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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 16:53

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Etagement de nuages dans le lointain...

 

Les nuages forment une barrière compacte, épaisse sur l'azur : certains bourgeonnent comme s'ils étaient boursoufflés par le vent du midi... comme des outres gonflées de mistral... 

 

Certains s'étirent paresseusement, d'autres s'éffilochent en des cripures légères, éclats et morceaux de soie blanche sur le bleu du ciel... D'autres bancs de nuées se superposent en couches successives.

 

D'autres se déchirent et laissent entrevoir des trouées de bleu dans l'entrelac des bouffées de nuages.

 

Les nuages dessinent des montagnes grisées surmontées de traits de rose pâle... des monts arrondis et enneigés de lumières apparaissent.

 

Les nuées se transforment en paysages : dunes de sable ou montagnes escarpées, mer grise hérissée d'écumes rayonnantes.

 

Les trouées de bleu deviennent des lacs de montagne, où stagnent des îles allongées aux côtes sinueuses : l'horizon nous fait voir des arbres de nuées, des bourgeons, des montagnes brumeuses, puis des enroulements de vagues...

 

Certaines montagnes semblent comme en suspension dans le ciel, d'autres sont collées sur l'horizon, d'autres encore forment des murs de gris et de blancs superposés...

 

Les nuages dérivent comme des chaloupes entraînées par le courant, les nuages s'enfuient bousculés par le vent.

 

Des nuées vaporeuses se dispersent, léger voile blanc d'azur sur le ciel...

 

Au loin, sur l'horizon, la barrière grise des nuages s'entoure d'un halo doré de soleil...

 

rosemar

 

http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

http://youtu.be/b44-5M4e9nI

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

 

Photo0853.jpg

 

ciels

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Photos : rosemar



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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 18:40

peillon-6-reuters.jpg

 

Face à la mobilisation des professeurs de classes prépas, Vincent Peillon renonce, pour l'instant, à son projet de réforme du temps de travail qui visait ces enseignants : la grève a été largement suivie, et, de fait, ce projet constituait une régression : alourdissement des charges de travail et diminution de salaires...

 

Même si ces professeurs sont bien payés, le travail qu'ils effectuent est conséquent : les classes sont lourdes : parfois de 40 à 45 élèves. Les préparations de cours exigent beaucoup de temps, les corrections également, car à ce niveau, les copies sont étoffées et consistantes...

 

Vincent Peillon disait vouloir rééquilibrer certains salaires et accorder une meilleure rémunération aux professeurs qui enseignent dans des zones difficiles...

Mais, face au malaise enseignant, il était fort mal venu de déshabiller Pierre pour habiller Paul : les professeurs de ZEP méritent un bon salaire, mais les enseignants de prépas ne doivent pas être pénalisés...

 

L'enseignement est en crise, comme l'est l'ensemble de notre société : perte de repères, de valeurs, parents qui démissionnent, familles éclatées, enfants en souffrance.....

 

Face à tous ces problèmes, c'est l'ensemble de la profession qui mérite d'être soutenue dans ses missions : le métier se complexifie sans cesse, les tâches s'alourdissent : rencontres multiples avec les parents, élaborations de Bacs blancs, de devoirs communs...

 

Hélas, souvent, les enfants que nous avons en charge ne sont que le reflet de nos sociétés : le travail n'est plus leur valeur, l'argent, les apparences l'emportent ainsi que les images, les faux semblants, le jeu, la distraction....

L'absence de concentration perturbe tout, il faut, avant tout, s'amuser, rire, festoyer, plaisanter...

 

Les parents eux-mêmes ne contrôlent plus leurs enfants : comment les enseignants seraient-ils à même d'encadrer des adolescents qui refusent la discipline et qui n'y ont pas été contraints ?

 

L'enfant ne doit pas être considéré comme un roi qui détient tous les droits, tous les pouvoirs : les parents doivent jouer leur rôle d'éducateurs attentifs et doivent inculquer des valeurs à leurs enfants : politesse, respect, refus des apparences...

Il faut redonner à l'enseignement toute sa valeur : pour ce faire, les parents doivent nous apporter leur soutien au lieu de renacler à la moindre punition.

