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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 12:42
Un outil diabolique...

 

 

 

Qui aurait pu imaginer, il y a quelques années, qu'on pourrait avec le même appareil disposer d'une télévision, d'une radio, d'un ordinateur, d'un téléphone, d'une caméra, d'un appareil photo ?

Un outil merveilleux, d'autant plus étonnant qu'il tient dans une poche !

Un outil magique, aux multiples fonctionnalités...

Un outil qui permet de se connecter au monde entier...

 

Et de plus en plus de gens sont désormais équipés d'un smartphone...

Je possède moi même un smartphone mais je constate que beaucoup de gens en font un mauvais usage...

 

Il faut les voir le visage penché sur leur appareil, les yeux rivés sur l'écran, coupés du monde extérieur...

Beaucoup se livrent à cet exercice périlleux qui consiste à marcher, le portable à la main, obnubilés par l'écran ! Attention aux obstacles et gare aux chutes !

Les jeunes sont surtout concernés : ils sont accrocs à leur dou-dou, ils ne le quittent plus, même la nuit.

C'est là une addiction dangereuse...

 

Dès cette rentrée, l'utilisation des portables sera interdite dans les établissements scolaires, mais il sera possible pour chaque élève d'apporter et de détenir un smartphone...

Dès lors, le problème est loin d'être résolu : certains élèves n'hésitent pas à utiliser leur portable en classe, ce qui perturbe leur concentration...

Il faut voir les élèves dégainer leur téléphone, dès qu'ils sortent de cours...

 

Voilà un appareil vraiment diabolique, au sens étymologique du terme ! Paradoxalement, il nous sépare du monde réel, il nous éloigne des autres, nous enferme dans une bulle.

Séduisant, attirant, attractif, il s'empare des esprits, il possède les êtres humains, au point de les transformer en objets faciles à manipuler.

Il nous épie, suit tous nos déplacements, observe nos comportements, connaît tout de notre vie...

 

L'objet devient envahissant, accapare les esprits...

L'objet s'impose, devient comme un prolongement indispensable de la main...

On ne peut plus s'en passer, on en devient l'esclave, un esclave consentant qui accepte d'être aliéné par la technique.

 

 

 

 

 

Un outil diabolique...
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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:56
Bientôt la fin des heures de colle ?

 

 

Le ministre de l'Education nationale envisagerait de supprimer ces sanctions que sont les heures de colle : des sanctions qui ne seraient pas "positives",  selon le nouveau ministre...

Jean-Michel Blanquer prévoit de s'attaquer au système des punitions à l'école. L'objectif : remplacer les sanctions "bêtes et méchantes" pour favoriser celles "qui ont du sens" !

 

 Si par exemple un élève est pris en train d’utiliser son téléphone en plein cours, pour prendre une photo ou filmer une vidéo par exemple, il pourrait être forcé à préparer un exposé sur le droit à l’image.

On croit rêver ! Comme si un élève indiscipliné allait se plier et se conformer à ce type d'exercice !

Allons bon ! Le ministre évoque ainsi des sanctions "positives". Comme si la sanction devait être appréciée par celui qui la subit : elle a justement pour fonction de punir un élève dont le comportement n'est pas conforme aux règlements.

 

D'ailleurs, les heures de colle ou de retenue ne sont pas simplement des heures où l'élève est contraint de retourner dans son établissement, en dehors des heures de cours, elles s'accompagnent toujours d'un travail à effectuer : des exercices, un sujet de réflexion sur le manquement à la discipline qui a été commis.

 

Elles ont donc une valeur et une vertu pédagogique, et elles ont une utilité dans la mesure où l'élève se voit obligé d'accomplir, en quelque sorte, des heures supplémentaires.

Jean-Michel Blanquer ferait bien de se renseigner sur les pratiques des enseignants, avant de lancer une quelconque réforme.

 

A force de raboter et de rogner toutes les contraintes et tous les obstacles, les notes, le redoublement, les heures de colle, le ministère et les instances éducatives mettent les enseignants devant des difficultés grandissantes.

