ROSEMAR
Signe des temps : un fait divers révélateur dans les Yvelines, en gare de Viroflay, un cadre d'orange a insulté violemment une employée de la SNCF : « Je gagne 70 000 euros, et vous vous êtes au SMIC, alors fermez votre gueule ! » lui a-t-il dit. La vidéo postée sur You Tube a fait grand bruit et circule sur le net. Les faits ont été confirmés par la SNCF. L'altercation dont on ignore les causes exactes a été virulente ....
Ainsi, l'argent devient bien dans nos sociétés un argument de considération : celui qui a de l'argent peut tout se permettre : insulter, mépriser, contester, il a tous les droits : c'est le règne de l'argent roi qui ouvre toutes les portes, donne tous les audaces, qui permet d'annihiler les autres, de les réduire à néant.
L'argent, c'est le moteur de nos sociétés, c'est ce qui motive les gens, les impressionne, les fait rêver : pourquoi les jeux de hasard ont-ils tant de succès dans nos sociétés ? Pourquoi ?
« Si vous n'aviez pas des gens comme moi à payer 10 000 euros d'impôts, vous n'auriez pas votre salaire, (...) vous seriez à la rue. » lance encore l'usager de la SNCF à l'employée. « C'est ridicule » répond l'employée en essayant de le calmer...
Les propos insultants se poursuivent "moi je suis supérieur à vous et vous allez crever ". Le cadre explique ensuite qu'il se rend régulièrement à Saint-Domingue dans le cadre de son travail pour Orange, qu'il passe tous ses week-ends à La Baule, et il termine par une insulte : « Bon allez pauvre connasse ! »
On le voit, c'est bien là toute la morgue du riche qui s'exprime : il en met plein la vue, avec" La Baule, Saint Domingue ", on perçoit tout le mépris et l'arrogance du bourgeois nanti et suffisant qui dédaigne le pauvre petit fonctionnaire, le gagne-petit, le besogneux.
L'anecdote est bien significative : regardons autour de nous : qui est considéré dans nos sociétés ? Qui est respecté ? Qui est admiré ? L'homme honnête ou l'homme riche ? L'homme qui travaille dans le respect des lois ou le voyou qui vit de trafic ?
La probité, le travail, le sérieux semblent être des valeurs en perte de vitesse !
Vive l'argent et le bonheur qui en découle, il est bien le roi dans une société de consommation triomphante ! Il est bien l'essentiel, lui qui permet d'acheter tout ! lui qui ouvre la voie à tous les succès.
On aimerait revenir aux valeurs essentielles mais qui en donne l'exemple à part les gens simples, les travailleurs qui besognent, les pauvres ?
Elégance, pureté, équilibre, harmonie : c'est ainsi qu'on peut décrire un des plus beaux monuments romains de France : la maison carrée de Nimes.
Ce temple est admirablement conservé : les colonnades sont intactes. Le monument vient aussi d'étre entièrement rénové et nous dévoile une splendeur nouvelle : la pureté des colonnes d'une blancheur étonnante, l'escalier élevé qui permet d'accéder à l'édifice, les chapiteaux corinthiens aux délicates feuilles d'acanthe, tous ces détails éblouissent le regard.
Situé en plein coeur de la ville de Nîmes, ce temple est au centre de toutes les admirations : il rappelle les plus grands monuments et sanctuaires de l'antiquité grecque par ses formes pures, ses colonnades élancées, fuselées et cannelées.
Ce bâtiment construit il ya plus de 2000 ans au début du premier siècle après J. C.nous est parvenu dans un état de conservation remarquable : colonnades et murs sont intacts, la toiture a été entièrement rénovée.... Dédié aux petits fils d'Auguste, le premier empereur romain, Caius et Lucius César, princes de la jeunesse, ce temple était destiné à rendre des honneurs aux deux jeunes gens.
Quelle pureté dans les lignes, quel raffinement dans les décors ! Les feuilles d'acanthe au sommet des chapiteaux dans le plus pur style corinthien font songer à de la dentelle par leur finesse, leur délicatesse. Sous le toit des volutes subtiles parcourent le monument de leur frise ininterrompue....
Le monument surélevé sur un socle ou podium impose son architecture élégante et stylé : sur le devant de l'édifice, les colonnes au nombre de 6 créent un équilibre, une harmonie au sommet des escaliers qui permetttent d'accéder au sanctuaire...
Le bâtiment procure une impression de paix, de sérénité : il invite à la contemplation et la méditation.
À l'époque romaine, la Maison Carrée située au cœur du forum était un temple dédié au culte impérial. Les Nîmois y organisaient des cérémonies en l'honneur de l’empereur Auguste qui, rappelons-le a régné de 27 avant J-C à 14 après J-C. La maison Carrée mesure 25 mètres de long et 12 mètres de large, elle est entourée de 30 colonnes. Elle est donc de forme rectangulaire... L' appellation "Maison Carrée" date du 16ème siècle, époque à laquelle un rectangle est désigné comme un « carré long » !
L'édifice comporte deux parties : une partie ouverte : le pronaos, une partie fermée : la cella.
La Maison Carrée doit sa bonne conservation à son utilisation continue. Après avoir été un temple, elle est devenue maison consulaire (sorte de mairie), écurie, église, préfecture et musée.
