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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 08:50
Quand Philippe Poutou invente un nouveau concept : l'immunité ouvrière...

 

 


 

Lors du débat qui a réuni les 11 candidats à l'élection présidentielle, Philippe Poutou a tenu un langage de vérité : il a su exprimer la pensée de millions de français, il a su dénoncer l'imposture des élites...

Celle de François Fillon englué dans des affaires, lui le tenant de l'austérité, de la rigueur, celle de Marine Le Pen "qui pique l'argent de l'Europe..."

 

Et voilà que des journalistes lui reprochent son comportement...

Anna Cabana, chef du service politique du JDD, a notamment déclaré : "Je ne trouve pas que Philippe Poutou mérite quelque honneur que ce soit parce qu'il s'est conduit de façon très irrespectueuse". Bruno Jeudy, rédacteur en chef de Paris Match fustige aussi le candidat, remettant même en cause sa légitimité alors que sa candidature a été validée par le Conseil constitutionnel : "Je trouve que c'est un candidat qui, par moments, n'a pas le respect qu'il faut pour être candidat à la présidentielle".

 

Evidemment, Philippe Poutou qui a dit la vérité, qui a fustigé l'immoralité de deux autres candidats doit être exécuté, cloué au pilori !

Lui qui a su exprimer la colère des français, lui qui a su dire leur indignation se retrouve sous le feu de critiques journalistiques indignes.

 

Bravo à Philippe Poutou !

Par sa verve, avec son naturel, il a fait sauter le vernis de ces élites qui utilisent les lois pour se servir dans les caisses.

Par son esprit d'à propos, il a su mettre en évidence les privilèges de ces profiteurs de la République qui agissent, en toute impunité, sous couvert de l'immunité parlementaire.

Il a eu le mérite de dire haut et fort la vérité.

 

Un certain Luc Ferry lui reproche "une tenue débraillée"... 

Bien sûr, il ne s'est pas présenté sur le plateau de télévision revêtu d' un costume à 6000 euros : ce n'est pas sa tenue habituelle, puisque Philippe Poutou est un simple ouvrier.

Doit-on lui en tenir rigueur ?

 

Toutes ces critiques sont ignobles et révèlent que certains journalistes, certains "penseurs" ne sont là que pour conforter les élites dans leur mépris et leur arrogance.

 

Enfin, on doit remercier Philippe Poutou pour l'invention de ce nouveau concept "l'immunité ouvrière" qui n'existe pas bien sûr, mais qui démontre tous les privilèges dont bénéficient les hommes et les femmes politiques.

Certains ont tous les droits et en abusent, alors que les gens du peuple, eux, subissent la loi du plus fort.

 

Philippe Poutou a ainsi déclaré : "Le FN se dit anti-système mais se protège grâce aux lois du système avec son immunité parlementaire (...). Nous, quand on est convoqué par la police, nous n'avons pas d'immunité ouvrière, on y va..."

Son humour a provoqué, alors, l'hilarité du public.

 

Philippe Poutou s'est bien situé sur le terrain de la moralité : il a su dénoncer les Balkany, Dassault, et il a montré, exemples à l'appui, la nécessité urgente de moraliser la vie politique.

 

 

 

 

 

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:18
Fillon ne parvient pas à faire des économies !

 

 

 

Interrogé sur RMC et BFMTV, François Fillon a affirmé qu'il "n'arrivait pas à mettre de l'argent de côté..."

 

Dépensier, Monsieur Fillon ?

 

On pourrait facilement le croire : quand on vit dans un manoir, quand on est amateur de chevaux, de beaux costumes, de montres de luxe, de voitures de course, on dépense beaucoup d'argent...

Mais tout de même...

 

Quand on connaît les sommes perçues par Monsieur Fillon, par sa femme, quand on sait qu'il se fait offrir des costumes, des montres, on est sidéré par sa déclaration...

Comme le dit J J Bourdin, au cours de cette interview, 35 % des français parviennent, eux, à faire des économies.

 

Beaucoup de français modestes peuvent, à juste titre, percevoir cette affirmation de François Fillon comme une véritable provocation...

 

Dès lors, beaucoup de français qui ont des difficultés à boucler leur budget, leurs fins de mois, peuvent se poser des questions sur cet homme politique qui prétend ne pas pouvoir faire des économies.

