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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 13:35
Retraites : les Français paresseux ou clairvoyants ?

 

Comment la presse étrangère commente-t-elle les manifestations françaises contre la réforme des retraites ?

Le plus souvent, surprise, interrogations, indignation...

"La presse étrangère oscille entre incompréhension et étonnement face aux manifestations dans les rues françaises contre la réforme des retraites. 

"Plus d'un million de personnes ont manifesté en France", commente ainsi un journaliste portugais.

À chaque journée de grève, son reportage sur les ondes étrangères, avec parfois une pointe d'ironie. 

C'est le cas en Allemagne : "Le président français ne semble pas compris, et on connaît la France, hein ? Des manifestations monstres, des grèves et un grand mouvement de contestation qui commence..."

Aux États-Unis, une chaîne d'information a donné la parole à Craig Copetas, un ancien correspondant du Wall Street Journal à Paris, plutôt sévère. "Écoutez, les Allemands partent à 67 ans, les Espagnols à 65 ans, les Britanniques à 66… Vous savez, tout ce qui compte, c'est que tous les syndicats sont contre", a commenté le journaliste.

Le face à face entre Emmanuel Macron et ses opposants interroge en Belgique, en Suisse, en Allemagne.

 Un billet du célèbre New York Times questionne même : "Et si les Français étaient simplement paresseux ?"

Son auteur, Robert Zaretsky, y décrit surtout une vision du travail très différente outre-Atlantique.

Mon premier réflexe a été de me dire : "Mais quelle bande de clochards paresseux ! Comment osent-ils ? Je veux dire : le travail, c'est notre raison de vivre... Mais, en fait, tout bien réfléchi, je crois bien qu'avec le Covid, les Américains, aussi et en particulier les jeunes commencent à repenser la place du travail dans leur vie."

 

Alors, le regard sur les manifestants français serait-il en train de changer ?

C'est aussi l'avis d'un correspondant britannique, chroniqueur d'un magazine conservateur anglais :

"C'est vrai que dans le passé les Britanniques ont vu avec amusement la capacité des Français à descendre dans la rue. On a l'impression que vous faites grève toutes les semaines. Mais je crois que cette fois c'est un peu différent. On ne se moque plus des Français parce que nous avons exactement les mêmes problèmes économiques à présent."

 

Et selon lui, si les journalistes britanniques devaient parier sur l'issue du bras de fer, ils miseraient plutôt sur la ténacité des manifestants français."

 

Repenser la place du travail dans la vie, repenser le partage des richesses, revenir à plus de justice et d'égalité dans les salaires : voilà qui est essentiel.

On a vu lors de la crise du Covid toute l'importance de ces métiers : caissière, infirmier, personnel soignant, enseignant... des métiers dévalorisés par des niveaux de rémunérations insuffisants...

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/reforme-des-retraites-qu-en-pensent-les-medias-etrangers_5651912.html

 

 

Retraites : les Français paresseux ou clairvoyants ?
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14 février 2023 2 14 /02 /février /2023 13:28
J'ai rendez-vous avec vous...

 

Un rendez-vous qui comble un amoureux... un rendez-vous avec celle qu'on aime plus que tout : tel est le thème de cette chanson célèbre de Georges Brassens...

 

Dans le premier couplet, c'est "Monseigneur l'astre solaire" qui est mis en concurrence avec l'amoureuse... La personnification du soleil, l'emploi de la périphrase et le titre de noblesse lui donnent une importance évidente... 

Et, pourtant, l'amoureux ne s'en soucie guère : ce titre ronflant ne l'impressionne pas, comme le suggère bien l'expression familière : "j'm'en fous".

 

Peu lui importe d'être privé du feu solaire, ses préférences vont à la lumière des yeux de son amoureuse.

Voilà un bel hommage adressé au regard de la jeune femme, une jolie façon de souligner l'éclat de ses yeux.