 

Les profs de prépas ne méritaient pas une révision de leurs statuts et de leurs salaires : d'ailleurs cette réforme avait aussi une incidence sur les enseignants de lycée qui voyaient certaines heures de décharge supprimées...

 

Assez de régression dans le monde enseignant et ailleurs !

 

On ne peut, sans cesse, demander aux enseignants de remplacer les parents dans leur rôle éducatif...

 

On ne peut, sans cesse, alourdir leurs charges de travail et leurs responsabilités qui sont déjà difficiles à assurer !

 

 

prof

 



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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 17:10


-Caves-à-vin-du-château-de-Richelieu-(Indre-et-L-copie-1

 

Un article publié sur agoravox intitulé La cave a été l'occasion, pour un grand nombre d'agoranautes, de se défouler : l'article a été jugé de peu d'intérêt, sans valeur : un commentateur a parlé même de "rédaction exhumée d'une vieille malle"... et il s'est permis de la noter !

 

Pourtant, ce sujet si anodin en apparence, la cave qui évoque des peurs enfantines, est loin d'être inintéressant.

 

La peur, c'est bien ce qui caractérise les êtres humains que nous sommes, tout au long de notre vie : peur du noir, peur de la mort, angoisses liées à l'école, à l'avenir, au travail etc.

 

Qui n'a jamais eu peur ? C'est bien une composante de l'être humain, si fragile, dont le destin est voué à la mort...

Evoquer ses peurs à travers des souvenirs d'enfant, c'est mettre en évidence toutes les angoisses d'une vie faite d'obstacles : il faut dépasser toutes sortes de peurs pour évoluer et transcender ses angoisses...

 

Certaines peurs persistent : la peur du noir, du vide, d'autres s'évanouissent ou s'estompent.

 

La cave est bien le lieu symbolique et emblématique de la peur : elle révèle nos angoisses les plus profondes, les plus intenses : lieu de l'obscurité, sans fenêtre, lieu de la mise au rebut, elle représente aussi l'oubli, la mort.

 

La cave évoque le mystère, l'inconnu car elle recèle des dangers : toiles d'araignées, encombrement, monde obscur peu ou mal éclairé...

Ce lieu nous attire aussi, car on y retrouve de vieux souvenirs, de vieux objets, de vieux jouets... de vieilles photos.

 

La cave, c'est un retour aux sources, un voyage vers le passé parfois oublié.

Que de trésors enfouis dans une cave ! livres, vêtements, objets du passé, meubles, cadres, tableaux.

Il n'est pas étonnant de voir combien les enfants sont attirés par ce lieu : chaque visite est comme une chasse aux trésors, un bonheur de l'exploration et de la découverte.

 

La cave est bien le lieu de tous les possibles, de toutes les peurs, de tous les espoirs aussi : ne résume-t-elle pas l'existence même de l'homme ?

 

La cave est le reflet de la vie des gens, de leurs activités : la mienne est remplie de livres, de documents scolaires, celle de mes parents était envahie de cordes, de filets, de rames, vestiges des activités de pêche de mon grand-père...

 

Oui, la cave révèle bien des secrets : en entrant dans une cave, on remonte le temps, on retrouve des souvenirs oubliés, des visages, des êtres qu'on a aimés...

 

La cave peut servir de refuge, d'abri : on songe au célèbre roman de Robert Merle, Malevil : les personnages se retrouvent dans la cave d'un château, après une explosion nucléaire qui a ravagé la terre, et ils tentent de reconstruire une nouvelle société...

 

La cave, lieu du secret, lieu fantastique, à l'écart du monde quotidien méritait bien un article !

 

La cave, lieu de découvertes, nous offre un retour sur le passé, c'est aussi une invitation aux souvenirs...

 

Oublis, souvenirs : on perçoit, là, toute l'ambiguité de ce lieu voué à l'obscurité...

