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4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 12:43
Des révoltes dans l'armée russe ?

 

Une solde versée aux mobilisés russes qui s'avère très décevante... Le compte n'y est pas ! Des promesses non tenues qui suscitent des réactions de révolte...

 

"L'armée ukrainienne poursuit sa progression et les forces russes semblent sur le point de quitter Kherson dans le sud de l'Ukraine... et voici que le Kremlin est confronté à un autre problème : la grogne de certains mobilisés qui se plaignent de ne pas être assez payés... parfois, très loin de ce qu'on leur a promis.

 

Depuis plusieurs semaines, les plaintes remontent sur les réseaux sociaux, et ces derniers jours, le mouvement semble prendre une certaine ampleur.

 

Et dans quelques centres de formation, il y aurait même eu des révoltes. Une vidéo circule depuis deux jours sur les réseaux sociaux russes : on y voit une centaine d'hommes rassemblés autour de deux officiers dans la cour d'un centre d'entraînement dans le centre de la Russie européenne...

 

Rien qu'au ton, on comprend que ces mobilisés ne sont pas contents...

"Quand je suis allé au bureau de recrutement, explique un soldat, le commissaire-militaire m' a dit que d'ici deux trois jours, je toucherai 300 000 roubles..."

"Ce n'est pas possible", répondent les officiers. Les soldats protestent. D'après certains médias, ils se seraient mis en grève ! Et il aurait fallu l'intervention de CRS version russe pour mater la mutinerie.

 

Cet épisode n'est pourtant pas le premier...

Le gouvernement russe a laissé le soin aux régions de payer les soldats mobilisés, et manifestement tous ne sont pas logés à la même enseigne. En Bachkirie, les familles racontent qu'elles n'ont reçu que 1800 roubles, 30 euros depuis le départ des pères de famille. 

Une misère !

 

Il y a 15 jours Vladimir Poutine avait pourtant promis que les mobilisés ne toucheraient pas moins de 195 000 roubles par mois, soit 4 fois le salaire médian en Russie.

Mais, manifestement, les désirs du Kremlin ne sont pas des ordres pour tout le monde.

 

Par ailleurs, alors que la mobilisation partielle est officiellement terminée, les témoignages affluent de Russes qui reçoivent encore des convocations pour se rendre aux bureaux de recrutement. Il semble y avoir un gros décalage entre le discours du ministère russe de la défense et la réalité..."

 

Des soldats mal équipés, mal entraînés, mal payés, décidément l'armée russe est à la peine...

Face à cette incurie du pouvoir russe, Vladimir Poutine a donc choisi la stratégie de la terreur : bombarder des cibles civiles, des sites énergétiques pour priver les Ukrainiens d'eau, d'électricité, leur rendre la vie impossible. La Russie poursuit son offensive sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, privant des millions de personnes d’électricité et de chauffage.

 

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h00-aurelie-kieffer-du-jeudi-03-novembre-2022-7828956

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/guerre-en-ukraine-le-salaire-de-la-peur-pour-les-soldats-russes_5404627.html

Des révoltes dans l'armée russe ?
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2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 10:40
Chanson pour un espion...

 

Au cours d'une conférence, Marc Simon, musicien-poète, nous emmène dans un film sonore... celui des films et des séries d'espionnage... Suspense et péripéties sont portés par des lignes mélodiques empreintes d’inquiétante étrangeté.

 

Marc Simon, musicien-poète, nous propose un voyage musical à travers les bandes originales de films et séries d’espionnage. Du Prisonnier (1967-1968) mis en son par l’Australien Ron Grainer, au Bureau des Légendes (France 2015-2020) composé par le Français Rob, des compositeurs célèbres tels Lalo Schifrin (Mission Impossible), Monty Norman puis John Barry (James Bond) sont sans doute pour beaucoup dans le succès rencontré !

 

Marc Simon cite d'abord Monty Norman compositeur du célèbre thème de James Bond... On parle plus souvent de John Barry qui est l'arrangeur...

 On constate que pour de nombreux films, il n'y a pas un seul compositeur, mais des équipes...

On écoute alors Marc Simon égrener à la guitare quelques notes de ce thème...

 

Puis, Marc Simon évoque la vie de Victor Young, célèbre compositeur américain : il est né à Chicago dans une famille de musiciens juifs, son père est membre d'une troupe d'opéra itinérante. Il fait étudier à Victor le violon à l'âge de six ans puis l'envoie en Pologne en 1910 séjourner chez ses grands-parents et étudier la musique au Conservatoire impérial de Varsovie. Victor travaille ensuite le piano à Paris avec Isidor Philipp. Il revient en 1920 aux États-Unis et entre dans l'orchestre du Central Park de Chicago. Il part pour Los Angeles et est engagé comme violoniste.