 

La discipline se relâche, les élèves se croient tout permis : sécher les cours, ne pas rendre un devoir, mentir effrontément à leurs parents, répondre insolemment aux professeurs etc.

 

Assez de laxisme ! Les élèves ont besoin d'une autorité qui les structure, ils ont besoin de repères de conduite. Ils ont besoin de punitions, ils ont besoin d'un cadre strict.

Assez de démagogie ! Il serait temps de revenir à une vraie discipline éducative ! 

 

Et la suppression des heures de colle ne va pas régler les problèmes de discipline que rencontrent nombre d'enseignants, bien au contraire... d'autant que les sanctions dont disposent les enseignants restent très limitées : les exclusions de cours sont très mal vues et restent rares.

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt la fin des heures de colle ?
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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 10:35
Incivilités...

 

 

Les incivilités sont partout : dans la rue, à l'école, dans les magasins, dans les moyens de transport.

Une sorte de manque de savoir-vivre ensemble s'installe dans la société.

C'est l'individualisme qui prime, une forme de barbarie qui prévaut.

 

Et les incivilités commencent dans l'emploi de la langue : on ne respecte plus notre langue, on la malmène, on la torture, on lui fait subir toutes sortes d'outrages...

Fautes d'accord, défauts de liaisons, mauvais usage du vocabulaire, orthographe négligée...

Partout, la langue se délite : on entend les jeunes prononcer des insultes, des mots grossiers, vulgaires, graveleux.

 

Même dans certains journaux, on peut lire des fautes grossières d'accord, quand le sujet est inversé, notamment...

Ne peut-on se relire ? Le temps manque-t-il aux journalistes pour vérifier ce qui est écrit ?

Au fond, on a l'impression que la forme n'a plus d'importance, que tout est possible, que l'on peut s'accommoder de quelques manquements à la grammaire....

Et ces erreurs se répercutent, sont colportées et admises...

 

La civilité passe aussi par le respect de la loi, le "vivre ensemble".

Et les incivilités permettent de passer outre, de ne plus respecter certaines règles, et même dans le langage qu'on utilise.

 

Sur internet, les insultes fusent : elles peuvent être violentes, inhumaines, proférées sans réflexion.

Un ancien candidat France insoumise aux législatives, Stéphane Poussier, s'est ainsi réjoui de la mort d’Arnaud Beltrame.

Des messages abjects, ignobles ont été postés, après la mort de ce gendarme courageux qui s'est dévoué pour sauver une otage.

Comment peut-on en arriver là ?

 

Internet favorise ce type de réaction irréfléchie, ces messages insultants et primaires...

Internet favorise les incivilités et une forme d'individualisme dangereux.

Les incivilités se répandent partout : elles révèlent une société en manque de repères, où la culture du vivre ensemble se délite, où la culture est méprisée et négligée.

C'est la culture qui fonde une société, et elle passe aussi par la langue, par l'usage que l'on en fait...

 

 

 

 

 

 

 

 

Incivilités...
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:40
Le prédicat sur la sellette...

 

 

 

 

Connaissez-vous cette notion : "le prédicat" ? Ce terme étrange utilisé dans la linguistique moderne désigne "une partie de la phrase qui dit quelque chose à propos du sujet..."

 

Ainsi, dans la phrase : "Le chat boit le lait", le sujet est "le chat", et le groupe "boit le lait" est le prédicat.

 

Voilà qui paraît à la fois simple et vague, mais pourquoi vouloir introduire cette nouvelle notion à l'école à partir du CM1 ?

 

Les professeurs ont découvert cette innovation apportée à l'enseignement, au cours de stages de formation, en vue des réformes initiées dès cette année.

 

Pourtant, on ne perçoit pas l'utilité d'une telle terminologie pour de jeunes élèves, d'autant que, en parlant de prédicat, on efface les termes de COD et COI qui ne seront appris qu'à partir de la classe de 5ème.

