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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 15:58
L'escarboucle scintille, rutile...



"La robe de Tryphèra était une mince étoffe glauque, entièrement brochée d'iris, à larges fleurs. Une escarboucle, montée d'or, la plissait, en fuseau, sur l'épaule gauche..."

C'est ainsi que Pierre Louÿs décrit la robe étonnante d'un de ses personnages, dans un de ses romans intitulé Aphrodite.

L'escarboucle ! Voilà un mot qui résonne de tant d'éclats comme l'objet qu'il désigne ! Sifflante "s", gutturales "c" et "r", labiale "b", gutturale, encore, "c", ce mot s'enroule sur lui-même, en nous faisant entendre des consonnes variées.
Le son "ou" lui confère une certaine solennité.

Voilà un mot rare qui nous permet d'admirer comme des arrondis, des volutes, des boucles.
On croit percevoir des enroulements, des tourbillons.

Ce mot nous étonne, nous intrigue, comme une découverte, un éblouissement...

Il désigne, en fait, un objet unique, d'exception, une
pierre précieuse d'un éclat rouge vif, un rubis !

L'escarboucle scintille, rutile, attire les regards... L'escarboucle nous fait voir des ciels de braises et de feux ardents, le soir, au soleil couchant.
Elle nous fait admirer des roses rouges aux teintes sombres, aux parfums prégnants, des coquelicots flamboyants, des fleurs d'hibiscus aux drapés somptueux de rouges.

Des rougeoiements de braises, des éclats de feux apparaissent, des étincelles de lumières...

L'escarboucle ! "La petite braise" ! Tel est le sens premier de ce mot issu du latin.

"Carbunculus" ! Eclats de consonnes et de couleurs ! Petit charbon, couleurs de braises ! Formation de diminutif, le mot latin "carbunculus" a, anciennement, une valeur affective.

Ce mot rare, ancien qui a des origines latines, ce mot oublié, mérite d'être remis à l'honneur : il évoque des images colorées, éclatantes, des rouges incandescents, des envolées d'étincelles !

Il évoque le feu, la passion, des embrasements soudains, des bijoux somptueux, des romans d'aventures, des histoires étranges, un monde secret.


L'escarboucle suscite l'imagination, fait rêver, nous emporte vers des paysages embrasés, des soleils éblouissants de rouge, des éclats de fleurs : bougainvillées, roses pourpres, dahlias, aux couleurs de rubis.

L'escarboucle nous promet des envolées d'amarante, des grenats aux teintes lumineuses, elle nous offre ses mystères...

Quelle poésie et quels éclats dans ce mot ! Quelle magie, quel charme !

L'escarboucle rayonne : ce mot d'autrefois nous éblouit et nous emmène au bord du rêve...

Un dragon, une vipère, des légendes, un être insaisissable, mystérieux surgissent du fond des âges... Un serpent ailé traverse la nuit, comme un t
rait de feu !


Photos : rosemar


La légende de la Vouivre, associée à l'escarboucle :

http://crdp.ac-besancon.fr/vouivre/intro.htm

https://youtu.be/WYeDsa4Tw0c

https://youtu.be/94dY-QxjDiE

https://youtu.be/KavI_XB
TOuQ


https://youtu.be/CSav51fVlKU

https://youtu.be/TYJzcUvS_NU

L'escarboucle scintille, rutile...
L'escarboucle scintille, rutile...
L'escarboucle scintille, rutile...
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 16:51

 

baiser Francesco Hayez libre

 

                  

Dans un de ses poèmes les plus célèbres, Catulle, auteur latin du premier siècle avant J. C., fait l'éloge du baiser et de l'amour : "Donne-moi mille baisers" écrit-il, en s'adressant à sa jeune maîtresse...

 

"Vivons, ma Lesbie, aimons-nous et, à tous les commérages des vieillards trop sévères, donnons la valeur d'un sou.
Les rayons du soleil peuvent mourir et renaître ; pour nous, une fois que la brève lumière s'est éteinte, c'est une seule nuit éternelle qu'il faut dormir.
Donne-moi mille baisers, et puis cent, et puis mille autres, puis une seconde fois cent, puis encore mille autres, puis cent.
Ensuite, lorsque nous nous serons embrassés des milliers de fois, nous brouillerons les comptes pour ne plus les reconnaître, de peur qu'un esprit malin ne puisse nous jeter le mauvais oeil, lorsqu'il connaîtra le nombre de nos baisers."