Il est nommé directeur musical des théâtres de la Paramount puis au milieu des années 1930 part pour Hollywood où il compose de la musique de film, enregistre de la musique populaire et fournit des arrangements pour des chanteurs populaires comme Bing Crosby.

On lui doit également la musique de grands classiques comme Rio Grande et L'homme tranquille pour John Ford, Pour qui sonne le glas de Sam Wood, le film d'aventures Scaramouche de George Sidney, les westerns L'Homme des vallées perdues et Johnny Guitare (chanson Johnny Guitar).

On lui doit encore la musique du film de Fritz Lang : Espions sur la Tamise... titre original : Le Ministère de la peur.

Voici le scénario :

Un homme gagne, lors d'une vente de charité, un gâteau bourré de microfilms et se retrouve mêlé, malgré lui, à une inquiétante affaire d'espionnage au cours de laquelle il est poursuivi par les services secrets nazis. 

Marc Simon nous fait écouter la bande annonce de ce film : la lumière s'éteint, cris de terreur, coups de feu tirés dans le noir... on est dans l'hyperbole, l'exagération. Le héros est accablé de malheurs; mais le film déroule aussi une belle histoire d'amour, une sorte de paradis dans l'enfer de cette histoire...

 

Mais au fait, qu'est-ce qu'un espion ? Un agent de renseignements qui vit dans un monde obscur, non familier, entouré de forces maléfiques... Et on peut se poser cette question : quelle est la véritable vie d'un espion ? Dans les films, il est souvent représenté comme un être invincible...

 

Imaginons sa vie, sa vraie vie :

Il s'appelle Jean John, qu'est-ce qu'il fait ? Il mène la grande vie dans des hôtels de luxe ?

Non, en fait, il fouille les poubelles pour se nourrir, il saute des repas, il souffre, alors que dans les films, les espions ne souffrent jamais.

Il souffre aussi moralement, car il est loin de sa famille, il attend souvent, comme le fait un acteur de cinéma, il est caché...

Puis, soudain, il saute dans un train, il voyage dans un pays étranger : là, il surveille des gens qui ont une double vie. Jean John se glisse dans une ambassade, prend part à une fête, il doit faire bonne figure, il danse avec la femme du consul... il a déjà repéré 3 personnes, pendant que l'orchestre joue...

Jean John reprend des amuse-gueules, il profite de la soirée, mais il a trop mangé de caviar : pour digérer, il danse avec la maîtresse de l'ambassadeur...

Les derniers invités sont partis, mais il a mal au ventre, il a trop mangé... Eh oui, un espion, ça peut avoir mal au ventre !

Il arrive tout de même à s'éclipser.

 

Ainsi, les films d'espionnage ont des points communs avec les films noirs : une vie nocturne, interlope pour les personnages.

On songe au Faucon maltais (The Maltese Falcon),  un film américain de John Huston sorti en 1941, d’après le roman policier du même nom de Dashiell Hammett paru en 1930. Le Faucon Maltais est considéré comme l'archétype du "film noir" et celui qui a révélé l'acteur Humphrey Bogart, dans le rôle du détective privé Sam Spade.

Dans ces films, on trouve trois types de personnages : le truand, le policier et la femme fatale.

Et cette femme est souvent une chanteuse...

Ici brigade criminelle (titre original : Private Hell 36) est un film américain réalisé par Don Siegel, sorti en 1954, encore un film noir : la musique de Leith Stevens a toutes les caractéristiques d'une musique qui évoque le suspense : des coups de percussion, vibraphone, saxophone... et voici qu'apparaît la femme fatale, une chanteuse qui a des rôles multiples : activité de renseignements, elle connaît des malfrats, c'est un personnage de femme libre, complexe...

 

 

Mais revenons à Jean John : il est dans la panade...enfermé dans les toilettes d'un club de jazz, il réfléchit, il s'est caché dans les toilettes des femmes... on va vite le repérer... il temporise... Mais comment va-t-il s'en sortir ?

 

Alfred Hitchcock s'est aussi lancé dans le film d'espionnage avec L'Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much), sorti en 1956. Le réalisateur avait déjà tourné une première version du film en 1934. Musique : Bernard Herrmann.

Le scénario :

Des comploteurs ont prévu d’assassiner un politicien assistant à un concert donné au Royal Albert Hall de Londres. Afin d’éliminer sa cible discrètement, le tueur a prévu son coup. Caché dans une loge de la prestigieuse salle de concert, l’assassin doit synchroniser son tir avec un coup de cymbale puissant qui couvrira la détonation de son pistolet. Il s’agit de la cantate The Storm Clouds, Les nuages de tempête une musique composée par un certain Arthur Benjamin. 