 

Encore une innovation qui permet de "réformer" l'enseignement de la grammaire... Encore une lubie de pédagogue qui donne l'impression d'une nouveauté performante et efficace...

 

Pourtant, les notions de COD et COI sont fondamentales dans l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe.

 

On sait que le COD est déterminant pour l'accord du participe passé dans notre langue : peut-on évacuer ce complément, jusqu'à la classe de cinquième ?

 

C'est absurde : est-ce que les concepteurs de la réforme veulent mettre, aussi, au placard, les règles d'accord du participe passé ? Veulent-ils définitivement réformer l'orthographe et certaines structures de notre langue bien installées ?

Par démagogie, on tend de plus en plus à vouloir simplifier la grammaire, afin de la rendre plus facile, plus accessible, mais cette notion de prédicat, on le voit bien, vient brouiller la perception des élèves.

 

Les enseignants ont été mis devant le fait accompli : la notion de prédicat est instaurée dans les nouveaux programmes, dès cette année.

Aucune concertation, un mépris total de l'avis du personnel éducatif...

 

Pourtant, les enseignants sont les premiers concernés par ce changement de terminologie...

 

Est-ce que les concepteurs de cette innovation côtoient des élèves de primaire ? Est-ce qu'ils connaissent leurs difficultés ?

Totalement éloignés du terrain, ils font des réformes à l'aveuglette et se donnent l'illusion d'avoir oeuvré pour l'école : ils justifient, ainsi, leur salaire.

 

Cette notion de prédicat utilisée à l'université dans l'enseignement de la linguistique n'a pas sa place à l'école primaire : les élèves ont besoin de termes clairs, précis, pour analyser des phrases et en comprendre le fonctionnement.

 

Innover pour innover n'a pas de sens : les notions de COD et de COI méritent d'être apprises dès l'école primaire, pour être ensuite révisées et bien assimilées...

 

 

 

 

 

Le prédicat sur la sellette...
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:46
La gauche a-t-elle trahi l'école ?

 

 



Des réformes successives ont affaibli notre système scolaire : renoncement à de véritables cours de grammaire, à l'orthographe, à l'enseignement de connaissances au profit d'une pédagogie de la découverte...

Au nom de l'égalitarisme, on a sacrifié des disciplines essentielles.

Ces réformes avaient pour but de mettre l'élève au centre de l'école, comme s'il pouvait, de lui-même, construire des savoirs, comme s'il était apte à tout découvrir par lui-même.

Mais, enfin, l'enseignant n'a-t-il pas pour mission première de transmettre des connaissances, d'en montrer l'importance, de donner une structuration à la pensée ?

Et cette pensée passe forcément par l'apprentissage de la grammaire et du vocabulaire.

Comment pourrait-on penser quand on n'a pas les mots à sa disposition pour le faire, comment pourrait-on réfléchiir quand on ne maîtrise pas sa langue ?

Pendant des années, on a imposé aux enseignants des évaluations, en début d'année de sixième, de seconde, des évaluations complexes, particulièrement difficiles à corriger, avec des codages très compliqués.

Des évaluations qui n'avaient pas grand intérêt : en fait, un enseignant perçoit très rapidement les défaillances et les lacunes d'un élève, quand il corrige une première rédaction...

Ces évaluations ont été, ensuite, remisées au placard, on les a abandonnées sans tambour ni trompette, car de toutes façons, elles n'avaient pas grande utilité....

L'école a été un champ d'expérimentation à large échelle : on a voulu la réformer à tout prix, sans arrêt, sans vérifier la valeur des réformes mises en place.

L'innovation, la rénovation étaient les maîtres mots dans le domaine éducatif et le gouvernement actuel a poursuivi dans cette voie...

La réforme des collèges menée par Najat-Vallaud Belkacem parachève cette oeuvre de destructuration de l'école : amoindrissement des enseignements fondamentaux, mise en place des EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, quasi-suppression du latin et du grec.