 
"Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
rumoresque senum severiorum
omnes unius aestimemus assis.
Soles occidere et redire possunt ;
nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
dein mille altera, dein secunda centum,
deinde usque altera mille, deinde centum.
Dein, cum milia multa fecerimus,
conturbabimus illa, ne sciamus,
aut ne quis malus invidere possit,
cum tantum sciat esse basiorum.

 

On retrouve un éloge du baiser, empli de poésie, dans le Cantique des Cantiques :

 

"Qu'il me baise des baisers de sa bouche !

Car ton amour vaut mieux que le vin,

 Tes parfums ont une odeur suave ;

Ton nom est un parfum qui se répand..."

"Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !

Comme ton amour vaut mieux que le vin,

Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ;

Il y a sous ta langue du miel et du lait,

Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban."

 

Issu du verbe latin "basiare", et du nom "basium", le mot "baiser" résonne de sonorités éclatantes : la labiale "b" qui se prononce avec les lèvres rapprochées semble être l'image même du baiser, la sifflante sonore "s" apporte une note de douceur, et les voyelles forment comme un écho...

Il existe quelques variantes de ce mot : "bise, bisou, bécot", jolis mots avec des suffixes de diminutif à valeur affective : le "bécot" est un dérivé du nom "bec".

 

Le terme "bécot" est plus particulièrement familier et sympathique : il nous rappelle une célèbre chanson de Georges Brassens...

Et chaque fois, on retrouve la labiale "b" à l'initiale de ces mots qui dessinent, ainsi, l'image du baiser amoureux.

En latin, le nom "osculum" qui signifie "petite bouche" était employé, aussi, pour désigner le baiser... Le suffixe de diminutif -culum comporte, à nouveau, une valeur et une nuance affectives.

 

En Grec ancien, le mot "φίλημα, le baiser"est associé à l'amour et vient du verbe φιλώ, philo, "aimer".

 

On peut utiliser, aussi, le verbe "embrasser", "enlacer de ses bras", geste plein d'affection qui implique une intimité.

 

Le baiser associé à l'amour, à l'affectivité, à la sociabilité, marque une familiarité, un rapprochement.

Le baiser permet une proximité, il peut être discret ou plus appuyé : il peut s'accompagner d'un claquement des lèvres qui suggère le bruit du baiser.

Le baiser peut être amical, amoureux : il signe une ambiance chaleureuse.

 

Le mot "bise" désigne, aussi, curieusement un vent glacial : on est loin de la douceur du baiser ! On perçoit, là, une homonymie étrange et étonnante ! Un même mot peut évoquer, ainsi, en français, des réalités très différentes ! 

Le mot "baiser" empoyé comme substantif, lui, ne laisse place à aucune ambiguité !

 

N'oublions pas l'usage du baiser qui a tendance à se perdre dans le monde moderne... tout juste si on serre la main des gens !

 

Le baiser amoureux aurait, en plus, des vertus inégalables : il offre un bien-être, une détente, il a des effets relaxants inouis.

 

Le baiser peut se multiplier à l'infini : une façon de décupler ses effets bénéfiques, comme le suggère Catulle dans son poème !

 

Enfin, tous ne sont pas de cet avis : on connaît la célèbre chanson : un baiser, pas sur la bouche !

http://youtu.be/vNF8o2Bazzs

http://youtu.be/awcB2M4pfTA

 

 

 

Pour réhabiliter le baiser, la chanson de Brassens...

http://youtu.be/eztSYUFUe8I

 

 

 

 

Et celle de Souchon : 

http://youtu.be/ZYO0iSaB0q0

 

 

http://youtu.be/P5weqdVaChQ

 

 

 

 

 

baiser--William-Adolphe_Bouguereau_-1825-1905-libre.jpg

 

 

 

baiser tristan et iseult libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

baiser-Marie-lan-Nguyen.jpg

 

 



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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:55

 

espagne-jose-carlos-diez.jpg

 

 

"Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
- Ramez, disaient-elles.

 

Comment, disaient-ils,
Oublier querelles.
Misère et périls ?
- Dormez, disaient-elles."

 

Dans ce poème, intitulé Autre guitare, extrait du recueil, Les rayons et les ombres, Victor Hugo évoque des "alguazils"... Ce mot nous intrigue et nous éblouit, aussitôt... Il attire notre attention et nous parle d'un autre monde...