Et le refrain vient souligner toute l'importance du rendez-vous amoureux :

"Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous"

 

Dans le deuxième couplet, apparaît un autre personnage qui s'enfle aussi de son rôle, et de ses prérogatives, comme l'indique l'expression : "Monsieur mon propriétaire"... puisqu'il est prêt à chasser son locataire, mais l'amoureux n'en a cure... 

C'est la "robe à froufrous" de la jeune femme qui devient alors sa "demeure".

Evidemment, on note une progression coquine dans les idées : il ne s'agit plus seulement d'admirer les yeux de l'amoureuse, mais de s'abriter sous sa robe...

 

Encore un autre personnage avec "Madame ma gargotière" qui use de son pouvoir pour chasser l'amoureux de sa table, ce qui permet encore de ménager une malicieuse progression : le poète pourra, à la place, se rassasier d'un autre menu : la chair du cou de la jeune femme...

 

Enfin, dans le dernier couplet, une autre instance est convoquée : "sa majesté financière", encore une appellation pompeuse... et c'est alors le coeur de la jeune femme qui devient un trésor inestimable : "une fortune" ! C'est alors l'amour qui est présenté comme l'essentiel.

On retrouve dans cette chanson un Brassens dédaigneux des biens matériels : Brassens refusait le luxe, l’argent étant fait pour être redistribué.

 

La mélodie enjouée, pleine d'entrain vient souligner le bonheur de l'amoureux comblé par le rendez-vous à venir.

 

On aime la simplicité du texte qui se présente comme un discours direct, avec l'emploi du présent, l'alternance de la première et de la deuxième personne.

On aime la progression malicieuse de cette jolie déclaration d'amour...

 

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-j-ai-rendez-vous-avec-vous

 

 

Photo : Pixabay

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13 février 2023 1 13 /02 /février /2023 13:29
Celle qui défie Poutine...

 

Une femme qui ose défier Poutine...

Une journaliste qui fustige le régime de Vladimir Poutine : elle évoque "un régime totalitaire", "une propagande" qu'elle compare à "une pieuvre qui tient le pays tout entier dans ses tentacules..."

On le voit : des mots très durs pour qualifier ce régime...

"En plein direct, la journaliste Marina Ovsiannikova avait osé défier Vladimir Poutine et sa propagande.

 

Un acte de courage en plein journal télévisé sur une chaîne d'état russe : elle avait déployé une pancarte où était écrit : "Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ici, on vous ment."

Aujourd'hui, elle est réfugiée à Paris. grâce à l’aide de Reporters sans frontières.

 

Menacée, elle s'est cachée pendant des mois en France, et elle s'est exprimée récemment sur son geste :

"J'avais peur de ne pas réussir à arriver jusqu'au studio. Je pensais qu’ils allaient m’arrêter avant et m’envoyer croupir dans les caves des services secrets russes. Personne n'aurait alors jamais su ce que je voulais faire..."

 

"Il n'y a plus aucun média libre en Russie. C'est un régime totalitaire avec une propagande qui imprègne tout comme une pieuvre qui tient le pays entier dans ses tentacules. Cette propagande est une des armes de Poutine, comme les kalachnikovs."

 

 

Après son geste de défi, Marina Ovsiannikova est interrogée pendant 14 heures, passe une nuit atroce en prison, mais elle est libérée.

Elle poursuit ses critiques contre la guerre menée par les Russes en Ukraine. Discréditer l'armée, c'est risquer 15 ans de prison.

Elle est alors assignée à résidence et porte un bracelet électronique.

 

Mais elle décide de fuir.

" J'avais très bien compris que la prochaine étape serait pour moi la prison ferme. Mon avocat m’a dit que je devais faire vite, que c’était ma dernière chance de fuir."

"Ma famille ne me soutenait pas : mon mari m'a retiré mon fils et ma mère ne cessait d'affirmer que ma place était en prison, parce que j'étais contre Poutine."

Pour fuir, il lui faudra couper son bracelet électronique et emprunter 7 véhicules... une évasion rocambolesque à travers le pays.

