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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:56

 

 cassez 4 reuters

 

On a tous vu les images du retour de Florence Cassez en France, après son incarcération au Mexique... Comment aurait-on pu ne pas les voir ? Le battage médiatique a fait son oeuvre et, au fond, c'est normal : on ne pouvait quand même pas occulter cette libération de la jeune femme après 7 ans passés dans les geôles mexicaines...d'autant que Florence Cassez est particulièrement photogénique....

 
On est étonné de voir cette jeune femme frêle, fragile, au visage diaphane s'exprimer avec une belle assurance après 7 ans d'enfer...
 
Taille mannequin, longue chevelure blonde, regard bleu, sourire avenant, la belle se prête volontiers au jeu des photographes. Elle semble avoir, d'emblée, apprivoisé les caméras et semble même apprécier cette mise en lumière et ce vedettariat.
 
Elle a d'ailleurs été reçue ce vendredi 25 janvier à l'Elysée par François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler : l'entretien a duré plus d'une heure...
 
Voilà cette jeune femme accusée de crimes assez graves au Mexique, mise en lumière, transformée en héroïne... Difficile, bien sûr, de se prononcer sur le fond de l'affaire : est-elle coupable ? Est-elle innocente ? On ne peut trancher ce débat... Florence Cassez, elle, affirme son innocence...
 
Dans tous les cas, on peut voir une femme sûre d'elle, qui semble ne présenter aucune faille, malgré tous les malheurs subis... une femme dont le regard bleu assez dur étonne, surprend... une femme au destin étrange, hors norme, une femme aventureuse sans doute et qui n'a pas froid aux yeux...
 
Dès lors, je me pose cette question : Florence Cassez doit-elle provoquer notre admiration ? Ou doit-elle susciter en nous une certaine appréhension, une certaine inquiétude ?
 
J'avoue que je ne sais pas répondre à ces questions... Je suis perplexe...
 
Florence Cassez, figure angélique attire tous les regards : n'est-ce qu'une façade ?
 
Les apparences, souvent, nous abusent, nous trompent : on a vu souvent des assassins avec des visages d'ange mais d'un autre côté peut-on reprocher à Florence Cassez sa beauté, son assurance ?
 
On peut, cependant, le constater : dans notre monde hypermédiatisé, surinformé, on a, encore une fois, bien des difficultés à démêler le vrai du faux...
 
On est confronté à deux versions des faits qui s'opposent et qui ne peuvent être tranchées...On a souvent l'impression de ne détenir aucun vérité absolue...Etonnant !
 
Il semble que dans de nombreux domaines, nous n'ayons pas la possibilté d'accéder à la vérité... et pourtant nous sommes abreuvés d'informations...
 
 
 cassez reuters
casse reuters



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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:22

 

voltaire wiki 

 

 

C'est Voltaire qui au 18ème siècle invente un genre littéraire qui tient à la fois du conte et de l'essai : le conte philosophique. Tout en nous racontant une histoire merveilleuse, Voltaire fait passer un message philosophique, et dénonce aussi tous les travers de son temps...

 
Un des contes philosophiques les plus connus de Voltaire est, sans doute, le conte intitulé Candide ou l'optimisme. Le nom même du personnage est bien révélateur comme la plupart des noms dans les contes de Voltaire...Candide vient d'un mot latin "candidus" "blanc. C'est le naïf, étymologiquement, en latin, le"nativus",le nouveau-né, celui qui découvre le monde et ne le comprend pas bien encore : ce regard naïf du personnage porté sur le monde permet ainsi d'en souligner toutes les incohérences et les absurdités...
 
L'histoire commence, comme il se doit dans un conte, dans un château, le château du baron de Thunder-Ten- Tronck en Westphalie. Le nom de ce baron aux sonorités tonitruantes dénonce déjà la vanité, la prétention, l'orgueil de ce personnage aristocratique. Ce château apparaît comme une sorte de monde idyllique mais ce n'est qu'une illusion : c'est un monde de faux semblant, où règne la flagornerie à l'égard du maître de maison, où Pangloss, précepteur et philosophe de pacotille distille des discours absurdes, sans fondement.
 