 

Le nom "alguazil" révèle, dès qu'on l'entend, ses origines lointaines et exotiques : ce terme issu de l'arabe et de l'espagnol, à la fois, nous étonne de ses sonorités étranges... il rayonne, il impose sa présence.

 

La voyelle "a" dupliquée, la consonne "l" redondante, la gutturale, la sifflante sonore composent un ensemble surprenant.

Avec l'alguazil, l'Espagne et l'orient semblent réunis : ce mot rare, ancien suggère mystère et étrangeté...

 

 Quelle réalité se cache derrière ce mot ? Quelle énigme ?


Le mot résonne d'éclats : il est, en lui-même, tout un poème ! On y trouve une rime intérieure grâce à la reprise de la voyelle "a"... la consonne "z" lui confère une graphie d'exception.

 

J'aime ce mot venu d'ailleurs, aux sonorités lointaines : avec l'alguazil, il nous est permis de voyager vers des terres lointaines, des pays inconnus, des continents différents.

Il nous est permis d'entendre des sonorités éblouissantes.

Avec l'alguazil, on peut imaginer, inventer des paysages, des lieux inondés de lumières et de soleils, des oasis, des jardins aux fruits rafraîchissants...

 

Ce mot nous fait rêver à d'autres mondes, celui de l'Espagne, de ses palais somptueux ! "Alcades, Andalousie, fandango, passacaille" !

Tant de termes venus d'ailleurs, empreints de charmes, de voluptés secrètes !

 

Que d'étrangetés dans ces mots, que de paysages à découvrir !

 

Le nom "alguazil" nous parle un langage nouveau, il nous apprend la beauté des langues, des mots, des messages si variés qu'ils contiennent, une harmonie de sonorités.

Il nous apprend l'autre, l'ailleurs, nous donne envie de le découvrir, d'en percer les mystères...

 

Ce mot chante une langue nouvelle, celle des poètes qui aiment les mots, s'en abreuvent, s'en emparent, les magnifient, les subliment !

 

"Carafe, écarlate, felouque, santal" ! D'autres mots surgissent et forment des éclats...

 

L'alguazil évoque l'Espagne d'autrefois : "romancéros, alcades, picaros" nous emmènent vers un passé mythique et lointain...

L'alguazil nous entraîne dans un tourbillon de poésie, d'exotisme et de mystères !

 

 

 

Le poème de Victor Hugo :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

 

 

 

 

http://youtu.be/0QgJr5zvx0c

http://youtu.be/oEfFbuT3I6A

 

http://youtu.be/2oyhlad64-s

 

http://youtu.be/R05YtpRuWOU

 

 

 

 

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 Photos : creative commons  José Carlos Diez  / Florence Devouard / J C Georgio  / Ji-Elle  / David Corral Gadea

 

 



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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:26

 

pantoufle-Piccolo-Namek-creative.jpg

 

"Quoi ? Quand je dis : « Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit » c'est de la prose ?" 

Tout le monde se souvient de ces propos amusants prononcés par Monsieur Jourdain, dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière, quand le personnage découvre la différence entre les vers et la prose...

La pantoufle ! Voilà un mot qui nous est familier ! Nous chaussons tous des pantoufles quand nous rentrons chez nous, et nous en éprouvons du réconfort.

 

De fait, le mot lui-même nous rassure : labiale initiale, dentale, au centre, fricative finale donnent à ce mot une certaine douceur... et n'oublions pas la voyelle nasalisée "an" et le son "ou" qui lui confèrent une allure nonchalante...

 

La pantoufle, chaussure d'intérieur que l'on met chez soi pour être plus à l'aise nous libère de contraintes, nous offre un bien-être très appréciable...

 

Mais d'où vient ce terme si expressif ? Selon certains, il serait issu du mot latin "pannus", "bout de tissu, pan, morceau" avec l'ajout d'un suffixe -oufle qui connoterait des objets gonflés comme la "moufle"...

 

Son origine pourrait même remonter au mot grec, 'péné", "trame, tissu, toile" et on pourrait, alors le rapprocher du nom de "Pénélope", celle qui défait la toile qu'elle a tissée pendant la nuit...

 

De fait, la pantoufle est souvent faite d'un tissu épais, pour protéger le pied du froid, elle enveloppe le pied d'un certain confort.

 

J'aime ce mot qui évoque le bonheur de se retrouver chez soi, dans une ambiance chaleureuse, sans contraintes, sans artifices...