 

Ou bien, il s'agit d'un énorme mensonge, et ce n'est là que la marque d'un individu qui aime la dissimulation.

Ou bien, si cela était vrai, ce serait une preuve de plus de l'incapacité de ce personnage à gérer un budget.

 

Et il s'agirait de confier la gestion de la France à un menteur ou à un mauvais gestionnaire !

 

"Oh, que c'est triste ! ", pourrait s'exclamer, encore, ironiquement Christine Angot devant une telle déclaration du candidat à la Présidentielle...

François Fillon voudrait-il nous apitoyer sur son sort ?

Pas d'économies sur son unique compte en banque, comme avait déjà osé le prétendre Monsieur Fillon ?

 

Si François Fillon avait vraiment conscience des difficultés que connaissent nombre de français pour vivre et survivre, il n'aurait pas eu l'audace de faire une telle déclaration.

 

Encore une fois, le politique est complètement déconnecté de la réalité...

Encore une fois, François Fillon défie les français, se moque d'eux.

 

"Plus on fouille, plus on sent la corruption, la triche, et Fillon nous explique qu'il faut la rigueur, l'austérité... ", a dénoncé, hier soir, Philippe Poutou, lors du débat entre les candidats.

 

François Fillon, celui qui se prétendait le chevalier blanc de la politique, peut-il encore avoir une quelconque crédibilité ?

 

 

 

 

 

Fillon ne parvient pas à faire des économies !
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 09:11
François Sarkozy ou Nicolas Fillon...

 

 


 

On a découvert, ces derniers mois, un nouveau François Fillon : empêtré dans des affaires, il n'a cessé de pratiquer le déni, le mensonge, le reniement...

 

Et si le collaborateur dépassait le maître ? Et si François Fillon avait pris des leçons auprès de Nicolas Sarkozy ? Et s'il s'inspirait de l'ancien chef de l'état ?

 

François Fillon aime bien plaisanter sur Macron, "Emmanuel Hollande"... c'est ainsi qu'il l'appelle.

 

Et si François Fillon n'était, lui-même, que l'avatar de Nicolas Sarkozy ? Et si l'élève surpassait le maître ?

Lui qui a osé déclarer : "Je vous le dis les yeux dans les yeux, ici : jamais les juges ne pourront démontrer que l’emploi de mon épouse était fictif. Jamais, jamais."

Pas de preuves, pas de délit...

 

François Fillon a été à la bonne école... Il a appris la rouerie, la ruse, la tromperie, auprès d'un certain Nicolas Sarkozy.

Comment pourrait-on s'en étonner ? François Fillon n'a fait qu'appliquer, pendant des années, le programme de son maître.

 

Comme Nicolas Sarkozy, il se propose de s'attaquer aux fonctionnaires, aux enseignants : augmentation du temps de travail, suppression de 500 000 emplois publics en 5 ans, institution de 2 jours de carence...

On se souvient des effets négatifs de cette politique éducative : la suppression massive de postes d'enseignants avait eu des conséquences graves... classes surchargées, effectifs pléthoriques, baisse du niveau des élèves.

 

On se souvient de ce slogan célèbre : "Travailler plus pour gagner plus..."

 

Fillon, au cours de cette campagne, renoue avec les méthodes sarkozystes : il attaque et dénonce les médias, il déforme la vérité, il avait affirmé, par exemple, que 200 000 français étaient présents au Trocadéro, pour le soutenir, en fait 45 000 personnes s'étaient déplacées.

 

Désormais, ce sont des sarkozystes qui l'entourent et le soutiennent, dans sa campagne électorale : Christian Jacob, François Barouin, Luc Chatel.

 

Nicolas Sarkozy a été, lui aussi, mis en examen, pour l'affaire Bygmalion.

 

Comme son mentor, François Fillon droitise sa campagne : il a ainsi ajouté une nouvelle mesure répressive à un programme qui en compte déjà un certain nombre : l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Une idée défendue par Nicolas Sarkozy, lors de la primaire.

 

C'est indéniable : Fillon s'inspire de Sarkozy.

Et ces deux personnalités qui semblaient si différentes sont finalement assez proches.