Arthur Benjamin était le compositeur du tout premier film L’Homme qui en savait trop d’Hitchcock sorti en 1934. Lorsque le réalisateur a tourné le remake de ce film en 1956, il a demandé à Arthur Benjamin l’autorisation de réutiliser cette musique pour la scène de meurtre. Le compositeur a accepté et la cantate a donc été réarrangée par Bernard Herrmann. C’est d’ailleurs ce dernier que l’on peut voir à l’écran dans la seconde version de L’Homme qui en savait trop, il dirige l’Orchestre Symphonique de Londres lorsque le coup de cymbale fatal est donné. Une magnifique orchestration !

 

Bientôt va apparaître le héros de Ian Fleming : en 1962, James Bond contre Dr No avec Sean Connery et Ursula Andress. La musique est signée Monty Norman, orchestrée par John Barry. Une des musiques les plus célèbres et les plus réussies...

 

Retour à Jean John : poursuivi dans le métro, il court dans les couloirs, il galope... Il va se réfugier au Rugby Bar de La Placette, à Nîmes. Là, une TV est allumée : on passe une vieille série britannique des années 60, Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Musique de Laurie Johnson.

 

En fait, plusieurs musiques ont été écrites : Johnny Dankworth (saisons 1-3) Laurie Johnson (saisons 4-6) Howard Blake (saison 6).

Dans cette série, homme et femme sont presque à égalité : c'est inédit !

Une autre série va lui emboîter le pas : Des Agents très Spéciaux, une série télévisée américaine totalisant 105 épisodes de 49 minutes chacun, dont 29 en noir et blanc. Deux espions, l'Américain Napoleon Solo (Robert Vaughn) et le soviétique Illya Kuryakin (David McCallum), doivent travailler ensemble au service du "Commandement uni du réseau pour la loi et son application". Ils doivent lutter contre une organisation criminelle internationale baptisée THRUSH. Deux espions américain et russe travaillent de concert, difficile à imaginer de nos jours !

 

Une des musiques les plus réussies est celle de la série : Mission impossible. Lalo Schifrin, un compositeur argentin, en est l'auteur. 171 épisodes au total !

 

Et puis, Le Prisonnier (The Prisoner) est une série télévisée britannique en dix-sept épisodes de 52 minutes, créée par l'écrivain et ancien agent des services secrets1 George Markstein et Patrick McGoohan, acteur principal, scénariste et producteur délégué de la série. 

Le Prisonnier utilise les ficelles du roman d'espionnage, teintées de science-fiction, d'allégorie et de drame psychologique. Une série équivoque, glauque, pas très loin de l'univers de Kafka.

La musique fait appel à des percussions, des timbales, des bongos, et les orchestrateurs s'en donnent à coeur joie pour restituer une ambiance mystérieuse.

"Vous êtes le numéro 6 ! Je ne suis pas un numéro ! Je suis un homme libre !"

Ainsi, Le Prisonnier parle surtout de la condition humaine de plus en plus contrôlée dans la modernité.  Et si le Village du Numéro 6 n'était autre que celui, global, qu'on nous propose aujourd'hui ?

 

Patrick McGoohan avait joué dans une série précédente : Destination Danger qui avait obtenu beaucoup de succès.

On peut évoquer aussi L'homme invisible : Après un accident de laboratoire, Peter Brady, un scientifique londonien, devient invisible. Devenu détective privé, il collabore également avec les services secrets britanniques, tout en continuant à mener des recherches afin de retrouver sa " visibilité ". Inspiré du roman de Wells, la série est tirée vers l'espionnage : le personnage peut espionner partout, grâce à son invisibilité, c'est pratique...

 

Puis, très rapidement, des réalisateurs ont tourné des pastiches et des parodies...

En 1965, Max la Menace, série télévisée américaine en 138 épisodes de 25 à 26 minutes, créée par Mel Brooks et Buck Henry. Le personnage s'appelle Maxwell Smart mais il fait beaucoup de bêtises.


Autres parodies : Les Tontons flingueurs de Georges Lautner, musique de Michel Magne...

Les Barbouzes en 1964, Le Monocle rit jaune de Georges Lautner, encore.

 

On peut citer aussi un film italien, Cet espion qui venait du surgelé,  réalisé par Mario Bava, avec Vincent Price, un film d'un grotesque monstrueux... ce n'est pas une réussite.

