ROSEMAR

Belle et heureuse année à tous les anciens du post : une année d'articles, de découvertes, de voyages, de petits et de grands bonheurs... une année où s'égrèneront encore les saisons qui rythment nos vies, douce alternance qui nous fait espérer des renouveaux, des jours différents...
L'hiver qui nous bouscule, nous maltraite, nous emporte dans ses replis glacés, le printemps qui nous ravit, nous apaise, nous console, l'été qui nous berce de ses chaleurs, de ses parfums de lavande, de thym, l'automne qui embrase les jardins et les forêts de ses éclats rutilants.
Ah ! les saisons ! disait et écrivait le poète, celles qui nous guident, nous emportent, nous enveloppent de leurs empreintes, celles qui nous enlacent de leurs bonheurs si variés.
L'hiver est là, si intense, mais, déjà, il annonce le renouveau, le regain, l'herbe qui repousse et qui nous fait espérer toujours mieux...
Les saisons ! Qu'elles nous guident encore vers des couleurs, des parfums, des senteurs nouvelles, qu'elles nous imprègnent de leurs splendeurs toujours renouvelées !
Que de formes, que de teintes, que d'éclats, que d'harmonies, que de douceurs entrelacées !
Des paysages, des arbres, des ciels bleus ou gris, des horizons de lumières, des tons pastels ou éclatants, que toute l'harmonie des saisons nous accompagne...
Des parfums de mousse, de pierre, de pins, des effluves d'écorces brumeuses ou éclatantes !
Des couleurs de roses, des aurores, des soleils, des nuées de lumières, des éclats de feuilles !
Des pierres de mousse, des cèdres aux teintes lumineuses, des clartés de l'été rayonnant !
Bonne année à toutes et à tous...
Photo : rosemar
Une odeur balsamique : un parfum qui embaume, qui apaise, qui a une vertu analogue à celle d'un baume !
"Balsamique, baume, embaumer" : autant de mots qui dérivent d'un même radical : "balsamum", le baume en latin.
"Cette aube avait une odeur si balsamique, que Florent se crut un instant en pleine campagne, sur quelque colline..." écrit Zola dans Le Ventre de Paris.
Et, aussitôt, ce terme"balsamique" nous séduit, nous emporte dans un autre univers : celui des parfums, des effluves.
Comment un simple mot "balsamique" suffit-il pour attirer l'attention du lecteur ? Ce mot mystérieux suscite la curiosité par son sens, ses sonorités...
Comment une odeur peut-elle devenir un véritable baume, qui soigne, qui calme ?
Comment un parfum d'aube peut-il suggérer la nature, la campagne ?
Un simple mot, et voilà l'imagination qui s'exalte et voyage, vers des paysages faits de couleurs, d'odeurs, et même, d'une sensation tactile apaisante à la façon d'un baume !
Quel joli mot ! Joli, non ! C'est beaucoup plus, quel mot surprenant, étonnant qui contient, en lui, différentes évocations et sensations !
Cette odeur balsamique embaume, s'épanche, se répand autour de nous, envahit l'espace, cette odeur nous fait voir des collines, des arbres, des senteurs de pins verts, on peut même percevoir des chants d'oiseaux.
Cette odeur balsamique attire tous les sens et les contient tous !
Un simple mot, au détour d'une phrase permet de recomposer le monde, de le restituer dans sa complexité, ses détours, sa signification...
Un simple mot"balsamique" nous invite à la découverte et à la réflexion, un mot qui entre dans une relation de sens avec d'autres mots, un mot qui ouvre, donc, des perspectives et qui fait rêver parce qu'au fond, ce mot n'est pas si simple, si évident : peu de gens l'emploient, si ce n'est pour évoquer "le vinaigre balsamique."
Ce mot rare utilisé pour un condiment n'apparaît que très peu dans d'autres contextes : c'est, là, un terme littéraire qui fascine, intrigue : toute une terre à explorer...
Les sonorités participent aussi de ce mystère : le son "a" répété, la sifflante"s" qui est pleine de douceur, les 4 syllabes du mot assez long et langoureux.
Voilà un mot qui retient l'attention, voilà un mot qui nous donne envie d'en découvrir d'autres...
J'aime ce mot à la fois familier et lointain, à la fois ordinaire et exceptionnel !
Photos en bas de l'article : rosemar
Pendant des décennies, les médias nous ont fait miroiter un avenir meilleur : on nous prédisait une société des loisirs, grâce aux progrès de la mécanisation et de la robotisation...
Le XXIème siècle devait être celui des progrès, de la modernisation, du bonheur : un travail moins pesant, des plages de liberté, un avenir étincelant nous étaient promis.
Que s'est-il donc passé ? Les salariés sont, désormais, soumis à des régressions permanentes : le travail se fait plus pesant, les retraites sont retardées, le chômage explose, la précarité s'installe, l'avenir est incertain.
