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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 12:12
La Symphonie des éclairs...

 

Ecouter dans le ciel la symphonie des éclairs, tel est le rêve formulé dans cette chanson... un rêve fou qui paraît inaccessible... et ce rêve, curieusement, n'est pas d'atteindre la stratosphère où "Il fait toujours beau au dessus des nuages..." Ce n'est pas l'harmonie du beau temps qui est recherché... c'est le mauvais temps, c'est la tempête... "l'orage, la pluie".

Le rêve c'est de se transformer en oiseau, comme le montre la subordonnée de condition : "Mais moi si j'étais un oiseau"..., et le rêve c'est de "danser sous l'orage", de "traverser les nuages", pour aller "écouter sous la pluie la symphonie des éclairs." L'oiseau, symbole de liberté peut représenter la capacité à surmonter les obstacles et les difficultés de la vie et à trouver la force intérieure pour danser même sous la pluie.

Etrange rêve ! Un rêve de turbulences qui semblent valorisées comme le montrent le verbe "danser" et la belle image de la "symphonie des éclairs" : le terme symphonie évoquant un ensemble musical harmonieux.

 La "symphonie des éclairs" et les "mélodies qui s'échappent du vent" symbolisent, en fait, la capacité de transformer la douleur et les difficultés en art et en beauté. La musique devient ainsi un moyen d'expression pour partager ses émotions et toucher les autres.

Ce rêve de turbulences est assumé et affirmé avec force puisque la première strophe qui est en même temps le refrain fait intervenir la première personne du singulier : "moi, je".

 

Soudain, sans transition, c'est la troisième personne du singulier "elle" qui est utilisée dans le couplet suivant, comme une distanciation qui se fait, avec un retour sur le passé, et sur le temps de la "plus tendre enfance"... et c'est une sorte de tempête intérieure qui est, cette fois, suggérée avec le verbe "crier" repris par le nom "ces cris", et par le mot "larmes".... une tempête irrépressible, qui déborde, un trop plein d'émotions, de sensibilité que l'on ne peut "retenir", "pas faute d'essayer".

On suit ensuite l'évolution de l'enfant avec cette expression : "En grandissant, rien ne s'est calmé", et les images de tempête, de pluie reviennent inlassablement...  dès lors cette étrangeté, cette hypersensibilité deviennent un obstacle à la rencontre des autres, à l'amour.

La chanson est donc l’histoire d’une enfant tourmentée, agitée, au point de se nommer elle-même "petite tempête". Ici, contrairement aux vibrations positives du refrain, on est dans les émotions négatives : "larmes, crier, pleurer, ne pas savoir parler, ne pas savoir qui pourrait l’aimer…"

La réflexion s'élargit dans les vers : 

"Personne n'aimerait se retrouver
Au cœur d'une tempête, avouez
Il y a des raisons de pleurer"

La fin de la chanson évoque les pouvoirs libérateurs de l'art et de la musique, car l'art est un partage de sensibilité et d'émotions, l'art, la création  soignent et apaisent...

L'art, la musique parviennent à toucher le coeur des gens : dès lors, les pleurs, la tourmente peuvent devenir sources de créations, de bonheur, de partage.

Dès lors, la tempête, le vent, les pleurs, la tourmente sont associés à des termes valorisants et joyeux : "des mélodies, le coeur des gens, je ferai danser les gens, réchauffer les coeurs, réchauffer mon coeur..."

 

Et le dernier refrain marque la victoire, le triomphe de la lumière et de la joie retrouvée : l'indicatif  a remplacé le conditionnel du premier refrain. L'artiste est devenue un de "ces oiseaux qui nous font danser sous l'orage."

"Il fait toujours beau au-dessus des nuages
Mais moi je suis de ces oiseaux qui nous font danser sous l'orage
Je traverserai tous les nuages pour trouver la lumière
En chantant sous la pluie, la symphonie des éclairs"

 

‍La mélodie oscille entre un rythme haché, heurté dans les couplets et douceur, harmonie, apaisement dans le refrain....

Magnifique chanson, magnifique célébration des pouvoirs de l'art, de la musique qui apaisent !

 

Pour mémoire :

La Symphonie des éclairs est une chanson de l'auteure-compositrice-interprète française Zaho de Sagazan. Elle est sortie le 31 mars 2023 en tant que quatrième titre de son premier album studio éponyme. 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/zaho-de-sagazan/paroles-la-symphonie-des-eclairs

 

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 17:26

 

mariage-3.jpg

 

Une photo de mariage d'une cousine de mon père...

Mon frère, ma soeur et moi, nous sommes réunis, pour poser en habits somptueux de fête, devant le photographe...

 

Des tenues princières ont été cousues et conçues par la mariée elle-même : peut-on rêver de plus beaux habits de cérémonie ? 

 

Ma soeur, au centre de la photo, doit avoir une quinzaine d'années : vêtue d'une robe longue en satin blanc, dont le bas est recouvert d'un tulle évanescent et transparent, elle tient en mains un petit bouquet de fleurs.... avec ses gants blancs, une capeline légère, ma soeur rayonne de la fraîcheur de ses 15 ans... Les cheveux, savamment bouclés, encadrent son visage juvénile, son sourire est radieux.

 

A ses côtés, à sa droite, mon frère âgé de 7 ans, arbore, lui, aussi, une tenue digne d'un prince : pantalon sombre, chemise en soierie blanche, ceinturée par une étole qui retombe en un pli sur le côté... A la main, il tient un bouquet de fleurs, entouré de tulle.

 

De l'autre côté, je montre ma frimousse de 5 ans : le visage arrondi de l'enfance, les cheveux bruns bouclés... un diadème de roses enserre le sommet de ma tête... Je porte la même robe que ma soeur, avec ce tulle évanescent, sur le bas : la main gauche posée sur la poitrine, je tiens de la main droite le même bouquet de fleurs.

 

Des arceaux de roses et de lys blancs forment le décor et le cadre de la photo.

 

Le tissu des robes est moiré, ainsi que la chemise de mon frère : on entrevoit des éclats sur ces tenues de fête... Les petites manches courtes des robes sont, légèrement, bouffantes.

 

On est étonné par le savoir-faire de la couturière qui a fabriqué ces robes et ces vêtements avec un goût assez rare : les tenues sont pleines de charme, d'élégance et de distinction...

 

On perçoit une harmonie et, surtout, l'habileté de celle qui est à l'origine de ces habits de fête.

 

Autrefois, beaucoup de vêtements étaient, ainsi, faits à la maison : un savoir-faire qui a tendance à se perdre.

 

Dorénavant, on achète tous les vêtements en magasin et la qualité n'est pas toujours de mise.

 

Quel raffinement dans ces tenues ! Quelle légèreté !

Parfois, les tenues de mariage sont empesées, lourdes, clinquantes... on sent, là, un goût du travail bien fait, une forme de délicatesse.

 

Quelle somme de labeur ont dû représenter ces robes ! Quel coeur à l'ouvrage ! Quel bonheur, dans ces créations bien préparées et bien réalisées !

 

On peut parler de véritables créations, depuis la conception jusqu'à la mise en oeuvre : ces couturières d'autrefois méritent respect, honneur et hommage.

 

Cette photo témoigne d'une époque où l'on maîtrisait les techniques de couture, d'une époque où les femmes ne travaillaient pas à l'extérieur, et avaient le temps de réaliser de vraies oeuvres d'art...

 

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