vous écrivons pour vous informer d'un incident de sécurité..." Ses données personnelles ont été volées...

"Est-ce que c'est pour obtenir une rançon, est-ce que c'est pour les vendre sur le dark web ? Je ne sais pas." dit Philippe Baccon, victime d'un vol de ses données.

Comme lui, 33 millions de personnes, soit un Français sur deux a été victime de la plus grosse fuite de données numériques.

S'agit-il de données sensibles ? Les informations piratées : l'état civil des particuliers, nom, date de naissance, le nom de leur assureur santé, les garanties du contrat souscrit, mais aussi le numéro de sécurité sociale...

Des informations volées à deux sociétés : Almérys et Viamedis, elles servent d'intermédiaires entre les professionnels de santé et de nombreuses mutuelles.

Les risques sont-ils importants ? Avec des informations aussi précises en leur possession, les pirates peuvent perfectionner des tentatives d'arnaques par mail.

C'est le cauchemar que subit un Breton depuis trois ans.

"Bonjour, nous vous informons que l'agence nationale du traitement informatisé et des infractions constate un paiement en retard pour une amende de 35 euros."

Il reçoit ainsi des mails frauduleux presque tous les jours. Ses données volées lors du piratage d'un laboratoire médical sont sans cesse revendues sur le dark web.

 

"Dès qu'on rentre dans l'ordinateur, on se pose des questions : qu'est-ce qui va m'arriver aujourd'hui ? C'est même pire qu'un cambriolage... un cambriolage, ça se fait une fois... là les données sont partout."

Alors, comment se protéger ?

Les assurés concernés doivent changer au plus vite leur mot de passe. Pas de nom ou de date de naissance. Mieux vaut contrôler régulièrement ses comptes bancaires.

Il faut être particulièrement vigilant concernant les mails reçus.

"Ce qu'il faut absolument éviter de faire, quand on est sollicité par e-mail, c'est de donner des informations personnelles sensibles, par exemple, son adresse, son numéro de téléphone ou de donner des informations liées à sa santé, des informations bancaires. Ce qui doit alerter, c'est un critère d'urgence : les cybercriminels essaient toujours de nous faire cliquer, parce qu'il faut faire quelque chose très rapidement et cela doit éveiller l'alerte." dit un expert en cybersécurité.

Devant l'ampleur du piratage, la CNIL a annoncé qu'elle mènerait des investigations pour comprendre comment une telle fuite a pu se produire..."

Il serait temps ! Nos sociétés sont fragilisées par ces piratages incontrôlables... piratages contre les hôpitaux, les entreprises, les particuliers...

J'ai moi-même été récemment victime d'un piratage informatique : j'ai reçu un faux message d'alerte de Windows qui bloquait mon ordinateur, me demandant d'appeler d'urgence un numéro de téléphone, on me réclamait alors de l'argent pour résoudre le problème, ce que j'ai immédiatement refusé...

Désormais, tout est informatisé : dans les entreprises, dans les maisons, dans les administrations, les banques, dans les hôpitaux, les communications, l'énergie, l'ordinateur est un outil précieux dont on ne peut plus se passer.

Nos sociétés de technologie avancée deviennent, ainsi, de plus en plus vulnérables.

La révolution numérique est en marche et elle crée de nouveaux problèmes auxquels nous ne sommes pas bien préparés.

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/vol-de-donnees-de-33-millions-de-francais-quels-sont-les-risques_6353836.html

 

 

Vol des données de 33 millions de Français !
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4 mars 2024 1 04 /03 /mars /2024 12:56
"Non à la guerre ! La Russie sans Poutine !"

 

"Vendredi 1er mars : jour des funérailles d'Alexeï Navalny et jour de courage pour des milliers d'opposants qui ont tenu à sortir dans les rues de Moscou, malgré les recommandations du Kremlin...

