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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 16:31

BAC 5
Avec le nouveau classement Pisa, voilà l'école, une fois de plus, mise en accusation : la France vient de récolter une très mauvaise note dans le cadre du Programme international pour le suivi des élèves, organisé par l'OCDE... Non, l'école n'est pas responsable de tout ! Certes, on sait que les premières années sont déterminantes dans la formation des élèves...

 

Mais, le niveau des élèves dépend d'une multitude de facteurs : le milieu social, l'éducation donnée par les parents, l'importance qu'ils accordent à l'école, le logement, le chômage, la crise, le développement des divorces...

 

Comment compenser ces manques ? L'école peut-elle gommer toutes les difficultés ? Est-ce possible ?

 

L'école aurait-elle tous les pouvoirs alors que la société se délite, que la famille s'effondre, que la crise bouleverse tout ?

 

Non, les enseignants ne sont pas responsables de tout : que dire des parents qui ne montrent pas à leurs enfants l'importance de l'école, que dire des parents qui font de leurs enfants des rois, qui leur accordent tous les privilèges, qui ne leur inculquent pas les règles du savoir-vivre en société ?

 

Que dire du rôle des médias qui perturbent l'attention, que dire des portables qui sont l'unique centre d'intérêt des adolescents d'aujourd'hui ?

 

Que dire du mépris dans lequel est tenue la culture ? Que dire du discrédit des enseignants qui sont rendus responsables de tous les échecs des élèves ?

 

Les enseignants, face à tous les problèmes de société, ne peuvent accomplir des miracles, ils ne disposent pas de baguettes magiques : ils ne sauraient compenser la tendance à la paresse de certains élèves, le laisser-aller de certains parents : les professeurs n'ont pas tous les pouvoirs sur les enfants et les adolescents.

 

Si l'école joue un rôle important, les parents sont indéniablement, les premiers éducateurs de leurs enfants : ils doivent se montrer solidaires des enseignants, ils doivent inciter les enfants à travailler, leur inculquer le respect du travail...

 

Les enseignants ne peuvent, en aucun cas, se substituer aux parents : chacun doit remplir sa fonction.

 

On rencontre, dans les classes de lycées, de plus en plus d'élèves qui ne savent pas se concentrer, écouter, qui ont des difficultés à s'intéresser aux cours, qui sont dans la distraction permanente, le jeu...

 

Que faire face à ces élèves ? Quand un élève refuse de travailler, qu'il ne perçoit pas l'intérêt du travail scolaire, quelle est la solution ?

On peut, certes, le punir ou essayer de le raisonner mais souvent, ces méthodes sont inefficaces...

 

On voit de plus en plus d'élèves qui manquent d'autonomie dans le travail : ils sont, parfois, incapables de rédiger une phrase et ils demandent, sans arrêt, une aide....

D'où vient ce manque d'autonomie ? N'est-il pas dû, aussi, à une démission des parents qui accordent tous les droits à leurs enfants ?

 

L'école joue un rôle très important mais sans les parents, l'école ne peut résoudre tous les problèmes.

 

Non, l'école n'est pas responsable de toutes les difficultés qui sont bien réelles et qui ne cessent de s'aggraver : on vit dans une société où l'argent est roi, où les valeurs semblent, sans cesse, s'inverser, où le travail n'est même plus valorisé...

 

On vit dans un monde en crise : une crise de société dont l'école fait aussi les frais, une crise des valeurs qui se propage partout, sur internet, dans les familles, dans tous les médias...

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 18:47


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La plupart des Français de l'époque n'étaient pas informés, quand ces faits se sont produits, mais notre pays s'est couvert d'infâmie par le sort qui a été réservé aux Harkis : dans les années 60, parqués dans des camps, traités comme des animaux, les Harkis ont subi les pires humiliations.

 

Comment la France et son gouvernement ont-ils pu traiter de manière aussi indigne des populations auxquelles nous étions redevables ?