Les EPI qui croisent les disciplines ont pour but de rendre l'enseignement plus attrayant et plus ludique pour les élèves, mais ils risquent de conduire à un affaiblissement des savoirs fondamentaux, ils empiètent sur les apprentissages de base.

La suppression annoncée du latin et du grec sonne aussi le glas de l'enseignement des savoirs : notre culture est fondée sur ces langues, notre littérature doit beaucoup aux auteurs anciens.

On ne peut, ainsi, mépriser notre passé sans dommage : nous devons nous appuyer sur ce passé commun pour garder des repères...

La gauche a-t-elle trahi l'école ? Hélas, les bonnes intentions ne suffisent pas pour remettre l'école sur pied : une réflexion profonde s'impose pour faire en sorte de remettre le savoir au coeur de l'école.

Les faux-semblants sont terrifiants, et ils conduisent au pire : il serait temps de réfléchir aux conséquences de toutes les réformes engagées et d'en dresser un bilan.



 

 

 

La gauche a-t-elle trahi l'école ?
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 07:43
Cette année, la rentrée des enseignants a lieu au mois d'août...

 

 

 

Eh bien, oui, cette année, pour la première fois, le mois d'août s'achève avec la journée de pré-rentrée des enseignants qui a lieu ce mercredi 31 août.

Les élèves, eux, sont accueillis dans les établissements scolaires, dès le 1er septembre...

 

Peu à peu, le ministère grignote les vacances des enseignants : de nombreux professeurs ont corrigé le baccalauréat jusqu'au 10 juillet, et leur temps de congé se réduit, ainsi, comme peau de chagrin.

 

Alors que l'été est encore bien présent, est-il raisonnable d'avancer la rentrée scolaire au tout début du mois de septembre ?

C'est absurde : il y a quelques années, la rentrée avait lieu vers la mi-septembre, ce qui permettait aux élèves un temps de réadaptation, après leurs vacances...

 

Encore une innovation qui ne résout aucun problème : ce n'est pas en gagnant quelques jours de cours que les élèves vont pouvoir mieux travailler.

De plus, les enseignants de collège vont devoir s'adapter à la nouvelle réforme mise en place, dès cette année, et cette prérentrée prématurée ne va pas faciliter leur travail.

 

Les EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, présentés comme une panacée, risquent de désorganiser les cours et de créer de nombreux problèmes...

Encore une réforme que vont devoir expérimenter les professeurs, encore une lubie du ministère qui provoque mécontentements et fureur de la part des acteurs de l'éducation.

Cette rentrée est donc placée sous le signe de la contestation puisqu'une grève est déjà prévue et programmée, dès le 8 septembre.

 

Décidément, en matière d'éducation, le gouvernement "socialiste" a réussi l'exploit de mécontenter à la fois les enseignants et les parents d'élèves.

D'abord, on se souvient de cette réforme catastrophique des rythmes scolaires, sous la houlette de Vincent Peillon qui s'est rapidement éclipsé, après avoir désorganisé les écoles primaires...

Puis, ce fut un passage éclair de Benoit Hamon... qu'on a à peine vu, et on a assisté, enfin,  au "bouquet final" : la réforme des collèges initiée par Najat Vallaud-Belkacem...

 

Une réforme placée sous le signe de la démagogie : le latin et le grec ont été sacrifiés, intégrés dans des EPI... cette réforme tend à supprimer ces enseignements optionnels, pourtant très formateurs, elle supprime aussi les classes bi-langues, et surtout, elle ne restaure pas la place essentielle que doit occuper le savoir, dans une société moderne.

 

En ce qui concerne les EPI, les enseignants vont devoir jongler pour croiser des disciplines aussi diverses que l'EPS et le français par exemple !

Quant à la constitution des emplois du temps, les chefs d'établissements vont se retrouver devant un casse-tête.

 

La "gauche" a, ainsi, déçu dans ce secteur essentiel : l'éducation qui représente l'avenir d'un pays.

Le fiasco est total : encore des réformes mal conçues, faites dans la précipitation, au mépris de l'avis des enseignants.