 

Les Anglais ne sont pas en reste avec Mr Bean, une série télévisée britannique en 15 épisodes. Elle met en scène le personnage de Mr Bean, créé par Rowan Atkinson (qui joue lui-même le rôle de Mr Bean) alors qu'il était à l'université. Il s'agit, comme le décrit son créateur, d'un "enfant dans le corps d'un adulte" pour qui tout événement de la vie de tous les jours devient une source d'ennuis et prend parfois des proportions insoupçonnées. Il se caractérise également par sa tendance à trouver une solution totalement improbable à ses problèmes. 

 

Au service de la France est une série télévisée française de deux saisons créée par Jean-François Halin, Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès, réalisée par Alexandre Courtès (saison 1) et Alexis Charrier (saison 2) et diffusée, pour la première saison du 29 octobre au 12 novembre 2015 sur la chaîne franco-allemande Arte. La deuxième saison est diffusée à partir du 5 juillet 2018 toujours sur Arte. 

La série parodie les films d'espionnage sur les services secrets français du début des années 1960, symbole d'une France coloniale en déclin.

 

 

 

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 12:58
L'infantilisation des masses...

 

"Le peuple est mineur : on s'adresse à lui sur un ton enfantin...", écrit Christian Vigouroux dans son ouvrage La société du dédain.

Il suffit de voir les publicités à la télé pour en être convaincu : des messages répétés inlassablement, des couleurs criardes, des musiques tonitruantes, des personnages de dessins animés qui veulent nous inciter à consommer des produits chocolatés... le consommateur pourra se gaver de Kitkat, avec un grand verre de Coca Cola... matraquage, bourrage de crânes...

 

 

Que dire d'internet ? L'écran nous enferme dans un monde de jeux vidéos, une ronde de divertissements sans fin... un monde clos de repliement sur soi, un cocon qui nous fait oublier les réalités... le monde de l'enfance...

 

"Curieusement, nous sommes tous devenus depuis vingt ans des espions de pacotille réduits aux mots de passe, aux codes d'accès, aux mises à jour : l'existence quotidienne ressemble à un jeu de pistes où payer sa facture d'électricité, tirer de l'argent à sa banque, prendre rendez-vous chez le médecin demande un attirail digne des services.", écrit Pascal Bruckner.

De fait, il nous faut sans cesse taper des codes qui se multiplient...

Code de carte bancaire, code d'accès à l'ordinateur, digicodes en tous genres... un univers codé, chiffré qui donne le tournis et fait perdre la tête...

 

Devant les écrans, nous voici vautrés, assis comme des enfants sages...

Nous voici réduits à l'immobilité, à la passivité...

Et Pascal Bruckner de citer "les cas extrêmes de ces adolescents japonais retranchés du monde, vissés sur leurs écrans jour et nuit, livides et farouches, qu'on nourrit par plateaux-repas glissés sous leur porte."

Et bien sûr, cet enfermement conduit au grignotage permanent, à l'obésité, et à encore plus d'immobilité...

Les écrans nous cernent... et nous ne pouvons guère y échapper...

 

Bientôt des robots parlants vont même veiller sur nous, des machines connectées qui nous donneront des conseils : santé, nourriture, etc. Avec la 5G, ces équipements risquent se multiplier...

Ce sera le stade ultime de l'infantilisation des masses avec le métavers... un "méta univers" où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo. Le metavers incarne l'avenir du réseau social, selon son fondateur, Mark Zuckerberg. 

Bientôt, des gens équipés de masque de plongée, coupés du monde réel, enfermés dans leur univers parallèle.

Le degré suprême de l'infantilisation !

 

Sources :

La société du dédain de Christian Vigouroux

Le sacre des pantoufles de Pascal Bruckner

 

 

L'infantilisation des masses...
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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 13:36
Lumières d'automne au soleil couchant...

 

 

De douces lumières sur le canal : les roux, les ocres des arbres sont magnifiés par les derniers éclats du soleil en cette fin de journée d'automne...

 

 

Les arches des ponts s'illuminent de reflets argentés, dorés... ondoiements, éclairs de feux sur les ondes...

 

 

On admire des feuilles, étoiles rousses tombées sur le miroir bleu du canal...

 

 

 

Le jet d'eau lance ses envolées d'embruns et son doux murmure vers le ciel...

 

 

 

Cette brume d'eau transperce les arbres roux et les enlumine de ses teintes argentées...

 

 

Sur le canal, encore des myriades de feuilles, les ombres des arbres qui s'étirent, des camaïeux de verts, de bleus, d'ombres et de lumières...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 12:38
Du JAZZ pour les petits et les grands enfants...

 

Un cadre majestueux : le temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine, à Nîmes... pour un spectacle de jazz qui sollicite les spectateurs, petits et grands, avec des rythmes, des chansons, en français, anglais, créole...