Pangloss, voilà encore un nom qui révèle bien ce personnage : le mot est issu de deux radicaux grecs et signifie"tout en langue". Pangloss est, en effet, un bavard infatigable qui endoctrine le jeune Candide et qui lui instille sa philosophie de l'optimisme.
 
Et Candide, le naïf, croit aveuglément ce que dit Pangloss. Ainsi Voltaire dénonce cette philosophie en vogue au 18ème siècle : la philosophie optimiste dont le principal artisan est Leibniz, philosophie que Voltaire juge dangereuse car elle conduit les hommes à accepter tous les malheurs du monde sans se révolter : c'est une philosophie de la résignation qui consiste à dire : "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes"
 
Pour Leibniz, le malheur, s'il existe, a un sens : il est fait pour le bonheur des hommes ! Mais dès lors, cette philosophie nie toutes les misères atroces auxquelles peuvent être soumis les hommes.
 
Et Candide va connaître bien des malheurs, dès le début du conte il est exclu du château pour avoir courtisé la fille de la maison, la belle Cunégonde, lui qui n'est qu'un bâtard, fils illégitime d'un frère de la baronne...
 
Dès lors, Candide est emporté dans un tourbillon d'aventures plus ou moins invraisemblables. D'abord recruté par des soldats, Candide s'engage dans les armées d'un roi bulgare, sans vraiment en prendre conscience, il est alors amené à combattre sans comprendre ce qui lui arrive : c'est l'occasion pour Voltaire de se livrer à une satire virulente de la guerre qui apparaît d'autant plus absurde qu'elle est vue à travers le regard du naïf, Candide. La guerre apparaît sans fondement, les soldats eux-mêmes ne savent pas pourquoi ils se battent, ils avancent comme des soldats de plomb, au son des fifres et des tambourins qui servent à masquer les horreurs de la guerre .
 
Mais Candide perçoit peu après toutes les atrocités de la guerre, il voit des femmes, des enfants, des vieillards assassinés et il tente d'échapper au massacre.
 
La guerre est un thème récurrent dans ce conte philosophique et Candide est confronté à ses horreurs à plusieurs reprises.
 
Bien sûr, Voltaire s'attache aussi à dénoncer le fanatisme religieux, les crimes commis par l'inquisition puisque les pérégrinations de Candide l'emmènent jusqu'à Lisbonne où il assiste au tremblement de terre qui secoua la ville en 1755. Candide est alors emprisonné et condamné à être fessé en cadence, soupçonné injustement par l'inquisition d'être à l'origine de ce malheur ! Pangloss, lui est condamné à la pendaison...
 
Les aventures de Candide le conduisent ensuite à rencontrer une vieille, sorte de magicienne de conte qui l'aide à retrouver Cunégonde alors qu'il la croyait morte.
 
L'histoire emmène le personnage jusqu'en Amérique du Sud, dans l'Eldorado, pays utopique, sorte d'idéal où l'argent n'a pas de valeur, où les gens sont généreux et accueillants, c'est bien l'envers du monde réel que nous présente ici Voltaire.Cet épisode qui se trouve au centre du conte revêt une importance capitale : c'est une critique du monde ordinaire où l'argent est la valeur essentielle, où la générosité n'existe pas, où régnent la peur, l'appât du gain, la méfiance....
 
Candide quitte pourtant ce pays de Cocagne en emportant des richesses de l'Eldorado car il croit encore aux valeurs de son ancien monde.
 
Candide se retrouve alors dans la Guyane Hollandaise à Surinam où il rencontre le nègre de Surinam, page célèbre où Voltaire se livre à une satire de l'esclavage, satire d'autant plus touchante et probante que Voltaire fait parler l'esclave totalement soumis à ses maîtres alors qu'il a été traité de manière indigne. Le nègre étendu sur le sol a subi les pires châtiments : un bras et une jambe coupée pour avoir voulu échapper à son triste sort ou pour avoir fait un geste maladroit...
 