"J'étais paniquée, je me disais que c'était au delà des capacités humaines, j'ai demandé combien de kilomètres on devait marcher de nuit, cela devait être moins d'un kilomètre. Mais ça ne s'est pas déroulé comme prévu, on était très loin, on a marché pendant des heures jusqu'à la frontière en se repérant avec les étoiles, notamment la Grande Ourse."

 

 Marina Ovsiannikova laisse derrière elle un pays qu’elle aimait. Elle devra vivre en exil avec la peur de représailles."

 

Avec cet exemple, on perçoit la Russie comme un pays divisé, déchiré : une journaliste est rejetée par sa propre famille...

Vladimir Poutine mène une guerre fratricide qui fracture son propre pays.

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-marina-ovsiannikova-la-journaliste-qui-s-est-oppose-a-poutine_5651951.html

 

 

 

Celle qui défie Poutine...
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12 février 2023 7 12 /02 /février /2023 13:18
Les oiseaux bleus...

 

 

C'est l'hiver : un froid intense dans les jardins environnants...

 

 

Quelques graines, des noix broyées déposées sur un balcon afin de nourrir les oiseaux des jardins...

 

 

 

Soudain, des oiseaux aux teintes de bleu, de gris viennent picorer quelques graines...

 

 

 

Quelle promptitude, quelle vivacité ! A peine le temps de les entrevoir !

 

 

 

A peine le temps d'admirer leurs plumages chamarrés : des couleurs vives, bleu, noir, gris, blanc, jaune !

 

 

 

Douces mésanges charbonnières ! Quel joli nom et quelle parure aux teintes contrastées !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Pixabay

Vidéo : rosemar

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10 février 2023 5 10 /02 /février /2023 13:51
L'Amérique des grands espaces...

 

A la découverte du Montana : l'Amérique des grands espaces, un endroit où se dessine un nouvel âge environnemental...

Sylvie Brieu, grand reporter et écrivain, nous entraîne dans un road-trip captivant à la rencontre d’Indiens, de champions de rodéo, d’auteurs, d’artistes et de spécialistes de la faune sauvage... Son livre : L'âme de l'Amérique...

Sylvie Brieu est venue présenter son livre au Festival de la Biographie à Nîmes...

 

"Le Montana est un endroit où la légende est toujours vivante, un endroit où se créent des alliances entre des anciens ennemis qui étaient les Indiens et les cowboys et ensemble, ils sont en train de créer un nouveau modèle alternatif de société.

 

Depuis les années 70, il y a un renouveau au niveau culturel : pendant une période qui a duré plusieurs décennies, on a interdit aux Amérindiens de pratiquer leur culture et leur spiritualité. Mais certains, comme les Lakotas ou les Blackfeet, les Crows ont continué à la pratiquer dans la clandestinité.

Et aujourd'hui, il y a des écoles en immersion où l'on apprend aux jeunes la langue, et, comme on le sait, la langue véhicule la cosmogonie et permet de se relier à ce passé, à cette histoire, à cette culture...

On trouve ce phénomène un peu partout, des Rocheuses aux grandes plaines... les gens sont en train de retisser des liens avec leur culture et cela les aide à lutter contre le fléau de l'alcool et de la drogue qui touche particulièrement ces communautés, parce qu'elles ont été déracinées, parce qu'on leur a supprimé le lien à la spiritualité, on a exterminé les bisons dans cette région.

 

Les bisons, pour les Indiens des plaines, cela représentait tout : c'était le lien spirituel, le lien économique, le lien social, c'était la nourriture... et à partir du moment où il y a eu une volonté d'exterminer les bisons pour contraindre les Indiens à cesser de nomadiser et à rester dans les réserves, les gens ont été perdus, déracinés et on leur a fourni de l'alcool pour anesthésier la révolte.

 

Aujourd'hui, il y a de gros problèmes avec l'alcool et la drogue, mais c'est en train de changer parce que beaucoup de gens luttent.