 

Les camps de Harkis étaient de véritables ghettos, entourés de barbelés, privés de tout confort, sans eau chaude, pourvus seulement de douches communes. Ces lieux ont été la honte de la France, une façon d'exclure, de mettre au rebut ces populations dont le seul tort avait été de servir et d'honorer la France.

 

Face à ces injustices criantes, des révoltes légitimes ont vu le jour dans les années 70 et certains se sont dressés pour réclamer la fermeture de ces ghettos.

 

Le temps a passé et le sacrifice des Harkis n'est toujours pas reconnu à sa juste valeur : après avoir quitté leur pays, après avoir été déracinés, ils ont dû affronter le mépris, le désarroi, la misère...

 

Ces gens ont perdu leur famille, leurs amis... Beaucoup ont été massacrés en Algérie, 20 000 familles ont été sauvées clandestinement et rapatriées en France...

 

Minorité oppressée, abandonnée de tous, les Harkis méritent notre respect et notre considération...

Honneur à eux, à leur courage, leur ténacité, face au rejet et au mépris dont ils ont été les victimes !

 

Des camps tristement célèbres, l'Ardoise dans le Gard, Rivesaltes, dans les Pyrénées orientales, restent dans les mémoires : des enfants, des familles y ont été parqués dans des locaux réduits, exigus, abandonnés de tous... des camps qui ressemblaient à de véritables prisons.

 

Voilà bien le déshonneur de la France qui ne s'est pas souciée de remercier ceux qui l'ont soutenue et aidée dans des temps difficiles. 

 

Voilà bien la honte de la France qui n'a pas su être reconnaissante à l'égard d'amis qui l'ont accompagnée...

 

Ces épisodes peu glorieux de notre histoire restent comme une ombre, une tache indélébile, à jamais inscrite dans notre passé : gardons-les en mémoire pour éviter à l'avenir de telles errances, de tels égarements...

 

Les harkis sacrifiés, abandonnés ont droit à notre reconnaissance, à notre considération et méritent de notre part bien des hommages...

 

Comment la France a-t-elle pu trahir ces amis, ces frères ? Comment a-t-elle pu se livrer à de tels abandons ?

Il est temps de rétablir la vérité , il est temps de rendre hommage aux harkis, de les remercier pour leur soutien, de leur rendre justice...

 

Ces événements ont été occultés, cachés : il est temps de voir le sort qui a été, longtemps, réservé aux Harkis, il est temps de prendre conscience de l'acharnement dont ils ont été les victimes...

 

Il est temps d'honorer ceux qui ont fait preuve de tant courage...

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 19:11

 

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C'est curieux : on a l'impression, parfois, que la culture est mal perçue, associée à la bourgeoisie, la culture devient une cible pour certains : alors qu'elle devrait être valorisée, elle est souvent discréditée...

 

Pourtant, la culture, de nos jours accessible à tout un chacun, n'est pas l'apanage des gens riches, elle est, de plus en plus, affaire de curiosité puisqu'internet est une mine et une source inépuisable de culture.

 

Les gens se défient de la culture, la méprisent parfois, alors qu'elle permet un épanouissement, une ouverture sur les autres...

 

La culture n'est plus réservée à une caste, comme elle pouvait l'être autrefois : certes, quand on est issu d'une famille modeste, il peut paraître plus difficile d'accéder au monde de la culture mais, désormais, grâce à l'école, à tous les outils dont disposent les jeunes, il est facile de se cultiver par soi-même, de faire preuve de curiosité.

 

Si la culture n'est pas à la mode, en revanche les apparences triomphent : les jeunes sont sensibles aux vêtements, au maquillage, aux photos postées sur facebook : ils en oublient l'essentiel, ils délaissent la réflexion fondée justement sur les connaissances, la culture...

 

Bien sûr, l'absence de culture n'empêche pas de réfléchir, mais la culture est bien un terreau qui nourrit l'analyse, qui développe l'esprit critique...