 

 

Un article sur la réforme des collèges :

 

http://www.lepoint.fr/societe/reforme-du-college-voyage-en-absurdie-30-08-2016-2064609_23.php

 

 

 

 

 

Cette année, la rentrée des enseignants a lieu au mois d'août...
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 13:23
Enseignement : la mémoire perdue...

 

 



L'enseignement n'a plus de mémoire, depuis des années, la mémoire a été sacrifiée : autrefois, les élèves devaient apprendre des règles de grammaire et d'orthographe, les mémoriser... Ces apprentissages fondamentaux ont été négligés au profit d'une pédagogie de la découverte.

Désormais, c'est à l'occasion de textes, que s'organisent les leçons de grammaire, si bien qu'elles ne sont pas vraiment structurées, ni mémorisées.

Il faudrait, pourtant, réhabiliter la mémoire qui est essentielle : il faudrait que chaque élève ait l'occasion de former et de développer sa mémoire, par un apprentissage permanent.

L'ordinateur permet de vérifier et de retrouver toutes sortes d'informations et c'est un outil précieux, mais il ne doit pas se substituer à la formation de la mémoire.

Pour apprendre, pour maîtriser des savoirs, il faut passer par une indispensable mémorisation.

Il ne s'agit pas, bien sûr, d'apprendre par coeur : l'élève doit comprendre ce qu'il apprend, c'est pourquoi, il est important d'expliquer les règles de grammaire, de donner plusieurs exemples qui vont faciliter l'apprentissage.

Il est important de maîtriser les différents groupes de conjugaison, de revoir régulièrement les temps, les modes, les voix : certains élèves arrivent au lycée et ne maîtrisent pas du tout le passé simple, temps du récit, par excellence...

Certains ignorent des différences fondamentales entre voix passive et voix active.

L'exercice de la récitation, s'il est bien mené, permet, aussi, d'emmagasiner dans la mémoire nombre de textes poétiques, qui resteront comme autant de références.

Ces textes doivent être analysés, avant d'être retenus par les élèves.

Nous avons tous appris, enfants, des fables de La Fontaine, des poèmes de Victor Hugo que nous gardons en mémoire...

Nous avons acquis, ainsi, des bases de vocabulaire, des schémas de phrases, une façon de raconter des histoires.

Au lycée, cet exercice de la récitation n'a plus la faveur des autorités et des inspecteurs : il serait utile, sans doute, de le réhabiliter à partir de textes de nos grands auteurs.

Que serions-nous, sans la mémoire ? Celle-ci nous permet de nous exprimer avec facilité, grâce à une multitude de mots que nous connaissons, grâce à des acquis de toutes sortes, des idées que nous pouvons associer...

Mémoriser des mots, des textes, des exemples permet d'avoir une certaine aisance, de réfléchir mieux, de progresser.

La mémoire se forme et se forge, dès le plus jeune âge, c'est un apprentissage permanent, il faut cultiver cette faculté essentielle, ne pas la négliger sous prétexte que les ordinateurs peuvent nous servir de mémoires.

Oui, il est important de réhabiliter la mémoire qui exige des efforts, qui demande d'être, sans cesse, réactivée et sollicitée.


 

 

 

 

 

 

Enseignement : la mémoire perdue...
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 17:08
Les enseignants sous la menace de Daesh...

 

 

Les enseignants qui délivrent des connaissances, qui s'attachent à cultiver la réflexion deviennent les cibles des terroristes de Daesh.

Les professeurs, victimes d'incivilités de la part des élèves, parfois, des parents, sont aussi en butte à la vindicte des islamistes.

Dans le dernier magazine publié par Daesh, les islamistes s'en prennent à notre école, où seraient enseignées de fausses valeurs, comme la tolérance, le respect d'autrui.

Symboles de culture, de transmission des savoirs, voilà les enseignants mis en cause par des individus qui se réclament d'une religion et d'une foi empreintes de fanatisme.

