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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:40
Des thyrses de Bacchus s'éparpillent sur les arbres...

 

 

 

 

Des grappes de fleurs sur les marronniers du printemps... des fleurs aux blancheurs délicates, aux embruns de pistils rayonnants, frémissent sous le vent.

 

Des thyrses de Bacchus s'éparpillent sur les arbres majestueux....

 

Les calices légers, en cascades de blancs, de xanthe et de roses se hissent sur les branches...

 

Les pétales si fragiles, aux teintes de lis, éclairent les arbres du printemps, les subliment d'une écume légère.

 

Sur les feuilles vertes, les fleurettes forment des efflorescences, elles palpitent et s'agitent au moindre souffle.

 

Les feuilles oblongues, d'un vert profond, se nimbent de ces nuées si douces,  aux teintes de l'aurore...

 

Les feuilles épanouies cernent les fleurs, les enveloppent de leurs festons vaporeux, les enlacent de leurs formes généreuses.

 

Les fleurs s'irisent de lueurs du printemps, elles dessinent des embruns de lumières, sous le soleil et le ciel d'un bleu éblouissant...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 11:07
Esquisses de fleurs...

 

 

Efflorescences de roses, verts légers et subtils... glacis brillants de lumières... esquisses de fleurs...

Festons, guirlandes de turgescences...

 

Merveille de l'éveil de la nature, merveille des teintes brunes et pâles qui s'entrelacent, merveille des éclats glacés et lustrés des boutons qui surgissent.

 

Les arbres de l'hiver commencent à nous promettre des fleurs à venir : des bourgeons apparaissent, gonflés de sève, aux teintes variées d'opale, de bruns, de chrysanlines.

 

Des bourgeons lustrés de lumières, aux formes oblongues ou arrondies, des promesses de fleurs attendues...

 

Sur les branches noircies de l'hiver, naissent des embruns roses pâles, des écumes de rouilles vernissées.

 

On entrevoit la fleur à venir, des teintes éclaboussées de lumières, des pâleurs, des brillances.

 

Bientôt, des floraisons, des feuilles nouvelles, bientôt des parfums qui flottent dans l'air et s'épanouissent pour atténuer les rigueurs de l'hiver.

 

Bientôt, des éblouissements de soleils, des clartés redoublées...

 

Bientôt, des éclosions de fleurs qui embaument les jardins...

 

Merveille de l'éveil de la nature, merveille des teintes brunes et pâles qui s'entrelacent, merveille des éclats glacés et lustrés des boutons qui surgissent...

 

Les bourgeons s'auréolent d'or, ils reflètent la lumière, la répercutent, ils sont l'image même du renouveau, du printemps qui s'annonce.

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 13:20
Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs...

 

 



Cette chanson de Jacques Brel s'ouvre sur l'évocation de la "rosée qui tremble au calice des fleurs", belle image qui personnifie la nature, et qui l'associe au coeur de la femme aimée à laquelle s'adresse le poète...


La fleur tremble de peur "de n'être pas aimée", sentiment que chacun a pu éprouver et que peut ressentir le coeur de la jeune femme..

La pluie se transforme en "clavecin de l'étang, jouant page de lune" et fait songer à la voix et au chant de l'amoureuse... On perçoit, là, une belle évocation qui mêle la nuit, la musique, la nature... on est sensible à une harmonie de sensations visuelles et auditives : la lumière de la lune se retrouve en harmonie avec le chant de la pluie et celui de la femme aimée...

On perçoit, dans ce tableau, un bel effet de clair-obscur, puisque le "noir de la pluie" s'unit à la clarté de la "lune"...

L'aube qui apparaît, hésitante, "lumineuse et fragile " fait songer au front de la belle... Le poète réunit, ainsi, toute la beauté et la délicatesse de la nature et celles de la jeune femme...

Puis, c'est l'aurore "battue par l'aile d'un oiseau" qui symbolise son rire rayonnant...

Le jour qui se lève évoque, aussi, la joie de celle qu'on aime... Ce jour nous fait percevoir des "dentelles de bois", comme si la nature se faisait créatrice de beauté et d'harmonies, en même temps que la jeune femme.

Le jour, encore, annonce le retour tant attendu de l'être aimé, parti et revenu.

Enfin la porte s'ouvre, et l'amour se traduit par un "cri qui jaillit" et qui réunit de nouveau, les deux amoureux.

La chanson, ponctuée, sans cesse, par la déclaration "je t'aime", réitérée à la fin, restitue des sentiments de bonheur, et traduit, à travers la beauté et la fragilité de la nature, un amour fait de limpidité, où le monde est à l'unisson de l'amoureux...

Les images utilisées, tout au long du texte, nous montrent, à la fois, la force et la délicatesse de l'amour.