 

 

cave 3

 

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photo en haut de l'article  auteur : Danielclauzier

 



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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 15:43

 

ecole

Depuis plus de trois semaines, un professeur de lettres du lycée est en congé-maladie : une dépression a conduit cette enseignante à l'hôpital... On imagine le désarroi des parents, des élèves qui se retrouvent privés de cours, depuis plusieurs jours.

 

Cette enseignante avait en charge 4 classes, au total, environ 140 élèves, notamment deux classes de première qui doivent passer l'épreuve anticipée de français du Baccalauréat, à l'issue de l'année scolaire...

 

Ces élèves ont pris du retard dans le programme et risquent d'être pénalisés... En catastrophe, le lycée a fait appel à un professeur en retraite pour dispenser quelques cours à ces élèves.

 

Mais le rectorat n'a pas trouvé de remplaçant pour assurer l'ensemble du service...

On le voit : la maladie d'un professeur peut entraîner des conséquences assez lourdes, notamment en cas d'examen de fin d'année. Voilà un métier où il est difficile de s'absenter : la responsabilité totale de l'année repose sur un seul enseignant, dans une discipline...

 

L'administration ne trouve pas toujours des remplaçants et les élèves risquent d'en pâtir.

 

Encore une fois, force est de constater la lourdeur de ce métier : l'enseignante malade a subi trop de pressions : elle devait affronter des classes surchargées, difficiles, indisciplinées et nous savons tous qu'elle n'a pas pu le supporter.

 

Or, l'enseignant malade est souvent montré du doigt, rendu responsable de cette défaillance et les professeurs se retrouvent, ainsi, culpabilisés de leur propre absence, de leur propre maladie.

 

Un enseignant malade... et ce sont des dizaines d'élèves qui sont concernés...

Oui, il est difficile de s'absenter dans ce métier, tant les responsabilités sont lourdes et importantes !

 

Et de plus en plus, l'administration peine à trouver des remplaçants.

Les tâches des enseignants se multiplient, leur travail devient de plus en plus complexe face à des classes chargées, peu attentives, hétérogènes.

 

Lourdeurs des corrections, multiplication des rencontres avec les parents, organisation de devoirs communs, le métier de professeur est de plus en plus prenant : les enseignants n'auront, bientôt, plus de loisirs et seront condamnés à se consacrer uniquement à leurs élèves...

 

On ne peut ainsi, sans cesse, charger les professeurs de toutes sortes de difficultés et de contraintes, on ne peut, sans cesse, les accabler d'un travail qui devient impossible à assurer dans de bonnes conditions.

 

Bientôt, ce métier n'attirera plus aucune vocation, car il devient de plus en plus exigeant, et les candidats aux concours risquent de se raréfier...

Non seulement, ce métier peut rendre malade mais, en plus, l'enseignant devient souvent un bouc émissaire, jugé coupable de ses propres absences.

 

Le burn out des enseignants est une réalité : les politiques se doivent de comprendre toutes les exigences de ce métier, il ne faut plus alourdir les tâches des professeurs et prendre, enfin, en considération leurs souffrances et leurs difficultés...

 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:57

Laurent-Wauquiez pics 390
Internet permet tous les excès, toutes les outrances, l'accès à toutes sortes d'images vulgaires, liées au sexe, à la pornographie et quand les hommes politiques se vantent de fréquenter de tels sites, on assiste bien à une forme de banalisation de la vulgarité...

Laurent Wauquiez, le député maire UMP du Puy-en-Velay, invité sur Canal+, sur le plateau de l'émission de Thierry Ardisson Salut les Terriens , a avoué se rendre sur le site YouPorn. A la question "Vous êtes porno", Laurent Wauquiez répond : "Non, mais, euh, voilà, j'aime bien le sexe." 

 

 "Est-ce que vous regardez YouPorn ?" Le vice-président de l'UMP réplique, alors : "Comme tout le monde !" Et Thierry Ardisson s'exclame aussitôt : "Ah, voilà, il est honnête !"

 

Vive l'honnêteté et la franchise, donc ! Pour autant, ces propos ne constituent-ils pas une sorte de banalisation de la pornographie ?

 

Les images de ce site sont très crues, souvent dégradantes pour les protagonistes photographiés...

