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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:41

 chomeur reuters

 

Il faut bien le constater : la crise, le chômage s'intensifient et s'aggravent de jour en jour... Face à ce fléau qui frappe nos sociétés, certains trop fragiles n' y résistent pas : ce mercredi 13 février, un chômeur en fin de droits s'est suicidé de la manière la plus horrible et la plus atroce qui soit : l'immolation par le feu...

Ce jeune chômeur de 43 ans, qui avait perdu ses droits à une indemnité chômage, s'est suicidé devant une agence Pôle emploi de Nantes. Pôle emploi affirme avoir "recherché avec lui" des solutions. Evoquant un "drame effroyable" et "choquant", le ministre du Travail et le Premier ministre ont affirmé que "tout avait été fait" pour éviter ce drame. "
 
Oui, tout cela est choquant : ce n'est pas pas, en plus, un phénomène isolé, d'autres suicides se sont déjà produits...
 
En trois ans, de la fin 2008 à la fin 2011, la crise économique a accru le nombre de chômeurs de 648.500 en France. Elle a eu un autre impact, plus dramatique mais largement passé sous silence : un surcroît, durant cette même période, d'environ 750 suicides et 10.780 tentatives de suicide.
 
Une société qui n'offre plus de perspectives d'avenir est forcément une société en panne, à la dérive : le plus inquiétant, c'est que certains se suicident en raison du chômage et d'autres pour cause de stress et d'un surcroit de fatigue dû au travail...
 
Qui ne voit là les incohérences de notre monde ? Un monde où le travail n'est pas équilibré, où certains travaillent trop et d'autres n'ont même pas le droit élémentaire au travail...
 
L'homme avait même appelé l'organisme pour prévenir de ses intentions, mais ni les pompiers, ni la police, qui avaient été alertés, n'ont pu empêcher le passage à l'acte. 
 
Un homme de 43 ans est mort en raison du chômage, d'autres, des SDF meurent de froid dans la rue : dans quel sombre Moyen âge vivons-nous ? Comment peut-on arriver à accepter de telles horreurs au XXIème siècle ? Quelle est cette régression qui nous accable ?
 
La France a fait le choix d'un changement de politique en élisant François Hollande à la présidence de la République mais, pour l'instant le changement se fait attendre même si effectivement on parle de plus d'équité et de justice...
 
Bien sûr, le problème du chômage ne peut pas se régler instantanément mais il faut prendre des mesures plus efficaces pour préserver des chômeurs ou des travailleurs en détresse...
 
Peut-on admettre qu'une crise issue du monde de la finance et des banques en arrive ainsi à mettre en jeu la vie des gens, les détruire, les anéantir ?
 
Peut-on admettre que la crise profite aux plus riches et réduise à néant les plus faibles et les plus démunis ?
 
Sources : Le Monde / La Tribune
chomeur



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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 13:15

 

pauvre reuters
Selon un sondage CSA publié en janvier trois quarts des français redoutent la précarité : les Français les plus inquiets sont les moins aisés, qui sont 87 % à avoir peur de se retrouver dans la précarité, les actifs (82 %) et les femmes (78 %), selon ce sondage consacré à la notion de "solidarité".
 
Ainsi, les gens perçoivent bien un avenir sombre et inquiétant, d'autant que tous les jours on annonce aux français des déficits : déficits de l'assurance chômage, de l'assurance vieillesse...On prévoit en cette année 2013 une nouvelle et énième réforme des retraites qui ne résoudra sans doute pas les problèmes....
 
Pour la première fois, dans l'histoire du monde, des régressions sont envisagées dans de nombreux domaines, l'avenir est incertain et la morosité règne un peu partout...
 
Est-ce là un monde vivable, un monde d'inquiétudes croissantes où les nouvelles générations vont devoir se battre pour obtenir ce droit essentiel : le droit au travail ?
 
La précarité pour avenir ? L'angoisse du chômage ? Même les jeunes diplomés ont parfois des difficultés à trouver du travail... Comment, dès lors, motiver les jeunes, les inciter à poursuivre des études ?
 
Si le monde actuel ne propose plus de perspectives, si la peur, la précarité s'installent, si l'espoir en l'avenir s'effrite, si le chômage continue à s'accroître, il faut craindre un déclin de nos sociétés...
 