La mélodie soulignée par des sons de flûte légère traduit bien toute l'harmonie qui réunit la nature et la femme aimée... elle s'intensifie, à la fin, quand les deux amoureux se retrouvent.

On perçoit une alternance de consonnes très douces, fricative "f" et sifflante "s"et de gutturales plus âpres,"r" et "c", une façon de souligner beauté et fragilité...


"Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs
De n'être pas aimée et ressemble à ton cœur
Je t'aime
Pour le noir de la pluie au clavecin de l'étang
Jouant page de lune et ressemble à ton chant
Je t'aime..."
 


Simplicité, beauté des images, fusion de la nature et de la jeune femme font de ce texte un poème plein de sensibilité...


 



Photo : rosemar

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:14

 

planete-3.jpg

 

Une chanson consacrée au pouvoir des fleurs, c'est comme un hymne à la douceur, la tendresse : dans cette chanson, écrite par Alain Souchon, l'auteur évoque ses souvenirs, des projets d'autrefois qui semblent être devenus inaccessibles avec l'emploi du passé : "on avait des projets pour la terre / pour les hommes comme la nature / faire tomber les barrières, les murs, / les vieux parapets d'Arthur".

 

Abattre les murs, les barrières, voilà un beau symbole : il s'agit de vaincre les différences, les différents, les conflits en tous genres.... il s'agit, aussi, de préserver la nature et de la respecter.

 

Les "jasmins, les lilas" remplaçaient, alors, les "soldats" : on pouvait espérer "changer" le monde, les êtres humains avec de simples fleurs : bouquets de roses, géraniums. Bel espoir !

Les chansons étaient associées à des pétales et des corolles, leurs parfums évoquaient l'image d'un Eden, d'un paradis.

 

Le poète revient, ensuite, au présent : cette envie de modifier le monde reste intacte : l'idée de douceur apparaît et s'impose.

Mais, changer les âmes et les coeurs, ce n'est pas simple ! Car cela suppose d'envoyer "la guerre au vent" pour accorder toute sa place à l'amour : "l'amour devant", écrit l'auteur.
 
La tâche paraît difficile : l'emploi du pluriel, de l'adverbe d'intensité "tant" souligne l'ampleur des problèmes : "y a des choses à faire / pour les enfants, les gens, les éléphants / ah ! tant de choses à faire."
 
Et le poète fait une offrande de fleurs, pour donner du coeur au lecteur, à qui il s'adresse directement à la deuxième personne.
 
L'espoir se renouvelle avec l'emploi du futur : "tu verras qu'on aura des foulards, des chemises / et que voici les couleurs vives / et que même si l'amour est parti / ce n'est que partie remise / pour les couleurs, les accords, les parfums."
 
Il serait temps, en effet, de changer ce "vieux monde" pour en faire "un jardin"...
 
Il serait temps de redonner de l'espoir à tous, il serait temps de ne plus se perdre dans de vaines querelles, aussi vieilles que le monde !
 
On aimerait se laisser aller à cette "idée pop", contenue dans la chanson et dans la musique de Laurent Voulzy.
 
Hélas ! Même les fleurs n'ont plus trop de saveurs pour certains : ils préfèrent les invectives, les insultes !
 
Oui, vraiment, il serait temps de redonner le pouvoir aux fleurs, à une forme de tendresse et de générosité qu'on a tendance à mépriser et à oublier !
 
Notre monde se perd dans une recherche effrénée de l'argent : partout, règne une forme de compétition, on essaie d'anéantir l'autre, de le rabaisser, de l'amoindrir...
 
L'homme en perd son humanité, l'essence même de ce qu'il est.
 
Les fleurs représentent bien l'harmonie du monde : formes, couleurs, parfums, éclats, on oublie trop souvent tout ce que peut nous offrir la nature, des bonheurs simples, des accords.
 
La mélodie de cette chanson très douce, et rythmée traduit un espoir de renouveau... une envie de reconstruire une autre société plus humaine.
 
Ne nous perdons plus dans un monde matérialiste, sans idéal : retrouvons des accords oubliés, retrouvons le pouvoir des fleurs !
 
 
 
Photos de fleurs : Christelle et rosemar
 
 
 
 
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cinéraire 3
dimorpte



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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:29

muguet

 

Friselis de blancs ! Basquines légères ! Fleur de Mai ! Maia, déesse du renouveau, déesse de la lumière retrouvée... Fleur du printemps aux parfums subtils...

 

Eclats de guipures perlées de blancs ! Les brins légers rayonnent de leur teintes de lin !

 

Les brins lumineux répandent des senteurs anisées, des prairies de verts, des herbes douces, des embruns de printemps.

 

Les fleurs de petites corolles s'étagent sur la tige diaphane, elles se superposent, s'entrelacent, elles forment des grappes, des pampres de lumières...