Candide commence alors à remettre en cause l'enseignement de son maître à penser, Pangloss et se met à réfuter la théorie de l'optimisme : le personnage évolue enfin !
 
Puis, les épisodes suivants conduisent Candide en France, en Angleterre .Voltaire dénonce l'incompétence des médecins, les maisons de jeux où sévissent la tricherie, le goût de l'argent facile.
 
Les personnages de ce conte n'ont pas vraiment de réalité, ce sont des marionnettes, des symboles et leurs aventures sont prétextes à toutes sortes de dénonciations, c'est bien là l'intérêt de ce conte qui a une valeur didactique.
 
L'ironie voltairienne est constamment présente, les personnages prêtent à rire et à sourire, l'invraisemblance fait aussi partie de l'univers du conte : on assiste ainsi à une sorte de résurrection de Pangloss, de Cunégonde que l'on croyait morts.
 
Les thèmes les plus divers sont abordés : l'argent, la religion, le fanatisme, la guerre, l'esclavage,le bonheur etc.
 
Candide a enfin compris à la fin du conte que le bonheur ne peut se trouver dans de vaines recherches philosophiques ou dans l'ambition : le bonheur consiste tout simplement à accomplir sa tâche, à faire oeuvre utile, à cultiver son jardin avec sérénité...
 
Avec ses compagnons, il s'installe dans une métairie à Constantinople et même si Pangloss continue à prêcher sa philosophie, Candide ne se laisse plus abuser et conclut lui même l'histoire en prononçant ces mots :"Il faut cultiver notre jardin'.
 
Que de messages, que de leçons à méditer dans ce conte voltairien ! Le récit endiablé rend la lecture plus accessible, plus facile mais il faut bien percevoir toute l'ironie voltairienne pour savourer tous les enseignements de ce récit qui reste d'actualité par bien des aspects et des thèmes traités...Ce conte mérite d'être lu et relu tant il est riche d'enseignements, tant il se révèle encore plein d'actualité et de modernité...
 
Photos : wikipédia
 
 
 candide libre
 
 
 
voltaire 3
candide 9 libre



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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 14:16

 

 

 

pins

 

 

Le Sud, chanson de Nino Ferrer nous transporte vers les paysages méditerranéens de villes blanches avec leurs terrasses garnies de linge ...Le texte s'ouvre sur l'évocation de la Louisiane, terre du sud des Etats Unis. Puis apparaît le nom de l'Italie, symbole même des pays du Sud et aussi terre natale de l'auteur puisque Nino Ferrer est né à Gênes...
 
 
Le vocabulaire familier nous introduit dans un univers fait de modestie, d'humilité, le monde des gens simples ...L'emploi de verbes ordinaires du vocabulaire courant :"il y a" "c'est" montre bien que les gens évoqués ici appartiennent au peuple...
 
L'ambiance est heureuse et paisible : on perçoit des enfants qui s'amusent à l'extérieur, des animaux banals : chien, chat, tortue, poisson rouge, tout ce bestiaire commun réuni dans l'harmonie....autour des enfants. Un paysage de paix et de bonheur est suggéré.
 
Le refrain avec l'emploi du conditionnel semble évoquer un pays rêvé, imaginaire fait de perfection : "On dirait le Sud", pays voué à l'éternité, à la plénitude, à l'été infini...une terre où l'on prend son temps, où le temps n'est pas compté, où l'on vit dans la joie, un décor merveilleux fait de terrasses, de linge blanc, d'enfants heureux...
 
Mais le dernier couplet vient rompre cette harmonie bienheureuse avec la perspective de la guerre annoncée...comme si l'homme ne pouvait vivre sans se créer des difficultés et des obstacles : l'homme accuse alors le destin de ce malheur mais n'est-il pas malgré tout responsable d'être voué à se battre, à faire la guerre ?
 
C'est un message bien universel que nous délivre dans cette chanson Nino Ferrer : l'homme se complaît dans les affres de la guerre, dans l'inquiétude, l'angoisse, la peur alors qu'il pourrait vivre simplement dans le bonheur et la quiétude...
 
