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16 septembre 2024 1 16 /09 /septembre /2024 12:25
Affaire Pelicot : horreur et consternation...

 

Un procès qui choque toute la France : un mari, Dominique Pelicot qui pendant dix ans a organisé le viol de sa femme, droguée à son insu, par des dizaines d'hommes dont une cinquantaine sont sur le banc des accusés : ils ont entre 26 et 73 ans...

Un père de famille tranquille qui organise et filme le viol de son épouse chez lui, à Mazan, un village du Vaucluse... Dominique Pelicot a réalisé aussi des captations impudiques de sa fille et de ses belles filles, nues, filmées sous la douche.

 

Est-ce le procès de la culture du viol ?

Ce procès est une plongée dans l'horreur... des violences sexuelles imposées dans un cadre familial.

Gisèle Pelicot, la victime a voulu que ce procès soit public. Elle sait qu'elle incarne toutes les victimes : des femmes réduites à leur corps, à leur fonction sexuelle... des femmes réduites à l'état d'objets.

Et, en face, le manque d'empathie des accusés qui se présentent comme des victimes ! Des hommes ordinaires qui ont commis l'impensable...

Comment en est-on arrivé là ?

Tous les jours, dans toutes les juridictions de France, on juge des dossiers de viol... le viol est un crime de masse et un crime de l'ordinaire : viol de prédation, viol de domination, viol de la réappropriation, viol de l'opportunité (c'est l'occasion qui fait le viol).

Certains disent que ce sont des pulsions biologiques (les pauvres hommes ! ils sont comme ça)...

 

Les femmes ont, de plus, de grandes difficultés à porter plainte, parce qu'on ne les croit pas. Et dans ce procès, ce qui vraiment spécifique, c'est qu'il y a des images, des photos, des vidéos qui ont été saisies sur l'ordinateur de Dominique Pelicot. 20 000 photos et vidéos ! Les preuves sont accablantes...

Depuis une dizaine d'années, on voit éclater des affaires de violences sexuelles, des affaires de pédo criminalité qui suscitent une immense indignation, et qui, comme des bulles, explosent et disparaissent.

 

Ceux qu'on retrouve sur les bancs des accusés, c'est la société française en miniature :  ils ont entre 26 et 73 ans. Ils ont des frères et sœurs, des voisins, des compagnes, des enfants. Ils sont maçon, jardinier, journaliste, précaire, infirmier, militaire, ingénieur, gardien de prison, retraité, pompier, conseiller municipal... Ils n’ont pas de pathologie mentale et pour la plupart, pas d’antécédents judiciaires. Certains ont été victimes avant d’être bourreaux. Leurs vies sont à la fois singulières et banales. Ils sont 50, ils sont un peu monsieur tout le monde. 

 

Le viol, c'est souvent celui ou celle qui le subit qui en a honte, et cela peut prendre des années pour convaincre la personne qu'elle n'y est pour rien... venir le dire en public, c'est très important dans la poursuite du chemin. La publicité des débats est donc importante.

"Il faut que la honte change de camp", a dit Gisèle Pelicot.

Dominique Pelicot a été lui-même victime de viol dans l'enfance, marqué par un climat incestuel dans sa famille. Une mère soumise à un père autoritaire et incestueux avec une petite fille placée chez eux à l’âge de 5 ans. Dominique Pélicot avait coupé les ponts avec son père et n’avait pas assisté à ses obsèques.

 

Mais nous sommes aussi dans une société qui autorise les hommes à prendre le pouvoir : certains hommes qui n'ont pas subi de violences dans l'enfance commettent des viols.

Les femmes au service des hommes : c'est une image qui perdure dans nos sociétés. Les femmes doivent de l'attention, du sexe, du plaisir, du travail aux hommes : c'est toute cette culture qu'il faut changer.


L'affaire des viols de Mazan va-t-elle ouvrir, en plus, la porte à la résolution de deux autres cold cases ? Absent du procès pour raisons de santé depuis lundi 9 septembre, Dominique Pelicot est accusé d'avoir drogué celle qui est désormais son ex-épouse, pour ensuite la violer et la faire violer par des dizaines d'inconnus recrutés sur internet. Mais l'enquête a permis de le relier à deux autres affaires remontant aux années 1990, pour lequel il est désormais directement inquiété. 

Le septuagénaire à la personnalité trouble a, en effet, été mis en examen pour une tentative de viol en Seine-et-Marne remontant à 1999. Son ADN ayant été retrouvé sur les lieux, il a reconnu les faits, mais conteste avoir utilisé une arme. Malgré ses dénégations, Dominique Pelicot est également mis en examen depuis l'automne 2022 pour le viol et le meurtre en 1991 de Sophie Narme, 23 ans, dans le 19e arrondissement de Paris.