François Sarkozy, Nicolas Fillon : n'est-ce pas le retour du petit Nicolas dans ses oeuvres et ses magouilles ?

 


 

 

 

 

 

François Sarkozy ou Nicolas Fillon...
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:02
François Fillon : la petite mise en scène organisée par France 2...

 

 

 

Interrogé sur RTL, François Fillon est revenu sur cette séquence de l'Emission politique au cours de laquelle il était confronté à des infirmières et des infirmiers d'une maison de retraite...

 

Une séquence glaçante : devant le personnel hospitalier de la maison de retraite de Bry-sur-Marne, le candidat Fillon défendait le passage aux 39 heures et la nécessité de travailler plus pour ne pas "créer de la dette". 

 

Un véritable dialogue de sourds : François Fillon, implacable, refusait de voir les difficiles conditions de travail de ces salariés qui lui disaient leur désarroi...

Commentant cette séquence, le candidat LR, a évoqué sur RTL "la petite mise en scène organisée par France 2, avec juste des responsables de la CGT."

 

Fillon a fustigé, aussi, des méthodes dignes de la "télé-réalité..."

 

Pourtant, tous les candidats sont, ainsi, confrontés, lors de l'Emission politique, à des salariés qui remettent en cause le programme du candidat.

François Fillon n'a pas été traité différemment.

Non, François Fillon n'est pas victime d'une cabale ou d'un complot... 

 

Il est normal qu'il soit mis face aux réalités du terrain, d'autant plus que les hommes politiques sont de plus en plus déconnectés du monde du travail.

François Fillon dénonce une "mise en scène", car il perçoit le mauvais effet qu'a produit cette séquence sur les auditeurs...

 

François Fillon affirme connaître le monde hospitalier, ses difficultés... mais manifestement, il ne comprend pas que ces salariés soient près du burn-out et qu'ils seraient dans l'impossibilité de travailler plus.

 

Ainsi, il serait probablement utile aux hommes politiques d'effectuer des stages en entreprises, afin qu'ils prennent vraiment conscience des réalités du monde du travail.

Une journée passée à accomplir les tâches d'un infirmier pourrait être bénéfique pour ces hommes politiques si éloignés de la réalité...

 

La simple confrontation, le simple contact avec des gens qui travaillent, qui exposent leurs problèmes, les hérissent.

Ils préfèrent fermer les yeux sur ces réalités...

 

Manifestement, cette séquence a révélé le candidat Fillon : un personnage abrupt, froid, glacé.

Il éprouve des difficultés à digérer cet épisode, et il se présente, une fois de plus, comme une victime... une tactique éculée qui ne trompe personne.

 

 

 

Vidéo : à 51 minutes 

 

https://youtu.be/vMFaE4tPtp8

 

 

 

 

 

François Fillon : la petite mise en scène organisée par France 2...
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 07:51
Encore des soutiens pour Emmanuel Macron : les Tibéri...

 


 

Décidément le candidat du mouvement En marche rassemble de plus en plus de soutiens venus d'horizons différents..

 

Après l'annonce de Manuels Valls qui déclare qu'il votera pour Macron, on apprend que la famille Tibéri rallie aussi le clan Macron...

Seulement, ce soutien inattendu risque fort d'embarrasser le candidat qui n'en demandait pas tant.

Macron attire autour de lui toutes sortes de gens...

 

Et les Tibéri, de triste réputation, ce n'est pas forcément un cadeau, bien au contraire.

Il faut rappeler qu'en 2013, Jean et Xavière Tiberi ont été condamnés à 10 mois de prison avec sursis pour avoir mis en place un vaste système de fraude électorale, basé sur l'inscription de faux électeurs, entre 1995 et 1997.

 

En juin 1995, le Canard enchaîné avait aussi révélé que les deux enfants du maire de Paris Jean Tiberi, étaient locataires de logements sociaux de la Ville de Paris alors même que les Tibéri étaient propriétaires d'appartements qu'ils louaient au prix du marché. Des travaux de rénovation avaient été effectués pour 215.000 francs (32.700 euros) pour le logement HLM de 134 m² attribué à Dominique Tibéri, le fils.