Les guerres, c'est bien là tout le malheur des hommes, toutes leurs souffrances, leurs abominations aussi...
 
Et pourtant, elles reviennent inlassablement, irrémédiablement comme si l'homme dans ses errances et son aveuglement ne pouvait s'en passer...
 
On peut bien dire alors comme Nino Ferrer : on aurait pu vivre plus d'un million d'années et toujours en été...On aurait pu vivre dans la paix, dans un bonheur fait d'insouciance et de sérénité...
 
Cette chanson au rythme mélancolique est bien un hymne au bonheur simple mais également une dénonciation de la guerre toujours présente sur cette terre, alors que les hommes en connaissent parfaitement les douleurs et les atrocités...
 
 
 
 
 
 
pins 2
 
 
               



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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 23:20

 

 

misère

 

On voit désormais s'afficher dans nos villes de nouveaux visages de misère et de solitude : il n'est pas rare de voir, dans les centres de nos villes, des égarés de la vie, tristement assis sur le trottoir à même le sol...attendant le bon vouloir du passant, quêtant, à défaut d'une obole, un sourire, un air accueillant, immobiles dans le froid de la rue, ils passent leur temps à guetter les passants du coin de l'oeil...

Certains passants parfois pressés, affairés ne les voient pas, d'autres s'arrêtent pour leur faire l'offrande d'une menue monnaie, un petit réconfort pour adoucir la détresse d'un avenir sans espoir....
 
Quel fossé, quel abîme nous séparent de ces êtres hors de la vie, hors de notre temps !
 
Tout nous éloigne d'eux : le travail qui nous saisit, qui nous aspire car nous sommes tous confrontés à un travail de plus en plus lourd, de plus en plus pesant en raison de la crise...le travail qui nous stresse, nous rend parfois égoistes, qui envahit nos esprits, nous mobilise, nous empêche de voir les autres....
 
Tout nous sépare d'eux...la vie dans la rue, le froid, les intempéries, le manque de sommeil creusent les regards, accentuent les traits...les vêtements élimés, mal lavés, les cheveux en bataille, la fatigue sur les visages noircis et gris...leur position en retrait, leur immobilité même nous éloignent d'eux alors que nous courons vers nos activités.
 
Ces êtres semblent appartenir à une autre planète, à un autre monde qui n'est pas le nôtre...
 
C'est comme s'ils nous étaient totalement étrangers, étranges et pourtant ils sont, en dehors des apparences extérieures, comme nous, ils souffrent plus que nous...
 
Ils subissent le froid, l'humiliation, le désarroi, la solitude la plus grande...
 
Pouvons-nous les rejoindre vraiment ? Donner quelques menues pièces ne suffit pas, il faut les regarder comme s'ils étaient nos semblables, ils ont, plus que d'autres, besoin de notre bienveillance, de notre sollicitude, de nos sourires accueillants...
 
Mais, souvent, ces deux univers ont des difficultés à se rejoindre car dans le monde moderne, les prèoccupations, les inquiétudes sont multiples, inquiétudes liées au monde du travail, au stress, à la fatigue du quotidien, au souci de l'avenir incertain...
 
Chacun est enfermé dans sa bulle de tracas, de chagrin... On vit bien dans un monde cloisonné, où les gens portent souvent un regard méfiant sur les autres, un monde où les fractures ne font que s'accentuer avec la crise...
 
Arriverons-nous à rejoindre cet univers de détresse, à combler le désarroi de cet autre monde, de ces êtres qui vivent à la marge ?
 
La seule solution serait de leur rendre le droit légitime de s'insérer dans la société, de retrouver un travail qui leur permette de se loger, de vivre décemment....
 
Le droit au travail ne devrait-il pas être inscrit dans nos lois, dans nos moeurs ?
 
Certains d'entre nous sont harassés et accablés de travail, d'autres n'ont même pas accès à ce droit... Ne serait -il pas normal de partager travail et richesses de manière plus équitable ?
 
Ne serait-il pas normal de rétablir un équilibre dans un monde qui se veut moderne et évolué ?
 
