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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:43
On ne frappe pas une femme...

 

 

L'affaire Bertrand Cantat affole la toile et fait du bruit dans le Landerneau : on déplore que le chanteur se produise en concert et on le fait savoir.

Concerts annulés, reportés, pétitions en ligne, manifestations devant les salles de concert, pression des élus locaux...

 

Le chanteur a été condamné à huit ans de prison pour avoir donné en 2003 des coups mortels à sa compagne, Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007 de la prison de Muret dans le sud-ouest, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine.

Certains affirment haut et fort qu'il a bien payé son crime... La justice l'a condamné puis libéré...

 

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a ainsi réagi aux différentes manifestations qui accompagnent les concerts de l'ancien chanteur de Noir Désir.  Bertrand Cantat "a le droit de vivre sa vie,  il a payé", a déclaré la ministre...

Philippe Laflaquière, le juge qui a libéré Cantat, dénonce l'impossible droit à l'oubli pour le chanteur, qui serait soumis à une "dictature de l'émotion" amplifiée par la puissance des réseaux sociaux. 

 

Oui mais la discrétion, le respect de la famille de Marie Trintignant, la décence devraient inciter le chanteur à ne plus parader sur scène.

Bertrand Cantat reste comme l'image et le symbole des violences faites aux femmes...

Un symbole de toutes ces femmes qui meurent régulièrement sous les coups de leur conjoint...

 

Comment effacer cette image ?

Comment faire oublier le meurtre qui a été commis quand on se produit sur scène ?

Un homme ne frappe pas une femme, un homme sait et connaît sa force et il ne devrait pas se permettre de lever la main sur une femme...

 

Pour reprendre la phrase célèbre du père de Camus, "un homme, ça s'empêche..."

Et "ça s'empêche" de frapper une femme à mort, en lui portant une multitude de coups.

ça s'empêche de frapper une femme à terre.

C'est une morale qui dit que l'humanité de l'homme est dans les limites qu'il s'impose à lui-même, et ce, quelles que soient les circonstances.

 

Comment ne pas comprendre le désarroi des parents de Marie Trintignant qui voient Bertrand Cantat se produire sur scène ?

D'autant que le personnage semble persister dans un comportement violent à l'égard des femmes...

Ainsi, selon le journal Le Point, au mois de février, une artiste de quarante-cinq ans a déposé une main courante contre Bertrand Cantat pour harcèlement. "Il se fait passer pour un ami, mais en réalité il a un comportement menaçant et violent psychologiquement", aurait déclaré la quadragénaire, qui a voulu laisser une trace écrite des agissements de l'ancien leader de Noir Désir.

Bertrand Cantat soupçonné encore de violences, après avoir été condamné pour meurtre ?

Apparemment, le chanteur n'a pas pris la mesure de ses actes, il est susceptible de recommencer.

"Un homme, ça s'empêche..." Et Bertrand Cantat devrait, de lui-même, prendre conscience de la violence dont il s'est rendu coupable.

Il devrait, de lui-même, ne plus se produire sur scène, afin d'éviter toutes polémiques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 08:37
François Hollande a enfin gracié Jacqueline Sauvage !

 


 

"Mieux vaut tard que jamais", pourra-t-on dire de cette grâce présidentielle qui permet, enfin, à Jacqueline Sauvage de sortir de prison.

 

Après une grâce partielle, rejetée par les juges, François Hollande a accordé une grâce totale à cette femme, victime pendant des années de violences conjugales, elle qui avait tué son mari, afin de se libérer de son emprise.

 

Rappelons les faits : le 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage avait tué son mari de trois coups de fusil dans le dos, à leur domicile près de Montargis, dans le Loiret. L'homme lui faisait vivre un enfer depuis 47 ans : coups, abus sexuels, sur elle mais aussi sur ses filles. La veille du meurtre, le fils, battu par son père, s'était suicidé par pendaison. 