 

Perles enveloppées par des feuilles irisées de verts, les fleurs se hissent, montrent leurs éclats de soie blanche, leur fragilité.

 

Dentelles et festons de blancs s'entrecroisent sur les feuilles ligneuses de vert tendre.

Ruisseaux de luminosités, cascades de blancs sur la tige !

 

Parfums étoilés, parfums de la terre !

 

La fleur de Mai aux senteurs d'anis, de regain, de renouveau, aux petites corolles en pluie de perles blanches fait cascader des embruns d'écumes... des veloutines éclatantes de parfums...

 

Fleur si douce, si légère aux senteurs étonnantes !

 

Reine des bois, des arbres, du printemps qui commence ! Quelle simplicité ! quelle vénusté !

 

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

http://youtu.be/df-eLzao63I

 

 

 http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

 

 

 

 

 

muguet-3.jpg

 

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muguet-Michel-claquin-com.jpg

 

 Dernière photo : Michel Claquin

 


 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:42
gentiane---f-corageoud.JPG
Un blanc-bleu submerge la corolle, un blanc-bleu déferle et s'empare de la fleur.
Levantine ! Soie de bleuet !
 
Ondes bleutées de blanc, vagues mousseuses de splendeur, la gentiane s'éblouit de lumières !
 
Fleur de bleu sombre, la gentiane déploie ses corolles en forme de trompettes, piquetées d'un plumetis blanc orné de noirs...
 
Calices aux bords flottants de bleus, feuilles longues, menues, la gentiane fait resplendir ses teintes de lapis-lazuli, aux rayonnements de ciels d'azur.
 
Quelques nuées de blanc frôlent les corolles, font ressortir le bleu profond de la fleur.
 
Ciels de mistral, ciels superbes, ciels rayonnants nimbés de nuées légères ! Mer moutonnante d'écumes, fleur spumeuse, la gentiane reflète la mer, imite ses nuances.
 
Fleur aux teintes azurées, elle dessine des ciels bleus infinis, des transparences marines, des vagues qui déferlent, des embruns qui s'emportent...

Un blanc-bleu submerge la corolle, un blanc-bleu déferle et s'empare de la fleur !

 

Fleur sauvage, mystérieuse et secrète, la gentiane nous étonne de ses couleurs, la gentiane chante la beauté de paysages, de monts sauvages, de collines flamboyantes heurtées par le mistral, aux sentiers lumineux.

 

Le coeur s'irise de blanc, de pointes légères de bruns, de noirs.

 

La gentiane nous fait voyager vers des ciels céruléens, vers des sommets, vers des hauteurs d'air pur et transparent...

 

 

 

 

 

http://youtu.be/rTst74LXpMs

 

 

 

 
 

 

 

gentiane-2-f-corageoud.JPG

 

gentiane michael gasperl
 

 

 

 

 

gentiane-2-michael-gasperl.jpg

 

gentiane-patrice-78500.jpg

 

 

 

 

 

 

Photos 1-2 : F corageoud  3-4 : Michael Gasperl  5 : Patrice 78500   creative commons

 


 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:17

-Dianthus-andy-Mabett.JPG

 

Spinelles éclatantes de rouge sombre, perlées de roses ! Canetilles de carmin éclaboussé de blanc ! Des effluves subtils s'épanchent des fleurs froissées... 

 

La fleur des dieux répand une douce odeur sucrée : petite fleur divine, aux pétales diaprés et veloutés de rose-rouge, le Dianthus nous éblouit de ses couleurs de flammèches éclatantes, de ses pampres de feux...

 

Quelles teintes d'amarante ! quels parfums subtils !

 

Les feuilles légères, souples, minces filets de verts entourent les fleurs et les boutons de leurs flots d'opaline...

La fleur rayonne de pointes pourprées et empourprées, les pétales dessinent des trames de velours aux teintes nuancées...

 

La fleur devient satin et velours de soie, elle se pare de brouées de rose, de rouges flamboyants.

La fleur devient pétales de feux, éclats de cinabre, un assemblage inoui de couleurs où le blanc s'illumine de pourpres...

 

Les pétales serrés, denses forment un tourbillon de teintes qui s'enroulent, volubiles...

Des senteurs enivrantes se volatilisent dans l'air, des senteurs de printemps envahissent l'espace...

 

Fleur de Zeus, fleur des dieux, fleur du jour rayonnant, le dianthus nous exalte de ses éclats !

Fleur divine ! Fleur de rouges vifs ! Nuées et écumes rougeoyantes ! Parviflore aux teintes éblouissantes !

 

Des vagues de rose-rouge déferlent sur la fleur et laissent leur empreinte de couleurs estompées sur les pétales...

 

Des vagues de parfums s'enroulent autour des fleurs !