La crise, la mondialisation accentuent le chômage et dès lors, le nombre de miséreux risque de s'accroître inexorablement...
 
 
 misère 2
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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:01

hiver reuters 2 

 

 

Le Froid s'est installé sur la majeure partie de la France : le nord, l'ouest, le sud ouest, le centre, l'est,. Il règne en maître, et chaque année, il est vif, agressif, ses assauts sont violents et terribles...

 

Déjà, il a provoqué de nombreux accidents sur les routes et a fait nombre de victimes : les routes glissantes se transforment en pièges... Essayez de circuler ou de marcher sur de la glace, c'est souvent un exercice périlleux dont on sort rarement indemne...

Neige, froid, verglas envahissent les rues des villes. Certains quartiers de Paris ressemblent à la Sibérie : voitures et trottoirs ensevelis sous la neige...

 

Les transports routiers deviennent, dès lors, quasi-impossibles, les aéroports tournent au ralenti, les TGV circulent péniblement...Certaines écoles seront, ce lundi 21 Janvier, fermées dans le nord, en Normandie...25000 foyers sont privés d'électricité dans le sud- ouest notamment dans le Limousin...

 

La France, face au froid, n'est manifestement pas à même de faire front, les équipements de déneigement, les moyens mis en oeuvre semblent insuffisants ou peu efficaces...Il n'est de toute façon pas facile de lutter contre le verglas : le froid est bien un ennemi redoutable...

 

On peut aussi s'étonner de voir, chaque année, se perpétuer des épisodes neigeux, un froid intense, du verglas... Où est le réchauffement climatique annoncé ? Bien sûr, ce sont les moyennes de températures qui sont prises en compte mais on peut constater que ce réchauffement, hélas, n'opère pas en hiver...ce qui nous épargnerait bien des drames, des désagréments, des soucis...

 

Les villes sous la neige se révèlent d'abord superbes mais rapidement, s'installent la gadoue, le désordre, les difficultés pour circuler, pour poser tout simplement un pied devant l'autre...

 

Les villes sous la neige se revêtent d'un aspect somptueux et enchanteur mais rapidement le rêve se transforme en cauchemar, quand il faut aller travailler...

La météo annonce encore de chutes de neige sur Paris, sur de nombreuses régions : un épais taffetas de neige recouvre la capitale, lui donnant un visage nouveau, fantomatique, mystérieux...superbe.

 

Un univers splendide et nouveau apparaît, une douce cotonnade blanche et irisée envahit les rues, les recouvre de poudre de lumières...

 

Mais, hélas, les parisiens et bien d'autres devront affronter ce lundi les affres de la circulation, les rigueurs du froid, la glace, le verglas....

 

 

froid reuters 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 19:11
Cézanne 090 l'estaque wikipeda
Cézanne a peint de nombreux tableaux de paysages méditerranéens, il a fait plusieurs séjours dans le petit port de l'Estaque près de Marseille et il représente souvent dans ses oeuvres la mer, sa couleur bleue infinie, ses teintes nuancées. Paul Cézanne est né le 19 janvier 1839 en Provence à Aix. Peintre impressionniste, il est l'auteur de nombreux paysages de Provence, il a peint maintes fois aussi la montagne Sainte-Victoire. Ami d'enfance de l'écrivain Émile Zola qu'il rencontra à Aix-en-Provence, il se brouilla avec lui à la fin de sa vie.....
 
Dès 1864, Cézanne séjourne à l’Estaque où sa mère loue une maison sur les hauteurs du village. Plus tard en 1870, Cézanne, pour échapper à la mobilisation, se cache avec sa compagne Hortense Fiquet à l’Estaque où Zola les rejoint. Cézanne travaille et réside temporairement à l’Estaque de 1876 à1885. On voit encore la maison où il a séjourné à l'Estaque, la maison Girard, place de l’Eglise à l’Estaque...
 
Dans un de ses tableaux intitulé L'Estaque aux toits rouges, il nous fait voir l'immensité de la méditerranée sur l'arrière plan de la toile. La vue sur la mer est plongeante : Cézanne a peint son oeuvre sur les hauteurs de l'Estaque et il nous donne l'impression d'être dans ce paysage .
 