Lors de ce concert, le duo AMALEA (Léa Amable et Marc Simon) nous a fait découvrir de nombreuses facettes du blues : origines, historique, voix féminines et masculines…

 

A travers compositions et standards, les styles les plus variés de cette musique venue du Sud des Etats-Unis, désormais répandue dans le monde, se succèdent : depuis le  fife & drum (fifre & tambour) d’Otha Turner jusqu’à ses formes les plus contemporaines en passant par ses dimensions poétiques…

Le blues est un chant né à la fin du 19ème siècle parmi les ouvriers et les esclaves noirs dans le sud des Etats Unis : ils avaient des manières de communiquer très particulières... ils ont inventé un système avec des percussions pour communiquer entre eux.

 

 Le blues est aussi à l'origine une technique vocale, avant d'être joué sur un instrument. 


Les esclaves ont commencé à chanter pour se donner du courage lors des travaux dans les champs de coton. Les esclaves ont ajouté les percussions corporelles pour accompagner leurs chants, car les Blancs avaient supprimé et interdit les instruments de musiques. Les tambours étaient jugés subversifs, car leurs rythmes codés servaient à communiquer entre les plantations, comme en Afrique.

Le spectacle s'ouvre sur un chant de travail qui est aussi un chant religieux : No more my lord, rythmé par des battements des mains...

 

"No More, My Lord
No more, my Lord,
No more, my Lord,

Lord, I'll never turn back no more.
I found in Him a resting place,
And He have made me glad.

Pas plus, mon seigneur
Pas plus, mon Seigneur,
Pas plus, mon Seigneur,

Seigneur, je ne reviendrai plus jamais.
J'ai trouvé en Lui un lieu de repos,
Et Il m'a rendu heureux."

 

 Pour trouver du réconfort, les esclaves se sont ainsi réfugiés dans des chants religieux...

"Shall not, I shall not be moved.
Non jamais on ne me fera bouger
I shall not, I shall not be moved.

Like a tree planted by the water, I shall not be moved
Comme un arbre planté au bord de la rivière,

On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
Like a tree planted by the water, I shall not be moved.
Comme un arbre planté au bord de la rivière..."

 

Puis, on écoute une chanson de Ma Rainey : See See Rider Blues. Ma Rainey  est l'une des premières chanteuses de blues américaines connues,.. Elle fut surnommée "la Mère du Blues". Elle fit beaucoup pour développer et populariser le blues, et eut une influence décisive sur les générations suivantes de chanteuses de blues et sur leurs carrières.

"I'm so unhappy,
I feel so blue.
I always feel so sad.
I made a mistake
Right from the start.
Oh, it seems so hard to part.
Oh, but this letter
That I will write,
I hope he will remember,
When he receive' it.
 
Seeee see, rider.
See what you done done.
Lawd, lawd, lawd.
 
Made me love you,
Now your girl done come.
You made me love you,
Now your gal done come"

Cette chanson, signée Ma Rainey et Lena Arent, mais inspiré d'un air de blues traditionnel, fut reprise par un grand nombre d'artistes.

 

On découvre encore des chansons de Louis Armstrong, de Billie Holiday, Nina Simone,  Cab Calloway, des grands noms du jazz...

 

Léa Amable et Marc Simon interprètent aussi des chansons de leur composition : une jolie récré-blues pour les enfants, ou encore ce titre : Wolf man blues..., une histoire de loup fait homme ! Ouh ! Ouuuh, Aouuuuh.

 

Un beau moment de détente pour les Nîmois petits et grands venus assister à ce concert...

Ce spectacle sympathique a été présenté dans de nombreuses écoles de la région nîmoise... pour le plus grand bonheur des enfants.

 

 

 

 

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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 09:40
Sommes-nous vraiment décadents ?

 

Vladimir Poutine en guerre contre l'Ukraine dénonce sans cesse la décadence de l'occident... - En s'attaquant au militantisme LGBT, à la pensée "woke" et au supposé "satanisme" de l'Europe et des États-Unis, le chef du Kremlin fustige notre "décadence".

 

 Devant les ministres, les députés, les sénateurs et d'autres représentants de l'État russe, le chef du Kremlin a déclaré : "Voulons-nous que notre Russie ne soit plus notre patrie ? Que nos enfants soient pervertis, qu'on leur dise qu'il existe d'autres genres que les hommes et les femmes ? Qu'on leur propose de faire des opérations pour changer de sexe?"

 

 Vladimir Poutine a aussi affirmé : "Beaucoup de pays euros-atlantiques sont en train de rejeter leurs racines, dont les valeurs chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Ils sont en train de renier les principes moraux et leur identité traditionnelle, nationale, culturelle, religieuse et même sexuelle."