Où est la foi dans le progrès qui a guidé les générations précédentes ? Où est l'élan vers l'avenir ? Où est le renouveau ?
 
Il faut que les entreprises françaises renouent avec la qualité, dans le domaine de l'automobile par exemple : le clinquant est à la mode dans de nombreux secteurs mais il faudrait que les constructeurs perçoivent plutôt l'importance de la solidité, de la qualité des produits : le tape à l'oeil n'est pas l'essentiel....
 
Il faudrait aussi face à la concurrence mondiale redonner au label France ses lettres de noblesse, la France a des atouts indéniables : sa culture, son histoire, sa littérature, il faut que la France s'impose aussi dans le domaine de l'industrie et qu'elle vise à une meilleure qualité....
 
Retrouver et privilégier l'authenticité, voilà qui paraît essentiel, retrouver une envie de faire rayonner la France sans avoir recours à ce qui brille mais à ce qui est vrai, solide....
 
Le monde factice que l'on nous propose souvent n'est pas vraiment ce qui répond à nos aspirations : l'être humain a de plus en plus besoin de s'ancrer dans un terrain fait de sûreté, de solidité...
 
pauvre 3 reuters



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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:47
peillon reuters
"Si on ne trouve plus d'enseignants en France, c'est que le métier est difficile". C'est le ministre de l'éducation lui-même, Vincent Peillon qui s'exprime et qui évoque sans ambiguité la crise des vocations que connaît l'enseignement...
 
Dans les écoles primaires des zones les plus défavorisées, les enfants sont parfois privés d'enseignants pendant plusieurs semaines y compris dans les classes où se jouent les apprentissages fondamentaux.
 
Inutile de se voiler la face : l'enseignement français va mal, les candidats aux concours d'enseignement se raréfient, le métier s'alourdit de plus en plus chaque année, avec, en lycée, des classes trop chargées, avec des réformes hâtives, mal pensées...
 
Le malaise est profond, partout, à l'école primaire où une nouvelle grève s'annonce le mardi 12 février, mais aussi dans les collèges, dans les lycées...Logiquement, en raison du chômage qui s'accroît, ce métier qui présente tant d'avantages devrait intéresser plus de jeunes : vacances, nombre d'heures de cours que l'on dit limité, en oubliant tout le travail en amont, en omettant toutes les préparations, les corrections de devoirs, les contacts plus ou moins faciles avec les parents..
 
Certains professeurs sont débordés de travail à tel point qu'ils ont des difficultés à assumer toutes les tâches que l'on exige d'eux...Certains découragés envisagent d'abandonner ce métier sur lequel pleuvent toutes sortes de critiques...
 
Il faut imaginer une salle de classe remplie de 36 élèves en lycée : la salle est pleine à craquer, impossible d'isoler des élèves inattentifs ou qui posent problème...difficile de canaliser l'attention de plus en plus dispersée de certains adolescents...
 
Les tâches sont multiples : réunions de concertation en vue de devoirs communs, de bacs blancs, conseils personnalisés aux élèves, cahiers de textes à remplir, livrets d'évaluation, une innovation du gouvernement de N Sarkozy qui va être probablement abandonnée car elle génère un travail colossal pour des résultats inefficaces...
 
On commence même à évoquer l'ENT ou environnement numérique de travail où les enseignants sont invités à consigner tous leurs cours, leurs devoirs, leurs travaux : impossible de faire face à ces nouvelles charges de travail...Pour l'instant, l'ENT n'est pas obligatoire mais il risque de le devenir...
 
Vers quel gouffre se dirige l'enseignement ? Vers quelles dérives ? Assez de réformes hasardeuses, assez de contraintes qui pèsent de plus en plus sur les enseignants !
 
Il est temps de redonner du lustre à ce métier, d'en alléger les charges, d'en comprendre toutes les difficultés et les contraintes...
enseign java
école reuterss



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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 05:49
benoit reutrs
Eh oui... la vieillesse existe. On a beau nous la cacher, on a beau nous dire sans cesse que l'homme vit plus longtemps et en bonne santé, force est de constater que la vieillesse existe encore et qu'elle produit des effets terribles sur l'organisme...
 