 

Dans le monde moderne, on se laisse souvent emporter par un flot d'images : sur internet, à la télévision, ce sont les images qui dominent mais il faut aussi ne pas oublier les sites consacrés aux différents savoirs, la lecture, les livres qui permettent un approfondissement, une vraie culture...

 

Ne méprisons pas l'essence de l'homme, ce qui fait toute sa richesse : l'esprit critique fondé sur des connaissances, sur des savoirs concernant l'histoire, la littérature, les arts, les sciences.

 

Les humanistes du 16ème siècle avaient bien compris toute l'importance que revêt la culture dans le bonheur de l'être humain ; ils privilégiaient dans l'éducation toutes sortes de connaissances et aspiraient à développer un savoir universel, encycopédique.

 

Retrouvons ces valeurs humanistes qui offrent à l'homme de nombreuses possibilités : réflexion, communications, curiosité, esprit d'analyse...

Remettons la culture à l'honneur ! Le mot lui-même de culture n'est-il pas plein de noblesse ? Issu d'un verbe latin qui signifie : cultiver, ce terme évoque l'action de cultiver la terre, mais aussi le fait de nourrir son esprit.

 

Nourriture matérielles et spirituelles se rejoignent : ne sont-elles pas indispensables à l'homme ?

 

La culture ne permet-elle pas de s'ouvrir aux autres, de mieux communiquer, de mieux percevoir et comprendre le monde ?

 

La culture n'est-elle pas ce qui constitue notre humanité ? Sans la culture, que serait l'homme privé de passé, de références, de savoirs ?

 

La culture enrichit l'homme, le nourrit, le façonne et lui permet de mieux affronter le monde....

 

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 17:23


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La prostitution n'est-elle pas une des dernières servitudes réservées aux femmes ? 

Une servitude, car elle impose aux femmes de répondre aux désirs des hommes, à leur attente, moyennant finances. Une servitude, car la plupart des prostituées sont des femmes et que les hommes leur demandent un plaisir qu'elles ne partagent pas, le plus souvent.

 

C'est, là, essentiellement, une prérogative masculine : ce sont les hommes qui obtiennent des relations sexuelles auprès des femmes : la relation inverse est plutôt rare et exceptionnelle.

 

Quels sont les hommes tentés par la prostitution ? Où sont-ils ? Combien ?

 

Pourquoi ce décalage ? Pourquoi les femmes seraient-elles vouées à la prostitution ?

 

Quelle est cette injustice venue de la nuit des temps ? Viendrait-elle de l'antique soumission de la femme à l'homme ?

 

La femme destinée au plaisir de l'homme, la femme vivant sous le joug des hommes, la femme servante depuis toujours, la femme maudite, rabaissée, un jouet dans les mains de l'homme...

 

La femme, une chose dont on dispose, un être inférieur destiné à être avili...

 

La femme, objet de plaisirs qui doit répondre aux besoins des hommes...

 

On pourra dire que certaines prostituées gagnent beaucoup d'argent mais sont-elles, pour autant, heureuses de la soumission qui leur est imposée ?

 

La prostitution est une contrainte inadmissible : si elle apporte des revenus, la vie qu'elle fait supporter aux femmes va dans le sens d'une dégradation.

 

D'ailleurs, si le travail permettait à toutes les femmes de gagner un salaire confortable, la prostitution disparaîtrait : aucune femme ne voudrait s'y soumettre...

 

Quelle prostituée peut être heureuse d'assouvir les besoins sexuels d'inconnus qu'elle voit défiler tout au long d'une journée ?
 
Où est l'accomplissement, l'épanouissement d'une femme quand elle subit les assauts répétés d'hommes qu'elle ne connaît pas ?
 
Le travail peut être considéré comme un esclavage notamment quand il est mal rémunéré, mais la prostitution ne reste-t-elle pas la pire des servitudes ? Elle anéantit le corps et l'esprit de la femme.

La prostitution est bien une soumission à l'homme, une forme de servitude qui remonte à la nuit des temps : le moment n'est-il pas venu de voir qu'elle appartient à un monde ténébreux, obscur, fait pour l'homme, pour combler ses désirs ?

