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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:39

 

ville 4                  

 

Le soleil fait la roue sur les immeubles de la ville, il resplendit de mille feux, il éblouit les regards... Les arbres dressent leurs squelettes desséchés sous la lumière étincelante... Noires fumées des arbres aux formes étonnantes, légers fuseaux entremêlés de branches ténues et sombres.

 

Squelettes noirs de l'hiver aux formes de détresse et de beauté, silhouettes obscures et magiques sur le beu du ciel... sur la blancheur échevelée de nuages légers...

Les arbres noirs sur l'azur révèlent leur éclatante beauté... un réseau de branches légères, dénudées se dessine dans le ciel, un entrelac de faisceaux de ténèbres traverse l'horizon de la rue.

 

Un tableau contrasté de couleurs apparaît : bleu du ciel, ébène des arbres qui pleurent la détresse de l'hiver, bonheur de l'azur, désespoir des branches qui étalent leur couleur de deuil et de tristesse.

 

Les immeubles s'éclairent de la luminosité du jour, façades grises étincelantes de roses et d'ocres.

 

La lumière accentue les formes inquiétantes et superbes des grands arbres du boulevard... La lumière transforme les ormes centenaires qui deviennent des brûlures noircies, desséchées , sombres, superbes, qui décorent l'hiver de leurs allures élancées et subtiles...

 

Les branches dessinent de fins entrelacs de racines, aux formes légères, aériennes, fourreaux élégants et graciles...

 

Le soleil resplendit, redessine les fûts des branches, exacerbe leur tristesse et leur beauté, les troncs se dressent majestueux dans la clarté du matin.

 

Entre les branches obscures, le ciel, le soleil montrent leurs éclats de lumière, des fleuves d'or et d'azur, des torrents de luminosité, de luminescence.

 

 

La douce lumière peint un magnifique tableau sous mes yeux éblouis... Les immeubles, les arbres entourés des halos du soleil reprennent vie... Un nouveau jour commence...

 

 

http://youtu.be/0MYzkBiJn5Y

 

 


ville 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 16:17

classe

 

Il faut bien le constater et prendre enfin la mesure des problèmes : le niveau des élèves en France est en train de baisser, des enquêtes récentes le prouvent...

 

Pour la compréhension de l'écrit, domaine essentiel, la proportion d'élèves qui ne maîtrisent pas cette compétence a augmenté d'un tiers, passant de 15,2 % à 19,7 % entre 2000 et 2009....La baisse se constate quelles que soient les compétences. Pour la même dictée, 46 % des élèves faisaient plus de 15 fautes en 2007, contre 21 % en 1997.

 

Pourquoi de telles évolutions négatives ? La grammaire, l'orthographe ont été négligées pendant des années, la dictée étant considérée comme un exercice qui dévalorise et pénalise les élèves : on a vu fleurir des dictées préparées, des dictées à trous...

 

La grammaire elle-même a été jugée rébarbative alors qu'elle est essentielle pour la compréhension et le maniement d'une langue... On l'a donc reléguée au second plan.

 

Résultats ? Les élèves ne savent plus, parfois, construire une phrase correcte, ils ne maîtrisent pas le vocabulaire de base, déforment des mots pourtant simples...Barbarismes, incorrections, fautes d'orthographe rendent les copies illisibles et polluent la simple compréhension...

 

La pensée, avec le langage qui fait défaut, s'appauvrit ainsi que la réflexion...

Les jeunes lisent aussi de moins en moins, ils utilisent internet, en connaissent tous les arcanes mais se contentent parfois de faire des copiés collés au lieu de s'entraîner à la réflexion...

 

Les jeux vidéo prennent des proportions considérables pour certains et empiètent inéluctablement sur le temps de travail scolaire....

La culture est, de nos jours souvent dépréciée : elle n'a plus la cote, on lui reproche même de ne pas avoir d'utilité immédiate... Mais enfin, la culture est aussi une source de réflexion qui permet de comprendre les problèmes qui nous entourent... Sans culture, on ne progresse pas.