 

A la fin des années 90, Xavière Tiberi avait écrit un rapport pour le conseil général de l'Essonne. Le Canard enchaîné en avait publié plusieurs extraits. Ce document avait coûté 200 000 francs au département. Un rapport consacré à la coopération francophone et qui aurait demandé huit mois de travail à son auteur.

Un rapport bourré des fautes, comportant 36 pages, pour lequel, l'épouse du maire de Paris avait été copieusement rémunérée...

De l'argent public détourné, car ce rapport sans grande consistance ne méritait pas, sans doute, un tel salaire...

 

Les Tibéri ont donc un lourd passé de fraudes, de malversations.

Et ces gens ont encore le droit de voter ?

 

Pour Emmanuel Macron, avec tous ces ralliements venus de "gauche", de droite, du centre, il y a de quoi perdre la tête..

 

Il est vrai qu'il a su attirer toutes sortes d'électeurs, d'abord, quelques électeurs de gauche, quand il avait affirmé que la colonisation était un "crime contre l'humanité... ceux qui dans les banlieues se considèrent encore comme les victimes de la colonisation.


Puis, quelques électeurs d'extrême droite, qui, adeptes de la Manif pour tous, auraient été selon Emmanuel Macron, "humiliés".

 

Dans le cas des époux Tibéri, il pourrait s'agir d'une basse oeuvre de vengeance à l'égard de François Fillon...

 

En 2012, les Tiberi avaient aidé François Fillon à s'implanter dans sa nouvelle circonscription législative... Deux ans plus tard, au moment des municipales, François Fillon avait appuyé le choix de Nathalie Kosciusko-Morizet d'évincer Dominique Tiberi de la mairie au profit d'une de ses proches, Françoise Berthout...

 

Décidément, le monde politique est féroce !

Quant à Emmanuel Macron, il engrange, avec les Tibéri, des soutiens dont il se serait bien passé, des soutiens gênants.

Après les Tibéri, qui va rejoindre, encore, Emmanuel Macron ?

Qui va rejoindre, encore, ce candidat protéiforme ?

 

 

 

 

Encore des soutiens pour Emmanuel Macron : les Tibéri...
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 07:22
François Fillon : l'austérité pour ceux qui se lèvent tôt...

 


 

François Fillon, on l' a vu, lors de l'Emission politique, c'est l'impossible dialogue avec la France d'en bas, le peuple qui travaille pour des salaires de misère.

 

Face à des infirmières, des aides-soignantes, face au personnel d'une maison de retraite publique médicalisée, François Fillon a réaffirmé son intention d'augmenter leur temps de travail, alors que ces salariés sont déjà au bord du burn-out.

 

Comment faire plus, quand on est déjà saturé de travail ?

François Fillon affirme alors : "Tout autour de nous, on est à 39 heures."

 

Alors qu'un infirmier lui dit : "Vous avez trouvé la solution pour les retraites, nous on ne va pas rester longtemps, en retraite", voilà que Fillon rétorque : "Vous savez que la durée de vie s'est allongée de manière considérable..."

Une façon d'éluder le problème de ces employés, qui, eux, souffrent au travail et ont une espérance de vie amoindrie...

 

Les hommes politiques profitent, quant à eux, d'avantages et de privilèges considérables, cadeaux somptueux, salaires confortables, passe-droits, emplois très bien rémunérés pour des membres de leur famille.

François Fillon n'est, d'ailleurs, pas le seul concerné : la plupart de nos élus profitent et abusent largement de ces privilèges.

 

Mais François Fillon, dans son programme, demande aux gens les plus modestes de travailler davantage, de faire des économies.

Où est la cohérence, où est l'intégrité, où est la justice ?

 

L'austérité est réservée à ceux qui se lèvent tôt, qui triment pour gagner péniblement de quoi vivre.

Lors de cette séquence, on perçoit le décalage entre le monde politique et le peuple.

 

Des hommes politiques qui vivent dans un univers de luxe, portant des costumes qui coûtent une fortune, se faisant offrir des montres qui ont la valeur de bijoux somptueux...

Des hommes politiques totalement déconnectés de la réalité du monde du travail, parce qu'ils n'ont jamais travaillé eux-mêmes...

Des hommes politiques dont les privilèges dépassent les bornes, qui affirment être des modèles de vertu et d'exemplarité, qui demandent aux gens du peuple de travailler toujours plus...