Dans ces deux affaires, qui n'ont pas encore été jugées, le mode opératoire est identique, avec deux femmes droguées à l'éther "dans le cadre d'une visite d'appartement, les deux victimes étant toutes deux agentes immobilières", précisait, début 2023, le parquet de Nanterre.

Les enquêteurs continuent de fouiller le passé de Dominique Pelicot... d'autres affaires jusqu'ici non élucidées pourraient ressurgir.

 

Décidément un dossier très lourd : le procès doit durer quatre mois.

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/proces-des-viols-de-mazan-le-profil-trouble-du-mari_6776071.html

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/saison-5/6441911-mazan-le-proces-des-bons-peres-de-famille.html

 

 

 

Affaire Pelicot : horreur et consternation...
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20 mai 2024 1 20 /05 /mai /2024 11:51
Trafics de  drogues et corruption...

 

Les trafics de drogue prospèrent un peu partout sur notre territoire, dans les villes, dans les campagnes... des trafics juteux qui favorisent la corruption. Corruption des policiers, des magistrats et même des élus. Un comble !

 

"La commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic a rendu son rapport, mardi 14 mai. Ce dernier pointe le rôle majeur de la corruption et notamment celle des policiers et des élus.


Des trafiquants de drogue contrôlent des cités entières grâce à des filières structurées. Les têtes de réseau étendent leur emprise jusque dans les rangs des élus, des policiers et des magistrats. Des fonctionnaires qu'ils  réussissent à corrompre  à coup de milliers d’euros. La corruption est-elle devenue le nouveau fléau dans la lutte contre le narco trafic ?

Marseille et ses quartiers Nord : ici les règlements de compte se multiplient et l'argent coule à flots.

Il y a quelques mois, la corruption aurait franchi les portes du palais de justice. Deux enquêtes ont été ouvertes contre des greffières, soupçonnées d’avoir renseigné des trafiquants de drogue.


Le phénomène prend de l’ampleur, de l’aveu même du procureur de Marseille (Bouches-du-Rhône), Nicolas Bessone. "Chaque personne a un prix et les moyens de ces [trafiquants] sont quasiment infinis, donc oui on essaie de réagir et de mettre en oeuvre des actions proactives, mais on voit effectivement une augmentation de la corruption.", explique-t-il.

 

Le 11 avril dernier, une première : la police des stupéfiants à Marseille a été perquisitionnée par la police des polices, pour des soupçons de corruption. Depuis le début de l’année, ces affaires se multiplient.

A Rennes, un vaste coup de filet dans le milieu de la drogue tourne au fiasco : la cité est déserte, les trafiquants avaient été prévenus

À Rouen (Seine-Maritime), un policier a été condamné pour services rendus aux dealers. Même chose chez les fonctionnaires du port du Havre, l'un des points d'entrée de la drogue.

C'est désormais fréquent : sur les points de deal, les trafiquants proposent des enveloppes aux policiers pour qu'ils évitent les contrôles dans leur cité, comme l'explique un avocat spécialisé :

"Vous avez un voyou qui lui dit : "Je te donne 30 000, par contre, tu viens plus." Certains policiers (une grande majorité d'entre eux refusent ) et j'observe que certains -mais très peu- acceptent."

Des journalistes ont pu échanger avec un policier sous le coup d'une enquête pour corruption. Il conteste les faits mais reconnaît que les trafiquants sont souvent très insistants...

"Ce sont des personnes qui travaillent dans le quartier et qui nous font des appels du pied pour travailler avec nous et pour avoir une possible tranquillité."

Et pour corrompre ces fonctionnaires, les trafiquants ont affiné leur stratégie.

"Ces personnes vont cibler des gens dont ils savent qu'ils sont fragiles : on va venir approcher une personne le jour des funérailles de son épouse, on va venir approcher quelqu'un dont la femme est tombée malade et qui aura peut-être besoin d'un petit coup de main financier. On a aussi des personnes qui ont développé de manière professionnelle des techniques de corruption qui sont excessivement efficaces." témoigne Audrey Bailleul, magistrate.

Pour endiguer le trafic, la commission parlementaire préconise de frapper avant tout au portefeuille des trafiquants. En France, le marché de la drogue représente 3 à 5 milliards d'euros par an !"

Un chiffre colossal et inquiétant : les méthodes utilisées par les trafiquants font froid dans le dos, menaces, chantages, assassinats...

Ainsi, Mohamed Amra qui a été libéré récemment dans une attaque particulièrement violente et sanglante est connu de la justice pour tentative d’homicide et serait à la tête d’un réseau de trafic de stupéfiants. Ses complices n'ont pas hésité à tuer deux agents pénitentiaires avec des armes lourdes, des méthodes qui font songer à celles employées dans le grand banditisme par les trafiquants de drogue...

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/narcotrafic-un-rapport-met-en-cause-la-corruption-de-policiers-d-elus-et-de-magistrats_6542153.html

 

 

 

Trafics de  drogues et corruption...
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28 février 2024 3 28 /02 /février /2024 10:34
Goulag et colonies pénitentiaires...