 

Je dirai même plus : après une visite rapide sur le site pour voir ce qu'il en est, le constat que l'on peut faire est affligeant : les images sont laides, à la limite du supportable...

On peut rappeler que Laurent Wauquiez s'est fait le chantre des valeurs familiales, qu'il avait affirmé la nécessité "de transmettre des repères et des valeurs" aux enfants, qu'il s'est opposé violemment au mariage gay, et, pour autant, il déclare fréquenter des sites pornographiques douteux...

 

Incroyable ! Ce site serait même l'un des plus fréquentés du net...

Et si, en plus, les hommes politiques se mettent à en faire la publicité , nul doute qu'il va rencontrer un succès croissant...

 

Que devient internet ? Toutes ces images ne sont pas contrôlées et elles sont accessibles à tous, à des enfants, à des adolescents : c'est, là, le règne de la vulgarité, de la laideur...

 

La pornographie mise à la portée de tous ? La pornographie banalisée ?

 

Après l'émission, Laurent Wauquiez a, finalement, prétendu qu'il avait voulu plaisanter et qu'il ne fréquentait pas ce site, mais l'aveu qu'il a fait paraissait bien spontané et ne laissait guère de doute sur le sens de ses propos...

 

On voit bien où nous conduit internet : dans un monde où tous les excès sont permis, où plus rien n'est contrôlable.

 

Ne faudrait-il pas encadrer de manière stricte la diffusion de ces sites ? Ne faudrait-il pas les soumettre à une certaine censure ?

 

Mais, avec internet, l'homme ne contrôle plus rien : tout est possible, des images de meurtres, de décapitations, des images licencieuses peuvent être diffusées...

 

Bientôt, certains pourront même faire commerce de la drogue sur internet, vendre toutes sortes de produits frelatés, douteux...

 

Bientôt, internet va devenir une vitrine pour toutes sortes de dérives : certains propos sont déjà pleins de violences et de haine mais quand toutes sortes d'images sont publiées, on doit s'en inquiéter et se révolter...

 

 

wauquiez

 



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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 19:09


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Notre monde souffre, il va mal : c'est un monde de divisions permanentes, de fractures, les gens vivent, en fait, sur des planètes différentes : certains ont droit au bien-être, au confort, au bonheur matériel, d'autres rêvent d'y accéder et n'ont qu'une envie : quitter leur pays pour rejoindre un Eldorado...

 

Car, malgré la crise qu'ils subissent de plein fouet, de nombreux pays d'Europe restent un Eldorado pour beaucoup de gens... A une époque où la mondialisation permet de voir s'étaler les richesses de certains pays, il n'est pas étonnant de constater tous les flux migratoires qui assaillent l'Europe : des gens en perdent même la vie sur le chemin de leur rêve évanoui...

 

L'affaire Leonarda n'est que le résultat de toutes ces fractures : cette jeune rom née d'un père kosovard, qui avait entamé une scolarité, il y a quatre ans dans un collège de Pontarlier, dans le Doubs, avait espéré rejoindre cet Eldorado avec sa famille réfugiée en France : on peut rappeler que le Kosovo est le pays le plus pauvre d'Europe : qui ne rêverait de changer son destin, de connaître un avenir meilleur dans un pays de cocagne lui offrant des avantages, une forme de bonheur ?

 

Avoir le malheur de naître ou de vivre dans un pays déshérité apparaît comme une sorte de malédiction : dès lors, certains espèrent sortir de cette malédiction, échapper à une forme d'injustice qui leur semble tout à fait intolérable...

 

On est face à un problème insoluble : la misère de certains est effrayante, inadmissible au regard de la fortune, du luxe éhonté dont bénéficient certains privilégiés mais elle est même inacceptable face au petit confort dont nous profitons tous...

 

Certains n'ont rien, certains n'ont pas accès à l'eau potable, à une nourriture quotidienne, certains vivent dans la misère la plus noire, dans des taudis insalubres : sont-ils voués définitivement à la misère ? Quelle faute ont-ils commise ? De quoi sont-ils responsables ? De quoi sont-ils coupables ?