 

Mais quel dédain pour le peuple ! Quelle arrogance !

 

"On ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable, c'est une évidence... les ministres ne doivent pas être mis en examen, doivent avoir une attitude exemplaire."

"On est des hommes politiques, nous avons comme responsabilité de montrer le chemin..."

Tels étaient les propos de François Fillon en novembre 2016...

 

On cherche encore cette "attitude exemplaire", à la place, on ne trouve que mépris, morgue, outrecuidance.

 

 

 

 

 

François Fillon : l'austérité pour ceux qui se lèvent tôt...
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 08:45
François Fillon rend ses costumes !

 

 

 

François Fillon a rendu les costumes que lui avait offerts Robert Bourgi. C'est ce qu'il a déclaré, jeudi soir, lors de l'Emission politique, face à David Pujadas.

 

"J'ai eu tort d'accepter" ces costumes, a-t-il affirmé, "j'ai fait une erreur de jugement", et "je les ai rendus", a assuré l'ex-Premier ministre à propos de trois costumes de luxe, d'une valeur totale de 13.000 euros, offerts par son "très vieil ami de plus de vingt ans", Robert Bourgi.

Oui, décidément, François Fillon a commis de nombreuses "erreurs", des manquements à la morale.

Mais, on est surtout étonné des contradictions dans lesquelles il s'enferme lui-même...

 

On perçoit dans la défense de François Fillon un problème de cohérence : soit ses costumes sont un cadeau tout à fait banal, ordinaire, il n'y a donc pas lieu de s'excuser, soit il reconnaît un véritable problème. Mais il ne peut d'une semaine à l'autre, passer d'une attitude à une autre...

 

Tout cela fait désordre... c'est le moins qu'on puisse dire.

Après avoir déclaré : Et alors ?", le voilà qui s'excuse et avoue une faute.

 

Cette stratégie changeante et mouvante a tendance à le discréditer complètement.

Ces fluctuations sont pour le moins curieuses.

Encore une confession, encore des excuses survenues tardivement...

 

Il a osé affirmer avoir rendu les costumes à son ami, après les avoir portés !

On imagine la scène !

Des costumes sur mesure ! Quel gâchis !

 

Empêtré dans une multitude d'affaires, le candidat Fillon, aux abois, cultive et accumule les incohérences.

 

Que d'erreurs ! Que de contradictions ! Soupçons d'emplois fictifs, de conflits d'intérêt, cadeaux luxueux suspects... les faits s'accumulent et révèlent un personnage qui aime l'argent.

 

Puis, après s'être défendu maladroitement, François Fillon est passé à la contre-attaque : et là, encore, il n'y va pas avec le dos de la cuillère, il accuse le président de la République d'être à la tête d'un cabinet noir...

 

Il réclame donc l'ouverture d'une enquête.

Cette accusation et cette mise en cause sont très graves : les auteurs du livre auquel se réfère François Fillon pour porter son accusation, démentent l'existence d'un cabinet noir.

 

La contre-attaque de François Fillon qui dénonce le pouvoir en place, qui évoque un complot, une machination, ressemble à une stratégie maladroite, désordonnée, pour échapper à toutes les critiques qui lui sont adressées.

 

 

 

 

 

 

 

François Fillon rend ses costumes !
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:21
En fait, nous n'avons rien compris : le programme de François Fillon n'est pas une purge...

 

 


Suppression de l'impôt sur la fortune, baisse des charges des entreprises, suppression des 35 heures, report de l'âge de la retraite à 65 ans, taux principal de TVA augmenté : il passera de 20 à 22%. tel est le programme que propose encore et toujours François Fillon...

 

Mais François Fillon affirme que ce n'est pas "une purge"...

Le candidat de la droite a assuré ce lundi que son projet, présenté à la presse, "ne demande pas d'efforts".

 "Ceux qui décrivent ce projet comme une purge ont tout faux", a-t-il déclaré... "Ils sont soit aveuglés par la mauvaise foi et l'idéologie, soit empêtrés dans leur propre manque de volontarisme", a précisé le candidat LR...

En fait, encore une fois, nous n'avons rien compris.

 

On perçoit, là, une tendance des hommes et des femmes politiques à dénier les réalités...