Le pape Benoit XVI vient de démissionner de son ministère en raison d'ennuis de santé... Beaucoup s'en étonnent, se disent même sidérés de cette décision mais enfin... à 86 ans, exercer des fonctions si prenantes que le pontificat relève de l'exploit pur et simple. 
 
Les images montrent bien un Benoit XVI affaibli, figé, fatigué, incapable de marcher, de se déplacer normalement...
 
Rappelons que les cardinaux eux mêmes n'ont plus le droit de voter au delà de 80 ans car on les juge peu aptes à prendre des décisions...
 
On voit bien sur le visage de Benoit XVI les effets de l'âge : les traits tirés, fatigués, les yeux pleins de lassitude. On voit bien un homme affaibli, en bout de course...
 
Au delà de 80 ans et même bien avant pour certains, souvent des soucis de santé interviennent et il est rare d'y échapper. Notre société feint de ne pas voir les effets de l'âge, veut les occulter même. Les maisons de retraite sont remplies de personnes âgées de 80 ans ou plus...et on les cache, on les oublie souvent...
 
On prétend même que l'être humain est apte à travailler jusqu'à 67 ans ou plus sans danger et sans risque...Imaginez un maçon , un plâtrier, un peintre, un enseignant exercer leur métier jusqu'à cette limite extrême : quel temps leur restera t'il à vivre lorsqu'ils auront atteint la retraite ? Dans quel état seront -ils ?
 
Le travail physique, le stress provoquent une usure indéniable...Le travail affaiblit les organismes et on ne peut nier qu'il accélère les effets de l'âge en termes de pénibilité et de stress.
 
Oui, la vieillesse existe, elle est parfois invalidante : il suffit de regarder Benoit XVI pour s'en persuader mais d'autres sont atteints encore plus lourdement dans leur corps, dans leur chair, dans leur esprit. Certains souffrent de pathologies terribles, hémiplégie, paralysie, aizheimer, troubles mentaux divers.
 
En démissionnant, le pape Benoit XVI a pris une sage décision : certains hommes politiques feraient bien parfois de suivre cet exemple quand leur état de santé est altéré et les empêche d'exercer pleinement leurs fonctions. 
 
Il serait temps de considérer la vieillesse dans toutes ses dimensions, d'en percevoir les difficultés, les défaillances souvent inévitables....
benoit reut
benoit reuters
 
benoi re



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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:36

 

cheval r
Personnellement, je ne mange jamais de viande de cheval, je n'ai pas l'habitude, je n'aime pas la viande de cheval... Je consomme aussi peu de plats préparés, j'évite d'acheter ces produits sauf quelques rares conserves de légumes ou des desserts...
 
D'ailleurs, apparemment, il vaut mieux s'abstenir car les ingrédients de ces produits tout prêts, lasagnes, raviolis, hachis nous échappent, échappent même à tout contrôle, à toute réglementation...La viande acheminée de différents pays d'Europe est enfermée dans des préparations opaques et le consommateur ne peut absolument pas en vérifier le contenu, les différents composants...
 
Ainsi, le scandale récent des lasagnes Findus contenant de la viande de cheval en lieu de boeuf révèle bien tous les problèmes de notre alimentation : une nourriture factice, qui passe par une multitude d'intermédiaires, avec des ingrédients divers venus de pays différents et difficiles à répertorier...à canaliser...
 
Un produit pour un autre ? La tentation est grande pour les producteurs de faire des affaires juteuses sans se soucier des consommateurs...La viande de cheval, à la place de la viande de boeuf ? On perçoit immédiatement des coûts différents...qui vont permettre d'abuser les clients et leur faire payer le prix fort...
 
Peut-on même se fier aux indications figurant sur les produits ? Elles sont souvent confuses : on signale un produit de l'Union Européenne, mais impossible d'en connaître la provenance exacte...On trouve parfois simplement la mention "préparé et conditionné en France" mais le produit est il originaire de la France, est-il cultivé en France ? Rien ne l'indique...rien ne permet de l'affirmer.
 
Le système de traçabilité paraît très insuffisant et les Français comme les Européens sont invités à manger tout et n'importe quoi...
 
La viande chevaline insérée dans les lasagnes Findus était-elle, même, saine ? Etait-elle exempte de produits nocifs ? Difficile de le préciser...
 