 

Face à de telles ignominies, quel pouvait donc être le recours de cette femme ?

La condamnation qui lui avait été infligée, 10 ans de prison était une injustice totale.

 

Une femme battue, insultée, pendant des années, ayant subi un tel calvaire, ne pouvait que se révolter contre son bourreau.


C'est un fait : les violences faites aux femmes sont, trop souvent, minimisées. Le verdict qui pesait sur Jacqueline Sauvage tendait à cautionner et justifier ces violences.

 

Ainsi, il a fallu une pétition, une mobilisation importante, pour que sa grâce soit enfin obtenue, des personnalités ont oeuvré pour sa libération : le 10 décembre, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées, place du Trocadéro, à Paris, pour réclamer la grâce totale de Jacqueline Sauvage, en présence de plusieurs personnalités comme les actrices Eva Darlan (présidente du comité de soutien), Anny Duperey et Danièle Evenou. 

La détermination de ces soutiens a porté ses fruits.

La justice est souvent rigide dans ses institutions, et, en l'occurrence, elle s'est montrée particulièrement figée dans ses décisions.

 

On aurait aimé que la grâce accordée par François Hollande intervienne avant Noël, mais elle vient redonner de l'espoir à toute une famille meurtrie, juste avant les fêtes de fin d'année.

 

Symbole de toutes les violences que subissent les femmes, Jacqueline Sauvage a pu, enfin, sortir de prison : il lui reste un long parcours pour se reconstruire.

Elle mérite de retrouver un peu de calme et de sérénité, après toutes les souffrances qu'elle a vécues...

 

On aurait aimé que la justice lui épargne un nouveau calvaire, avec cette condamnation d'une sévérité injustifiée.

 

Les femmes battues sont, hélas, encore trop nombreuses dans notre pays : souvent, elles éprouvent de la honte, hésitent à en parler et restent murées dans leur statut de victimes.

Le cas de Jacqueline Sauvage est particulièrement révélateur et caractéristique de cet enfer que vivent les femmes battues, dans le huis-clos de leur foyer.

 


 

 

 

François Hollande a enfin gracié Jacqueline Sauvage !
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 12:40
Une prison dorée pour des terroristes...

 

 

 

 

Télévision, salle de sport : c'est une prison de luxe qui a été aménagée à Fleury Mérogis pour Salah Abdeslam, ce terroriste qui a participé aux attentats du 13 Novembre, à Paris.

Que faire des terroristes ? C'est un problème auquel se trouvent confrontées nos sociétés. La plupart de ces fous de dieu choisissent la mort pour trouver, selon leurs folles croyances, une forme de salut, après avoir semé la terreur et la mort autour d'eux.

Mais que faire de ces jeunes gens radicalisés, endoctrinés quand ils ne se sont pas sacrifiés pour leur cause ?

Que faire de ces exaltés fanatiques ?

 

La France est en crise, les prisons sont saturées, bondées et l'on réserve une salle de sport à un prisonnier coupable des pires assassinats, afin de satisfaire ses exigences !

 

Comme on le dit familièrement, "on marche sur la tête".

Qu'attend-on de ce terroriste ? Des révélations ? C'est fort peu probable.

Eest-il décent que ce personnage reçoive un traitement de faveur ? J'imagine les réactions des victimes blessées et rescapées du Bataclan, j'imagine les réactions des  familles de ceux qui ont perdu la vie.

 

Comment peuvent-ils accepter de tels passe-droits pour un prisonnier qui a assassiné froidement des jeunes gens sans défense ?

C'est une insulte qui leur est faite, une façon de nier ce qui s'est passé le soir du 13 novembre.

Nos impôts peuvent-ils servir à faire des ronds de jambes à un terroriste ?

 

Alors que certains prisonniers connaissent des conditions de détention abominables, on accorde des faveurs à un criminel de bas étage.

La prison devient, pour lui seul, un hôtel de luxe.