 

On connaît cette stratégie maintes fois utilisée par nos "élites" :  les enseignants n'avaient pas compris non plus la réforme des collèges initiée par Najat Vallaud-Belkacem, les enseignants n'avaient pas su discerner les prétendus "avantages" de cette refondation des programmes.
 
Les enseignants n'avaient pas perçu l'intérêt des TPI ou travaux inter-disciplinaires qui semblaient être une panacée pour la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem...

De la même façon, nous n'avions pas compris la réforme du droit du travail, la ministre Myriam El Khomri avait prétendu que son projet n'avait pas été bien lu ni bien compris par ceux qui le critiquaient...

 

Moins d'enseignants, moins d'infirmières, moins de policiers... une augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire.

De quoi s'agit-il, sinon d'une purge ?

Cette stratégie qui consiste à dire que le peuple n'a pas compris relève du mépris et de l'arrogance.

 

Le programme de François Fillon pénalise les gens modestes, ceux qui peinent pour gagner leur vie, ceux qui, arrivés à 60 ans sont déjà éreintés par les tâches qu'on leur demande d'accomplir.

François Fillon affirme, contre toute évidence, que son programme n'est pas une purge.

Il fait fi de la réalité et se moque d'un électorat populaire qu'il veut soumettre à une austérité ravageuse, alors que lui-même se vautre dans des privilèges qui sont ceux de sa caste...

 

 

 

 

 

 

 

En fait, nous n'avons rien compris : le programme de François Fillon n'est pas une purge...
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 13:52
Ils sont tous déconnectés... de la réalité...

 

 


Ils sont tous déconnectés... 

Les hommes politiques sont particulièrement déconnectés de la réalité : l'affaire Fillon nous a, une fois de plus, révélé cette déconnexion... François Fillon a affirmé, à maintes reprises, qu'il était irréprochable...

A l'entendre, il n'aurait commis aucune infraction, il aurait respecté la loi, ne percevant même pas le décalage avec la réalité que connaissent de nombreux français peinant à gagner leur vie, touchant un salaire de misère...

 

Ces hommes politiques qui, dans leur programme, proposent de reculer l'âge de la retraite à 65 ans ne sont-ils pas aux antipodes du vécu des salariés qui connaissent des problèmes de santé, des pathologies liées à leur travail ?

 

La plupart d'entre eux sont entrés très tôt dans une carrière politique, la plupart d'entre eux sont des politiciens qui ignorent superbement les réalités du monde du travail...

 

Sont-ils conscients des difficultés que rencontrent nombre de français : fins de mois difficiles, angoisses de l'avenir, problèmes pour nourrir une famille ?

Dans quel monde vivent-ils ? Dans quelle tour d'ivoire ?

Préoccupés de leur carrière politique, ils sont totalement coupés du réel...

 

Comment peut-on, alors, prétendre gouverner ?

Comment peut-on prétendre gouverner, quand on dénigre les juges ? Comment peut-on prétendre gouverner, quand on refuse les convocations de la justice ?

Les hommes et les femmes politiques seraient-ils donc au dessus des lois ?

Sont-ils si sûrs de leurs privilèges qu'ils n'hésitent plus à bafouer la justice ?

 

De la même façon, les inspecteurs de l'Education nationale sont, eux aussi, déconnectés de la réalité du terrain : ils ne voient pas les obstacles que doivent affronter les professeurs.

Ils refusent de voir les problèmes d'incivilité, d'indiscipline auxquels sont confrontés les enseignants.

Aveugles, ils sont les serviteurs zélés du ministère : ils reçoivent des consignes qu'ils suivent sans se poser de questions, ils utilisent un jargon obscur, un langage amphigourique et compliqué, se conformant à des modes issues d'un pédagogisme qui se voudrait novateur.

Certains chefs d'établissement ferment eux-mêmes les yeux devant les difficultés des enseignants : ils refusent de prendre en compte les violences verbales auxquelles doivent faire face certains professeurs.

 

Les médecins sont parfois, également, éloignés des préoccupations de leurs patients : certains refusent de voir les effets secondaires des médicaments, et répondent par le déni.

Une façon de se couper des préoccupations des malades, une façon d'occulter des problèmes qui ne semblent pas les concerner.

 

Ainsi, il suffit de détenir une autorité pour refuser de concevoir les problèmes que rencontrent les gens.