Au premier plan , de part et d'autre, deux arbres encadrent la toile, des arbres dont on ne perçoit pas la cime comme si on se trouvait à coté d'eux : Cézanne nous transporte dans son tableau.
 
Sur la pente escarpée, on voit des buissons de végétations aux teintes de vert et de jaune qui dégringolent en cascades.
 
En dessous, s'étagent les toits des maisons de l'Estaque de couleurs jaune parsemé de rouge, couleurs éclatantes sous le soleil du midi. Le clocher de l'église dépasse de l'ensemble et se détache sur le fond de la mer bleue...
 
Sur le côté gauche, apparaît une cheminée d'usine de couleur plus sombre. La mer occupe une large partie du tableau et Cézanne a su restituer ses couleurs nuancées par les courants marins, les vagues légèrement moutonnantes, les reflets irisés de la méditerranée sous le soleil ; des teintes de blanc bleu vert se fondent harmonieusement pour représenter la variété infinie des flots.
 
Le ciel sur le fond est ombré de quelques nuages blancs de beau temps. La lumière inonde le paysage de ses teintes et de ses reflets jaunes qui irisent les buissons sur le devant de la toile ainsi que les murs et les toits des maisons.
 
Quelle harmonie dans les couleurs de bleu, jaune, vert ! Tout le vert des arbres encadre le tableau, les pins de l'Estaque aux aiguilles éclatantes, aux branches tortueuses entremêlées...
 
La mer sert d'horizon à la toile et attire irrésistiblement le regard, elle offre sa diversité de couleurs, de vagues, elle ouvre des perspectives infinies...
 
La toile a été peinte en 1883-1884, elle mesure 65 sur 81 cm
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Cézanne 044 baie de marseille vue de l'estaque
 
 
 
 
Cézanne 115 sainte victoire



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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:30
periphé wiki 2
Victimes de la précarité, de la misère, des SDF se sont installés au bord du périphérique parisien dans des abris de fortune, sous des ponts parfois. Ils vivent en permanence avec le bruit des voitures qui circulent sur le périphérique : même le sommeil, dans ce cas-là devient précaire.
 
Certains se sont construit des cabanes faites de bric et de broc, quelques planches et des morceaux de bois. La température à l'intérieur de ces frêles abris atteint difficilement les 10 degrés quand il ne fait pas trop froid dehors.
 
On peut compter environ une dizaine de campements autour de Paris.
 
Qui sont ces oubiés du périph. ? Des travailleurs pauvres ou sans emploi, souvent des gens venus des pays de l'est pour trouver une forme d'eldorado, des bulgares, des ukrainiens espérant découvrir loin de leur pays moins de misère et de désarroi...
 
Et si on s'informe de leur désir de retourner dans leurs pays, la réponse est catégorique : leur vie de souffrance, de dénuement en France leur paraît préférable à ce qu'ils ont quitté .Des camps de roms se sont aussi crées aux alentours de la capitale.
 
Certains sont privés de travail mais d'autres exercent de petits métiers : leur maigre salaire ne leur permet même pas de prendre une quelconque location, ils sont condamnés à vivre hors du monde, alors même qu'ils travaillent ! C'est bien là tout le tragique de la situation : même en travaillant ces gens sont exclus de la société et doivent vivre à la marge...
 
Notre monde moderne devient bien celui de l'exclusion , du rejet. Le travail lui-même ne permet plus parfois de s'insérer dans la société : les loyers et les prix ont explosé en France, tout est cher, tout est hors de prix, hors de portée pour certains...
 
Ce qui était autrefois possible ne l'est plus : vivre de son travail,avoir un logement, un abri décent. La situation est encore plus préoccupante à Paris où les prix des loyers sont démesurés mais partout, le simple fait de se nourrir, de se loger coûte très cher.
 
Ces oubliés du périph, ces gens qui vivent à la marge doivent nous interpeller, car avec la crise, ces campements de fortune risquent de se multiplier et de générer de vrais phénomènes d'exclusion, des sociétés marginalisées , en perdition.
 