 

Le moment n'est-il pas venu de dire aux hommes que la femme n'est pas un objet, qu'elle ne mérite pas d'être achetée, vendue pour leur plaisir ?

 

La prostituée destinée à être exposée aux regards, aux caprices des hommes, à leur volonté n'est-elle pas rabaissée, avilie ? Où est la dignité humaine ? Que devient-elle ? N'est-elle pas foulée aux pieds ?

 

La prostituée se réduit le plus souvent, à un corps, à un sexe, "scortum", "une peau" comme le disaient les anciens romains, elle en perd son âme, sa qualité d'être humain...

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 16:45

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La pluie tombe et verse ses empreintes sur la terre, les pins, les cèdres, les cyprès : les couleurs de verts s'épanouissent, les odeurs de la terre s'exacerbent, senteurs de feuilles d'automne, de géraniums, de brins d'herbes...

 

Les nuages gris, bas, lourds défilent dans le ciel et les pins s'assombrissent.

 

Les nuées se bousculent, tourbillonnent, forment des enroulements, des vagues tumultueuses... 

 

L'air humide emplit tous les espaces, les nuées s'accumulent, noircissent l'horizon...Tout est gris et froid soudain, mais le pavé resplendit de lumières... des senteurs d'écorces, d'arbres se réveillent.

 

Les feuilles rousses à terre prennent des teintes de pourpre, se vernissent d'un glacis de lumière, les feuilles semblent revivre sous la pluie.

 

Des teintes de feuilles jaunes explosent et éclatent sous le jour blafard, une note de couleur resplendissante...

 

Le pin frémit et frissonne : des vagues le parcourent de frémissements légers...

 

Les touffes de pin s'agitent, se bousculent, chavirent sous le vent : des plaques de nuages recouvrent l'horizon, escadres obscures et épaisses de nuées...

 

Des bourgeonnements de gris envahissent le ciel, des houles se hérissent aux écumes sombres, lourdes, ténébreuses...

 

La pluie dense envahit le paysage, les écorces des pins se marbrent, se lézardent de taches brunes, formant de nouveaux motifs, des coulures de pluies, longs serpents qui parcourent les branches.

 

Les rocailles prennent des teintes de pluie, plus grises, plus sombres, la terre imbibée d'eau exhale des parfums prégnants.

 

Les pins répandent leurs odeurs de résine, d'ambre, d'écorces...

 

 

http://youtu.be/0MYzkBiJn5Y

 

http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

 

 

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Photo0658


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:33

 pauvres

 

 

La crise sévit, elle génère du chômage, des désarrois, des souffrances, des frustrations et certains n'hésitent pas à s'attaquer aux pauvres pour leur dérober leurs maigres fortunes, pour s'emparer de leurs biens...

 

Vols de rétroviseurs, de portables, de voitures, d'ordinateurs : ces délits se multiplient et les victimes sont le plus souvent des gens qui n'ont pas les moyens de se protéger, des gens modestes.

 

Les plus riches disposent de systèmes d'alarmes pour préserver leur logement, ils installent des portes blindées, ils possèdent des garages fermés pour mettre à l'abri leur véhicule.

 

Dès lors, les pauvres deviennent les cibles privilégiées et les victimes toutes désignées des voleurs, il est plus facile de s'emparer de leurs biens.

 

Comment ne pas s'inquiéter de ces phénomènes ? D'autant que ces vols se multiplient et que certaines personnes subissent des préjudices répétés et récurrents...

 

Quand les pauvres s'attaquent aux pauvres, on perçoit, là, une injustice flagrante, et on ne peut que se révolter contre les voleurs à la tire, ou à l'arraché...

 

Certains voleurs se spécialisent dans l'arrachage de retroviseurs, d'autres dans le rapt de téléphones portables, d'autres dans le cambriolage d'appartements facilement accessibles pour y dérober le matériel informatique ou une télévision....