 

J'aime ce mot aux sonorités diverses et langoureuses...

 

La pantoufle nous fait retrouver une liberté perdue, elle nous fait oublier le carcan des chaussures qui emprisonnent le pied, qui le compriment...

 

La pantoufle nous ouvre des horizons de liberté, elle nous promet repos, réconfort.

Elle se décline en "babouche, charentaise, savate, chausson, mule"... une variété de pantoufles nous est offerte.

 

Que de mots divers pour évoquer toutes sortes de pantoufles, avec des origines variées ! Mot persan, mot venu d'une région française, mot latin...

 

Dans tous les cas, le mot "pantoufle" est le plus couramment utilisé, il a donné naissance à un terme péjoratif : "pantouflard", avec le suffixe -ard, très productif qui a servi à former de nombreux termes dévalorisants.

 

J'aime la simpicité et la familiarité de ce mot "pantoufle"... J'aime ce terme sans fioriture qui évoque la vie quotidienne, une intimité.

 

En écrivant cet article, je suis chez moi, en pantoufles et j'en apprécie tout le confort !

 

Voilà un mot qui nous permet de remonter à ses lointaines origines grecques, un mot plein de résonances, de simplicité et d'éclats feutrés !

 

Le texte de Molière : http://www.site-moliere.com/pieces/...

 

 

 

http://youtu.be/m54SmVsQqgc

 

 

http://youtu.be/-2y14caU3sg

 

 

 

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 pantoufle -Gustave dore cendrillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   

 

 



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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 17:39

flocon serge melki

 

 

"La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers. Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu. Il porte un nom. Un nom d'une blancheur éclatante. Neige."

 

C'est ainsi que Maxence Fermine décrit la neige et ses flocons, dans un de ses romans, intitulé Neige.

Le flocon nous fait voir sa légèreté, son évanescence : sonorité de douce fricative au début, prolongée par la consonne "l", voyelle "o" dupliquée sous une forme nasalisée... les sonorités mêmes du mot nous font entrevoir la finesse et la délicatesse des flocons qui virevoltent.


Certains flocons sont plus compacts, plus épais et plus lourds, ils tombent en amas et on entend leur chute sur le sol : la consonne gutturale "c" au centre du mot nous fait percevoir cet éclat...

 

Des étoiles blanches apparaissent, des images de neiges en éclats dispersés, des embruns de blancs, des écumes étincelantes...

 

Un ballet incessant de plumetis couvre les paysages et les jardins... images soudain irréelles et mystérieuses de l'hiver.

 

L'horizon s'enlumine de teintes pâles, ouatées, feutrées....Un rideau de lumières envahit l'espace...

 

Léger, le flocon se multiplie à l'infini et peut former des écrans de candeurs, des entrelacs qui inondent le ciel, le transforment en un tissu ondoyant, satiné, perlé d'étoiles...

 

Le flocon nous montre toute la beauté de l'hiver : des éclats glacés, des couleurs atténuées, des contrastes de noirs et de blancs.... arbres sombres, ténébreux, entourés de lumières !

 

Les arbres se couvrent de ces amas de soie blanche, se parent de teintes nouvelles, et montrent toutes les harmonies de l'hiver.

 

Effet de clair-obscur produit par la neige !

 

Issu d'un mot latin "floccus" qui désignait une touffe de laine, le "flocon" a encore ce sens en français, mais le plus souvent ce terme est associé à la neige...

 

Flocons tourbillonnants dans l'air vif, pluie de l'hiver, les grains s'éparpillent et couvrent les paysages, de leurs embruns.

 

Les grains se rassemblent en couche compacte, sur le sol, les grains forment des tapis lumineux qui crissent sous nos pas...

 

Les flocons virevoltent dans l'air de l'hiver, rideaux de candeur, éclats de lumières.

 

Le mot nous éblouit de ses volutes lumineuses, de ses embruns de clartés...

 

 

http://youtu.be/ApwA8l8khhk

 

http://youtu.be/oXH4ihMfUKM

 

 

 

 

flocons-Stohrfoll.jpg

 

 

 

flocon-Wuhazet.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Photos : auteurs : Serge Melki  / Stohrfoll / Wuhazet  creative commons

 



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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 17:01

bouteille bourgogne Arnaud 25

 

 

"En faisant ce métier d'échanson, Bilot affectait une religieuse gravité ; on eût dit un prêtre de Bacchus officiant et célébrant les mystères de la dive bouteille ; il ne lui manquait que d'être couronné de lierre ou de pampre. Ces cérémonies augmentaient la valeur du vin qu’il servait, lequel était réellement fort bon et plus digne d’une table royale que d’un cabaret."