Nous sommes tous conviés à nous rendre dans de grands temples de la consommation où de nombreux produits surgelés, des conserves, des légumes, de la viande sous vide sont à portée de mains... Mais on a perdu tout contact avec la réalité du produit. Prend-on même le temps de vérifier la provenance, le contenu des produits ?
 
En général, la composition figure en lettres minuscules, avec des dénominations inaccessibles au commun des mortels : sorbate de potassium, anhydride sulfureux, émulsifiants, acide ascorbique... Effrayant ! Et pourtant, le goût est délicieux, grâce à des parfums d'écorces d'oranges, de rhum, pour un gâteau, par exemple.
 
Dans ce monde moderne où les femmes travaillent, les gens n'ont plus le temps de faire leurs courses avec attention ni de cuisiner. Dès lors, on consomme des produits frelatés, d'accès facile... mais on ne sait plus ce que l'on mange.
 
La surconsommation bat son plein, mais nous ne sommes même plus capables de contrôler ce que nous avons dans nos assiettes...
 
 
 cheval 2 reuters
 
 
 
 
 



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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 18:20
vanneste reuters 2
Alors que nous abordons le XXIème siècle, l'homophobie s'incarne encore au plus haut niveau, chez des responsables politiques qui n'hésitent pas à clamer leur haine, leur intolérance, leur mépris...Ainsi, Christian Vanneste, ex-député UMP est coutumier des déclarations homophobes...
 
Pour C. Vanneste, un homosexuel est "quelqu’un qui refuse l’autre". Il a aussi affirmé : "Vous en avez beaucoup dans le domaine de la culture, vous en avez beaucoup dans le domaine des médias. C’est-à-dire dans tous les domaines de la communication." "Le comportement homosexuel est inférieur socialement et moralement", avait également déclaré le député.
 
Une telle définition et de tels propos démontrent bien que M. Vanneste est lui même coupable de rejeter et de refuser l'autre et ses différences...
 
Christian Vanneste fait d'ailleurs encore parler de lui : il a déposé plainte contre Eva Joly qui a été mise en examen le 11 janvier pour diffamation. En février 2012, lors d’une interview, Christian Vanneste avait qualifié de « légende » la déportation de personnes homosexuelles en France lors de la seconde guerre mondiale. « En dehors des trois départements annexés (à l’Allemagne), il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France », avait-il déclaré. Réagissant à ces affirmations, la députée Europe-Ecologie-les-Verts alors en campagne pour la présidentielle, avait considéré que ces propos relevaient du négationnisme dans un communiqué de presse. 
 
 Il apparaît manifestement que les propos de C. Vanneste visent à stigmatiser des différences, à montrer du doigt et à désigner les homosexuels comme des coupables alors qu'ils sont souvent des victimes d'intolérance, de rejet...
 
L'homophobie relève de la bêtise pure et simple, de l'incompréhension , l'homophobie relève du fanatisme et de l'intégrisme : on refuse aux autres le droit à la différence...on n'admet pas la richesse de la diversité humaine, on condamne sans réfléchir, sans se soucier des blessures infligées aux autres...
 
L'homophobie est un manque de réflexion : comment peut-on condamner des gens sous prétexte que leurs penchants naturels les portent vers des personnes du même sexe ? De quoi sont-ils coupables ?
 
Selon certains, l'homosexualité serait "un signe de décadence" : on se souvient de ces propos tenus par Serge Dassault : il s'en prenait notamment au mariage homosexuel initié par les socialistes. 
 
Serge Dassault, le sénateur UMP propriétaire du Figaro, reliait même la décadence de la Grèce à la pratique de l'homosexualité qui est une pratique très ancienne puisqu'elle remonte à l'époque d'Homère aux origines même de la civilisation grecque... En fait, l'homosexualité a perduré pendant des siècles sans mettre en péril la Grèce... 
 
On le voit, l'homophobie est associée souvent à l'ignorance, à l'inculture, à des connaissances approximatives et hasardeuses...
 
Le plus grave, c'est que cette homophobie est ici clamée haut et fort par des hommes politiques, représentant un pouvoir, une autorité...
 
das reuters



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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 16:55
 
737px-Vincent Van Gogh 0020 wiki
Vincent Van Gogh, peintre d'origine néerlandaise, inspiré par l'impressionnisme nous a laissé de nombreux tableaux où il peint la nature provençale : oliviers, cyprès, champs de blé, collines.
 