 

On peut y voir une déclaration de guerre à l'occident et à ses valeurs que Poutine juge perverties...

 

Et pourtant, comme l'affirme Pascal Bruckner, "ni la reconnaissance de la lutte des femmes et des homosexuels ni l'affaiblissement de la foi aveugle, ni la garantie d'un certain confort ne sont en soi des facteurs de déclin : au contraire, il s'agirait plutôt d'une marque de civilisation. On peut critiquer les excès de l'émancipation (comme dans le wokisme) sans renoncer à cette dernière."

 

L'évolution des droits des femmes, la fin de la persécution des homosexuels, le recul d'une religion sectaire qui brime les femmes, qui les emprisonne dans un carcan sont des indices de progrès, et de civilisation.

Qui pourrait en douter ?

En Russie, "peu de sujets suscitent autant de rejet unanime que l'homosexualité. Les degrés de cette attitude négative varient du mépris affiché à la violence verbale et physique... Les différentes organisations de défense des minorités sexuelles internationales classent la Russie parmi les pays les moins tolérants à cet égard", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

Est-ce là une preuve de civilisation ?

 

Quant aux droits des femmes, on est "surpris de voir la Douma adopter en 2016 une loi sur la décriminalisation de la violence familiale (sauf récidive) à laquelle la majorité de la société a exprimé son soutien." Les femmes, en Russie, sont aussi plus ou moins écartées de la vie politique...  En 20 ans, la part des femmes dans l'exercice des fonctions politiques est passée de 30 à 10 % selon une étude menée par la faculté d'économie de l'université d'État de Moscou,

 

Alors quand Poutine évoque la décadence de l'occident, il ferait bien de balayer devant sa porte...

Le recul des droits des femmes, l'intolérance face à l'homosexualité sont des signes de régression... et de décadence...

 

 

 

 

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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 11:35
Vladimir Poutine a-t-il perdu la guerre ?

 

Problèmes de paiement des soldats mobilisés en Russie, problèmes d'équipements, d'entraînements... décidément, l'armée russe est à la peine...

Est-il bien raisonnable d'envoyer des soldats mal préparés, mal équipés, faire la guerre ?

 

Kadyrov, l'allié Tchétchène de Poutine, a même proposé d'envoyer ses fils sur le front : des adolescents âgés de 14, 15 et 16 ans. 

Quelle folie ! On les voit sur une vidéo lourdement armés : mise en scène, propagande, images truquées ? Probablement...

 

Certains se hasardent à dire que Vladimir Poutine a perdu la guerre. C'est ce qu'affirme le Général français Michel Yakovleff : "Poutine a perdu la guerre, mais il ne l'a pas encore compris".

 

"Après bientôt huit mois de conflit, la Russie semble plus que jamais en difficulté en Ukraine. Dorénavant incapable d'avancer dans le Donbass, elle a, en septembre, subi une défaite majeure face aux forces ukrainiennes dans la région de Kharkiv. Dans l'oblast de Kherson, dans le sud du pays, où ses forces sont cernées depuis plusieurs semaines par l'armée ukrainienne, la situation reste difficile."

 

Les bombardements de sites civils, centrales électriques, installations énergétiques, sont une façon de semer la terreur en Ukraine... Ces attaques rendent les populations très vulnérables avec l'arrivée prochaine du froid et de l'hiver. Une nouvelle guerre du froid a commencé.

Une tactique de la terreur qui discrédite l'armée russe...  l'objectif : détruire les infrastructures ukrainiennes, dans le seul but de rendre l’hiver impossible pour les citoyens ukrainiens...

 

"L'un des gros problèmes avec la mobilisation tardive lancée par Vladimir Poutine, c'est que la Russie est confrontée à un cruel manque d'encadrement pour préparer les 300 000 hommes qu'elle veut recruter."

 

Les Russes ont été contraints de s'engager pour aller combattre les Ukrainiens, une mobilisation forcée :  cette armée russe n'a donc aucune envie d'aller se battre en Ukraine et cela va vite se ressentir sur sa motivation.

La Russie manquerait aussi de matériels et de munitions...

 

Certains redoutent que Vladimir Poutine ait recours à l'arme nucléaire, mais les conséquences pourraient être alors dramatiques pour la Russie et le monde : on pourrait se diriger vers une troisième guerre mondiale apocalyptique.

 

Source :

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/general-michel-yakovleff-poutine-a-perdu-la-guerre-mais-il-ne-l-a-pas-encore-compris_2182214.html

 

 

 

 

Vladimir Poutine a-t-il perdu la guerre ?
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23 octobre 2022 7 23 /10 /octobre /2022 13:00
Des yeux verts dans le jardin...