On voit bien que certaines décisions sont prises en dépit du bon sens : on ne peut, ainsi, récompenser un terroriste, un fou de dieu qui n'a pas hésité à préparer et à perpétrer des attentats sur le sol français.

 

Les incohérences sont partout, elles génèrent nombre d'injustices et de difficultés.

Mais, en la circonstance, on atteint des sommets d'inconscience, et de bêtise.

Il est même question d'appliquer à ce terroriste une peine de prison à vie : dès lors, l'état français s'engage à des dépenses au long cours, pour entretenir cet individu.

 

Et, il faudrait, en plus, lui accorder des privilèges spéciaux : une salle de sport, et pourquoi pas un hammam ou une salle de cinéma ?

 

On est sidéré par le sort très particulier qui est réservé à cet assassin : notre monde rempli d'injustices et d'absurdités les perpétue même dans l'univers carcéral.

 

Notre pays dont la dette ne cesse de croître ne peut se permettre des dépenses abusivest pour un assassin qui a propagé la haine et a réduit à néant la vie de jeunes français.

 

Notre pays ne peut accorder des privilèges à des ennemis de la France qui n'ont pas hésité à meurtrir des familles, à préparer des  attentats pour tuer des gens sans défense.

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/societe/salah-abdeslam-beneficie-d-une-salle-de-sport-privee-en-prison-03-07-2016-2051520_23.php#xtmc=abdeslam&xtnp=1&xtcr=3

 

 

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:37
Quand la justice condamne des victimes...

 

 

 

Une femme de 69 ans a été condamnée à 10 ans de prison, pour avoir tué son mari, alors qu'elle a été, pendant de nombreuses années, victime de coups, d'abus sexuels, de violences physiques et verbales.

Où est la justice ? Une justice qui condamne une victime peut-elle être crédible ?

Le 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage avait tué son mari de trois coups de fusils dans le dos, à leur domicile près de Montargis, dans le Loiret. L'homme lui faisait vivre un enfer depuis 47 ans : coups, abus sexuels, sur elle mais aussi sur ses filles. La veille du meurtre, le fils, battu par son père, s'était suicidé par pendaison. 

Face à de telles ignominies, quel pouvait donc être le recours de cette femme ?

Alors que les violences faites aux femmes se multiplient, en France et dans de nombreux pays, un tel verdict tendrait à cautionner et justifier ces violences.

La barbarie d'un homme tyrannique, qui faisait vivre toute sa famille dans la terreur, a atteint un paroxysme d'horreur dans cette affaire.

Comment un tel verdict est-il possible, en France, le pays des droits de l'homme ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées coupables de la violence des hommes ?

Quand les victimes deviennent coupables, ne faut-il pas se poser bien des questions sur le fonctionnement de la justice ?

On peut, dès lors, parler de déni de justice : au cours du procès, les filles de l'accusée ont été, elles-mêmes, montrées du doigt, parce que, par peur de représailles pour leur mère, elles n'ont jamais dénoncé leur propre bourreau.

Une famille entière a souffert, pendant des années, sous le joug d'un tyran, et cette famille est, maintenant, victime de la justice.

Un fils qui se suicide, des filles violées, une mère accablée de coups, un tel tableau ne suffisait-il pas pour que soit prononcé un acquittement de Jacqueline Sauvage ?

Tuer un monstre qui martyrise ses proches, qui abuse de son autorité de père, est-ce un meurtre ?

Ce verdict n'est-il pas une honte ? Toutes les femmes battues se retrouvent bafouées par une telle décision.

Le bourreau qui a terrorisé sa propre famille est bien le coupable, et même si la loi interdit de se faire justice soi-même, il est des cas dramatiques où l'on perçoit la nécessité d'arrêter la tyrannie d'un monstre.

 

 

Une pétition à signer :


 https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_President_Francois_HOLLANDE_Grace_Presidentielle_pour_Jacqueline_SAUVAGE/?pv=2







 

 

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