ROSEMAR
Le site web de la fondation Carla Bruni Sarkozy aurait coûté 410 000 euros à l'état : la cour des comptes nous apprend que la gestion de ce site a été financé par l'argent des contribuables... financé dans son intégralité par le budget de la présidence de la République entre 2011 et 2012.
Huit collaborateurs étaient attachés à ce site, pas moins ! Des prestataires extérieurs intervenaient aussi.... Ce site n'aurait dû coûter que 4000 euros au vu de sa médiocrité, de son manque de modernité...
Et pourtant, nous avons tous participé et oeuvré pour ce site : la fondation Carla Bruni et nous avons payé, en plus, le prix fort.
Nous a-t-on, d'ailleurs, demandé notre avis ? En fait, l'argent du contibuable est dépensé à tort et à travers et ce, même en période de crise.
Quels sont donc ces discours alarmistes sur la crise, sur les déficits de l'état si l'argent public est utilisé pour des sites qui coûtent une fortune ?
Huit collaborateurs ont reçu une rémunération nette globale de plus de 36 000 euros... soit, en tout, plus de 61 000 euros par mois pour faire fonctionner un WordPress qui n’a jamais été mis à jour.
Est-il normal qu'une femme de président dispose d'un budget si conséquent pour un site et une fondation dont il est difficile de mesurer l'efficacité ?
En tout cas, les avis sont unanimes : cette plateforme a mobilisé trop de personnels, a été coûteuse et les contribuables en ont fait les frais.
Oui, décidément l'argent public est utilisé à tort et à travers : le minimum à exiger d'un gouvernement en temps de crise, c'est qu'il s'attache à faire des économies.
On se rend compte que, sous la gouvernance de Nicolas Sarkozy, c'est l'inverse qui s'est produit : les dépenses ont été conséquentes, les déficits se sont alourdis, les frais de la campagne électorale pour la présidentielle ont dépassé la mesure...
Dès lors, qui est invité à payer pour cette fameuse "crise" dont on nous parle tant ? Qui est invité à faire des sacrifices et des économies ?
Qui est concerné par la crise ? C'est le citoyen de base qui est, sans cesse, mis à contribution, c'est lui qui est escroqué, exploité.
Assez de gaspillages, de dépenses somptuaires et inutiles !
La crise existe-t-elle ? Ou bien est-ce un fantasme ? Si elle existe, si l'état est en faillite, il serait temps que les hommes politiques et ceux qui nous gouvernent donnent l'exemple d'une bonne gestion de l'argent public...
Source : Rue 89
La surconsommation dans laquelle nous sommes emportés nous conduit vers une société poubelle : tous les jours, nos déchets s'accroissent et se multiplient...
Nous jetons de la nourriture périmée, des vêtements vite démodés, des téléphones, des ordinateurs, des plastiques en tous genres.
Comment y échapper ? Difficile de ne pas se laisser entraîner dans cette spirale de la surconsommation : tout nous pousse à consommer, les publicités, les hypermarchés et leur système de vente.
Partout, fleurissent des décharges où sont entassés à ciel ouvert nos déchets : immenses amas de miasmes, où l'on retrouve toutes sortes d'objets : meubles, livres, magazines, vêtements, chaussures, médicaments non consommés...
Ces décharges génèrent forcément pollutions, maladies, troubles divers : elles sont une plaie ouverte de nos sociétés toujours plus avides de consommations.
Au fond, on nous incite sans arrêt à consommer : la consommation serait notre salut car elle seule permettrait la croissance, objet de tous les désirs...
D'ailleurs les objets eux-mêmes sont conçus pour ne pas durer et chacun de nous en fait tous les jours l'amère expérience : c'est ce que l'on appelle l'obsolescence programmée : montres, lampes, téléphones, ordinateurs, tous ces produits doivent être renouvelés rapidement, donc jetés.
Nous en arrivons à un tel point que nous ne savons plus réellement gérer le traitement de ces déchets : ils deviennent envahissants, pollluants, nauséabonds.
Les déchets, c'est bien là tout le problème de nos sociétés : nous ne savons que faire des résidus nucléaires, nous ne savons que faire des déchets de notre monde dévolu à la consommation.
Ces déchets sont susceptibles de polluer non seulement les sols mais aussi les eaux, les mers, les océeans.
Que faire pour échapper à ce cercle infernal de la consommation ? Nos moyens sont limités : qui a la solution ?
Dans un monde où la consommation est reine, où le but de chacun est de se procurer le dernier objet à la mode, nous nous devons de nous livrer à une réflexion sur l'avenir de nos sociétés.
Cette course infinie aux achats, à la surconsommation peut-elle perdurer ?
Quel adolescent n'est pas inscrit sur facebook ? La plupart se conforment à une mode, un phénomène de société, et certains voient dans ce réseau social un moyen indispensable de rester connectés avec une multitude d'amis... Plus on a d'amis, plus on est valorisé...