C'est ainsi que Théophile Gautier évoque un aubergiste, Maître Bilot en train de servir du vin à ses hôtes... C'est, là, un extrait d'un des romans les plus connus de cet auteur, intitulé Le Capitaine Fracasse...

 

La bouteille que sert l'aubergiste est décrite, avec de nombreux détails : "Il prit des mains du sommelier la bouteille grise de poussière et tapissée de toile d’araignée, la décoiffa de son casque de cire avec des précautions infinies, extirpa du goulot, sans secousse, le bouchon tenace, et d’une main aussi ferme que si elle eût été coulée en bronze versa un fil de liqueur blond, comme la topaze, dans les verres de Venise à pied en spirale..."

 

Le nom "bouteille" nous est si familier qu'on oublie d'en percevoir l'éclat : avec sa labiale initiale, sa dentale "t", sa finale aux teintes éblouissantes, ce mot est pourtant plein de résonances.

 

Issu du latin "butticula", formation de diminutif, la bouteille prend pour base le mot "buttis" qui désigne un récipient à vin, une outre, chez les romains...

 

Les romains étaient de grands amateurs de vins et il n'est pas étonnant qu'on leur ait emprunté ce mot : on connaît quelques noms fameux de ces breuvages anciens : Mulsum, Turriculae, Carenum, Falernum, vins agrémentés de miel et d'épices, d'eau de mer ou de coings...

 

Le terme "bouteille" n'est plus, de nos jours, réservé aux vins, toutes sortes de boissons sont, désormais, mises en bouteilles et ce récipient nous accompagne, tous les jours.

Par métonymie, ce terme peut désigner, aussi, le contenu de la bouteille...

Les embouteillages, sur nos routes, désignent des embarras de circulation : les voitures sont comme emprisonnées dans une bouteille, elles sont à l'arrêt, incapables d'avancer...

Ce mot bouteille a donné lieu, aussi, à quelques expressions savoureuses ou plaisantes : "jeter une bouteille à la mer, avoir ou prendre de la bouteille, aimer la bouteille"...

 

Ce nom évoque, en nous, des images de fête, des bonnes bouteilles, du Champagne, du Sauterne, des vins pétillants et joyeux, des vins enivrants.

 

La forme même évasée de la bouteille est, souvent, pleine d'élégance, de légèreté.

Certaines bouteilles élancées, aux verres colorés, sont de véritables oeuvres d'art...

Cannelures, éclats martelés, teintes de vert, certaines bouteilles nous séduisent, par leurs formes aériennes...

 

On songe, aussi, à la "dive bouteille" de Rabelais... Le vin, la bouteille, la vigne occupent une place de choix dans l'oeuvre de cet humaniste : le vin symbolise l'inspiration, la soif et la quête de connaissances : dans le Cinquième livre, c'est cette soif qui mène Pantagruel et ses amis vers l'oracle de la dive bouteille, une quête de vérité à trouver au plus profond de soi-même....

 

La dive bouteille permet d'étancher une soif de connaissances, elle est une invitation à profiter des plaisirs de la vie, mais aussi une incitation à la découverte permanente, à un enrichissement personnel...

 

C'est sur le sort de l'humanité tout entière que les Pantagruélistes sont allés consulter l'oracle de la Dive Bouteille et l'oracle leur a répondu : "TRINCH, abreuvez ­vous aux sources de la connaissance."

Connaître pour aimer, c'est, là, le secret de la vie...


Oui, décidément, ce mot "bouteille" est rempli de symboles, d'images lumineuses, de messages essentiels : la vie n'est-elle pas cette quête incessante de la dive bouteille ?

 

L'extrait du Capitaine Fracasse :

http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Ca...

 

 

 

http://youtu.be/fPQwV8wQMII

 

http://youtu.be/3MRvDGd02mA

 

http://youtu.be/Y3nceqcsF-c

 

 

 

 

 

 

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bouteille Arnaud 25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Photos : wikipédia  creative commons

Trois dernières photos : rosemar



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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 10:24

Marmite-Paul-venter-creative.jpg

 

 

"De larges tranches de pain coupées sur de petites assiettes de terre rouge, et l'on était là, autour de la marmite, l'assiette tendue, la narine ouverte ... je n'ai jamais rien mangé de meilleur que cette bouillabaisse de langoustes..."