 

 

Museau doré, yeux verts, un chat s'est installé sur un muret du jardin...

 

 

 

Sa fourrure blanche veinée de gris, irisée par un soleil automnal, est magnifiée par cette douce lumière...

 

 

 

 

Quel doux regard ! Quelle attention ! Quelle intensité dans la contemplation ! Quelle curiosité !

 

 

 

 

Puis, soudain, quel détachement, quel abandon ! Quelle sérénité ! Quelle présence apaisante !

 

 

 

 

Le chat tombe à la renverse, roule sur le dos, puis ferme doucement les yeux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 11:53
Un duo enchanteur...

 

Au programme : flûte et harpe pour ce concert empli de charme et de douceur... A la harpe, Martine Flaissier, à la flûte, Claire Sala...

Avant le spectacle, on a le loisir d'admirer la harpe, magnifique instrument sculpté, incrusté de ramages, aux teintes dorées. Les formes, les couleurs nuancées, la matière, un bois d'épicéa en font un objet précieux, une véritable oeuvre d'art.

 

Le concert s'ouvre avec une sonate de Donizetti emplie d'élégance, de légèreté qui nous invite à l'apaisement et au rêve... Merveilleuse musique aux sons enchanteurs ! On se laisse bercer par ce morceau si doux...

 

La célèbre Sérénade de Schubert nous emporte encore dans un monde de rêve... Quelle harmonie, quelle finesse !

 

Puis, c'est une sonate en do mineur de Ludwig Spohr qui nous ravit par sa mélodie envoûtante, tantôt douce, tantôt virevoltante... un compositeur allemand du 19ème siècle que je ne connaissais pas...

 

Les deux musiciennes nous emmènent ensuite En bateau, avec la Petite Suite de Debussy : on se laisse porter au fil de l'eau par cette mélodie très évocatrice... on perçoit un léger bruit de vagues, le léger roulis de la mer... On s'y croirait...

 

On est encore ébloui par cet air alerte, vif, clair, élégant, enjoué dans ses "espagnolades" prestement enlevées : Entracte de Jacques Ibert...

 

On écoute avec ravissement les murmures de La Source d'Alphonse Hasselmans, un morceau composé pour la harpe...

 

Quant à l'Elégie de Tedeschi, quelle élégance, quel enchantement dans cette musique qui tourbillonne et nous emporte dans ses volutes !

 

Un vertige de notes à la harpe pour ouvrir le dernier extrait : La Czardas est une composition de musique classique du compositeur italien Vittorio Monti (1868-1922). Il s'agit d'une rhapsodie pour violon et orchestre composée en 1904 et inspirée par la csárdás, une danse hongroise. C'est de loin la pièce la plus connue de Vittorio Monti...

Une musique sur un rythme endiablé, un tourbillon... qui s'apaise et nous invite encore à une douce rêverie...

Puis, le rythme s'accélère à nouveau et nous emporte dans un éblouissement de notes !

Un merveilleux moment d'écoute, de concentration, de ravissement au cours de ce spectacle...

 

Ce concert fut aussi l'occasion de découvrir cet instrument peu connu : "la harpe qui fait partie des instruments les plus anciens puisque la première harpe que l'on a retrouvée date d'environ 3500 ans avant J C. A l'origine, c'était un arc sur lequel on avait tendu trois cordes... Depuis ce temps-là, l'instrument a beaucoup évolué. La harpe dans sa forme actuelle date de 1811, et depuis il n'y a guère eu d'évolution.", nous explique Martine Flaissier.

 

"Une harpe de concert a 47 cordes : il y a des cordes de couleur, pour qu'on puisse les repérer puisque nous n'avons pas de repère tactile. Les do sont rouges et les fa sont noirs ou bleus. Les autres cordes sont incolores.

Au bas de la harpe, il y a 7 pédales qui correspondent chacune à une note. Avec ces pédales, nous pouvons faire des altérations, c'est à dire bémol, bécarre, dièse... ainsi, sur chaque corde, on peut faire trois notes. Donc, je vous laisse calculer : 47 multiplié par 3, cela fait beaucoup.

 

Donc, on travaille, en fait, autant avec les pieds qu'avec les mains : les pédales sont comme les touches noires du piano. Ces pédales sont reliées par des tringles qui passent dans la colonne et qui viennent actionner des fourchettes : quand on appuie sur une pédale, la fourchette tourne et pince la corde à deux endroits différents... Dans la partie haute de la harpe, il y a 2500 pièces de mécanique : c'est extrêmement complexe.