Imbus de leur pouvoir, les hommes de pouvoir se coupent du monde : leur seule autorité en impose à autrui.

Leur seule autorité leur sert de paravent pour trouver prétexte à ne pas savoir, à ne pas comprendre, à être constamment dans le déni...

 

 


 

 

 

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 09:23
Guerre et paix chez les Républicains...

 

 


Face à l'affaire Fillon, les hostilités ont été relancées à droite, le parti Les Républicains s'est déchiré tant et plus... des défections en série autour de François Fillon... des déclarations contradictoires, des soutiens, puis des reniements...

 

Des sourires, puis des coups de poignards : une guerre fratricide a fait rage, au sein de la droite, elle révèle le pire de ce qu'est le monde politique...

 

Et c'est François Fillon lui-même qui l'a dit dans une diatribe virulente et dénonciatrice prononcée lors de son discours au Trocadéro :

"Or moi, c’est de la France et des Français que j’ai voulu, que je voudrais toujours me soucier. Et je crois que les millions de voix qui se sont portées sur moi à la primaire veulent dire simplement ceci : nous autres Français n’en pouvons plus de vos calculs, de vos carrières, de vos histoires.

Je vais vous faire une confidence. Si par magie les Francais avaient pu assister a ce que j’ai vu ces dernières semaines, une vague de dégoût les submergerait. La fuite en canard, d’un camp à l’autre, d’un hiérarque l’autre, vers la circonscription, le portefeuille. La désertion assumée, sans honte et aussi sans orgueil. Se sauver soi-même. Oui, là aussi, la France et les Français avaient disparu."

 

Les mots employés sont terribles pour son propre camp : "dégoût, fuite, désertion,  honte..."

Le terme "hiérarque" quasi-religieux, hyperbolique, souligne l'âpreté des ambitions, et des prétentions...

 

François Fillon fustige la lâcheté des siens, en des termes guerriers, il met en évidence les égoïsmes, les intérêts personnels, un tableau féroce de ces hommes politiques qui gravitent autour de lui.

Eh oui, c'est cela, le monde politique, une course forcenée au portefeuille, à la circonscription...

 

Et François Fillon décrit parfaitement ce qu'est devenue la politique : ce tableau est stupéfiant et criant de vérité.

En même temps, c'est un François Fillon ayant largement profité du système qui dénonce ses pairs...

 

La droite connaît, alors, une crise grave et c'est François Fillon lui-même qui le souligne dans son discours, devant ses partisans au Trocadéro...

 

On a assisté ces dernières semaines à une série de lâchages : Bruno Lemaire, Georges Fenech, de nombreux sarkozystes, des juppéistes, Thierry Solère, Dominique Bussereau, Nadine Morano...

La liste est longue et montre les divisions de la droite...

 

On se souvient du conflit qui avait opposé François Fillon et Jean François Copé pour les élections à la tête de l'UMP : une guerre sans merci, des ambitions exacerbées.

Une nouvelle fois, l'affaire Fillon a réveillé ces appétits de pouvoir, ces lâchetés.

 

En politique, les reniements sont partout : Nicolas Sarkozy avait annoncé son retrait de la vie politique, après son échec aux présidentielles, mais il s'était présenté aux primaires de la droite, François Fillon avait déclaré qu'il renoncerait à briguer le poste de président, s'il était mis en examen, et pourtant, il se maintient dans la course.

 

Juppé, quant à lui, a annoncé hier qu'il ne serait pas candidat à la Présidence de la République, tout en critiquant vivement François Fillon et son système de défense.

Dans ce marasme, les sarkozystes se sont activés pour imposer un autre candidat à la place de Fillon : François Barouin.

La suite promettait d'être houleuse...

 

Mais, finalement, le comité politique LR a renouvelé à l'unanimité son soutien au candidat Fillon. "Les Républicains sont rassemblés autour" de lui, a déclaré, hier, Gérard Larcher.

 

Quel revirement ! Un coup de théâtre qui surprend après toutes les dissensions qui ont divisé la droite...

Un dénouement digne d'un vaudeville : décidément, quand la politique se joue comme une pièce de théâtre, on comprend le désarroi des électeurs...


 

 

 

 

 

 

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