Une foule s'est rassemblée dans la banlieue sud de Moscou : plusieurs milliers de Russes sont venus défier la menace de répression du Kremlin. Vladimir Poutine pensait éteindre cette opposition, ce jour-là, elle s'est au contraire éveillée...

Ils sont venus par milliers pour déposer une fleur sur le cercueil, mais seule une infime minorité d'entre eux a pu finalement entrer dans l'église. Bien trop nombreux pour une cérémonie qui a duré moins d'une heure.

"Même si on n'entre pas, l'important, c'est d'honorer sa mémoire.", dit une femme dans la foule.

A l'intérieur, le visage du défunt est visible dans son cercueil ouvert. Vêtue d'un fouloir noir, la mère d'Alexeï Navalny est là, assise face à son fils mort en prison à 47 ans.

Pour être sûrs de rentrer, certains sont venus trois heures en avance, des Russes de tous âges.

'Ce n'est pas un peu dangereux d'être ici ?", interroge une journaliste.

"C'est impossible de ne faire qu'avoir peur, on en a assez d'avoir peur", répond un jeune Russe.

"Navalny, c'était une personne qui a inculqué aux gens dans notre pays cette envie de politique, d'action, cette idée qu'on peut ne pas être d'accord et qu'on doit aider notre société pour former une société civile.", témoigne un autre.

"Je pense que l'important est de ne pas abandonner, d'aller plus loin...", dit un autre, reprenant les propos de Navalny dans une interview testament, enregistrée avant son retour en Russie en 2021...

"Je n'ai qu'une chose à dire : il ne faut pas abandonner, si ça arrive, cela veut dire que nous sommes extraordinairement forts, s'ils ont décidé de me tuer.", avait-il déclaré.

 

Devant l'église, plusieurs ambassadeurs dont les représentants de la France, des Etats-Unis et de l'Allemagne, se sont retrouvés pour un hommage silencieux.

Après la cérémonie, la famille est sortie avec le cercueil, et derrière eux, une foule immense s'est dirigée vers le cimetière.

Sur le chemin, la foule criait : "Non à la guerre !" On entendait encore : "La Russie sans Poutine !" et "Nous ne pardonnerons pas..."

Ce sont aussi des messages politiques qui ont accompagné Alexeï Navalny en terre, des messages risqués aujourd'hui en Russie. Selon un média d'opposition, 56 personnes ont été arrêtées dans le cadre des hommages rendus à Alexeï Navalny.

Il y a donc une Russie qui soutient Poutine, une autre qui subit et se tait et puis cette opposition qui, malgré les menaces, s'insurge et exprime son émotion...

Que risquent ces hommes et ces femmes qui ont fait ce choix de sortir dans la rue et qui ont pu être identifiés par les hommes du FSB ?

Ils risquent la prison, en tout cas pour ceux qui ont scandé : "Non à la guerre!", car ce slogan est interdit en Russie.

Ce qu'on a vu au cours de ces funérailles, ce n'est pas anecdotique : quelques milliers de personnes, cela peut nous paraître peu à nous occidentaux, mais dans la Russie d'aujourd'hui, c'est beaucoup. On n'avait pas vu autant de monde contre Poutine, au moins depuis le début de la guerre en Ukraine. Cela ne veut pas dire pour autant que le pouvoir de Vladimir Poutine est directement menacé et ici tout le monde est convaincu que dans deux semaines, lors de l'élection présidentielle, il sera reconduit au Kremlin car la grande majorité des Russes, soit elle soutient Vladimir Poutine, soit elle se tait et tout cela est savamment entretenu par la télévision russe qui n'a pas dit un seul mot de l'enterrement d'Alexeï Navalny dans les grands JT."

 

Surtout, pas de vagues ! Montrer des opposants qui défilent en masse, même cette simple image peut être considérée comme un danger pour le pouvoir de Vladimir Poutine.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-vendredi-1-mars-2024_6357103.html

 

 

 

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