 

"Historiquement, bien entendu, le goulag a une existence limitée dans le temps de l'URSS entre les années 1920 et les années 1960.

Pourtant, la mort récente d'Alexeï Navalny dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique a rappelé, ne serait-ce que géographiquement, l'implantation des camps de travail de la période stalinienne. C'est le durcissement du régime de Vladimir Poutine vis à vis de ses opposants qui provoque aujourd'hui une réflexion renouvelée sur les méthodes répressives utilisées dans la Russie contemporaine.

 

"Mon message, dans le cas où je serais tué, est très simple : Ne pas abandonner. Ecoutez, j'ai quelque chose de très important à vous dire : je vous interdis d'abandonner. S'ils décident de me tuer, cela signifie que nous sommes extrêmement puissants... nous devons faire usage de ce pouvoir, ne pas oublier, nous souvenir que nous sommes un immense pouvoir. Un pouvoir qui est oppressé par ces mauvaises personnes. Nous ne nous rendons pas compte de la force que nous possédons. C'est la passivité des personnes justes qui permet au mal de triompher. Donc, ne restez pas sans rien faire."

C'est ainsi que s'exprimait Alexeï Navalny dans sa lutte contre la répression du régime russe...

 

Sa mère a enfin réussi à voir le cadavre de son fils, mais elle accuse les enquêteurs russes de chantage à propos des funérailles d'Alexeï Navalny, déclarant qu'ils tentaient de la forcer d'enterrer son fils en secret, sans cérémonie, ce qu'elle dit avoir refusé...

Une question se pose alors : Peut-on encore parler de goulag dans la Russie actuelle ?

Luba Jurgenson, professeur de littérature russe  analyse les similitudes qui permettent de rapprocher le goulag du XXe siècle du système pénitentiaire actuel : "L'institution cesse d'exister après la mort de Staline, mais les pratiques sont toujours là à l'époque de Khrouchtchev, de Brejnev, et finalement ne se sont jamais totalement éteintes. Et certaines de ces pratiques sont aujourd'hui recyclées. En sachant encore une fois que les goulags pouvaient être très différents. Donc lorsque l’on parle de cette postérité, on parle d'un éventail de pratiques très diverses. Mais la première chose qui fait penser au goulag, c'est la géographie. Il s'agit d'éloigner les personnes indésirables et de les mettre dans des conditions de vie vraiment extrêmes, aussi bien climatiques que sur le plan du traitement.

La configuration des espaces fait aussi penser au camp du goulag, puisqu'on est dans des colonies pénitentiaires qui ressemblent à des sortes de camps... il y a bien sûr des différences : les colonies pénitentiaires d'aujourd'hui ne sont pas un acteur économique de la vie russe, au même titre que l'était le goulag qui était une véritable force économique, elles sont en revanche un acteur de la guerre, puisqu'on y recrute des criminels de droit commun pour les envoyer au front en Ukraine... aujourd'hui, le gouvernement russe utilise des techniques de communication qui étaient inconnues à l'époque soviétique, mais sa propagande est différente : on ne prétend pas rééduquer les personnes qui sont aujourd'hui dans ces colonies. Leur rôle est purement punitif. Et on simule une espèce de transparence, c'est à dire, par exemple, Navalny a pu communiquer avec ses proches... ce qui ne voulait absolument rien dire quant au traitement qui lui était réservé...

Emilia Koustova, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg, explique : "On retrouve la géographie du goulag dans le système pénitentiaire contemporain dans toute sa complexité, d'une part, il y a bien sûr l'usage de la distance, des distances immenses, l'usage de cette immensité de l'espace russe pour isoler, briser, punir davantage. C'était le cas déjà à l'époque stalinienne, cela reste le cas aujourd'hui. Quand on est envoyé au-delà du cercle polaire, il y a le climat très rude, l'absence de soleil... Et quand Alexeï Navalny est resté pendant plusieurs mois dans une colonie située dans une région proche de Moscou, les conditions de détention y ont été épouvantables, et c'est probablement là que sa santé a été fragilisée par l'envoi régulier dans la cellule d'isolement.

Il est toutefois certain qu' il y a beaucoup moins de détenus dans ces colonies qu'au moment de la mort de Staline."

Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction en langue russe de RFI, complète cette analyse en insistant sur l’usage de la répression : "Pour traiter de ce sujet, il s’agit de parler de la répression, de l'enfermement et de l'éloignement des minorités dissidentes, à la marge, et qui sont dans une posture de transgression vis-à-vis de la norme. Et cette norme, à l'époque soviétique comme à l'époque actuelle, était édictée à partir d'un centre du pouvoir au Kremlin, peut-être un peu plus collectif à certaines années de l'Union soviétique, mais en tout cas très centralisée au Kremlin. Et c'est encore le cas aujourd'hui. Je pense surtout que ce système est vraiment réactivé par les autorités et les dirigeants russes de manière à entraîner des réactions dans la population d'analogie immédiate avec l'époque soviétique et avec le goulag. Il est même pensé en direction de ces segments de la population qui ont une culture soviétique, pas tellement pour la population des moins de 30 ans, et des moins de 40 ans, qui eux se sont éveillés à la politique en 2011, au moment des manifestations justement emmenées notamment par Alexeï Navalny, qui consistent à demander des comptes au pouvoir..."