 

Nos sociétés sont fondées sur la consommation : les hypermarchés, les magasins étalent leurs produits et attirent de manière irrésistible les clients... Les tentations sont grandes car tous les produits sont visibles, à portée de mains.

 

Certains prennent donc l'habitude de se servir, et de nuire à des gens modestes qui ont, eux-mêmes, des difficultés.

 

La crise aggrave encore un peu plus le désarroi, les problèmes des pauvres qui sont victimes de vols répétés, contre lesquels ils ne peuvent se prémunir...

Quant aux voleurs, ils prennent le moins de risques possibles pour s'assurer la réussite de leurs activités.

 

Où va-t-on ? Vers une société où les gens modestes, qui travaillent vont devenir les cibles des chômeurs, des précaires, des sans-abri ?

 

Seule la résorption du chômage, des emplois précaires pourra résoudre ces injustices : il est temps de donner à chacun un travail qui lui permette de vivre décemment : c'est là le défi essentiel de nos sociétés : offrir à chacun la possibilité de vivre d'un travail correctement rémunéré...

 

Dans un monde où le travail se fait rare, où s'installe la précarité, les violences, les vols risquent de s'intensifier...

 

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 16:54

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Entre retraite-chapeau et travailleurs détachés, le journal télévisé de 20 heures, sur France 2, ce mercredi 27 Novembre,  égrène ses infos. A tout seigneur, tout honneur : le journal s'ouvre sur la retraite-chapeau d'un grand patron, Philippe Varin : le directeur de PSA qui a occupé son poste, durant seulement 4 ans, qui a imposé des sacrifices aux travailleurs du groupe, qui a licencié des salariés, à qui on propose, en récompense, des sommes faramineuses en guise de retraite...

 

Gloire à ce patron ! Il a, tout de même, renoncé à sa retraite-chapeau, devant le tollé provoqué par les sommes indécentes qui lui étaient réservées, en période de crise...

Gloire à lui ! Tout le monde salue son geste !

 

Mais l'indécence est que de telles pratiques existent encore et qu'elles perdurent... L'indécence est que, face à ce patron aux salaires exorbitants, on parle, plus tard, dans le journal de la situation des travailleurs détachés venus de Roumanie, de Pologne, du Portugal et même d'Allemagne pour exercer leur métier en France... des menuisiers, des maçons sont recrutés à l'étranger...

 

Des travailleurs exploités, parfois, par ces mêmes patrons aux salaires indécents, des travailleurs qui, parfois, ne sont pas déclarés, qui sont sous-payés : certains, loin de toucher le smic, se contentent d'un maigre salaire de misère qui, pour eux, représente, tout de même, une aubaine...

 

Des travailleurs qui, loin de leur pays, de leur famille, essaient de survivre...

Dans quel monde insensé vivons-nous ? Quelle est cette injustice, cette incohérence permanente ?

 

Dans quel engrenage infernal sommes nous lancés ? Comment ne pas être heurté par ce choc des informations ?

 

D'un côté, un patron omnipotent, qui décide du sort de centaines de travailleurs, qui les prive de leur emploi, qui licencie, qui reçoit des sommes, des salaires mirobolants, de l'autre, des pauvres, des esclaves qui subissent la loi du plus fort...

 

La raison du plus fort est toujours la meilleure ! Cet adage reste, encore, hélas, d'actualité et la situation n'a guère évolué : les miséreux vivent, toujours, et encore, sous la botte des riches.

 

Les miséreux se satisfont des miettes qu'on leur donne : ils honorent même, parfois, le seigneur qui les exploite.

 

Dans un monde où la misére s'accroît, où les disparités de salaires entre les différents pays perdurent, il est facile d'exploiter les plus pauvres : l'Europe est trop diverse, trop dispersée, elle aggrave les problèmes au lieu de les résoudre souvent.