 

C'est ainsi qu' Alphonse Daudet décrit une dégustation de bouillabaisse, dans son recueil intitulé Les Contes du lundi...

 La marmite ! Voilà un nom familier qui rayonne de sa labiale "m" redondante : la marmite apparaît accueillante, chaleureuse, elle renferme des mets délicieux qu'elle cache aux regards...


On s'empresse autour de la marmite, pour humer les bonnes odeurs de cuisine, on a hâte de l'ouvrir, pour savourer certains mets.

Avec ses consonnes variées, labiale "m", gutturale "r", dentale "t", ce mot nous laisse entrevoir le plaisir de goûter, d'engloutir, de déguster les préparations qu'elle renferme précieusement...

 

Cet instrument dont le nom paraît si familier, si sympathique semble, aussi, plein de mystère : profonde, munie d'un couvercle, la marmite se distingue de la poêle : elle permet de faire mijoter longuement les aliments, d'en exalter toutes les saveurs !

 

Ce mot connu de tous, aux sonorités populaires, nous charme de ses éclats de voyelles et de consonnes : ce mot chante, comme le fait parfois la marmite quand elle est sur le feu... léger frémissement empli de vapeurs odorantes qui enivrent les sens et ouvrent déjà l'appétit...

 

La marmite annonce le repas qui va suivre, la convivialité, le partage, la réunion, car la marmite, assez large et profonde contient de quoi nourrir toute une tablée !

 

Ce mot associé à une multitude de sensations, le goût, l'odorat, la vue, le toucher et même l'ouie, ouvre l'appétit, nous annonce des agapes prometteuses et chaleureuses...

Voilà un mot qui nous parle, qui ravit les papilles, qui exalte les sens !

 

Pourtant, ce terme, issu de l'ancien français  désignait, à l'origine, un "hypocrite", c'était un adjectif composé de deux éléments : "marm-" du verbe "marmonner" et "mite", qui était, autrefois, l'autre nom du chat...

 

On connaît ces mots associés à ce radical : "mistigri, mitaine, chattemite"... en ancien français, la "mite" etait le nom affectueux du chat.

Le chat se cache, parfois, sous des apparences câlines et hypocrites.

 

Le glissement de sens s’explique par le fait que la marmite, profonde et fermée par un couvercle, cache son contenu aux curieux, contrairement à la poêle, plate et ouverte. 

 

La marmite est secrète, mystérieuse, elle ne révèle pas son contenu, elle agit en hypocrite...

Une belle hypocrite, tout de même ! Voilà ce qu'est devenue la marmite, pleine de saveurs et de parfums, emplie de fumets qui s'exhalent, dès qu'on ouvre le couvercle...

La marmite a connu une belle évolution de sens : elle nous est, d'ailleurs, si familière que le sens premier nous étonne : si la marmite se cache, c'est tout de même, pour mieux révéler son contenu et exhaler des parfums, des saveurs, des sucs variés...

 

 

Le texte de Daudet : 

http://fr.wikisource.org/wiki/Les_C...

 

 

http://youtu.be/Q4NDDsoIrLg

 

 

 

 

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Photos : creative commons



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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 16:28

 

datte-Madhif-creative.JPG

 

 

La datte, rêves de soleils, de lumières, de pays du sud, aux déserts de sables ! La datte nous fait admirer, au coeur de l'hiver, des paysages exotiques et lointains, aux charmes orientaux... L'Egypte, ses oasis au bord du Nil, la Tunisie, ses caravansérails, ses marchés...

 

Des mosquées, des hérissements de minarets, des coupoles, des palais, des dunes, des barcanes, des oasis, du sable à perte de vue...

 

Fruit oblong aux couleurs d'ambre et de miel, la datte gorgée de soleil, de douceurs, de lumières, nous éblouit de ses teintes nuancées...

Sa texture moelleuse, ses éclats dorés et brillants ravissent tous les sens.

Le mot lui-même, très simple, avec ses deux dentales éclatantes "d" et "t" suscite la curiosité...

L'homonymie avec cet autre mot, "date" nous intrigue, aussi.

 

La datte, fruit du soleil semble reproduire les couleurs mêmes de l'astre du jour : elle est parfois mate, mais, aussi, brillante, comme brunie par le soleil !

Parcouru de vaguelettes, le fruit semble simuler des embruns de sillons sur les dunes...