Né en 1853 aux Pays Bas, Van Gogh grandit dans une famille de l'ancienne bourgeoisie. En 1880, il se tourne vers la peinture, il quitte les Pays-Bas pour la Belgique, puis s'établit en France. Le 20 février 1888, il s'installe à Arles dans la vieille ville... Une pétition signée par trente personnes demande alors l'internement ou l'expulsion de Vincent van Gogh : on lui reproche des troubles à l'ordre public. 
 
Le 8 mai 1889, il quitte Arles. Hanté par des hallucinations, il décide alors d'entrer dans un asile d'aliénés près de Saint-Rémy-de-Provence. Il y reste un an...
 
 Le séjour de Vincent Van Gogh dans le midi de la France est considéré comme la période créatrice la plus féconde de sa courte carrière. Durant ses mois d'internement à l'asile de Saint-Rémy-de-Provence, Van Gogh continue à peindre dans la campagne provençale.
 
Un de mes tableaux préférés de cette période est intitulé :" Champ de blé avec cyprès ", un paysage du sud inondé de lumière, aux couleurs éclatantes, aux formes et aux contours étonnants. Van Gogh nous fait bien redécouvrir la nature à travers ce tableau .
 
Il nous fait voir des nuages sous un jour nouveau avec des volutes appuyées, des arabesques, des images qui se dessinent dans le ciel : ailes d'oiseaux, femme aux contours indécis à l'attitude alanguie....aigle de couleurs grises. Ce ciel plein de tourments traduit bien une âme de visionnaire, de peintre halluciné au regard divin...
 
Au premier plan, on est ébloui par le champ de blés jaunes : les épis semblent ondoyer sous le vent, Van Gogh a réussi à traduire ce mouvement des blés, les blés qui se transforment en une mer de vagues jaunes. A l'arrière-plan, les collines bleues de Provence dessinent leurs formes arrondies.
 
De part et d'autre du tableau, des arbres attirent le regard : cyprès et oliviers, arbres provençaux par excellence. A droite, deux cyprès vrillent le ciel de leurs formes élancées. Les fuseaux noirs et verts se dressent et se hissent comme des pinceaux somptueux sur ce paysage. Les cyprès légers ,fuselés, aériens tracent leurs lignes sur le paysage, les branches compactes, épaisses s'enroulent autour du tronc...
 
A gauche, un olivier aux couleurs bleutés et vertes s'épanouit sur le fond du tableau.
 
Au premier plan, on perçoit quelques fleurs sauvages rouges et blanches qui apportent leurs notes de couleurs..
 
Van Gogh réinvente le paysage, nous le fait voir sous un jour différent , nous montre toute la beauté de la nature provençale, ses tourments aussi avec des nuages en forme de tourbillons, le champ de blé bousculé par le mistral.
 
Champ de blé avec cyprès est, en fait, une série de trois tableaux similaires réalisés en 1889 par Vincent van Gogh. Ces toiles mesurent environ 73 sur 92 cm.
 
 
 
 
 
 
 -Vincent Willem van Gogh 011 wikimedia
van gogh 4
 
 
 
 
-Vincent Van Gogh 0019 wikimedia
van gogh 6



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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 19:28

 

 camélia libre

 

 Le camélia plein de délicatesse et d’élégance nous offre une fleur digne d’une estampe japonaise, tant sa beauté est subtile, fine, distinguée…

Originaire de l' Asie orientale et du Japon, il fut introduit en Europe au 18ème siècle par un jésuite, le père Camelli dont il porte le nom.
 
L’harmonie se perçoit déjà dans le bouton de la fleur d’une rondeur prometteuse ,un bouton qui révèle la perfection à venir…
 
Les couleurs du camélia raffinées vont des nuances du rose délicat au rouge pourpre en passant par le blanc éclatant... L’élégance, la distinction des teintes nous éblouissent, nous charment, nous apaisent…
 
Que de douceur et d’harmonie dans cette fleur ! Les pétales généreux se déploient sous nos yeux avec une infinie tendresse : ondulés, parfois froissés, ils cachent le cœur même de la fleur en des festons flous, et en renforcent le mystère. Le feuillage aussi d’une superbe couleur verte cirée, brillante participe à l’élégance du camélia… Les fleurs fragiles paraissent comme suspendues, aériennes sur l’arbuste. Le camélia est pourtant une fleur hivernale capable de résister aux rigueurs du froid…
 