 

Selon Luba Jurgenson, professeur de littérature russe à la Sorbonne, dans les livres d'histoire russes, "on minimise le nombre de victimes, l'ampleur du phénomène est minimisée également, c'est surtout le rôle que jouait le goulag dans l'ensemble de la vie soviétique qui est minimisé... A l'époque de Staline, il n'y avait pas besoin d'être dissident ou opposant pour aller au goulag. Il y avait une multitude de gens qui étaient inculpés pour des crimes qu'ils n'avaient pas commis, alors que, par la suite, c'était surtout la dissidence qui était visée par cet appareil pénitentiaire... l'appareil s'est vraiment durci depuis l'invasion, avec l'apparition de nouveaux dispositifs juridiques, depuis les deux derniers mandats de Poutine, avec une centaine de lois répressives qui ont été promulguées ou sorties des oubliettes."

 

Emilia Koustova rajoute : "Il faut souligner la continuité et les liens directs entre la période post stalinienne et  celle d'aujourd'hui. Je pense que Vladimir Poutine n'est pas un héritier direct de Staline, mais c'est bien un héritier fidèle, loyal à Andropov qu'il présente comme son maître, maître du KGB, en l'occurrence, et si on regarde le fonctionnement de la justice, de la police politique, des colonies pénitentiaires dans les années 50-60-70, on retrouve beaucoup de similitudes avec ce qui se passe aujourd'hui. Ce sont des façons de torturer, d'humilier, de menacer..."

 

Selon Elsa Vidal, "Vladimir Poutine est l'héritier d'une pratique guébiste, comme on le dit parfois du pouvoir, et on voit très bien que cette orientation s'est accélérée et renforcée... il y a plusieurs milliers de Russes qui ont contesté leur mobilisation dans le cadre du droit et la justice leur a donné raison pour 9000 d'entre eux... et ce sont les magistrats qui s'opposent à une instrumentalisation du droit par le pouvoir politique.

Luba Jurgenson vient compléter le tableau des colonies pénitentiaires : "Il y a l'isolement, des tortures psychologiques et physiques, c'est la marque du régime poutinien.

En 2008-2009, une militante de l'opposition avait été internée de force, pour la faire taire, dans le grand Nord, nous sommes allés la chercher avec d'autres amis, nous sommes allés l'extraire... La psychiatrie punitive n'a jamais complètement disparu. En revanche, ce n'était plus utilisé de manière régulière jusqu'aux manifestations de 2011-2012, où on a vu de nouveau des manifestants arrêtés et condamnés à des peines d'internement en hôpital psychiatrique. Le retour à ce type de dispositif répressif date déjà d'au moins dix ans...

On est dans un contexte mondial où on constate le recul de la démocratie, même en Europe, on l'a vu avec l'exemple polonais ou encore hongrois, sans parler d'autres contrées dans le monde, le régime poutinien surfe bien sûr sur cette tendance, par exemple avec une politique répressive contre les communautés LGBT.

Emilia Koutova précise : "Il y a beaucoup moins de prisonniers qu'il n'y en avait dans la période soviétique... mais il y a des dizaines voire des centaines de milliers de détenus qui se sont enrôlés d'abord chez Wagner, puis auprès du ministère de la défense russe pour aller faire la guerre en Ukraine.

La situation est bien meilleure qu'à l'époque soviétique, mais il y a les règles qui sont écrites, et puis il y a aussi la pratique, la réalité qui, elle, laisse une large place à de la torture, à des humiliations, l'isolement, etc. Cela ne se limite pas aux prisonniers politiques, il y a aussi des centaines de milliers de prisonniers ordinaires, de droit commun, qui sont victimes de ce système. Et c'est là quelque chose qui est hérité de l'époque soviétique."

"La culture de la violence de Poutine, sa vision pessimiste de la nature humaine, la répression qui s'exerçait, les changements à l'intérieur du régime poutinien et ses évolutions extrêmement dramatiques que nous connaissons aujourd'hui, ainsi que la guerre comme instrument de la puissance russe, tout cela, c'est ce qu'on n'a pas vu..." explique Elsa Vidal.

 

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/le-goulag-existe-t-il-encore-6631927

Goulag et colonies pénitentiaires...
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16 août 2023 3 16 /08 /août /2023 10:06
Cherbourg : un violeur récidiviste coupable d'actes de tortures et de barbarie...