 

Tout simplement d'être nés dans un pays pauvre, dans un pays qui connaît la guerre, qui n'a pas d'avenir, un pays où les plus pauvres n'ont aucun espoir, aucune perspective, rien...

 

L'affaire Leonarda n'est qu'un révélateur de cette situation, un de plus, après le naufrage de migrants à Lampédusa et près de l'île de Malte.

 

Notre monde se retrouve face à des contradictions intenables : gaspillage, frénésie d'achats, obésité pour certains, malheur absolu, privations, misère pour d'autres....

Jamais sans doute, les déséquilibres n'ont été aussi grands, jamais sans doute les gens n'ont été autant informés de ce qui se passe ailleurs, du "bonheur" des autres, de leur confort...

 

Jamais le monde n'a connu de telles fractures si visibles, si évidentes : et personne n'a trouvé le moyen de les résoudre.

 

L'idée de partage semblerait, pourtant évidente : partager le travail, partager les richesses, le bien-être.... Certains sont accablés de travail , d'autres sont au chômage... Certains ont tout, d'autres n'ont rien...

 

Au lieu de progresser vers ces idéaux, le monde ne fait qu'accentuer les divisions, les inégalités, les injustices...

 

Tous les jours, des réfugiés tentent de venir en France, en Europe, attirés par un rêve de bonheur et même s'ils éprouvent des difficultés dans leur pays d'exil, ils s'estiment plus heureux que dans leur propre pays...

 

Quelle est la solution ? Face à des inégalités criantes, le monde politique n'a trouvé aucun moyen pour apaiser les souffrances de certains : ces souffrances ont tendance à s'aggraver, en Europe même, où la crise réduit certains à néant, les prive de travail, les accable de misères.

 

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:14

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En Grande Bretagne, l'âge pour toucher la retraite d'État devrait passer à 68 ans au milieu des années 2030, puis à 69 ans vers la fin des années 2040, contre 65 ans actuellement, a annoncé le ministre des finances Britannique, George Osborne. Il s'agit de contrôler les dépenses publiques...
 
Effectivement, une telle mesure risque d'être particulièrement efficace : qui aura une santé assez solide pour tenir jusqu'à cet âge avancé, quel que soit le travail ? On promet là aux gens une retraite post mortem....
 
Il est probable que ce travail à marche forcée aura épuisé nombre de personnes avant même que les gens n'atteignent l'âge de 69 ans...
 
Peut-on imaginer un maçon, un routier, un peintre travailler jusqu'à 69 ans ?
 
Peut-on envisager d'enseigner jusqu'à cet âge avancé devant de jeunes générations éprises de jeunesse, d'apparences, de beautés ?
 
Avec de telles évolutions, beaucoup de salariés ne toucheront jamais leur retraite et le problème des dépenses publiques sera effectivement résolu : beaucoup seront morts d'épuisement, avant même d'atteindre l'âge de départ à la retraite...
 
Tout le monde sait qu'au delà de 60 ans, la santé des gens se détériore souvent : des problèmes surgissent : mal au dos, arthrose, hypertension etc.
 
Vers quel monde nous dirigeons-nous ? Un monde de régression permanente, de déni des réalités : car même si les gens vivent plus longtemps, leur état de santé se dégrade et ils doivent faire face à des pathologies parfois invalidantes...
 
S'il s'agit de tuer les gens à la tâche, de supprimer effectivement la retraite, on ne peut s'y prendre mieux : plus de problème pour payer les retraites, une fois que les gens sont morts...
 
Assez d'hypocrisie ! On voudrait supprimer les retraites que l'on ne s'y prendrait pas autrement !
 
Assez de leurres, de faux-semblants, d'illusions et de masques ! La réalité est là, patente, évidente : bientôt, on ne trouvera plus d'argent pour payer les retraites : retournons donc au Moyen Age !
 
Les personnes âgées devront vivoter, mendier dans les rues pour obtenir leur pitance !
 
Le règne du chacun pour soi va commencer : il faudra économiser toute sa vie pour pouvoir vivre d'une retraite décente, à condition toutefois d'atteindre l'âge légal de 69 ans !
 