Les Indiens ont failli disparaître avec la conquête de l'Ouest : il y a eu une sorte de quasi génocide. Les Indiens représentent 2% de la population totale des Etats-Unis. Dans le Montana, c'est 6%. C'est un des états les plus grands des Etats-Unis mais il n'y a qu'un million d'habitants, c'est dire à quel point les grands espaces sont importants.

 

Il y a 12 peuples amérindiens et aujourd'hui, avec le retour de la culture, on assiste à une fierté de l'appartenance à la tribu, ce qui fait que la démographie est en train d'augmenter.

Dans une période où on s'inquiète du réchauffement climatique et de la préservation d'un environnement qui est fortement abîmé par les prédations industrielles, il y a une tendance à se tourner vers les pratiques amérindiennes qui sont très respectueuses de l'environnement.

On se tourne vers les peuples autochtones pour récolter leur savoir et leurs pratiques.

 

Dans le Montana, les gens vivent de l'élevage : il y a beaucoup de cowboys dont la traduction littérale est "garçon vacher".

Le mythe est toujours présent car les gens ont toujours ce mode de vie lié à l'élevage...

Aujourd'hui, il y a un retour des bisons dans les plaines. Les Indiens font revenir les bisons en accord avec les autorités gouvernementales.

Donc, il y a des ranchers et des cowboys qui élèvent aussi des bisons.

 

Le Montana est réputé pour sa faune et sa flore : c'est là qu'a été inaugurée la porte d'entrée du Parc National de Yellowstone, le premier Parc National au monde. Il y a ce contact avec le monde sauvage et on se sent reconnecté au monde du vivant.

On a l'impression qu'à un moment donné, on avait tous un langage commun et qu'on devenu des illettrés de la nature... l'animal essaie de communiquer et on se retrouve démuni.

 

Les Sioux et les Blackfeet, les Cheyennes sont réputés être les plus guerriers et ils sont toujours dans la résistance : ils font peur aux autorités fédérales, encore aujourd'hui.

Le personnage de Sitting Bull reste dans les mémoires. Il y a toujours gravées dans la pierre des marques des visions de Sitting Bull, notamment dans le Montana, la vision qu'a eue Sitting Bull de la défaite des troupes du général Custer face à la coalition des Cheyennes du nord, la bataille de Little Bighorn.

Un personnage fascinant, un guerrier mais aussi un chamane. Les descendants de Sitting Bull sont toujours présents et racontent des anecdotes sur cette bataille. D'ailleurs, il existe des photos de Sitting Bull et de Crazy Horse.

Cependant, les Indiens restent très minoritaires : 2% de la population. Mais ce qui a changé depuis l'élection de Joe Biden, c'est que la secrétaire d'état américaine est amérindienne, c'est une laguna pueblo, elle a en charge la gestion des terres fédérales et le bureau des affaires amérindiennes : c'est une grande avancée par rapport à tous les problèmes de spoliation de ces dernières décennies.

Les Indiens se battent pour récupérer des terres et même s'ils sont très pauvres, ils refusent l'argent qu'on leur propose en échange de leurs terres : pour eux, la terre n'a pas de prix, la terre porte le sang de leurs ancêtres.

La gestion des casinos a pu sortir certains Indiens de la pauvreté : certaines tribus prêtent de l'argent aux autres.

Le culte du colt, de l'arme reste très présent au Montana. Ainsi, un auteur s'est  vanté devant Sylvie Brieu de posséder plusieurs armes, 5 ou 6 au total... Dans les grands espaces, les gens privilégient la liberté : "Tu es libre de faire ce que tu veux, tant que tu m'embêtes pas, par contre, j'ai le droit de porter une arme, au cas où tu volerais ma liberté."

Les gens des grandes villes, des gens fortunés viennent chercher dans ces grands espaces de l'authenticité, un lien avec la nature. Des geeks de la Silicon Valley viennent aussi dans le Montana : avec le télé travail, on peut désormais travailler de n'importe où, tout en profitant des randonnées dans la région... ils allient ainsi revenus économiques et qualité de vie.