 

Une jeune femme violée, torturée, victime d'actes de barbarie à Cherbourg : et c'est un violeur récidiviste qui l'a agressée.

Le suspect, âgé seulement de 18 ans, a déjà un lourd passé judiciaire : 17 mentions au fichier du traitement des antécédents judiciaires !

 

Parmi ces antécédents judiciaires, Oumar N. est connu pour un viol sur mineur en 2019 au sein d'un internat socio-éducatif médicalisé. En 2022, il aurait également tenté d'agresser sexuellement sa petite sœur de 12 ans, selon les dires rapportés par une source policière.

 Convoqué à une expertise psychiatrique dans le cadre de cette affaire, le jeune homme ne s'y serait pas rendu.

 

Et cet individu récidiviste était en liberté ? Comment fonctionne notre justice ? Un individu si dangereux est laissé libre, sans aucune surveillance, sans aucun contrôle.

 

Une jeune femme se retrouve désormais entre la vie et la mort, après avoir subi des actes de tortures inimaginables.

 

"A la suite des faits d’une grande violence survenus à son domicile, la victime avait été immédiatement hospitalisée et "son pronostic vital était engagé", avait indiqué vendredi le procureur de la République de Cherbourg, Pierre-Yves Marot. Interrogé sur l’état de santé de la victime après ces faits survenus le 4 août, le parquet de Coutances n’était pas en mesure samedi de donner de nouvelles de la jeune femme.

 

Dénudée et en état de choc, la victime, cette jeune cherbourgeoise de 29 ans a expliqué aux forces de l’ordre qu’elle venait d’être frappée et violée. Son témoignage est glaçant. Elle avait précisé aux enquêteurs avoir été agressée par un homme "qu’elle avait déjà vu mais qu’elle ne connaissait pas". Le Figaro rapporte que l’agresseur s’était introduit à son domicile pour la frapper à de multiples reprises, au visage et sur le corps, avant de la violer plusieurs fois, notamment avec un manche à balai.

 

A son arrivée à l’hôpital Pasteur, la jeune femme a été plongée dans un coma artificiel et admise au bloc opératoire. Plusieurs heures de chirurgie s’en sont suivies. Violée avec un manche de balai, la jeune femme a eu le colon, l’intestin grêle, le péritoine, le diaphragme et le pneumothorax perforés. Elle présentait également des fractures sur les côtes. Face à la brutalité de ses blessures, certains membres du personnel ont fondu en larmes. Selon les informations de France Bleu, une cellule psychologique a été ouverte pour les professionnels de santé qui en ressentent le besoin."

 

Des actes de barbarie ignobles : comment un homme peut-il faire subir de telles tortures à une femme ? 

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/cherbourg-le-lourd-passe-judiciaire-de-l-homme-mis-en-examen-pour-viol-et-actes-de-barbarie-14-08-2023-2531566_23.php

 

https://www.liberation.fr/societe/police-justice/un-jeune-de-18-ans-mis-en-examen-pour-viol-avec-actes-de-barbarie-sur-une-femme-dans-la-manche-20230813_Z7723V4X75AVTCG62TRPZXYNQ4/

 

 

 

Cherbourg : un violeur récidiviste coupable d'actes de tortures et de barbarie...
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22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 10:58
Des éoliennes près de chez vous ?

 

Une ristourne de plusieurs centaines d'euros sur votre facture d'électricité contre une éolienne près de chez vous ?

Vous accepteriez, vous ?

 

"C'est le marché que propose le gouvernement pour accélérer l'installation de l'énergie renouvelable !

Seraient concernées toutes les habitations dans un rayon de 5 kms autour d'une éolienne...

 

Dans un village de l'Allier, sept ont déjà été installées et surplombent la commune. Trois autres devraient être installées prochainement... mais cette fois-ci, c'est trop.

Même avec l'offre, une habitante ne veut plus d'éolienne près de chez elle.

"On vous donne des dédommagements, puis on ne vous dit plus rien et ça ouvre la porte à d'autres projets éoliens, ça, je suis contre..."dit-elle.

 

Plus loin dans le hameau, la question divise également.

"La ristourne, ce n'est pas le facteur qui fera que j'accepterai mieux la chose...", déclare un autre habitant...

 

Aujourd'hui, 70% des projets éoliens subissent des recours devant les tribunaux.

Mais octroyer des ristournes pour inciter les habitants pour inciter les habitants à accepter des éoliennes près de chez eux sera insuffisant, selon certains observateurs, car le principal problème, c'est le manque de concertation.

 

"Il faut que les personnes soient intéressées au projet, qu'on puisse prendre en compte véritablement leurs avis, qu'ils aient le sentiment qu'ils puissent pouvoir s'exprimer sur le projet et pouvoir influer sur le développement...", déclare Romain Garcia, consultant dans l'acceptabilité des projets d'énergies renouvelables.

