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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 12:02
Viens, je t'emmène...

 

Une chanson d'amour peu ordinaire : dès le début, on entend un tutoiement familier qui semble être adressé à chacun d'entre nous..."Toi qui as posé les yeux sur moi", une expression très générale... ce qui donne au texte une valeur universelle... aucun nom, aucune description... 

L'amour semble ainsi naître d'un simple regard, une attention portée à l'autre... mais cet amour est aussi fait de communication, et de prévenance, de souci de l'autre avec ces mots : "Toi qui me parles pour que j'aie moins froid".

L'amour se fait alors offrande, partage :

"Je te donne tout ce que j'ai à moi
La clé d'un monde qui n'existe pas"

Commence ensuite une invitation à voyager dans un monde de rêve, invitation soulignée par un impératif :

"Viens, je t'emmène
Où les étoiles retrouvent la lune en secret"

C'est à un voyage céleste que nous sommes invités : à la rencontre des étoiles qui sont personnifiées et qui  ont un rendez-vous secret avec la lune, une belle vision onirique...

 

Une invitation réitérée, avec ces vers où l'on retrouve, cette fois, une personnification du soleil, et encore une belle image poétique toute simple :

"Viens, je t'emmène
Où le soleil le soir va se reposer"

 

C'est vers un univers de rêve que nous sommes entraînés, vers un univers secret, intimiste, comme le suggère l'emploi de la première personne du singulier :

"J'ai tell'ment fermé les yeux
J'ai tell'ment rêvé
Que j'y suis arrivée"

 

On est ébloui par de nouvelles personnifications, celles des rivières et des nuages dans le couplet suivant :

"Viens, je t'emmène
Où les rivières vont boire et vont se cacher
Viens, je t'emmène
Où les nuages tristes vont s'amuser"

Ces belles images suggèrent une nature humanisée, très proche de nous... une nature idéalisée aussi où des nuages "tristes" parviennent à "s'amuser" : le contraste vient souligner un monde enchanté où la tristesse se transforme en joie de vivre.

 

Et c'est un lieu tellement secret qu'il est bien plus loin que certaines contrées aux noms exotiques et mystérieux : 

"Plus loin, plus loin, plus loin que la baie de Yen Thaî
Plus loin, plus loin, plus loin que la mer de corail"

Un pays de conte fées est enfin évoqué dans le couplet suivant :

"Viens, je t'emmène
Derrière le miroir de l'autre côté
Viens, je t'emmène
Au pays du vent au pays des fées"

Encore une belle invitation à découvrir un monde imaginaire qui fait référence à la douceur de l'enfance...

 

La mélodie à la fois douce, entraînante et rythmée nous emporte dans son sillage... et on se laisse guider vers ce monde idéal...

 

Cette chanson parue en mars 1978 a été écrite et composée par Michel Berger.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/france-gall/paroles-viens-je-t-emmene

 

 

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 12:59
Le magicien des bulles...

 


 

Au jardin, ce jour-là, une attraction étonnante : un magicien crée des bulles qui s'élèvent et s'évaporent dans le ciel...

 

D'un geste sûr, il fait naître des rêves, il révèle un spectacle plein de poésie : les bulles s'étirent, se distendent, forment des figures improbables qui s'enflent, s'arrondissent, se déforment...

 

Des tons de bleu, de roses, de verts, de lumières, des arcs-en-ciel de couleurs apparaissent.

 

Tout autour, des enfants ravis, émerveillés regardent ce spectacle, tentent d'atteindre ces bulles de mystères, ces chimères vaporeuses, ces évanescences qui traversent l'espace du jardin...

Les bulles montent vers le ciel bleu de l'automne, prennent leur envol, puis disparaissent soudain, comme aspirées par l'air.

 

Le faiseur de bulles fait virevolter ces chimères, variant les tailles, les volumes, créant des tourbillons de lumières.

 

Une petite boîte à musique, posée à même le sol, accompagne le ballet des bulles qui dansent sur l'azur, qui s'évadent, se libèrent, et finissent par éclater.

 

Les enfants essaient de capturer ces évanescences qui disparaissent au moindre contact...

Le jardin, sous les bulles, devient un lieu de rêves et de magie. Les enfants et les adultes ne se lassent pas de ce spectacle féerique.

 

Des bulles géantes sortent de la corde du magicien : elles envahissent l'espace, s'étirent, se boursoufflent, se déforment.

 

Parfois, même, une petite bulle se retrouve emprisonnée dans une bulle gigantesque 

Les enfants exultent : des cris de joie, des rires fusent tout autour du magicien qui suscite l'admiration, lui qui sait créer tant d'harmonie, et de rêves.

 

Le faiseur de bulles tourne sur lui-même : une ronde de bulles l'entoure, il devient lui-même tourbillon de bulles....

La magie est au rendez-vous : le jardin s'illumine de rires, de couleurs vaporeuses...

Des bulles irisées, énormes envahissent l'espace, d'autres fines, légères, nombreuses, se perdent dans les airs.

 

Le maître des bulles, les bras ouverts, levés vers le ciel, orchestre un ballet merveilleux de bulles fantomatiques.

Des formes se dessinent à l'intérieur des bulles, des énigmes de couleurs bleues et roses...

Avec si peu de matériel, une corde, de la mousse, le faiseur de bulles a su créer un spectacle merveilleux, éblouissant d'inventivité...

Il a su faire rêver et laisser dans les esprits le souvenir d'images pleines de poésie...

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

 

Le magicien des bulles...
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