 

Le déroulement du journal semble lui-même révéler l'ordre immuable de la société : tout d'abord, au début, le grand patron à qui on rendrait presque hommage et, plus tard, les travailleurs exploités, vers la fin du journal... des exilés de la pauvreté qui essaient de survivre... des exilés que l'on soupçonne même de venir voler un travail qui pourrait être dévolu à des chômeurs français...

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 16:50


Romeo and Juliet (detail) by Frank Dicksee

L'infidélité a toujours existé : c'est Dom Juan qui en fait l'éloge dans la célèbre pièce de Molière, il vante les mérites de l'inconstance qui permet une forme de liberté, qui offre l'occasion de faire de nombreuses conquêtes... Avec beaucoup de talent, Molière fait parler son personnage en des termes poétiques et séduisants :

 

"Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement..."


L'infidélité n'en demeure pas moins une forme de trahison, pensent certains, et pourtant, voilà que l'infidélité est, désormais promue, encadrée, institutionnalisée grâce à des sites de rencontres spécialisées sur internet.

 

Des femmes et des hommes mariés peuvent se mettre en quête de nouveaux partenaires. Les rencontres sont, même, organisées dans nombre d'hôtels qui ouvrent leurs chambres pendant la journée...

 

Vive l'infidélité ! Elle semble même valorisée, pleine d'imprévus, de charmes.

L'infidélité est présentée, dans un reportage du journal de 20 heures sur France 2, comme une façon de mieux vivre en couple : c'est une respiration, une ouverture, une possibilité de ne pas s'enfermer dans un couple.

 

On peut, donc, désormais, choisir, sur un site, la femme ou l'homme infidèle qui nous convient.

 

On peut considérer que, dans les faits, l'infidélité a toujours existé mais, désormais, elle devient un véritable business, elle est arrangée, favorisée, même, par certains sites.

 

Il fallait bien que des commerçants s'emparent de ce créneau, de cette nouvelle opportunité, et apparemment ces sites de rencontres se multiplient et connaissent un certain succès...

 

Finalement, on en vient à favoriser le mensonge, la trahison : certains sites fournissent même des alibis aux amants infidèles, leur offrant une forme de tranquillité d'esprit...

 

On voit bien que nos sociétés ont tendance à inverser certaines valeurs : mentir, trahir, ce n'est pas grave, conquérir plusieurs partenaires, c'est possible et assez facile.

 

Tout devient monnayable, même l'infidélité : pourra-t-on, un jour, acheter l'amitié, la fidélité, le bonheur ?

 

Non, il semble que ces vraies valeurs-là ne sont pas monnayables, encore que tout est possible !

 

Des gens avides d'argent pourraient bien imaginer des sites consacrés à l'amitié, au bonheur... et même des sites pour rencontrer des gens attachés à la notion de fidélité !

adultère




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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 18:51

 

marinelepen 2

Il s'appelle Arnaud Cléré : ce militant UMP avait décidé de nouer une alliance avec le Front national pour les municipales de 2014 dans sa petite ville de Gamaches, dans la Somme. 

 

Exclu de l'UMP en raison de cette alliance, cet homme de 35 ans vient de comprendre son erreur : pour avoir côtoyé des membres du front national, il a fait connaissance avec l'envers du décor, l'arrière boutique de ce parti...

 

Son témoignage révèle les réalités d'un parti constitué de militants extrémistes : sous des dehors bonhommes, se cache encore et toujours le vrai visage du front national : un parti proche d'une secte, dictatorial, qui véhicule des idées d'un autre temps, un parti où règne l'intolérance.

 

Les propos de ce militant sont édifiants : "Lors d’une réunion, mi-octobre, à Hénin-Beaumont, des têtes de liste et de quelques colistiers du nord de la France, j’ai vu des tatouages de croix gammées sur deux ou trois personnes sur leurs bras. Cela a été l’élément déclencheur.

J’ai aussi très vite été choqué par les propos homophobes et xénophobes des militants. Ils parlent sans arrêt de “pd”, de “pd”, de “pd”, ça me fait froid dans le dos."
 