 

Davantage de renouvelables, une urgence pour le gouvernement qui est déjà en dessous de ses objectifs de production. 

Le projet de loi devrait être présenté en Conseil des ministres à la rentrée..."

 

Curieuse façon de procéder tout de même ! Offrir une ristourne, c'est d'une certaine façon payer les gens pour qu'ils acceptent la proximité d'éoliennes...

 

Evidemment, les pauvres, les plus démunis seront plus enclins à accepter ce marché... et seront ensuite contraints de subir les nuisances des éoliennes...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/energie-une-reduction-de-la-facture-d-electricite-en-cas-d-eolienne-a-proximite_5310178.html

 

 

 

 

Des éoliennes près de chez vous ?
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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 12:15
Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?

 

 

Un verdict surprenant à l'issue du procès de Jonathann Daval : 25 ans d'emprisonnement pour le meurtre de sa compagne, 25 ans sans période de sûreté..., alors que l'avocat général avait requis la perpétuité.

 

Tout de même, Jonathann Daval n'est pas seulement coupable de meurtre, il a aussi menti à maintes reprises, inventant même un complot familial pour se disculper. Après avoir tué sa femme, il est allé jusqu'à maltraiter son corps, le brûlant en partie.

Sa jeune femme Alexia a été décrite comme une personne "autoritaire", voire "humiliante", comme si cela pouvait excuser le crime...

Cet argumentaire de la défense transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

Un féminicide odieux et la peine infligée au meurtrier paraît bien légère....

Il est probable que grâce à des remises de peine, le meurtrier sera libéré dans quelques années, 15 ans,  peut-être moins ?

En France, les violences faites aux femmes se multiplient et un tel verdict ne paraît guère propice à atténuer cette tendance.

 


En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

En France, les femmes victimes de violences sont confrontées à une justice patriarcale.

Le simple fait de porter plainte peut  devenir un calvaire.

"Pousser la porte d'un commissariat pour dénoncer un conjoint violent relève de l'acte de bravoure", commente Céline Marcovici, avocate à la cour de Paris et présidente de l'association Avocats, Femmes et Violences.

Les policiers sont parfois indélicats ou terriblement maladroits, voire culpabilisants  : "C'est votre faute, pourquoi vous le faites revenir ?", "Pourquoi avoir autant attendu pour porter plainte ?"…)

Lors du premier confinement, les violences faites aux femmes se sont multipliées et aggravées.

Etre enfermée avec un conjoint violent, c'est terrifiant !

 

Françoise Héritier a dénoncé cette violence due essentiellement à une culture patriarcale :

 

"Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr, il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines."

Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier :

"On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.

Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait."

 

 

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/violences-faites-aux-femmes-la-france-est-le-paradis-des-violeurs-dit-salmona_fr_5fba68a1c5b66bb88c5ed10a

 

 

 

https://www.lepoint.fr/justice/violences-conjugales-il-y-a-encore-des-policiers-qui-refusent-de-prendre-les-plaintes-25-11-2020-2402542_2386.php

 

https://www.franceculture.fr/conferences/hesam-universite/nous-sommes-les-seuls-parmi-les-especes-ou-les-males-tuent-les-femelles

 

 

 

 

Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?
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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 12:26
Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort...

 

 

Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort : depuis 2011, il fait encore parler de lui, il hante les esprits, on le voit partout, il fascine, terrifie, intrigue... sans cesse, il ressuscite...

Soupçonné d'avoir tué sa femme, ses quatre enfants, ses deux chiens, le personnage s'est évanoui dans la nature.

 

 Des signalements, il y en a eu des centaines. Plus de huit cents en 2013, encore douze en 2015. On croit le voir au milieu d'un groupe de touristes en Cappadoce, dans un hôtel normand, dans un train en Gironde, dans un casino de l'Allier, en Italie, en Tanzanie… Xavier Dupont de Ligonnès a "un physique banal", explique la PJ. Résultat, on croit le voir partout.

Et aussitôt, c'est l'emballement médiatique : du grain à moudre pour les médias, d'autant que les faits divers passionnent les foules.

 

Il est vrai que les crimes commis sont hors normes.

Comment peut-on assassiner ses enfants, sa femme, des êtres chers ? Comment peut-on préméditer et planifier ces assassinats ?

 

Non, l'homme arrêté à Glasgow n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès, peut-on lire dans la presse...

Mais comment a-t-on pu y croire ? L'homme aurait voyagé depuis la France vers l'Ecosse, il aurait séjourné en France, pays où il est recherché depuis des années ?

Tout cela n'est pas crédible...

 

En fait, si l'homme est vivant, il doit bien se marrer de voir tout cet emballement médiatique autour de sa personne...

Et même s'il est mort, les médias le font sans cesse ressurgir, renaître...