La fleur associée au célèbre roman d’Alexandre Dumas évoque aussi l’amour sincère, la beauté, la fragilité de la vie puisque la dame aux camélias est vouée à une mort précoce …
 
Cette fleur possède un charme infini par la douceur estompée et nuancée de ses coloris, elle nous attire par sa discrète élégance et son raffinement extraordinaire… Elle nous entraîne dans un monde feutré, tendre, harmonieux...
 
Le camélia nous fournit ses fleurs au cœur de la saison froide, une harmonie bienheureuse et paisible qui adoucit les rigueurs de l’hiver, un tableau de couleurs pastels plein de délicatesse et de charmes.
 
 
camélia Gisse
Photos auteurs : Gisse
Trévarez
camélia trevarez libre
                                      



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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:06
mode reuters 5
La nouvelle mode printemps-été vient de sortir : fini le clinquant, finies les dorures, les paillettes, la mode est au noir et blanc avec des rayures, des pois, une mode très austère, avec des contrastes saisissants : il semble que l'on passe d'une tendance à une autre : après le brillant, le noir fait un retour étonnant pour une saison printanière...
 
La mode semble nous inviter à la rigueur, à l'austérité, elle joue avec l'air du temps : des couleurs sombres ponctués de quelques orangés, la mode est triste, on voit s'afficher sur des tee shirts des motifs de têtes de mort plus ou moins grands, parfois dupliqués ou répétés à l'infini...
 
Une ambiance de décadence semble s'instaurer : quasi-absence de couleurs, formes larges, évasées, teintes estompées qui miment une sorte d'usure des vêtements...Il s'agirait d'évoquer une forme de pauvreté factice : certaines vestes sont frangées, comme élimées....
 
La tristesse est au rendez-vous, d'autant que certains motifs imitent les tissus de tapisserie, ramages de fleurs ternes, sur fond de noir ou de beige....
 
Certaines vestes de printemps ressemblent à des fauteuils couverts de tapisserie à l'ancienne...Nous inviterait-on à faire tapisserie ? à tout accepter même une mode pleine de raideur, noire, triste ?
 
Le but est de décliner de nouvelles tendances, de nous inciter à changer de garde-robe mais il semble aussi que cette mode soit calculée sciemment pour reproduire les invitations pressantes de l'Europe vers l'austérité : cette rigueur du vêtement est inquiétante et troublante...
 
Cette rigueur fait froid dans le dos et laisse une impression désagréable, une ambiance fin de siècle...
 
J'ai du mal à imaginer que cette mode puisse séduire les femmes mais les magasins commencent à se remplir de clientes soucieuses et avides de nouvelles collections : le noir va se décliner dans de nombreuses tenues, le gris va ternir les vêtements du printemps...
 
Les créateurs de mode semblent s'inspirer de la situation environnante : c'est comme si la mode elle-même nous intimait un ordre de soumission à la rigueur : c'est terrifiant !
 
Est-ce une façon de modifier totalement les tendances, est-ce une sorte d'incitation à se fondre dans un air de restriction budgétaire ?
 
Le problème, c'est que les vêtements à la mode sont vendus de plus en plus chers et s'ils nous invitent à l'austérité, ils nous obligent aussi à des dépenses inconsidérées.
 
Bref, mieux vaut ne pas suivre une mode si peu attirante, si sombre, si triste....ne nous laissons pas aller à l'air du temps....Refusons l'austérité !
 
 mode reuters 7
 
 
 
 
 
mode reuters 4 



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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:38
enseignants reuters
Les profs ! Un monde en soi plein de diversités, de mystères !
 
 En fait, pour bien comprendre le métier de professeur, il faut se rendre compte qu'il est multiple : on ne peut parler d'un seul métier mais d'une infinité de métiers. D'abord, les enseignants sont spécialisés dans des disciplines très différentes : français, mathématiques, physique, histoire-géographie, éducation physique, langues etc.
 
Chaque enseignement a ses spécificités, les professeurs de français et de philosophie ont une charge de travail plus lourde pour la correction des copies, les professeurs de mathématiques peuvent corriger plus rapidement ces copies car la rédaction est allégée, les profs d'éducation physique, eux, n'ont pas de copies.
 