Les droits des travailleurs s'amenuisent, la flexibilité s'installe dans le monde du travail, les salaires stagnent ou diminuent, les impôts augmentent.
Quels étaient ces faux espoirs ? Etaient-ils destinés à nous tromper, à nous mentir ?
Toutes les prospectives étaient fausses : désormais pourra-t-on croire en un avenir meilleur ?
La plupart des dirigeants politiques nous annoncent une sortie de la crise : en Espagne, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy prédit un retour des emplois en 2014 et un redressement de la situation, en France, François Hollande prévoit une inversion de la courbe du chômage, en Grèce, on rêve à un rétablissement du pays...
Peut-on y croire ?
Entre peur et espoir, les gens sont, ainsi, tenus en haleine : il est bon d'espérer mais les politiques actuelles ont tendance à désespérer les peuples, à les affaiblir.
Si on nous a menti sciemment, ne peut-on pas encore nous tromper et nous bercer sans cesse d'illusions ?
L'Europe n'était-elle pas, elle-même, un beau rêve, une image idyllique, une illusion ? En fait, cette Europe n'existe pas, elle n'est construite que sur du sable : une monnaie, des banques.
Les politiques européennes ne visent-elles pas à restreindre les droits des salariés, à les affaiblir ? Partout, on pratique l'alignement par le bas, on ne voit nulle perspective de progrès sociaux, c'est l'inverse qui se produit.
Pour la première fois, les adultes prennent conscience de cette réalité : leurs enfants connaîtront un avenir plus sombre, plus difficile... recherche de travail, chômage, formation permanente, mobilité imposée.
Le grand mensonge permettrait-il de maintenir les peuples sous le joug d'un espoir sans cesse retardé ?
"Demain, le bonheur vous est promis, demain tout ira mieux..." Il semble que ce soit le leitmotiv de la plupart des hommes politiques.
Leur rôle se réduirait-il à nous leurrer, à nous abuser, à nous mentir sans vergogne ?
Le grand mensonge est-il destiné à entretenir de faux espoirs pour canaliser la colère et la révolte des peuples ?

Et si, en cette fin d'année, nous était accordé le bonheur de l'enfance ? Celui de croire en la beauté du monde ? Celui de découvrir et d'admirer la nature...Celui de nous émerveiller de ciels lumineux ou de neige...
Et si les enfants d'aujourd'hui ne se fient souvent qu'aux apparences, influencés par un univers d'images idéalisées, si nous, adultes avertis, nous leur donnions le goût de la vraie beauté, celle qui est cachée sous des apparences...
Si nous leur faisions voir que le monde est fait d'une harmonie de sensations diverses et que toutes sont importantes... vous connaissez la Dame à la licorne, ces tapisseries moyenâgeuses qui évoquent les cinq sens ?
Dans chacune de ces tapisseries, transparaît un bonheur différent associé à chacune des sensations : on y retrouve les mêmes motifs, une île sur laquelle on peut voir une dame, entourée d'une licorne et d'un lion...
La licorne, animal fabuleux symbolise bien le rêve, le lion représente la force et une forme de violence : entre rêve inaccessible et violence vécue, le message apparaît évident : la vie nous offre nos cinq sens pour découvrir et apprécier le monde : sachons utiliser la vue pour être ébloui, l'odorat pour percevoir toutes les effluves des fleurs, des arbres, de la nature... sachons écouter la musique des mots, des voix, des chants, apprécions les saveurs si variées des aliments, n'hésitons à ressentir le velouté des objets, leurs formes grâce au toucher...
Cinq sens nous ont été accordés ! Et parfois, quelle harmonie entre ces cinq sensations !
Une musique peut évoquer des paysages, un parfum peut nous faire voyager dans le temps ou l'espace, un goût particulier peut évoquer des êtres, des moments de bonheur ou de tristesse...
Quelle richesse dans ces associations !
Et bien souvent, nous l'oublions : nous ne percevons plus nos propres sens, nous ne nous en servons plus : nous sommes comme aveugles, sourds, dépourvus d'odorat, de goût, de sensation tactile...
Ces sens nous permettent aussi de mieux appréhender le monde, de mieux en saisir les composantes.
Le bonheur apparaît simple et évident : il est lié aux sensations, aux plaisirs de voir, de sentir, de goûter, il faut saisir ces occasions de bonheur en toutes circonstances.
Noël nous offre ces joies simples entre rêve et réalité : le rêve de la magie de Noël, la réalité des sens, des faits qui sont parfois cruels.
Et si on croyait à une harmonie retrouvée entre les sensations, les êtres, le monde ?
Et si les sens nous permettaient de redonner du sens à la vie trépidante d'aujourd'hui ? Si les sens nous offraient la possibilité d'un bonheur évident et sensuel ?