Comment décrire la splendeur de ce monument aux proportions harmonieuses, aux colonnades antiques, aux frises délicates ? Comment montrer la délicatesse de ses décors ? Comment restituer l'impression de raffinement qui ressort de cette architecture empreinte de l'art hellénique ancien ? Qu'on s'imagine tout ce qui peut symboliser la finesse, l'élégance, la limpidité et l'harmonie !
http://www.nimes.fr/index.php?id=1535
Après les policiers de la BAC de Marseille impliqués dans des malversations liées au trafic de drogue ,on apprend ce samedi 13 octobre qu'une élue de la République se trouve peut -être impliquée dans une sombre affaire de blanchiment d'argent sale.
Florence Lamblin, maire-adjointe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) du 13ème arrondissement de Paris se retrouve mise en examen pour blanchiment de fonds liés au trafic de drogue .Des sommes d'argent importantes ont été retrouvées à son domicile dans des coffres :400 000 euros, dont une bonne partie en espèces.Elle a pris la décision de quitter – au moins provisoirement – ses fonctions d'élue.
Florence Lamblin nie cependant les faits et affirme que cet argent provient d'un héritage :dans ce cas là ,on peut à juste titre se poser la question suivante:pourquoi cacher et conserver ces sommes d'argent liquide dans des coffres ?Il pourrait alors s'agir d'une "simple fraude fiscale" ?
Si les faits sont avérés,l'affaire est grave et lourde de conséquences :le trafic de stupéfiants devient une délinquance qui touche tous les milieux et qui ,en plus ,structure la société,des petis voyous qui vivent de cette économie parallèle aux hautes sphères de la société ,ceux et celles qui ont pour fonction de nous gouverner en passant par les forces de l'ordre qui détiennent ,elles aussi ,un pouvoir...
Toute la société apparaît ainsi gangrenée par un trafic qui vise à rançonner des gens qui sont malades ,sous la dépendance de la drogue...un trafic indigne puisqu'il prend sa source dans la misère et le désarroi...
Si l'argent devient le moteur essentiel d'une société ,si les trafics sont cautionnés par les autorités politiques et que celles ci en tirent profit ,le monde dans lequel nous vivons apparaît bien sombre:quand le pouvoir donne l'exemple de la corruption ,dès lors tous les repères sont perdus :quels exemples sont données aux jeunes générations ?Qui doit donner l'exemple sinon celui qui détient l'autorité ?
Cette affaire éclate au grand jour mais qui peut savoir si d'autre élus ,d'autres policiers ne sont pas aussi partie prenante de différents trafics ?quand la suspicion s'immisce et touche ceux qui sont en charge de l'état ,les citoyens honnêtes qui vivent parfois dans des conditions difficiles en période de crise sont en droit de se révolter !
Comment peut-on en tant qu'élue responsable ,en tant que représentant du pouvoir policier se livrer à des trafics ?L'argent est -il donc devenu le seul but de cette société,même l'argent mal acquis ?Ainsi ,celui qui est respecté n'est plus celui qui a une vie honnête .
Et même s'il ne s'agit que "dune fraude fiscale",les faits sont aussi scandaleux....
Où est la morale ? Et l'on voudrait réintroduire des cours de morale à l'école ?Il faut d'abord que l'exemple vienne d'en haut ,sinon toute leçon de morale ne servira à rien...
Voilà que les feuilles d'automne rousses, marbrées, dentelées, nervurées forment des tableaux infinis de couleurs : orages, éclats de feu et de lumière, tempêtes, brûlures, flammes, étincelles, ouragans, volcans de laves incendiées.
Les feuilles ourlées, festonnées aux contours de dentelles, en formes d'étoiles mystérieuses deviennent soies brillantes, brunes ou mordorées, papiers crêpons qui crissent sous nos pas...
Les couleurs se nuancent de mille teintes : lie de vin, grenat, somptueux dégradé d'orange brûlé de brun, sang de l'automne, vin de la vigne, blessure du vent, bonheurs de soleils couchants rouges et apaisants...
Les feuilles entrelacées dans la lumière automnale aux douces transparences nous offrent une beauté et une splendeur nouvelles.
Les arbres flamboient de mille feux, ils explosent de joie et de détresse à la fois. Les arbres se parent d'une harmonie de rouge et de vert. Les feuilles ressemblent à des fleurs aux éclats flamboyants... Elles explosent de couleurs mordorées surprenantes...
Voilà que les feuilles d'automne volent au vent ,tourbillonnent et virevoltent en un ballet étourdissant d'éclairs de couleurs...
Bientôt, tombées à terre, elles forment d'épais tapis soyeux qui bruissent sous nos pas.
Feuilles meurtries, feuilles d'automne, que de splendeur et de tristesse aussi ! Feuilles cassées, brisées, rompues, aux formes de pliure, feuilles fripées et desséchées, aux teintes triomphantes ! Que de lumière dans ces feuilles, que d'éclats, que de mélancolie aussi !
Odeurs des feuilles mélée à celle de la terre, parfums subtils d'humus, de feuilles séchées ! L'automne est là, flamboyant et superbe ! L'automne est là, aux tempêtes de feu, l'automne est là, aux orages de larmes !
L'automne s'épanouit sous nos yeux : la Nature s'enflamme, s'embrase pour s'éteindre et renaître à nouveau...
La Nature crie des flammes de détresse, elle hurle ses couleurs, puis vaincue, elle cède, elle s'évanouit...