Vive la culture ! En entendant de telles paroles, on s'inquiète à juste titre du niveau de réflexion de ces militants...
 
Le front national a voulu se couvrir du masque d'une certaine honorabilité, refusant le qualificatif de parti extrémiste mais apparemment, les militants restent imprégnés d'une idéologie raciste, nazie, répandant et semant la haine...

En voulant se refaire une virginité, le front national a su attirer de nouveaux adhérents mais la réalité est là, patente, les faits, les témoignages se multiplient.

 

Le front national n'a pas, apparemment, fini de faire le ménage parmi ses adhérents : le racisme, l'intolérance dont ils font preuve est inquiétant et, en plus, certains n'hésitent pas à propager ces idées de mépris et ce rejet : on se souvient de cette militante du front national qui avait affiché sur facebook des photos mises en parallèle de Christiane Taubira et d'un singe....Elle avait même justifié son attitude lors d'une émission télévisée...

 

On voit bien que le front national a bien des difficultés à masquer ses faiblesses, il reste un parti sulfureux, dont les adhérents n'arrivent pas à se défaire d'une idéologie inquiétante...

 

Comment ne pas être atterré devant la teneur des discours prononcés par ces militants ? Comment peut-on accepter la présence de symboles associés aux épisodes les plus sombres de l'Europe : des croix gammées ?

 

Si le front national gagne des voix, c'est en se donnant des apparences de respectabilité mais sous le vernis, on perçoit encore la gangrène qui ronge ce parti...

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 20:32

 

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Les livres pour enfants se parent, désormais, d'illustrations somptueuses : la couverture nous fait voir, parfois, une princesse en habits de cérémonie : longue robe rose scintillante, habits de soie et de lumières.

 

Le livre déroule des histoires aux titres pleins d'attraits et de mystères : La princesse ensorcelée, Les grands pieds de la princesse Agatha, Un coup de balai magique, La princesse et le géant, Tous pour une lune, Les souliers crottés, Une épouse pour le dragon...

 

Tous ces titres évocateurs font rêver. On est bien dans le monde de l'enfance, de la magie, des histoires remplies de merveilleux : des fées, des géants, des dragons, des sorcières peuplent ces ouvrages...

 

Les illustrations qui accompagnent les récits sont de vraies oeuvres d'art, tableaux colorés aux mille paysages de rêve : arbres stylisés, soirs de lune, bateau de pirate sur des flots déchaînés, château de bois, château de coquillages, sorcière verte sur son balai magique...

 

Les histoires ont, parfois, une valeur morale : elles démontrent que l'apparence physique n'est pas l'essentiel, que certains défauts se retournent contre ceux qui en sont pourvus.

Les textes sont simples, accessibles mais riches de vocabulaire !

 

Face aux jeux vidéos qui remportent tant de succès de nos jours, il est important de donner aux enfants le goût des livres et ce, dès le plus jeune âge...

 

Le livre reste un objet unique : il permet une évasion, une ouverture vers le rêve et l'imaginaire... il est source de culture, de réflexion, il offre un moment de bonheur simple.

Certes, il n'est pas question de priver les enfants de jeux électroniques qui peuvent avoir aussi une fonction éducative mais n'oublions pas le livre, n'oublions pas ce qui est l'essence même de la culture...

 

Le livre permet un temps de réflexion, d'attention, de maturation : il reste un outil indispensable pour de nombreux apprentissages : lecture, acquisition du vocabulaire, formation artistique, développement de l'imagination.

 

Il est bon, le soir, de lire quelques pages loin du tohu-bohu de la vie quotidienne, de s'endormir sur des mots qui emportent vers le rêve...

 

Il est bon de se recentrer sur la lecture, après une journée de tourments et de fatigue, c'est un moment d'apaisement...

 

Noël approche, n'oublions pas d'offrir aux enfants leurs parts de plaisirs, d'évasion, de bonheurs... n'oublions pas de leur offrir des livres...

 

 livre 3

 

 



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