ROSEMAR

Alors que les élections présidentielles sont prévues en 2017, déjà on voit les ambitions des chefs de l'UMP et de leurs lieutenants s'affirmer et s'afficher : François Fillon a annoncé qu'il serait candidat à ces élections quoi qu'il arrive puis il a rectifié, affirmant qu'il se présenterait aux primaires.
Candidat en 2017 "quoi qu'il arrive" : ces mots, prononcés, ce jeudi 9 mai, à Tokyo devant quelques journalistes prouvent tout de même que François Fillon a marqué sa "détermination" à être candidat à l'élection présidentielle. L'ex-Premier ministre semble ainsi écarter un retour possible de Nicolas Sarkozy.
Interrogé à Tokyo sur l'ancien chef de l'État et ses conférences à travers le monde, François Fillon n'hésite pas à critiquer Nicolas Sarkozy : "Moi, je suis engagé dans la vie politique, ce n'est pas son cas", dit-il, ajoutant même que Nicolas Sarkozy avait annoncé son retrait de la politique après sa défaite à la présidentielle de 2012.
De chaque côté, on fourbit les armes : les Sarkozystes n'ont pas manqué de contre attaquer : Nadine Morano n'imagine pas que Nicolas Sarkozy puisse "passer par une primaire".
"Quand vous avez été président de la République, vous disposez quoi qu'on en dise d'un statut privilégié", a précisé l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. "Je pense que si les circonstances l'appelaient à revenir, c'est qu'il disposerait d'un soutien populaire au-delà de notre propre famille politique", a aussi déclaré Nadine Morano.
La droite apparaît, après son échec aux dernières élections, bien divisée, incapable de se trouver un chef naturel : on perçoit là des ambitions déterminées, une envie de s'emparer à nouveau du pouvoir qui a été perdu, en profitant de l'affaiblissement du parti socialiste désormais à la tête de l'état.
Après le conflit qui avait opposé François Fillon et Jean François Copé pour les élections à la tête de l'UMP, le feu couve encore et toujours et, dorénavant, il semble que se dessine aussi la volonté de Nicolas Sarkozy de revenir en force, et de s'imposer encore comme le "sauveur" de la France !
Quand on voit les résultats de la politique de l'UMP à la tête de l'état, on peut se demander s'il est bien raisonnable pour Nicolas Sarkozy de se rêver comme le "sauveur" de la France : hausse du chômage, accroissement de la pauvreté, de la délinquance, suppression de postes de professeurs, suppression de l'année de stage pour les nouveaux enseignants, crise des vocations.
Il serait temps que les hommes politiques modèrent leurs ambitions personnelles et se préoccupent davantage des problèmes auxquels sont confrontés les français...
Nous sommes en 2013 : la course aux élections de 2017 est déjà ouverte, l'UMP vient de subir des défaites successives : ce parti a-t-il su tirer les leçons de ses échecs ? Ses dirigeants se livrent encore une guerre sans merci... Des ambitions exacerbées s'affirment dans le but de s'emparer du pouvoir...


Sourire rayonnant, air triomphant, allure fringante : c'est ainsi qu'est apparu Jérôme Cahuzac, samedi 11 mai au cours d'une promenade sur le marché de Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne.
Après un bref moment de repentance, après ses aveux télévisés au début du mois d'avril, Jérôme Cahuzac a fait là une réapparition remarquée : l'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac est venu parader dans sa ville.
Cette première apparition publique depuis sa démission laisse supposer qu'il a voulu prendre la température de l'électorat avant une possible candidature à la législative partielle organisée en juin pour le remplacer.
L'ancien ministre du budget avait nié pendant des mois qu'il possédait un compte en Suisse, révélation faite par le site Mediapart, avant de finir par l'admettre. Exclu du Parti socialiste, il semble pourtant vouloir revenir sur le devant de la scène politique et se présenter à sa propre succession sous une étiquette indépendante...
Le repentir aura été de courte durée et le sourire affiché par Jérôme Cahuzac frise l'indécence... La décontraction, l'assurance du personnage ont de quoi étonner : accusé de fraude fiscale, de mensonge, Jérôme Cahuzac se permet de parader devant des caméras et des photographes seulement un mois après avoir confessé ses fautes et avoir fait voeu de repentance...
Um ministre du budget qui fraude le fisc, qui ment effrontément à la nation entière a-t-il le droit de poursuivre une quelconque vie politique ?
Interrogé par le Figaro qui lui demandait s'il comptait se porter candidat indépendant à la législative partielle des 16 et 23 juin dans la 3ème circonscription, il a répondu : "Aucune décision n'est prise. Je constate une forme d'attente ou d'espérance chez certains".
De tels propos prouvent, une fois de plus, l'aplomb incroyable de certains hommes poiitiques, défiant et déniant la réalité : après avoir commis une faute impardonnable, très grave, en période de crise alors que des sacrifices sont demandés à nombre de français, Jérôme Cahuzac envisage de pousuivre sa carrière politique comme si le repentir avait suffi à effacer la faute...
Il semble qu'après avoir fait amende honorable, Jérôme Cahuzac se croit autorisé à rentrer de nouveau en politique comme si rien ne s'était passé : les aveux qu'il a faits sont accablants pour lui, mais apparemment ces aveux semblent suffire à l'exonérer de toute sanction !
On se souvient de la solennité qui entourait les aveux de Jérôme Cahuzac : il serait bienvenu de sa part qu'il n'affiche pas tant de superbe et d'arrogance... Lors de ses aveux, il avait déclaré :" J'ai eu besoin de temps pour mesurer la gravité de la faute morale que j'ai commise », « cette faute morale » ne me permet « pas de rester député ».
L'ancien ministre avait alors jugé par ailleurs « infiniment peu probable » de revenir en politique. Et il s'apprête maintenant à se présenter à de nouvelles élections !