Quel avenir offrons-nous aux nouvelles générations ? Qui peut rêver, se projeter dans cet avenir au labeur infini ?
 
Quel monde proposons nous aux générations futures ? Un monde terrifiant fait d'incertitudes, de douleurs, de chagrins infinis...
 
Face à la mondialisation, ce sont des régressions qui nous sont, sans cesse, imposées : devrons-nous suivre indéfiniment cette pente qui nous conduit irrémédiablement vers le déclin ?
 
Faudra-t-il toujours s'aligner sur les pays pauvres pour se conformer à la mondialisation ? Faudra-t-il renoncer à tous les acquis sociaux pour égaliser les systèmes par le bas ?
 
 
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 16:23

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L'hiver se presse, se bouscule, il va bientôt chasser l'automne et nous mener vers d'autres paysages : silhouettes dépouillées des arbres, fumerolles noires de branches qui s'exaspèrent, transies de froid et de gel... 

 

Les arbres dessinent une à une leurs branches sombres, obscures, dénudées, dentelles d'entrelacs, résilles de noirs et de bruns...

 

Les réseaux ténébreux se détachent, se divisent, se multiplient : les arbres semblent étaler leur désespoir, leur souffrance, leur désarroi devant le froid intense.

 

Des brouillards de deuil couvrent les boulevards, des détresses d'arbres aux cimes obscures... Des ombres de noir s'emparent des paysages, des mélancolies de branches se détachent sur l'azur.

 

Les ciels se voilent, les nuées se nimbent parfois de blancheurs neigeuses, de froids intenses : le jardin sous la lumière des nuées claires, saisi par le froid resplendit encore de ses pins verdoyants...

 

Les vents déboulent, le mistral s'acharne, se précipite, impérieux souverain de l'hiver, il balaie les feuilles, les emporte, les saisit, s'en empare dans des tourbillons vertigineux.

 

Le froid capture le monde, le froid s'immisce partout, il prend les paysages, les empoigne avec rudesse, les bouscule de son empreinte de glace.

 

L'hiver nous offre sa dureté de bois, sa rigueur, ses horizons glacés, ses ciels de neige, le froid s'insinue partout, sur les vitres des maisons, sur le sol, sur la terre, sur les arbres.

 

Le froid nous fait changer d'univers : il nous transporte dans des éclats blancs de ciels de neige, il nous emmène dans des jardins tourmentés de gel, de vents, de glace.

 

Il nous fait voir des pierres de mousses aux parfums de l'hiver : des mousses somptueuses, aux couleurs de verts et d'ocres.

 

Il nous fait voir des fleurs de givre au petit matin, des paysages englués de blancheur, de froid, de neige...

 

http://youtu.be/SNFUHQ6o_Ho

http://youtu.be/nGdFHJXciAQ

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xm...

 

 
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:31

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"L'éducation est l'arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde..." Voilà une des phrases prononcées par Nelson Mandela qui vient de mourir à l'âge de 95 ans.

 

La lutte de cet homme pour la liberté, son humanisme, ses messages de paix, son humilité, sa compassion resteront, à jamais, gravés dans les esprits.

 

Homme de paix, de tolérance, Nelson Mandela a su montrer l'importance du pardon, lui qui a subi l'oppression de l'apartheid, lui qui a connu la prison pendant 27 années de sa vie, lui qui a dû affronter l'intolérance, le rejet, le mépris.

 

Un homme de coeur, tel fut Nelson Mandela : il nous laisse en héritage des messages forts, pleins de vérité, que nous devons méditer...

 

L'éducation est bien essentielle dans la vie humaine : c'est elle qui permet d'avancer, de dominer ses passions, de tempérer ses violences, c'est elle qui nous apprend le respect d'autrui, c'est l'éducation qui nous offre la possibilité de comprendre le monde, c'est elle qui, tournée vers le passé, nous fait aussi avancer vers le futur...

 

"L'éducation est une arme puissante", disait Nelson Mandela, une arme pour combattre l'intolérance, le racisme qui se développent dans nos sociétés, une arme pour abattre les préjugés, une arme pour dénoncer les injustices de ce monde.