Certains travaillent en collège, d'autres en lycée ou encore à l'université, certains sont agrégés, d'autres certifiés avec des statuts différents...On le voit, cette profession recouvre une multitude de tâches et de situations....
 
Le métier d'enseignant de collège est différent de celui qui exerce ses fonctions en lycée : les niveaux d'études et de préparation des cours sont variés, un cours de lycée demande plus de recherches...Les ambiances sont différentes : les classes sont parfois plus agitées en collège, les élèves étant plus jeunes...
 
Un professeur au cours de sa carrière connaît ces divers niveaux : collège, université, lycée et peut apprécier les différences, les spécificités de chaque établissement : un travail plus stressant en collège en raison de l'ambiance mais plus lourd, plus étoffé et laborieux en lycée...
 
Les professeurs, en début de carrière, sont souvent nommés loin de leur région d'origine : un exil forcé qui peut durer plus ou moins longtemps en fonction des possibilités de mutation... Il faut alors trouver un logement, s'adapter à un climat, à des habitudes de vie différentes...
 
Les professeurs sont donc appelés, au cours de leur carrière, à exercer dans des établissements, des régions diversifiés, il faut, chaque fois, s'intégrer et trouver ses marques avant d'obtenir un poste plus durable et qui répond aux goûts de l'enseignant....
 
Les certifiés sont tenus de dispenser 18 heures de cours, les agrégés doivent un enseignement de 15 heures car ils ont passé deux ans de plus sur les bancs de l'université, pour obtenir d'abord une maîtrise puis une agrégation... On peut demander aux uns et aux autres d'accomplir deux heures supplémentaires pour les besoins du service...
 
Il faut imaginer combien ce métier est exigeant et complexe : face à des élèves de plus en plus nombreux dans les classes, jusqu'à 36 élèves, il faut répondre aux attentes, aux difficultés de tous ces adolescents qui ont des motivations et des niveaux différents... Il faut capter l'attention capricieuse de certains, une concentration diffuse, surtout quand les cours se déroulent l'après-midi.
 
L'enseignant doit aussi répondre aux questions, aux angoisses des parents quand des difficultés se présentent : il est amené à voir des parents qui le jugent parfois responsable des problèmes rencontrés par l'élève...
 
Enfin, les professeurs sont soumis à une hiérarchie : un chef d'établissement donne chaque année une note administrative qui sanctionne la ponctualité, l'assiduité, l'efficacité, le rayonnement de l'enseignant...
 
Par ailleurs, des inspecteurs viennent tous les 6 ou 7 ans pour juger de la pédagogie des professeurs qui sont à nouveau notés : comment ne pas percevoir le caractère aléatoire de ces inspections qui sont peu fréquentes et qui ne reflètent pas forcément la valeur réelle de l'enseignant ?
 
Force est de constater que ce métier est très prenant car l'enseignant doit effectuer ses cours mais aussi les préparer soigneusement, corriger des copies, contacter des parents, préparer des devoirs...Le temps de travail est variable en fonction des semaines, du niveau, des corrections effectuées... 
 
Il faut comprendre que l'enseignement est un métier de concentration extrême : dans la préparation mais aussi pendant les cours : l'attention est permanente, il faut veiller à l'écoute de tous les élèves, il faut entretenir un débat permanent : le cours magistral a disparu, il faut faire intervenir les élèves, les solliciter alors qu'ils ont leurs problèmes, leurs difficultés... Cette fonction réclame donc une énergie physique et mentale à toute épreuve : le fait de parler à haute voix pendant plusieurs heures demande des réserves inouies de dynamisme...
 
Cependant, ce métier complexe, exigeant permet à celle ou à celui qui l'exerce d'apprendre beaucoup : c'est en enseignant aux autres que l'on s'enrichit intellectuellement, qu'on découvre la psychologie des êtres, leurs comportements...
 
C'est en expliquant des notions complexes que l'on apprend soi même à mieux maîtriser des connaissances, ce métier qui sert à instruire les autres permet de s'instruire soi-même...de se former, de progresser, et en ce sens, cette profession peut être passionnante..
                  
enseignants reuters 2

 

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