Des romans, des livres ont été publiés sur cette affaire : Xavier Dupont de Ligonnès devient un personnage de roman, une énigme dont on essaie de percer les mystères.

Qui est Xavier Dupont de Ligonnès ? Et comment a-t-il pu basculer dans le mal absolu ?

 

N'était-il pas rongé par la culpabilité, par l'horreur de ses actes ?

Bien sûr, il s'est peut-être suicidé... mais il a planifié sa fuite et sa disparition avec tant de sang-froid et de méthode !

 

Saura-t-on, un jour, la vérité sur cette affaire ? Plus le temps passe, plus le mystère s'épaissit...

Plus le temps passe, plus il sera difficile de découvrir la vérité...

 

 

 

 

 

 

Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort...
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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 08:16
Ne me vieillissez pas ! dit Patrick Balkany à son avocat...

 

 

C'est un ténor très connu du barreau qui défend les époux Balkany : Eric Dupond-Moretti... Eh oui, avec toutes les affaires que traîne la famille Balkany, il leur faut bien un avocat de renom, capable d'assurer leur défense.

 

A l'issue de la première journée d'audience du procès pour fraude fiscale et blanchiment des époux Balkany, lundi 13 mai, l'avocat du maire de Levallois-Perret, Eric Dupond-Moretti, s'est exprimé devant la presse...

Mais, à sa grande surprise, alors qu'il ne s'y attendait pas, son client l'a interrompu...

 

"Madame Balkany est dans un état psychologique très fragile, c'est incontestable. Son mari, qui a 71 ans, l'a découverte inanimée et la pensait morte...", a déclaré Eric Dupond-Moretti. 

Mais il a été soudain coupé par son client, sourire aux lèvres : "71 bientôt...  ne me vieillissez pas. 70, ça me suffit !"

Visiblement agacé par cette intervention, l'avocat lui a alors répondu : "oui, c'est pas bien grave..."

 Eric Dupond-Moretti exaspéré s'est même tourné vers son client pour lui murmurer quelque chose et lui faire des remontrances... "Allez, faites votre déclaration", a conclu alors Balkany.

 

A parader ainsi, on voit que Patrick Balkany est manifestement toujours sûr de lui, il a toujours le même sentiment d'impunité, entretenu depuis tant d'années par les responsables politiques.

 

Symboles de l'argent facile, d'un monde politique corrompu, les Balkany ont toutes les audaces : il est vrai qu'ils côtoient les plus hautes sphères de la société : le couple, proche de Nicolas Sarkozy, l'ex-président de la République, lui-même compromis dans de nombreuses affaires, n'a peur de rien...

Soupçonnés de fraude fiscale, d'emploi fictif, de détournement de fonds, les Balkany ont un lourd arriéré et un passé chargé d'affaires douteuses.

 

Par ailleurs, comment ne pas souligner la maladresse et la stupidité de Balkany ?

Alors que son avocat est en train d'évoquer son âge, sa faiblesse, sa vulnérabilité supposée, voilà que Patrick Balkany rebat les cartes, et vient faire preuve d'une forme de "coquetterie" en affirmant qu'il a seulement 70 ans.

Et voilà que l'argumentation de son avocat est battue en brèche et s'effondre !

Alors que son avocat essayait de jouer sur la corde sensible, en parlant de l'âge de Patrick Balkany, voilà que son client anéantit sa stratégie de défense !

 

Ainsi, Patrick Balkany ajoute le ridicule à un passé lourd de malversations... 

Suffisance, autosatisfaction, escroquerie, Balkany cumule de nombreux défauts de sa caste... et il y ajoute une forme de bêtise et d'inconscience...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-allez-faites-votre-declaration-quand-patrick-balkany-reprend-son-avocat-eric-dupond-moretti-sur-son-age_3442597.html

 

 

Ne me vieillissez pas ! dit Patrick Balkany à son avocat...
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 12:23
Mélenchon, le démologue...

 

 

"Le démologue ne fait que verbaliser les émotions, les rêves, les colères de la foule..." écrit Roger-Pol Droit dans un de ses ouvrages paru récemment, intitulé Et si Platon revenait...

Jean Luc Mélenchon est ainsi défini comme un "démologue", quelqu'un qui "parle peuple", un de "ces parleurs qui ne parlent que pour mystifier, manipuler, contrefaire".

 

Comment ne pas percevoir la justesse de cette analyse quand on entend les propos de Jean-Luc Mélenchon, à l'occasion des perquisitions dont il a été l'objet ?

Peu importent les contradictions, peu importent les reniements, Jean Luc Mélenchon n'hésite pas à se contredire.

 

Et quand on lui pose une question gênante, il adopte l'esquive, il use même parfois d'un humour douteux et méprisant.

Face à une journaliste toulousaine qui l'interrogeait, il s'est permis de railler la dame, de se moquer de son accent...

"Et alors? Quesseu-que ça veut direuh?", a répliqué Jean-Luc Mélenchon en singeant l'accent méridional de la journaliste originaire de Toulouse...

