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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 12:58
Le mois des tempêtes...

 

 

 


On entre dans le mois de Mars, le mois des turbulences et des tempêtes, le mois des vents qui se déchaînent, le mois du Dieu Mars, dieu de la guerre et de la rebellion...

Un mois de transition entre l'hiver et le printemps, un mois qui hésite entre la rigueur du froid, et la douceur des journées qui grandissent...

Dès lors, on attend des jours meilleurs, des soleils plus lumineux, des matinées moins rudes, on attend le renouveau, le regain, l'harmonie et le calme de ce qui suit la tempête...

On espère des couleurs éclatantes, on voit s'épanouir les primevères, les renoncules, fleurs nouvelles aux teintes d'or et d'amaranthe...

Le mois de Mars nous bouscule, nous malmène encore de ses orages, de ses virulences, de sa rudesse, mais il nous laisse entrevoir des lumières, des éclats nouveaux.

Les vents s'exaspèrent, font rage, battent les vitres, soufflettent les arbres, mais on sait le bonheur qui va suivre, on perçoit des harmonies à venir, des envolées d'oiseaux, des pies dans les arbres, des moineaux qui s'éveillent..

Mars, le belliqueux, nous enveloppe de ses embruns de froid, il nous tourmente, nous fouette, mais nous savons, nous goûtons déjà le renouveau...

Les jours s'élargissent, enfin et s'épanouissent, les soleils s'attardent et nous offrent des rougeoiements somptueux, des redoux, des frissons de douceur, de légèreté !

Les soleils nous font admirer des rubis, des grenats, des escarboucles, des teintes de cinabre, des couleurs de rouge et d'or....

La nature hésite entre la saison des frimas et celle du renouveau.

La nature balance entre les éclats du froid et ceux de la douceur.

Le froid intense est là encore, au petit matin, mais les journées nous offrent un avant-goût du printemps...

Bientôt, des senteurs, des épanouissements de fleurs, bientôt, des éclosions nouvelles, des redoux, une nature prête à revivre, à s'affranchir du froid et des frimas.

Bientôt, des soirs qui s'attardent, des matins qui se parent de l'éveil des oiseaux...

Bientôt, des journées apaisées, des soleils bienveillants...

Bientôt l'union du ciel et de la terre, pour voir s'épanouir tous les bonheurs du printemps...

 

 

 

 

photo : rosemar

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 10:49
Ce soyeux cortège tout en larmes blanches...

 

 

Il suffit, parfois, de peu, d'une inversion du sujet, pour que naisse la poésie d'un texte, pour que l'on perçoive plus intensément, encore, un phénomène...

C'est cette magie des mots que l'on ressent, en écoutant cette célèbre chanson de Adamo... Tombe la neige...

Tombe la neige... et ausssitôt, une certitude apparaît, marquée par le futur de l'indicatif : "Tu ne viendras pas ce soir".

La négation souligne l'absence, le vide, le manque.

Le contraste saisissant entre la blancheur de la neige et le coeur du poète qui "s'habille de noir", vient souligner une infinie tristesse.

La neige devenue "soyeux cortège" semble rythmer la mélancolie et la renforcer par sa beauté immuable, d'autant qu'elle se métamorphose en "larmes blanches", belle image qui restitue un désarroi.

L'expression "soyeux cortège" réunit des sonorités contrastées : gutturales "c", "r", pleines d'âpreté et sifflante "s", chuintante "g" très douces, comme pour mimer, à la fois, la cruauté et l'harmonie créée par la neige.

Un oiseau vient même mêler ses pleurs et sa tristesse à celle du poète.

Cet oiseau n'est-il pas, d'ailleurs, l'image même du poète qui "pleure le sortilège", comme s'il était victime d'un mauvais sort ?

Le refrain s'égrène, avec cette simple phrase réitérée " Tu ne viendras pas ce soir...", phrase lancée par le désespoir du poète, qui est, ainsi, personnifié et qui semble encore plus intense et fort.

Le désespoir devient une entité extérieure qui accable l'auteur, dans une sorte de fatalité inexorable.

La neige se transforme, alors, en un "impassible manège", insensible à la douleur du poète.


Le paysage évoqué restitue, pourtant, l'état d'âme du poète :"tout est blanc de désespoir".

Le froid et l'absence viennent renforcer la douleur, ainsi que le silence qui en devient "odieux"....

Et la "blanche solitude" vient ajouter à la détresse du poète...

On ne peut qu'être sensible à l'harmonie des images utilisées dans ce poème, à une forme d'évidence et de simplicité qui nous touchent.

Effets de contrastes ou de fusion avec le paysage, on se laisse bercer et emporter par la tristesse lancinante de la mélodie....

L'auteur réussit à nous faire ressentir toute la beauté et l'âpreté de la neige associée au froid de l'hiver.
 

Cette chanson, a, de plus, une valeur universelle : elle parle à chacun d'entre nous, grâce à l'emploi du pronom de la deuxième personne,"tu" qui reste très vague.

 

 

 

 

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