Que font ces jeunes sur facebook ? Souvent, ils échangent des photos, se mettent en scène, discutent de sujets et d'autres... Ce sont des activités ludiques mais ce n'est pas très constructif : n'importe qui peut s'inscrire sur ce site, peut avoir la volonté de nuire, d'invectiver, de manipuler des photos...
L'anonymat permet toutes sortes de comportements, derrière un ordinateur, certains se croient tout permis et donnent libre cours à leurs fantasmes...
Sur ces sites, le virtuel et le réel se confondent... Le danger est grand de ne pas voir ce que sont réellement les gens, des inconnus qui peuvent raconter n'importe quoi....
Facebook est bien le monde de l'illusion et du faux semblant, un univers factice où tout est filtré, où il est difficile de vérifier les propos tenus par un interlocuteur anonyme...
Comment ne pas percevoir les dangers et les limites de ces sites appelés pompeusement réseaux sociaux ?
Réseaux, sans doute mais qui peut voir là une véritable sociabilité ? Celle ci n'est possible que par des contacts directs et sincères...
Les jeunes, pourtant, ne peuvent pas s'en passer, ils y consacrent des heures, ils sont parfois obnubilés par les contacts, les photos mises en ligne.
Pas de salut sans facebook, pas de bonheur sans facebook...
Une grande partie des adolescents se laissent piéger et tombent dans cet univers où tout peut arriver... Invectives, photos truquées, chantage et les conséquences sont parfois dramatiques : dépressions, suicides.
Pour ma part, je ne suis pas inscrite sur facebook et je m'y refuse : quand je vois les profils de certains sur ce site, je m'étonne : certains affichent des myriades d'amis...
Autant d'amis pour une seule personne ? Est-ce possible et même souhaitable ?
L'illusion est évidente : il faut frimer, donner le change, faire semblant...
Facebook est bien un monde virtuel qu'il faut savoir maîtriser et contrôler... Or, les adolescents fragiles risquent de se laisser piéger et abuser plus facilement encore que des adultes : il faut bien les mettre en garde et les préserver en leur montrant les failles de cet univers.
C'est le temps des vacances, enfin ! Un moment attendu par tous, élèves, enseignants... Un temps que nous envient nombre de salariés : deux mois de vacances pourtant bien mérités. Une année scolaire se présente comme un véritable marathon : il faut boucler les programmes pour les classes d'examen, il faut, tout au long de l'année, accorder une attention soutenue à une centaine d'élèves voire plus, en fonction des classes prises en charge.
Les enseignants, malgré la lourdeur de leurs tâches, sont souvent déconsidérés et discrédités dans nos sociétés : cibles de toutes les haines, ils concentrent sur eux la rancoeur des élèves, des parents.
Evidemment, ils ont pour fonction de noter, d'évaluer des enfants ou des adolescents : rôle ingrat, difficile.... La note est souvent perçue comme une sanction alors qu'elle ne devrait être qu'un repère pour l'élève.
L'échec des élèves est souvent imputé à l'enseignant comme si les professeurs disposaient d'une baguette magique pour faire réussir tous les élèves.
La crise accentue sans doute le phénomène : les parents se focalisent sur les notes, sur une réussite indispensable, oubliant tout le travail accompli par les enseignants.
Il faut imaginer toutes les responsabilités que génère la gestion de plusieurs classes chargées parfois jusqu'à 36 élèves ! Il faut veiller à ce qu'ils soient attentifs et concentrés, il faut ménager une progression dans la difficultés des exercices proposés, il faut préparer, revoir les cours, il faut donner des conseils personnalisés, il faut tenir compte des difficultés rencontrées par chaque élève.
Le travail accompli à la maison est très important : la correction des copies exige beaucoup de temps, c'est une tâche répétitive, complexe dans la mesure où certains élèves éprouvent des difficultés dans la rédaction, faute de ne pas consacrer suffisamment de temps à la lecture...
Tous les métiers sont difficiles mais peu de métiers connaissent autant de rejet de la part du public : on considère souvent les enseignants comme des privilégiés : vacances, nombre d'heures de présence en classe mais on oublie tout le reste : le stress lié à cette fonction, la fatigue, le temps passé au service des élèves...
Les enseignants sont souvent isolés : face à leur classe, ils reçoivent peu de soutien de la part des parents, de l'administration, des inspecteurs... Ils mériteraient, sans doute, plus de considération, d'attention...
Il serait temps de reconnaître le rôle essentiel que jouent les enseignants : transmission de savoirs, développement de l'esprit critique, conseils personnalisés, écoute des élèves...
Il serait temps de comprendre que les enseignants ne peuvent prendre sur leurs épaules tout le poids des difficultés rencontrées par les élèves dans une société où nombre de couples divorcent, où la crise s'installe...