 

Sans éducation, sans instruction, l'homme perd sa qualité d'être humain, il se retrouve sans repères, il s'éloigne des autres.

 

Quand l'homme oublie l'importance de l'éducation, il se perd lui-même, il occulte le passé, il ne perçoit pas d'avenir...

 

Dans un monde en perte de repères, de valeurs, il est essentiel de redonner toute sa place à l'éducation, à l'acquisition des connaissances, à la culture.

 

Dans un monde qui régresse, qui bouleverse tout, il est essentiel de montrer combien l'éducation permet d'avancer, de se former, de progresser vers plus de tolérance, d'humanisme !

 

L'éducation est trop souvent déconsidérée dans le monde moderne, ses représentants, les enseignants sont parfois dévalorisés, méprisés : il serait temps de reconnaître leur travail difficile, complexe.

 

L'éducation doit redevenir une des valeurs essentielles de notre monde, elle doit rayonner de nouveau, elle doit s'imposer comme une force de bonheur, d'épanouissement, d'espérance.

 

Dans un monde où l'argent est roi, retrouvons les vraies valeurs, celles de l'effort, du travail, de la formation de l'esprit pour un avenir meilleur.

 

Retrouvons l'humanisme des temps anciens, le plaisir de découvrir la pensée humaine, sa diversité, sa richesse...

Retrouvons l'envie de progresser, de lire, de cultiver nos esprits... 

 

http://youtu.be/BGS7SpI7obY

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 18:43
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La sauvagerie, la violence font encore partie de notre monde : quotidiennement des faits divers nous le prouvent mais, quand ce sont des enfants qui se livrent à des actes indignes, on ne peut que se révolter et se poser des questions : oui, les enfants peuvent être cruels entre eux, d'autant plus cruels qu'ils sont soumis à des effets de groupe.
 
Une fillette de 11 ans a été tabassée par un groupe d'élèves plus âgés dans la cour de récréation de son collège à Noisy-le-Sec : on peut parler d' un véritable lynchage en règle puisque la collégienne a été victime d'un traumatisme crânien, qu'elle était couverte d'hématomes... Les faits se sont déroulés le 16 octobre...
 
Il s'agirait, en fait, d'une sorte de tradition appelée "baptême" dans ce collège : les plus âgés "s'amusent" à tabasser les plus jeunes... On assiste alors à une sorte de ritualisation des actes de violences.
 
Les cas de harcèlement à l'école existent aussi, ils se multiplient parfois par l'intermédiaire d'internet qui peut amplifier le phénomène : on s'attaque à un bouc émissaire, une victime, on la conspue, on l'invective et parfois, on passe même aux actes : c'est très grave...
 
La fillette marquée par cette agression pourra-t-elle sereinement réintégrer son collège ? C'est peu probable : le traumatisme moral et physique est trop lourd...
 
La violence va parfois, ainsi, crescendo : on commence par insulter, rabaisser, puis on en vient à l'agression physique, aux coups...
 
C'est terrifiant : on voit bien comment fonctionne le groupe : on s'attaque aux plus faibles, aux plus jeunes, sans doute, aux plus fragiles : c'est plus facile...
 
Il est vrai aussi que le personnel de surveillance a tendance à disparaître dans les cours d'écoles : il faut faire des économies, même dans ce domaine !
 
Il est vrai que la violence est même parfois valorisée dans nos sociétés dans des films, des publicités : arrêtons de banaliser la violence, de la montrer en exemple...
 
Les jeunes, plus que d'autres, sont influençables et malléables : il faut leur montrer l'indignité de tels comportements : s'attaquer en groupe à une enfant est totalement abject.
 
Les cas de harcèlement, d'intimidation se mutiplient dans les collèges et les lycées : ce sont des lieux où l'on travaille, où l'on s'instruit : la violence ne doit pas y avoir de place.
 
Il arrive même que des élèves en viennent à se lancer des insultes, à se battre pendant les heures de cours, dans certains établissements : il faut refuser tous ces actes de violence en les sanctionnant sévèrement, pour éviter toute récidive...
 
 
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