Quand j'ai voulu aller au Montana, les réactions de certains Américains : "Oh la la ! Le Montana ! Mais qu'est-ce que tu vas faire là-bas ? C'est arriéré, c'est isolé, c'est surarmé... ils ne mangent que de la viande..."

Il y a ce type de réactions mais le mythe de l'Ouest est encore vivant, il fascine."

 

 

 

https://www.lemonde.fr/vous/article/2010/05/22/hollywood-et-les-indiens_1361719_3238.html

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 février 2023 3 08 /02 /février /2023 10:38
Les jeunes et la retraite...

Les jeunes se sentent eux aussi concernés par la réforme des retraites : on les a vus encore hier défiler en nombre lors des manifestations contre cette réforme...

 Dans les enquêtes d’opinion et dans les cortèges, la nouvelle génération exprime clairement son rejet du projet.

 

Lycéens, étudiants ou à peine entrés dans le monde du travail, ils descendent dans la rue, occupent leur établissement, postent leur mécontentement sur les réseaux sociaux...

 

Ils n'hésitent pas même à tourner la réforme des retraites en dérision, que ce soit dans la restauration ou dans le secteur de la santé, des métiers particulièrement épuisants.

La jeunesse s'inquiète déjà pour ses vieux jours... et dit non à la réforme.

 

"C'est pas normal qu'on travaille jusqu'à 64 ans." commente un jeune homme.

 

"Moi, au final, je ne sais même pas à quel âge je vais avoir ma retraite." s'interroge une jeune fille.

 

"Ce n'est pas une bonne idée de dire qu'on s'en fiche maintenant pour que quand on arrive au moment où cela nous touchera réellement, on dise : ah j'aurais dû manifester !" déclare un autre jeune homme.

 

Thomas a 20 ans, il est étudiant en licence de géographie et sociologie en région parisienne.

Agathe, Lilloise, a 24 ans, elle est salariée dans une banque.

Tous deux redoutent le recul de l'âge de départ à la retraite...

Pour dénoncer la réforme, chacun son mot : "injustice", "inadaptée".

 

"On nous demande à chaque fois de faire des études longues, d'avoir de plus en plus de diplômes, donc, c'est ce qu'on fait, on nous demande après de trouver un travail, maintenant, on nous dit qu'il faut travailler encore plus longtemps qu'avant, et je pense qu'il y a d'autres moyens de financer les retraites que de décaler l'âge légal."

"Aujourd’hui c’est deux ans, mais qui nous dit que demain ça ne sera pas trois, quatre, cinq ?", s’inquiète Thomas. 

 

La jeune femme n'était pas sûre de faire grève ce mardi, pour des raisons financières, notamment.

Thomas, lui, était dans les précédents cortèges contre la réforme, et il ne compte pas s'arrêter là.

"C'est important de montrer que la jeunesse n'est pas dupe, la jeunesse sait très bien ce qui se passe, elle est motivée, elle pense non seulement à elle mais aux autres."

 

Les syndicats étudiants et lycéens ont appelé au blocage des universités et des lycées mardi 7 février, jour de la mobilisation nationale. 

 

Pour cette troisième journée de grève et de mobilisation ce mardi 7 février, ils étaient encore plusieurs milliers à Nîmes à défiler au départ des Jardins de la Fontaine, à 14 h 30,  jusqu'à l'avenue Feuchères.

Isabelle Calizot, 46 ans, faisait partie du cortège, elle est professeur de français au collège des Oliviers :  "Je travaille en zone d'éducation prioritaire et je me dis que c'est encore la population qui en a le plus besoin qui va pâtir de cette réforme profondément injuste. Et puis comment serai-je après 60 ans ? Mes collégiens ont droit aussi à des profs en forme."

Ne serait-il pas plus cohérent de recruter de nouveaux enseignants plutôt que de prolonger la carrière de ceux qui exercent ce métier ?

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/reforme-des-retraites-la-nouvelle-generation-exprime-son-mecontentement_5642159.html

 

 

 

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6 février 2023 1 06 /02 /février /2023 13:19
Ici, vivent des gens...