Comment ne pas voir, là, une négation même de notre civilisation fondée sur l'esprit des lumières, la connaissance, la curiosité ?
Comment ne pas y voir une atteinte à ce qui est l'essence même de nos sociétés ?

Les enseignants ont à coeur de former des élèves, de leur inculquer un esprit critique, de transmettre des savoirs.
En face, c'est l'obscurantisme qui cherche à s'imposer, une force aveugle, meurtrière, qui méprise tout ce qui n'appartient pas au domaine religieux.
Le fanatisme est à l'oeuvre : il fait fi de la culture, de l'humanisme, de l'histoire.

Ce fanatisme déclare la guerre à notre école, s'attaque aux enseignants, à la laïcité, à toutes les valeurs portées par l'éducation et par des enseignements formateurs et essentiels.

L'école, symbole de la laïcité, est visée par des terroristes qui propagent une idéologie mortifère.
L'école, elle, est à l'inverse : elle représente la vie, l'avenir, une envie de découvrir et de s'ouvrir aux autres.
S'attaquer aux enseignants, aux savoirs, c'est s'attaquer à la vie, à la notion même d'épanouissement personnel, c'est viser une institution de la république qui est essentielle.

Nos sociétés sont fondées sur l'école, l'acquisition des savoirs et d'une autonomie de la pensée.
C'est cette école qu'il faut défendre plus que jamais, c'est cette école qu'il faut conforter et consolider, en insistant encore et toujours sur la valeur de la culture, qui est au centre de nos sociétés.

Les parents, les institutions doivent être solidaires des professeurs, eux qui jouent un rôle essentiel dans la formation des élèves.

Et surtout, il importe de ne jamais sacrifier la culture, en supprimant des savoirs fondamentaux, comme le latin, le grec si formateurs.

L'école se doit d'être exigeante dans son enseignement : c'est toute notre culture qui est en jeu.


 



 

Les enseignants sous la menace de Daesh...
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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:01
Un curieux film "pédagogique"...

 

 


La pédagogie emprunte parfois des voies surprenantes, notamment quand elle fait appel à un langage stéréotypé, appauvri, fait de répétitions.

A l'initiative de la Région Midi-Pyrénées, en partenariat avec la Région Languedoc-Roussillon et en collaboration avec le rectorat de l'académie de Toulouse, une vidéo a été tournée à destination du public scolaire, élèves, collégiens, lycéens...

Cette vidéo qui a pour but de promouvoir la réunion de ces deux régions du sud de la France a de quoi surprendre, d'autant qu'elle comporte, nous dit-on, une visée pédagogique...

Le personnage mis en scène, Pierre Paul Riquet, concepteur du canal du midi, ressurgit du passé pour expliquer tout l'intérêt de cette association...

"Mais ça déchire grave, les potos ! Un truc de dingue ! The canal du midi, un truc de fou, notre région va grossir grave... rpz.. on va pouvoir se la raconter grave... ouais... le kif suprême, des sites qui déchirent, ils sont tous au taquet pour la région..."

Voilà un condensé de ce langage qui prétend imiter celui des "djeuns", mais n'est-ce pas, là, une façon de mettre en évidence un appauvrissement de la langue ?

Les mots "truc", "grave" reviennent, comme pour souligner le manque de précision et les carences du langage pour exprimer ce que l'on veut dire...


On perçoit, en plus, une sorte de caricature dans le ton gouailleur, la façon de s'adresser complaisamment à des jeunes, en les mimant de manière grotesque.

La pédagogie doit-elle se mettre à l'unisson de la banalité, de l'indigence, de la médiocrité ?

La pédagogie doit-elle faire appel à des clichés, à un langage stéréotypé ?

N'est-ce pas, aussi, une forme de mépris que de réduire les jeunes à ce langage répétitif, n'est-ce pas les enfermer dans le cercle infernal de l'illettrisme et de la bêtise ?

On aurait aimé une vidéo vraiment pédagogique qui use d'une langue diversifiée et construite, on aurait aimé autre chose que cette caricature qui dessert, aussi, les jeunes et les présente sous un jour négatif...