Nous devons être inquiets de ce monde qui en arrive à rejeter les miséreux,les démunis, les plus malheureux, de cette Europe si inégalitaire où des pauvres viennent en France car chez eux la misère est plus noire encore....
 
 
pauvre reuters



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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 20:32

 

algérie reuters
Le terrorisme et le fanatisme encore et toujours : après l'intervention militaire de la France au Mali, les terroristes d'aqmi ont encore frappé, en Algérie, cette fois en usant de leur arme favorite : la prise d'otages sur un site sensible, un site gazier dans les lieux de résidence même des travailleurs...
 
Le gouvernement algérien, sans attendre, sans doute pour éviter la dispersion des otages est intervenu par la force... Le bilan est apparemment dramatique : une trentaine de victimes parmi les otages...
 
L'objectif de ces islamistes est probablement de lancer une bombe médiatique, de se faire entendre, de démultiplier leur puissance qui reste encore réduite et qui a besoin d'une résonance internationale...
 
D'ailleurs les otages appartiennent à des nationalités différentes : Américains, Japonais, Irlandais, Britanniques, Norvégiens, Français... et cent cinquante employés algériens, une façon de sensibiliser et de frapper de nombreux pays.
 
Les forces spéciales algériennes seraient, selon les autorités japonaises et britanniques intervenues trop tôt et les gouvernements de ces pays auraient préféré trouver une solution pacifique à cette crise...
 
Fallait-il donc attendre la dispersion des otages ? Fallait-il négocier avec les terroristes ? Difficile de l'affirmer...
 
On voit bien que la prise d'otages se répand : s'attaquer à des populations civiles sur leur lieu de travail apparaît indigne et inadmissible...
 
On voit bien que le terrorisme vise des innocents, des travailleurs, des gens simples, modestes....
 
 Le fanatisme reste une des plaies les plus graves de notre monde. Les fous de Dieu ne doivent plus avoir droit de cité, il faut dénoncer leurs crimes : lapidations, décapitations,mutilations en tous genres, destructions, règne de la terreur et de l'horreur absolues au Mali, par exemple...
 
Le fanatisme, s'il se répand, risque de gangréner nos sociétés : il faut le combattre par tous les moyens....
 
Quelle solution adopter face au terrorisme ? Reculer ou combattre ? Des otages ont perdu la vie mais quelle aurait été l'issue si les otages avaient été emmenés loin du site gazier ?
 
Il faut le rappeler : Aqmi dispose de ressources financières confortables, aux origines multiples. N'oublions pas que cette organisation puise l'essentiel de ses recettes des rançons versées pour la libération des otages. 
 
Source : Le Monde
 
 mali reuters
 
 
 
 
 
 
 



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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 19:15

 

mousse 2
Rechercher la mousse des bois sur les sentiers de la colline , dans les sous-bois demande une quête attentive de ce trésor de l'hiver : il faut trouver la mousse la plus épaisse, la plus touffue, la plus abondante dans la tourmente de l'hiver...
 
Les arbres ploient sous le vent déchaîné et nos yeux cherchent, fouillent l'espace pour découvrir les plaques famboyantes de verdures. La terre humide exhale ses odeurs d'humus, de campagne hivernale, la terre nous offre ses doux tapis de mousse légère...
 
Le sentier nous guide et nous montre les splendeurs de l'hiver, mugissement du vent dans les pins, senteurs des écorces de bois, des fougères, de l'herbe humide...
 
Le sentier serpente dans la colline et nous apporte ses découvertes : pierres de mousse, lichens incrustés, plaques lourdes et compactes...fougères arborescentes , troncs des arbres fendus ...
 
Les pierres du chemin nous dévoilent leurs formes, leurs éclats rugueux ou plus lisses, leurs couleurs grises nuancées de brun et d'ocre...
 
La découverte merveilleuse se poursuit quand on cueille la mousse : elle se détache parfois si facilement et offre des amas somptueux d 'herbes douces et odorantes chargées des senteurs épaisses de la terre ...
 