 

Un tableau de la guerre en Ukraine, entre douleurs, dénuement, misère et espoir...

Un tableau que l'on doit à Florence Aubenas dans le cadre de l'émission littéraire La Grande Librairie...

 

"On est en Ukraine, à Izioum, ville de l'est au moment où l'armée russe vient d'être repoussée par les forces ukrainiennes après 6 mois d'occupation...

L'avenue Soborna, les Champs Elysées locaux, ressemble peu à l'image qu'on se ferait d'une ville libérée... pas de banderole aux façades, pas d'enfant en liesse aux fenêtres.

 

A vrai dire, il n'y a plus ni façades, ni fenêtres et pas même une bâtisse intacte. Les magasins, la grande Poste, les banques, la mairie, la ville est détruite à 80%, il n'y a plus beaucoup d'humains, non plus...

L'offensive a fait plusieurs milliers de morts civiles, 6 chambres de torture ont été découvertes, les deux tiers des 45000 habitants ont fui.

 

Dans ces ruines, une porte branlante marque comme elle peut l'entrée d'un immeuble aussi détruit que les autres.

Et sur la tôle de la porte, quelques mots à la peinture blanche : "Ici, vivent des gens."

 

Cette phrase barbouillée, on la lit à travers tout le pays dans les endroits lus plus dévastés, où comme ici, on a l'impression qu'il n'y a plus ni vie, ni gens.

Mais ceux qui restent malgré tout continuent de tracer ces mots, comme une prière ou une incantation. 

 

On pousse la porte, il faut s'habituer à la pénombre, un feu de petit bois dans un bidon diffuse un semblant de chaleur...

Par terre, un enfant joue à attraper un rai de lumière qui se faufile à travers la façade. Quelqu'un frappe, apportant un bidon d'eau. Un homme surgit, on s'embrasse.

 

Cela faisait longtemps déjà que la famille ne descendait plus à la cave pendant les bombardements.

"On était fatigué d'avoir peur." dit la mère.

 

On partage avec un voisin un sac d'aide alimentaire, un chat se glisse près du feu, et tout le monde rit, sans trop savoir pourquoi, peut-être juste pour retrouver l'impression de ce que ça faisait de rire...

 

Oui, ici, vivent des gens..."

 

Des gens qui devraient avoir le droit de choisir leur destin, le droit de vivre à leur gré, le droit d'être libres... le droit de ne pas souffrir, le droit de vivre en paix...

 

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-15/4514602-emission-du-mercredi-1er-fevrier-2023.html

 

 

 

 

Ici, vivent des gens...
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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 13:24
Ballet de cygnes, un soir d'hiver...

 

Ils s'avancent majestueux, dans leur robe éblouissante, sur l'eau qui se dore des dernières lueurs du jour...

 

 

Des reflets d'or et d'argent sur l'eau de la source antique...

 

 

Les cygnes aux teintes de neige forment alors un ballet somptueux, sur l'eau irisée...

 

 

Leur plumage est  comme magnifié par cette eau féerique....

 

 

Des vagues argentées ponctuent leur ballet...

 

 

Un des cygnes s'approche sur l'eau d'un bleu profond, les plumes frémissantes, il nous fait admirer sa silhouette et sa parure éclatantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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3 février 2023 5 03 /02 /février /2023 13:08
La filière bio menacée...

 

Encore une filière en difficulté face à l'inflation...

"Les produits bio sont-ils en train de s'effacer des rayons de supermarché, faute de clients  ?

Je l'ai constaté moi-même au rayon bio du supermarché : peu de gens le fréquentent, c'est un lieu quelque peu déserté.

 

Face aux prix qui augmentent, ces derniers mois, nombreux sont les acheteurs à y renoncer...

C'est regrettable car l'agriculture bio respectueuse de l'environnement devrait être la préférée des consommateurs...

 

"On va vers le moins cher, vu que maintenant c'est dur... on n'a plus le budget qu'on avait avant. On fait attention à tout, maintenant." explique une cliente.

