Christine Boutin a lancé, ce vendredi 17 mai, un appel à la "résistance" après la validation du texte sur le mariage homosexuel par le Conseil constitutionnel. On voit, on perçoit bien à travers ce mot : "résistance" l'outrance des propos...
Christine Boutin se signale souvent par des déclarations excessives, démesurées, parfois irréfléchies. On est bien dans ce registre.
Christine Boutin qui aime donner des leçons de morale à tout un chacun, qui prétend défendre le droit des enfants en s'attaquant au mariage des homosexuels, soutient surtout une morale passéiste dans un monde qui a évolué...
Une morale d'autrefois, une morale révolue qui n'admet aucune évolution, un intégrisme rigoriste et dangereux... Les homosexuels ont désormais le droit de se marier, d'adopter des enfants... Ils bénéficieront d'une égalité des droits : alors que l'homophobie existe encore dans notre pays, c'est un pas en avant vers la reconnaissance et l'acceptation des différences.
D'ailleurs, la morale de Christine Boutin refuse le mariage pour tous mais s'accommode fort bien de certaines malversations : elle se trouve impliquée avec Claude Guéant dans une affaire d'emploi fictif... En cette circonstance, elle n'aurait pas su"résister" aux ordres de Claude Guéant qui lui demandait d'embaucher un ami de longue date de Nicolas Sarkozy dans son ministère.
Il est bien question ici de copinage : Philippe Pemezec est, en fait, une vieille relation de Nicolas Sarkozy, en Novembre 2007, il voit son élection comme député des Hauts-de-Seine invalidée par le Conseil constitutionnel. M. Pemezec est déclaré inéligible.
Aussitôt, Christine Boutin et Claude Guéant volent au secours de cet ami proche de Nicolas Sarkozy et lui proposent un emploi fictif chèrement payé aux frais du contribuable...
Philippe Pemezec est donc embauché par Christine Boutin, alors ministre du logement, en tant que "chargé de mission sur l'accession sociale à la propriété". Il obtient une rémunération de 5 500 euros !
5 500 euros pour ne rien faire ! Cet élu grassement payé se serait contenté d'écrire de pâles plagiats de documents déjà existants. Le 30 juin 2010, Benoist Apparu, qui a succédé entre-temps à Mme Boutin, met fin au contrat de l'élu, un an avant le terme prévu.
Interrogée par les enquêteurs, Mme Boutin a affirmé que l'embauche de M. Pemezec lui avait été imposée par Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. Il semble que Christine Boutin se désolidarise, après coup, de l'ancien ministre de l'intérieur... Elle prétend avoir été aux ordres de Claude Guéant : en tout cas, elle a laissé faire...
On découvre une fois de plus l'envers du décor : l'envers du monde politique fait de soutien à des amis, de compromissions, de favoritisme, de gaspillage de l'argent public...
Alors que des salariés français sont soumis à la rigueur, à des difficultés croissantes, les hommes politiques se livrent ainsi au vol, au pillage de l'argent public : à n'en pas douter, ces traîtres de la République échapperont encore à toute sanction...
On est bien là, encore une fois, dans une morale passéiste : celle des nantis de la République qui se croient tout permis !