 La table est faite en épicéa, un bois très solide. L'instrument pèse 50 kg !"

 

Un moment délicieux passé auprès de ces deux musiciennes pleines de talent...

 

 

 

 

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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 09:48
S’endavalèm de vos... Nous descendons de vous...

 

 Voici un bel hommage aux troubadours, à ces poètes d'autrefois, chanteurs, musiciens, créateurs qui se sont illustrés au Moyen Age, par des oeuvres d'une diversité et d'une créativité étonnantes... un hommage que l'on doit à Francis Cabrel dans sa chanson "Rockstars du Moyen Âge".

Le mot "troubadour" chante le sud, la langue d'oc, celle du soleil, de la mer, des collines, des paysages méditerranéens.

 

Et c'est cette langue du sud, l'occitan que Cabrel met à l'honneur dans ce texte.

 

Le titre lui-même de la chanson unit et réunit le présent et le passé : Rockstars del Media d'Atge...

Pourquoi donc parler de "langues anciennes" ? L'occitan, c'est aussi notre langue, notre littérature qui a brillé pendant des siècles et qui a raconté l'humanité, ses joies, ses peines, ses amours... La répétition du mot "même" souligne bien ce lien avec le passé dès la première strophe.

 

Et le poète s'adresse directement à ces écrivains du passé, en employant la deuxième personne du pluriel, une façon de faire revivre ces précurseurs que nous avons tendance à oublier :

"C’est écrit dans vos pages
en mieux et bien avant nous."

 

Dans la strophe suivante, Cabrel restitue toute une époque, une ambiance, grâce à quelques détails bien choisis : la plume des poètes,  leurs chants dédiés à des dames, la lenteur du pas des chevaux...

"Vous, c’est un trait de plume,
c’est le pas des chevaux,
c’est chanter à vos Dames
tout ce qu’il y a de plus beau..."

Les sonorités de sifflantes  "s" et chuintantes "ch" traduisent toute la délicatesse de ces poètes d'autrefois...

 

Cabrel évoque ces poèmes de l'Amour courtois, des chants qui honoraient la beauté des visages et des coeurs... Le superlatif et des équivalents de superlatifs "loin au dessus de tout" viennent souligner la profondeur et la sincérité des sentiments.

 

Et la réussite de ces chants d'amour, c'est que chacun peut s'y associer et s'y reconnaître, comme le fait une simple "fille à la fenêtre" :

"La fille à la fenêtre
qui chante les yeux clos
cherche à se reconnaitre
dans chacun de vos mots.
Ça vaut bien davantage
que le plus lourd bijou."

Cabrel peint là un véritable tableau en quelques traits : on voit l'encadrement de la fenêtre, les yeux clos de la jeune fille, on entendrait presque sa voix qui chante...

Et les mots du troubadour deviennent alors un trésor inestimable, comme le suggère le superlatif : "le plus lourd bijou."

 

On voit dès lors une scène de l'époque : le troubadour sous le balcon de la dame, armé d'un tambourin, dans la nuit venir chanter ses poèmes pour une "Belle en cage". La dame étant jalousement gardée et enfermée, le troubadour prend aussi des risques, avec pour "seule armure un tambourin"... cette image guerrière souligne ainsi une forme de danger à courtiser la belle...

 

La strophe suivante en occitan nous permet d'entendre cette belle langue :

"La filha a son fenestron
canta los uèlhs barrats
e dins cada cançon
espera se trobar.
Aquò val fòrça mai."

« La fille à sa fenêtre
chante les yeux fermés
et dans chaque chanson
espère se trouver.
Cela vaut bien plus. »

Il s'agit d'une version en occitan du troisième couplet...

 

Enfin, dans la dernière strophe, Cabrel rend précisément hommage à ces poètes d'autrefois, en citant quelques noms, autant de poètes du passé dont on a oublié les noms, et les oeuvres, autant d'auteurs dont les noms aux sonorités lointaines nous émeuvent et nous intriguent :

 
"Jaufré Rudel, Guillaume
Bernard de Ventadour
Pèire, Bertran de Born,
cent autres troubadours."

Francis Cabrel se veut l'héritier de ces troubadours oubliés, comme le soulignent les derniers mots de la chanson...


"On veille à l’héritage
guitares autour du cou."

Le refrain "Rockstars du Moyen Âge, nous descendons de vous." vient insister sur cette idée tout au long de la chanson.

 

La mélodie très douce, délicate, les choeurs, la langue occitane nous transportent au Moyen Age...

 


 


Paroles de « Rockstars du Moyen Âge »
 

https://lyricstranslate.com/fr/francis-cabrel-rockstars-du-moyen-age-lyrics.html

 

 

 

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