L'intérieur fait rayonner des fibres plus claires, aux saveurs de lumières.

 

D'où vient ce mot, "datte" ? Quelle est son étymologie ? Curieusement, ce terme est issu directement du grec "dactylos", qui désigne le "doigt". C'est la forme allongée du fruit qui lui a donné son nom...

Cette origine est bien lointaine, d'autant que le mot a perdu sa forme initiale, et que la dernière syllabe s'est effacée.

 

On connaît d'autres dérivés plus facilement reconnaissables : "dactylographie, dactyle, ptérodactyle"...

La datte, doigt solaire, effilée, élancée suggère, encore, par ses stries, la surface de la peau. 

 

Ce simple mot nous permet de remonter aux origines de notre langue : le grec... et l'on est étonné de découvrir le sens premier de ce terme.

La datte nous emmène, aussi, vers l'Orient, vers l'univers des Contes des mille et une nuits : elle nous raconte les douceurs orientales, un monde raffiné, lointain et mystérieux, un monde secret...

 

Celui des sultans et des califes, celui de Sindbad, le marin, celui de Shéhérazade.... Des villes orientales surgissent dans nos mémoires : Bagdad, Bassora, Babylone, noms aux sonorités étranges et remplies d'exotisme...

 

Symbole de fertilité, de prospérité, de bonheur, le palmier dattier est un arbre sacré dans la tradition orientale. 

Selon cette tradition, il faut manger sept dattes, le matin, au petit déjeuner, pour profiter de tous les bienfaits de ce fruit divin...

 

La datte fait, aussi,  partie des treize desserts provençaux de Noël : ce fruit venu d'Orient symbolise donc le partage, les dattes pourraient représenter les présents apportés par les rois mages à l'enfant Jésus...

 

 

http://youtu.be/Q6UoWgM5Lv8

http://youtu.be/AEwBy6Y8Wug

http://youtu.be/1qTaNSpYGqA

 

 

http://youtu.be/Pwri2NKtHB8

 

 

 

 

 

 

 

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mille et une nuits ali baba auteur Parish
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        

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mille et une nuits le cheval enchanté

 

 

 

 

 

 Photos de dattes : creative commons  en haut de l'article : auteur : Madhif

  Sous l'article photo 1 auteur :  Madhif   photo 3 : Med Dhifallah

Autres : illustrations des Contes des Mille et une nuits


 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 15:26

 

forêt Tom Harpel creative

"J'aime le son du cor, le soir, au fond des bois,

 Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois,

Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille

Et que le vent du nord porte de feuille en feuille."

 

Tout le monde connaît ces vers célèbres d'Alfred de Vigny : c'est, là, le prélude d'un poème où Vigny raconte la mort de Roland, à Roncevaux... le poète évoque la tristesse, la solitude d'une biche traquée par des chasseurs.... On y perçoit toute la fragilité de cet animal, une biche...


Ce mot "biche", aux sonorités si douces, a des origines bien étranges : le terme vient, en fait, du latin, "bestia" qui désigne la bête, l'animal.

Le nom "bestia" est, donc, à l'origine de deux dérivés distincts en français, la "bête", et la "biche"...

 

On voit que le mot "biche" a connu des évolutions phonétiques importantes : la voyelle"e" s'est transformée en "i", les consonnes "st" ont évolué vers une chuintante "ch".

 

Quelle poésie dans ce mot qui n'était, au départ, que le nom d'une bête, parmi d'autres !

 

Labiale initiale, prolongée par un "i", chuintante finale pleine de douceur, et d'harmonie, le mot "biche" déroule des images de nature, de bois, de forêts...

 

Des images d'un animal gracile, à l'élégance raffinée, au charme rempli de féminité.

On entre dans l'univers des contes merveilleux de Perrault, on entrevoit des images de légéreté, de grâce...

 

Ce mot nous fait aussi percevoir toute l'importance des sonorités de notre langue : les mots "biche" et "bête" produisent des effets totalement différents : on est sensible à la douceur de la biche et on ressent la brutalité de la bête.

 

La chuintante "ch", notamment, apporte une douceur qui n'apparaît pas du tout dans le terme "bête".

Le mot a pris, d'ailleurs, une valeur affecteuse dans les expressions :"ma biche, ma bibiche, des yeux de biche".