La Dame à la licorne est bien une allégorie de nos cinq sens : elle nous livre un message à méditer par delà les siècles, un message de bonheur et d'harmonie.
Rejoignons cette harmonie, et profitons de ces petits bonheurs accessibles et simples : ceux offerts par la nature et le monde, ceux qui comblent nos sens...
http://www.musee-moyenage.fr/pages/...
http://education.francetv.fr/videos...

Le droit à l'avortement sera, désormais, limité en Espagne à des cas exceptionnels, autant dire que ce droit est en passe d'être supprimé, dans ce pays où règne un gouvernement de droite, conservateur, inflexible et corrompu, dirigé par la main de fer de Mariano Rajoy.
Le projet de loi prévoit une autorisation d'avortement dans deux cas seulement : que l'interruption de grossesse soit "nécessaire en raison d'un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou que la grossesse soit une conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme", a expliqué le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon.
L'IVG sera, ainsi, interdite en cas de malformation : alors que les progrès médicaux permettent un diagnostic efficace des handicaps lourds de certains foetus, la loi introduit une régression dans ce domaine.
On perçoit toutes les conséquences d'une telle loi : voilà un retour en arrière inadmissible : cette loi va entraîner, comme par le passé, le recours à des avortements clandestins qui vont mettre en danger la vie des femmes : nos mères, nos grands-mères ont connu ces pratiques barbares, d'un autre temps... Nos mères ont soufffert dans leur chair, ont failli même, parfois, mourir de ces avortements pratiqués sous le manteau.
Quelles régressions scandaleuses ! On le voit : on assiste partout à un recul des droits sociaux et des libertés fondamentales de l'être humain...
Comme toujours, ce sont les femmes d'un milieu modeste qui seront pénalisées par cette loi : elles n'auront pas les moyens de se rendre à l'étranger pour y subir un avortement.
L'Europe apparaît, ainsi, une fois de plus, désunie dans les droits accordés aux femmes et dans les législations en général : l'Europe existe-t-elle ? Même dans le domaine du droit des femmes, c'est la disparité la pus totale...
Les associations féministes et les partis de gauche ont déjà appelé à la mobilisation pour les fêtes de fin d'année : en effet, le projet de loi a toutes les chances d'être adopté au Parlement, car le Parti populaire de Mariano Rajoy dispose de la majorité absolue.
Le gouvernement espagnol de la droite conservatrice n'hésite pas à s'attaquer aux droits fondamentaux des femmes : il se trouve, pourtant, compromis dans des scandales financiers qui remettent en cause sa légitimité même...
Mariano Rajoy ne se comporte-t-il pas, à bien des égards, comme un dictateur aux pouvoirs exorbitants ? Les élections ne peuvent donner tous les droits et tous les pouvoirs à ceux qui gouvernent.
Certains dénoncent un retour, un pas en arrière vers le franquisme....et dans les faits, on assiste, là, à une dangereuse dérive qui va affecter essentiellement les femmes les plus modestes... sans avoir une incidence réelle sur le nombre d' avortements.
Assez de régressions en Europe et partout, dans le monde ! Assez de restrictions des droits et des libertés !
A force de luttes et de combats, les femmes ont acquis au cours des siècles des droits qu'on est en train de supprimer dans certains pays : de tels reculs sont intolérables !

Le scarabée, petite amulette de l 'Egypte antique, sculpture ou bijou était un porte-bonheur inestimable... De nombreuses images de ce dieu scarabée ont été retrouvées dans des tombes de pharaons...
Khépri, tel était le nom de ce dieu antique : symbole du renouvellement, le scarabée était la représentation du soleil qui renaît chaque jour. Associé à la terre, le scarabée stercoraire se nourrit de bouses de forme circulaire comme le soleil.
De la dimension d'un galet, de couleur brune, ocre, orangée ou bleu turquoise, le scarabée présente à sa surface des hiéroglyphes mystérieux, véritables motifs gravés dans la pierre lisse.
A l'avant de la pierre, sont représentés les yeux de l'insecte divin, d'une forme oblongue et striés de traits blancs.
L'objet poli, brillant se nuance de teintes variées, de veines, de marbrures et révèle une douceur inouie au toucher.
Les hiéroglyphes nous font voir des dessins variés : oiseaux, vaguelettes, scarabées encore, haches, oeil magique, demi-lune, signes mystérieux.
Les pattes du scarabée se détachent à l'avant de la sculpture, finement ouvragée.
L'objet décoratif de forme ovale, aux formes douces et harmonieuses évoque des images lumineuses de bonheur, de renouveau, l'aube aux couleurs nuancées, un lever de soleil.
La couleur bleue turquoise ou orangée de ces objets leur donne des éclats uniques de lumières...
Dieu créateur selon les Egyptiens, le dieu Khépri symbolise le soleil renaissant chaque matin, avant de devenir Rê, le soleil à son zénith, puis Atoum le soleil couchant.