J'aime la couleur du lys, blanc de neige et d'éclats, la couleur des nuages légers qui s'effilochent dans le ciel , dans l'azur d'un bleu profond, ouate translucide aux tons clairs de lumières.
Je rêve de villes blanches du sud écrasées de soleil, accablées de chaleur, au plus fort de l'été, terrasses blanches qui éblouissent le paysage...
J'aime les draps éclatants dans lesquels on se glisse, le soir, dans l'alcôve chaleureuse et douce, draps du sommeil apaisant aux ailes déployées...
Ecumes de la mer, mer moutonnante, foisonnante aux vagues bleues et blanches... Mer déchaînée aux flots insensés, aux embruns étincelants qui éclatent dans l'air salé.
Odeur iodée de la mer, aux teintes si variées de blanc, bleu, vert et d'ocre...
Teint blanc, éblouissant, pâleur tendre de la peau, déesses aux bras blancs de l'antiquité, Nausicaa, la somptueuse ! Nausicaa, la phéacienne, plus belle qu'une déesse...
Gardénias aux senteurs inouies, fleur de lys, nénuphars, fleurs de cerises, fleurs de l'arbre de Syrinx, fleurs de lumières...
Fleurs blanches de rocailles, renoncules, roses fragiles...
Neige immaculée de l'hiver, brillante, aveuglante sous le soleil...
Pages de leucite où se déroulent les lettres aux formes variées, teintes de noir ou de bleu. Candeur des pages !
Candeur des cieux blancs à peine voilés de nuées claires, transparentes.
Pierres, galets polis par la mer aux couleurs de blancs veinés d'ocre et de rose.
J'aime les teintes subtiles de la fleur de Syrinx aux doux parfums de printemps...
Eblouissement de blancs... Arbre nimbé de lumières !
Faut-il supprimer la commémoration du 8 mai au nom de la réconciliation franco-allemande ? Le devoir de mémoire impose, bien sûr, de maintenir cette journée essentielle de commémoration : la seconde guerre mondiale a ravagé l'Europe, a fait des millions de victimes, a vu l'horreur nazi s'imposer, la solution finale mise en place : comment pourrait-on ne pas rendre hommage aux victimes de ces horreurs ?
Comment pourrait-on supprimer cette journée de mémoire ? L'histoire doit nous servir d'exemple pour éviter les erreurs du passé, l'histoire est un livre qui nous permet de progresser, d'avancer.
Certains pourront affirmer que de telles commémorations entretiennent les rancunes, la haine, le rejet mais c'est en s'appuyant sur le passé que l'on peut construire aussi d'autres relations en tenant compte justement des événements, en n'en minimisant pas les effets, les conséquences...
Mes parents ont connu cette guerre, ils ont souffert, ils ont eu peur, ils ont vécu des malheurs : la mort, le désarroi, la tristesse... Mes parents ont subi les restrictions, les angoisses, les alertes, les terreurs de la guerre.
Le 8 mai est l'occasion de nous souvenir de tous ceux qui nous ont précédés, nos parents, nos grands parents : nous leur devons ce devoir de mémoire...
Le temps a passé : les divergences entre la France et l'Allemagne sont désormais d'ordre économique mais l'amitié franco-allemande a été plusieurs fois réaffirmée : elle reste possible et souhaitable à condition que l'Allemagne ne veuille pas imposer son diktat à toute l'Europe...
Après avoir rêvé une hégémonie territoriale, l'Allemagne ne peut vouloir une hégémonie économique et ne devrait pas imposer son modèle à tous : c'est le modèle allemand qui convient à l'Allemagne mais ce n'est pas le nôtre.
L'Allemagne comporte comme tous les pays des forces et des faiblesses mais chaque peuple est différent, chaque peuple a ses moeurs, son histoire, sa façon de concevoir la vie : c'est l'âme d'une nation.
Si l'Allemagne ignore le chômage, c'est qu'elle a pratiqué une politique de précarité pour les salariés, les retraités. Si l'Allemagne possède un savoir-faire indéniable, elle en a négligé parfois le sort de ses travailleurs... ainsi que toute politique de natalité : ce pays connaît un taux de natalité en chute libre...
Souvenons-nous du passé pour mieux construire l'avenir, refusons aussi toute hégémonie d'un pays d'Europe, ce qui peut conduire au pire, souvenons-nous des guerres, célébrons leur achèvement, la paix retrouvée, le bonheur et l'espoir enfin possibles.
Mes parents m'ont raconté la guerre qui les a marqués de manière indélébile, ils n'auraient pas admis que l'on supprime cette commémoration, en aucun cas...