Le soleil nous accompagne et heureux nous faisons une moisson de mousse compacte, des étoiles d'herbes plus claires scintillent parfois sur le fond de la mousse sombre mêlée à des écorces et des éclats de pins, à des brindilles légères : l'ensemble embaume et nous fait respirer toutes les splendeurs de la terre...
 
Les couleurs nuancées de l'herbe nous éblouissent : vert brun , vert d'opale, vert de lumière, vert jaune, vert éclatant ...
 
Tableau somptueux de vert, de brindilles que nous offre la nature, tableau de l'hiver :des yeux on touche la soie de l'herbe , on en perçoit le duvet lisse et doux, des yeux on effleure le velours de la mousse, on frôle le tissu satiné et souple de l'herbe. On ressent tous les parfums humides de la terre ... on contemple tous les doux parfums de l'hiver...
 
Douces odeurs, sensations qui apaisent les rigueurs du froid, bonheurs et splendeurs de l'hiver...
 
 
       
 
pins 6     
            



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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:25
molière wiki
 
 
La langue française, parée de toute une histoire, cette langue dans laquelle tant d'écrivains se sont illustrés mérite bien toute notre admiration...
La langue de Montaigne, de Rabelais, de Racine, Corneille, Molière, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, Baudelaire résonne en nous avec des mots qui chantent et enchantent le monde.
Une langue si riche faite d'apports divers venus de la nuit des temps : le grec, le latin, l'arabe, une langue dont les mots savoureux et subtils nous bercent de leurs sonorités, de leurs sens... Une langue accueillante, enrichie de différents apports...
 
J'entends la musique des mots, leur douceur ou leur rudesse, j'entends la poésie infinie de cette langue, j'entends sa violence aussi... J'aime sa richesse faite de nuances infinies dans le vocabulaire, j'aime écouter le doux bruissement, le déferlement des mots dans les phrases.
 
Je savoure et je goûte l'harmonie de la langue de mon pays... la France : le nom lui même évoque à la fois douceur et dureté : douceur de la fricative "f" et de la sifflante "s", âpreté de la consonne "r".
 
Le pays, le paysage, le paysan : je goûte ces dérivations et ces déclinaisons de mots... la cascade, cascader,le cascadeur,la cascadelle... Quelle merveille de sonorités et de sens !
 
La cascadelle ou petite cascade me fait rêver et me transporte dans des paysages champêtres... Le soleil luminescent d'une nouvelle aurore me ravit. Lumière, lumignon, luminaire, luminance, luminescence, lumineux, luminosité... que de mots qui évoquent la lumière ! Voilà bien toute la diversité de la langue française !
 
Et toute cette poésie dans l'agencement des mots d'une simple phrase ! Et ce déferlement des mots qui se répondent !
 
"Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" ! Cette douce violence des mots qui s'opposent et se répondent !
 
"Valse mélancolique et langoureux vertige" ! Joyeux tourbillon des mots qui nous entraîne !
 
"Je vous envoie un bouquet que ma main/ Vient de trier de ces fleurs épanies"...magnifique offrande de fleurs et de mots choisis !
 
"Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées" et aussitôt se dessine un magnifique soleil aux douces couleurs d'une fin de journée...
 
"Athènes, l'Acropole et les débris du Parthénon se coloraient de la plus belle teinte de la fleur du pêcher ". La description du Parthénon et ses splendeurs de "fleur de pêcher !"
 
" Lorsque le fanatisme a gangrené un cerveau, la maladie est presque incurable. Il n'y a d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique..." La virulence de la diatribe dans toute sa force !
 
La violence des mots qui servent à dénoncer, à condamner et proscrire...
 
La peinture des mots, l'art de décrire, de faire redécouvir le monde... C'est bien là aussi tout l'art de la langue française et de nos écrivains !
 
La musique des mots, leurs échos sonores font revivre le monde dans une nouvelle harmonie...
 
Splendeur de la langue de mon pays ! Douceur et bonheurs des mots et des phrases !
 
 
 
                 
 
 
liseuse fragonard libre

 

 

 

 

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