 

Il faut réhabiliter la culture, l'apprentissage méthodique de la langue et du vocabulaire... Il faut redonner de l'importance aux études, les revaloriser... montrer l'importance de la lecture essentielle aussi pour la maîtrise de la langue...

 

Comment peut-on progresser si on ne lit pas ? La lecture donne l'occasion d'acquérir du vocabulaire, de se perfectionner dans l'expression, de réfléchir posément et calmement, de refuser le simple réflexe...

 

Source : Le Monde

 

class

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:43

 

carence re 5

 

Le gouvernement vient de prendre une sage décision : la suppression de la journée de carence des fonctionnaires. Marylise Lebranchu, ministre en charge de la Fonction publique a annoncé cette abrogation ce jeudi 21 février...

 

Cette journée avait été initiée et instaurée par le gouvernement de F. Fillon en 2011 : l’objectif était de générer des économies, de lutter contre l’absentéisme et d’aligner les fonctionnaires sur les salariés du privé, autant de prétextes fallacieux, une occasion d’opposer secteur public et privé, de créer des dissensions, des fractures…

Mais on s’est rendu compte que l’impact budgétaire de cette journée de carence était faible : 60 millions d’euros par an pour l’état…
 
De plus, le délai de carence de 3 jours dans le secteur privé n’est appliqué que dans un petit nombre d’entreprises grâce à des accords avec les salariés : 70 % des travailleurs du privé sont couverts par des accords internes…
 
Dès lors, l’injustice était bien de pénaliser les fonctionnaires, la cible favorite du gouvernement de N. Sarkozy… en leur enlevant de manière irrémédiable une journée de salaire en cas d’arrêt-maladie…
 
Cette journée de carence atteignait les gens les plus fragiles, soumis à des maladies, à des difficultés. Les fonctionnaires, ne l'oublions pas, ont été aussi soumis à la rigueur budgétaire avec le gel des salaires. 
 
Rappelons que selon une étude récente, l’absentéisme n’est pas plus élevé dans la fonction publique que dans le privé : il est temps de tordre le cou à des idées préconçues, à des préjugés d’un autre âge…
 
Evidemment, la présidente du Medef est aussitôt montée au créneau pour déplorer cette abrogation. Pour Laurence Parisot, ce n'est "pas raisonnable du tout". La présidente du Medef évalue le coût de cette mesure à 200 millions d'euros. Elle déplore que la France soit "addicte à la dépense publique". Mais Madame Parisot n’est sûrement pas à même de saisir les difficultés rencontrées par des salariés aux revenus modestes…
 
Les fonctionnaires, on le sait, sont souvent désignés à la vindicte générale, des boucs émissaires auxquels on s’attaque volontiers en mettant en avant quelques privilèges et en oubliant les difficultés auxquelles ils sont confrontés : salaires peu attractifs, obligation de se soumettre à des mutations, travail au service d’un public souvent grincheux, peu reconnaissant…
 
S’attaquer en période de crise aux plus faibles, à des gens qui souffrent de pathologies récurrentes relève de l’inconscience et de l’injustice….
 
Le gouvernement a été bien inspiré d’abroger cette mesure inique et inadaptée à la situation : dans une période de crise, la justice consiste à faire payer les plus solides, les plus riches...
carence reut



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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 05:52

 

 enseign reut

 

Près de moi, dans la salle des professeurs, deux collègues discutent sur l’ambiance du lycée : « Les parents veulent qu’on garde les enfants, qu’on les occupe, on est là pour ça… » Les lycées deviennent, en effet, de vastes garderies pour adolescents qui ne savent plus, parfois, écouter, se concentrer… Les parents admettent d'ailleurs de moins en moins qu'on puisse punir leur progéniture pour cause de bavardage ou de désinvolture : certains n'hesitent pas à venir porter réclamation pour punition injustifiée...