 

http://youtu.be/w8LL1x6J2rU

 

 

 http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

 

 

 

-Dianthus auteur nordzee23

 

 

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dianthus3.jpg

 

 

 

 



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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 19:49

      pétunia 6    

 

 

Le pétunia originaire des régions chaudes d'Amérique du Sud nous présente une fleur ouverte avec un calice unique, parcouru de petites veinules sombres, plus ou moins régulières, si on l’observe de très près… Sous la fleur, on retrouve ces stries qui font songer encore à de minuscules vaisseaux et qui sillonnent les pétales soudés… une fleur aux couleurs variées à l’infini, des teintes souvent éclatantes, chaleureuses : jaune, bleu, rose, rouge, fuchsia, mauve, blanc…

Le cœur est sombre ou très clair dans le creux et au centre du calice...

 

Par sa forme, la fleur fait songer à une petite trompette colorée qui attire le regard de loin, une fleur qui claironne et fait voir sa luxuriante beauté.

 

Oui, le pétunia est bien une fleur claironnante qui affiche une forme épanouie et ressemble à une rosace fragile aux contours irréguliers. La floraison abondante et durable offre au regard une profusion de fleurs...

 

Une fleur généreuse en couleurs, en variétés de tons qui se mélangent parfois dans le même calice et forment de véritables tableaux aux dessins réguliers comme si elles étaient agencées par un peintre.

 

Le nom du pétunia a des origines mystérieuses et exotiques, le terme viendrait d’un mot brésilien « pétun » désignant le tabac ,une plante de la même famille des solanacées, vaste famille qui réunit la tomate, l’aubergine, la pomme de terre, les piments mais aussi des plantes toxiques comme la belladone ,la mandragore, le datura... des vénéneuses associées pourtant au pétunia.

 

La tige légèrement duveteuse et soyeuse se déploie amplement, retombe parfois en suspension et forme alors des cascades de fleurs étonnantes... une tige souple, ondulante aux feuilles abondantes.

 

L’odeur douce, tendre du calice est bien perceptible et même enivrante de près... La fleur claironne ses couleurs, nous les fait percevoir dans une symphonie pleine de vivacité, elle chante ses couleurs et nous enchante d’un spectacle qui se renouvelle indéfiniment..        

 

pétunia 9

 

 

 

                                                                            

mandragoredatura

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 18:07
 

Myosotis palustris a1

Le myosotis est une petite fleur de campagne modeste et fragile aux tons bleus, symbole de limpidité, de pureté, une fleur au nom étrange, elle évoque le monde animal comme beaucoup de noms de fleurs, on peut rapprocher le terme du nom de la musaraigne, ou souris araignée...

 

Regardez bien un myosotis, de près, observez la forme des feuilles... vous verrez alors se dessiner comme des petites oreilles de souris duveteuses, telle est la signification de ce nom de fleur.

 

Oreille de souris, fleur du souvenir, scorpione, grémillet, herbe d'amour voilà les multiples noms de cette fleur des montagnes... Associée a l'amour et au souvenir, d'où lui vient donc ce surnom étrange et inquiétant de scorpione ? Le scorpion est d'ordinaire symbole de venin, de danger, de mort... En fait, c'est le myosotis des marais qui est appelé "scorpioide",sans doute à cause de la forme de ses feuilles...

 

Une fleur magique et secrète, c'est bien un étrange mystère que celui du myosotis : les deux mots commencent de la même façon... On dirait une petite étoile bleue, lumineuse, brillante... Sa petite dimension en fait une fleur pleine de discrétion, de distinction même. Symbole de l'amour, de la fidélité, c'est une fleur pleine de charme et d'élégance :elle se dresse sur une tige haute et altière et attire irrésistiblement les regards... Le bleu de sa fleur peut prendre des nuances variées et infinies, imitant la couleur de l'azur.

 

Une fleur qui fait rêver, qui rappelle le ciel, la couleur de la mer, qui fait songer à l'horizon, cette fleur est un véritable paysage...

 

Le myosotis, la fleur de lys, l'amaryllis, l'orchis, fleurs de beauté et d'harmonie ! Elles se ressemblent et forment un bouquet unique de couleurs blanches et bleues...

 

Le myosotis est associé aussi à une belle légende d'amour du Moyen âge : un chevalier fidèle et vaillant voulut, un jour, cueillir une fleur pour la demoiselle de son coeur, revêtu de son armure, il tomba de son destrier dans le torrent qui l'emporta à tout jamais... Alors qu'il se noyait, il lança une fleur de myosotis vers sa dame en s'écriant :"Ne m'oubliez pas !"

 

Impossible ,en tout cas, d'oublier cette belle fleur... impossible de ne pas en percevoir la finesse, le charme... impossible de ne pas voir en elle une étoile céleste.

Le myosotis ? un mystère et un symbole de l'harmonie du monde...

myosotis-scorpioides=water-forget-me-not
Myosotis-palustris
 

 
 
 



 

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