 

Pourtant, la journaliste posait une question pertinente, évoquant les propos de l'ancien candidat à la présidentielle lorsqu'il jugeait normal que la justice enquête au sujet de François Fillon et Marine Le Pen.

Visiblement gêné par la question, Jean Luc Mélenchon a feint l'incompréhension : "Je ne comprends pas ce que vous voulez dire..." et de rajouter devant l'insistance de la journaliste : "Je ne me rappelle pas..." et encore : "Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n'importe quoi..."

Puis : "Quelqu'un a t-il une question formulée en français et à peu près compréhensible, parce que moi, votre niveau me dépasse..."

Voilà une attitude méprisante qui n'honore pas le chef de la France insoumise...

 

La journaliste ne pouvait que se sentir blessée par de tels propos.

Jean Luc Mélenchon s'est déjà comporté de cette façon à l'égard de journalistes...

Invité lors de l'Emission politique, il avait dénoncé  notamment Nathalie Saint-Cricq, la journaliste qui "ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute".

Il s'était emporté contre Léa Salamé qu’il avait présentée comme "une personne sans foi ni loi", en "pleine hystérie", qui sert de "passe-plat des campagnes des USA". 

Il avait accusé France 2 de lui avoir tendu un "traquenard médiatique" lors de L'Emission politique, appelant à "la création d'un tribunal professionnel des médias pour sanctionner symboliquement les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs"...

L'outrance, encore et toujours...

Une façon de mettre en scène la colère du peuple, de la prendre à son compte...

Cette colère existe bel et bien car les inégalités se creusent dans notre pays et les réformes en cours risquent de les aggraver.

Pour autant, Jean Luc Mélenchon, en se montrant méprisant à l'égard des journalistes, en esquivant des questions qui le gênent, montre ses faiblesses et ses limites. 

C'est dommage !

 

 

 

 

 

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 07:48
Et on inventa le délit de solidarité...

 

 

 

Notre monde sombre dans la folie : face à la crise des migrants, voilà qu'on invente le "délit de solidarité".

La solidarité, le soutien aux faibles, aux gens démunis devient un délit... La solidarité à l'égard des migrants peut être punie par la loi...

 

Et voilà que les valeurs s'inversent ! Et pourquoi pas bientôt un délit d'humanité ?

Nous ne savons plus gérer les problèmes qui se posent à nous : au lieu de penser le monde en termes de partages, nous ne le percevons qu'en termes de divisions et de fractures.

Et les fractures sont partout dans nos sociétés...

Comme le montre le philosophe Yves Michaud, les fractures au sein des démocraties se sont multipliées : riches et pauvres, fonctionnaires et précaires, jeunes et vieux, gens éduqués et gens non éduqués, croyants tolérants et musulmans opposés aux valeurs de la République.

Ces divisions permanentes font que les valeurs communes s'effondrent et se perdent...

 

N'est-ce pas le cas pour la crise des migrants ?

Face aux migrants, c'est la peur qui domine et qui l'emporte...

Et cette peur se nourrit à juste titre d'une "sécession d'une grande partie de la communauté française musulmane qui fait passer ses exigences religieuses avant les principes républicains..."

 

Il importe donc de ressouder une communauté autour de ces principes républicains : "liberté, égalité, fraternité..."

Et ceux qui ne veulent pas se plier aux lois de la République doivent en être exclus, et déchus.

 

La solidarité fait partie de ces principes républicains : nous nous devons d'accueillir des migrants à condition que ces migrants se plient à nos lois, et se conforment à nos coutumes.

Nous ne pouvons tolérer de manquements aux lois de la République, d'autant plus lorsque celle-ci accueille des migrants et leur apporte un soutien et une aide.

 

Mais, on ne peut pas ne pas porter secours à des migrants, des mineurs, de jeunes adultes en grande difficulté : c'est un devoir d'humanité élémentaire.


Depuis le début de l'année, près de 1 500 réfugiés sont arrivés dans le Briançonnais en provenance d’Italie, en passant par les cols aux alentours. Plus de la moitié sont des mineurs. 

Ces migrants africains souffrent de gelures, d'hypothermie, de lésions, il y a même eu des amputations. 

Ils n'ont rien à manger, rien à boire, ils ne sont pas équipés pour affronter le froid.

 

Des habitants de la région se mobilisent pour essayer de les sauver : après la Méditerranée, c'est la montagne qui anéantit encore des vies humaines.

Délit ou devoir de solidarité ? 

Face à la détresse humaine, le devoir de solidarité s'impose : chacun de nous doit en prendre conscience... c'est aussi un devoir d'humanité...

 

 

 

La réalité des migrants : 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/quand-les-mineurs-africains-sont-abandonnes-dans-la-montagne

 

 

 

 

 

 

Et on inventa le délit de solidarité...
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