"C'est trop cher, c'est inabordable..."commente une autre...

"C'est vrai que là on regarde un peu les prix qui sont bas tarif, et ce serait bien qu'il y ait un effort sur les prix du bio..." déclare une autre encore.

 

Depuis le début de l'année, les ventes de produits bio en grande surface ont chuté : moins 7,8%, une tendance aux lourdes conséquences pour les producteurs qui fournissent les grandes surfaces.

 

Sur son exploitation en Bretagne, Ludovic Caresmel, maraîcher bio, a vu ses commandes s'effondrer. Presque toutes ses cultures de mâches sont en train de pourrir en plein champ et doivent être détruites.

Au total, 15% de son chiffre d'affaires en moins.

Une crise du bio dont la hausse des prix ne serait pas la seule raison...

 

 Dans une lettre ouverte, trois fédérations de producteurs bio accusent la grande distribution de "se désengager du marché bio". Les enseignes assurent toujours acheter autant de bio, mais s'adapter à la demande des clients. 

 

"Les distributeurs ne sont pas des philanthropes, ils cherchent à vendre ce que le consommateur veut. En ce moment, en France, le bio se vend moins bien. Donc, les distributeurs le mettent moins en avant." dit un expert de la grande distribution.

 

Des produits qui subiraient aussi la concurrence d'autres labels comme Zéro résidu de pesticides ou Haute valeur environnementale qui sont moins exigeants à produire et surtout moins chers."

 

C'est vraiment inquiétant car le bio respectueux de l'environnement doit être préservé pour le bien de notre planète. C'est là un enjeu majeur...

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/inflation-dans-les-supermarches-les-clients-delaissent-les-produits-bio_5513658.html

 

 

 

La filière bio menacée...
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1 février 2023 3 01 /02 /février /2023 10:44
La retraite à 67 ans, c'est pour bientôt...

 

En 2010, était acté le relèvement progressif en 6 ans (à raison de 4 mois par an) de l'âge légal de départ à la retraite, de 60 à 62 ans...

Nous sommes en 2023, et avec la nouvelle réforme, Emmanuel Macron veut repousser l'âge de départ à la retraite à 64 ans...

A n'en pas douter, dans quelques années, ce sera 66 ou 67 ans.

 

Et l'argument sera toujours le même : les gens vivent plus longtemps, ils doivent travailler plus longtemps, comme si la fatigue ne se faisait pas pesante dès l'âge de 60 ans dans de nombreux métiers, que ce soit une fatigue physique ou psychique...

Dans de nombreux secteurs, on exige toujours plus de rendements de la part des salariés, toujours plus de charges de travail...

Inéluctablement, le stress et la fatigue s'aggravent.

 

La mobilisation contre cette réforme est donc d'une ampleur inédite : hier encore, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Nîmes pour crier leur colère...

 

Quelques slogans entendus lors de ce défilé :

"Pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, nous, on est là !"

"Toujours là, pas fatigués, on veut la même retraite qu'un député, toujours là, pas fatigués, on veut la même retraite qu'Elisabeth !"

"C'est pas les retraités qui nous coûtent cher, ce sont les banquiers, les actionnaires !"

"Emmanuel Macron, président des patrons, on veut pas bosser pour toi..."

"On s'est battu pour la gagner, on se battra pour la garder, la retraite, elle est à nous !"

 

Sur une pancarte, on pouvait lire : "Ils reculent l'âge de la retraite mais avancent l'âge de la mort."

Sur une autre, on réclamait "un vrai métier, un vrai statut, un vrai salaire" slogan complété par la mention "Précaire à 843 euros par mois, mais pas soumise."

 

On percevait une grande détermination dans le cortège de manifestants...

La mobilisation contre la réforme des retraites n'a pas faibli dans les départements du Languedoc et du Roussillon.

La CGT annonce 2,8 millions de manifestants à travers toute la France !

Ce mardi 31 janvier, la mobilisation contre la réforme des retraites était en hausse dans les rues par rapport au mouvement du 19 janvier.

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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