Une véritable pédagogie doit faire appel à des mots clairs, précis, variés, à une certaine recherche dans la présentation et le langage.

C'est tout le contraire, dans cette vidéo : méfions-nous de cette tendance qui consiste à nier, à anéantir la langue française, pourtant si riche de nuances diverses...

Et le rôle de la pédagogie, c'est aussi de se mettre au service de cette langue, de la promouvoir, en maintes occasions...

Voilà encore une occasion manquée.

Arrêtons de "massacrer" le français, aussi bien à l'oral qu'à l'écrit, essayons de mettre notre belle langue à l'honneur, au lieu de la clouer au pilori !

On peut essayer de promouvoir la réunion de deux régions, mais n'oublions pas, pour autant, de promouvoir la langue française !

 

 

Le site de l'académie de Toulouse où se trouve cette vidéo :
 

http://www.ac-toulouse.fr/cid94876/une-video-pour-decouvrir-notre-future-grande-region.html

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:37
Pour vaincre le harcèlement...

 



Le harcèlement est une plaie du monde moderne : il s'organise de manière insidieuse, dans les entreprises, sur internet, et même à l'école...

Internet, les reseaux dits "sociaux" favorisent ce phénomène, d'autant que l'anonymat permet d'insulter, sans être inquiété.

Internet devient le lieu privilégié de la calomnie, du verbe insultant, de l'invective : le cyber-harcèlement fait des ravages, auprès des jeunes notamment...

Dépressions, suicides sont le résultat lamentable de ces comportements infâmes, d'autant que le groupe de harceleurs agit, souvent, de concert, en foule...

Le harcèlement traduit une forme de lâcheté, surtout quand il s'attaque à de jeunes esprits, facilement influençables.

Il faut que les adultes eux-mêmes ne donnent pas l'exemple de cette attitude irresponsable et délétère...

Or, sur internet, il n'est pas rare de lire de plus en plus de propos insultants, outranciers, et qui peuvent être dévastateurs pour ceux qui en sont la cible...

Internet est un outil fabuleux mais quand il devient un instrument de haines, d'invectives et d'injures gratuites, quand il sert des intentions purement malveillantes, quand il se fait le réceptacle d'ignominies, de jalousies stupides, il se transforme en un objet très dangereux.

A chacun de veiller au respect, à une forme de dignité dans les propos qu'il tient....

A chacun de ne pas suivre la masse qui harcèle, à chacun de ne pas suivre un meneur qui organise le harcèlement.

A chacun de mesurer les conséquences de ses propres actes et de ses paroles.

En classe et ailleurs, le harcèlement s'attaque au plus faible, à celui ou à celle qui est isolée, qui a des difficultés, qui est déjà affaiblie...

Haro sur le baudet ! La tentation est grande d'anéantir celui qui est sans force, ou encore celui qui brille par son intelligence, le premier de la classe.

On exclut, encore plus, celui qui est à part, on le jalouse ou on le méprise...

Les jeunes enfants, les adolescents sont particulièrement exposés à ce phénomène du harcèlement : fragiles, sensibles, ils éprouvent de grandes difficultés, pour faire face à ce déchaînement de violences verbales, et parfois même physiques....

Il convient aux adultes de montrer, par leur comportement, une forme d'exemple : si les adultes ne montrent pas la voie, si les adultes se livrent au harcèlement, comment les jeunes peuvent-ils, eux-mêmes, réagir ?


Il convient de dénoncer toute forme de harcèlement, d'où qu'il vienne, il convient, aussi, à chacun de se comporter en adulte responsable et digne...

Les parents, les adultes, dans leur ensemble, ont, aussi, un rôle à jouer, ils doivent dénoncer et stigmatiser toute la violence que comporte le harcèlement.

 

Six choses à savoir sur le harcèlement :

 
http://www.gouvernement.fr/6-choses-que-vous-devez-savoir-sur-le-harcelement-a-l-ecole-nah


 

http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/


 



 

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