 

Dans les contes, la biche est, souvent, une figure féminine : animal à la course légère, au caractère farouche, elle symbolise la beauté... Des jeunes filles, des princesses sont souvent métamorphosées en biches.

 

Dans la mythologie grecque, la biche était consacrée à Héra, déesse de l'Amour et de l'hyménée, et elle était associée à Artémis, la vierge chasseresse.

 

Des images de liberté, de courses dans la nature, de légèreté surgissent à l'évocation de cet animal sauvage.

On perçoit une harmonie, une finesse dans les lignes, un museau fuselé, des pattes graciles, toute l'élégance de cet animal.

 

De grands yeux doux, un pelage couleur de brun doré parsemé de blanc...

 

Tout autour, un cadre champêtre : des arbres, des bois, des taillis, de grands espaces, des étangs, une nature intacte et préservée...

La biche aux yeux pleins de douceur nous entraîne dans un univers sauvage, un monde éloigné des réalités que nous connaissons...

 

Quelle légèreté, quel charme dans ce seul nom !

 

Le poème de Vigny : 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

 

 

 

http://youtu.be/bLNxHW4ZgXE

 

http://youtu.be/4_BavGnbmKM

 

 

 

 

 

 

 

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La parodie du poème de Vigny :

 

 



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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 16:54

 

fossile libre

 

"Dans les galeries du Muséum, ils passèrent avec ébahissement, devant les quadrupèdes empaillés, avec plaisir devant les papillons, avec indifférence devant les métaux ; les fossiles les firent rêver, la conchyliologie les ennuya. Ils examinèrent les serres chaudes par les vitres, et frémirent en songeant que tous ces feuillages distillaient des poisons."


Dans cet extrait du roman de Flaubert, Bouvard et Pécuchet, les fossiles suscitent, plus particulièrement, l'intérêt des deux héros de l'histoire.

 

Comment ne pas être fasciné par ces restes très anciens d’organismes pétrifiés dans une roche sédimentaire ? Poissons, coquillages gravés dans la pierre, comme sculptés par la nature, les fossiles sont des merveilles qui attirent tous les regards.

 

Les couleurs rosées, pastels de ces pierres venues du fond des âges, les formes parfois incomplètes, incertaines, les brisures les transforment en objets précieux, rares.

Venu d'un verbe latin, "fodio", "creuser, fouir", le fossile est souvent enfoui dans la terre : il demande une recherche attentive et minutieuse...


Et chaque découverte est comme un émerveillement : on admire, alors, les formes, les enroulements, les stries, les volutes de ces galets qui ont porté la vie.

 

On devine des coquilles, des incrustations de plantes et d'herbes, des insectes, des poissons, des ammonites, des étoiles de mer, des oursins... toute une peinture de la vie d'autrefois...

Gravées dans la pierre, ces formes diverses fascinent : on y voyait autrefois des talismans, des objets magiques et mystérieux.


Les mondes minéral, animal et végétal se côtoient dans ces pierres incrustées.

On peut, aussi, y percevoir de lointains vestiges du passé : traces de pas, morceaux de bois, galeries, dents, graines...

Tirés des entrailles de la terre, les fossiles révèlent la vie d'autrefois : on est ému, devant ces objets dont les formes paraissent familières et dont les origines sont si anciennes.

 

Découvrir un fossile est un véritable éblouissement : chacun est unique dans ses formes, ses reliefs, ses teintes nuancées.

Troncs fossilisés, feuilles de fougères, enroulements de coquilles : quelle diversité et quelle beauté dans les motifs !

 

Certaines formes intriguent, sont à peine reconnaissables, et laissent libre cours à notre imagination...

 

Le mot lui-même est plein de poésie : fricative initiale, double sifflante confèrent à ce terme une extrême douceur, comme une atténuation et une marque d'un lointain passé.

 

Ce nom peut être utilisé, aussi, de manière ironique, pour désigner une personne qui vit dans le passé, quelqu'un d'arriéré.

 

Le fossile tiré de la terre est un vrai retour aux sources : c'est comme si on touchait du doigt un passé révolu, mais si proche de nous, par la familiarité et la beauté des formes...

 

 

http://youtu.be/36X8mr5Jt_o

 

http://youtu.be/vGI-hYVslPU

 

http://youtu.be/0TSkIG9lFvY

http://youtu.be/fT7MQ1nvLUU

 

http://youtu.be/9XfdlmdhMoQ

 

 

 

 

 

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Photo : en haut de l'article : wikipédia  / creative commons

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