Pour nombre d' élèves, le simple fait d’ouvrir un livre paraît un effort surhumain, alors même qu’on est en train d’analyser un extrait de ce livre… Le simple fait de prendre des notes pose problème...
 
La concentration leur fait défaut : il faut absolument pour garder le contact avec ces adolescents déployer des trésors de volonté, d’enthousiasme, arriver à les faire rire, jouer sur les mots, briller, étinceler mais ce n’est pas toujours facile… Une fois le rire passé, il faut les reconnecter avec le travail… 
 
Certains élèves, parfois, décrochent vite, semblent même dans un état léthargique, hors du monde, comme laminés et terrassés par la fatigue : que font ces adolescents de leurs soirées ? Peut-être sollicités par mille jeux, mille connexions sur leur i-phone ou sur internet s’endorment-ils très tard ? Peut-être ont-ils, alors, des difficultés extrêmes, le lendemain pour suivre le moindre cours ?
 
La garderie ? Est-ce là le rôle des professeurs ? Certes, les enseignants soulagent les parents de leurs enfants tout au long de la semaine quand ils travaillent.
Mais la fonction de l’école est avant tout d’instruire, d’éduquer, de former à des méthodes de travail, d’apprendre des savoir-faire…
 
Le ministre de l’Education s’apprête à modifier pour la énième fois les programmes de l’école, du collège, du lycée…
 
Est-ce pour les alléger ? Mais que peut-on attendre alors du niveau des élèves, niveau déjà faible en français pour certains ? un niveau souvent défaillant, en orthographe, dans l’expression car les adolescents lisent de moins en moins…
 
Quelle est la solution ? Sans doute faudrait-il augmenter le nombre d’heures d’enseignement de français en primaire et au collège, pratiquer des incitations à la lecture dès le plus jeune âge…
 
Garder les élèves ? Est-ce là l’unique vocation des professeurs ?
 
Hélas, on en prend parfois le chemin, car les élèves sollicités par toutes sortes de distractions, d’activités extra-scolaires ont parfois les plus grandes difficultés à suivre des cours en continuité dans la journée.
 
Peut-on obliger les élèves à réfléchir, à travailler, à se motiver ? Peut-on les mobiliser sur des activités diverses alors qu’ils ne sont pas du tout réceptifs ?
 
enseignants reuters 3



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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 05:42
mimosa libre Tangopaso auteur
Le mimosa aux fleurs exubérantes embaume les jardins de l'hiver...Des myriades de fleurs couleur d'or et de lumière tapissent les branches de l'arbre : des étincelles flamboyantes éblouissent les yeux...
 
Les parfums du mimosa sucrés, doux envahissent l'espace, des senteurs uniques se répandent, des effluves pleins de bonheurs de l'été rayonnant...Les fleurs explosent en bouquets remplis de luminescence...
 
 Les fleurs rondes se déclinent dans des tons de jaunes, clairs ou brillants ,de blanc, de crème ou d'orangé... Un duvet subtil les garnit de filaments soyeux. Les fleurs retombent en grappes abondantes autour de l'arbre et s'épanouissent en rameaux éblouissants.
 
Les boules cotonneuses, légères, étincelantes remplissent les arbres... les feuilles, souples, fines, dentelées, d'un vert subtil se couvrent d'une multitudes de boutons d'or : de loin, on dirait de la soie, une moire d'étincelles et de luminosités...
 
Le mimosa, fleur de l'hiver nous séduit par ses couleurs chaudes, ses senteurs à la fois douces et tenaces, le mimosa fait éclater et resplendir ses petites fleurs duveteuses...qui répandent des odeurs de miel doré...
 
Les fleurs blondes, de xanthe ressortent sur les feuillages aériens, souples,aux réseaux serrés et denses...
 
Les mimosas dessinent des panaches de lumière sur l'horizon de l'hiver...ils adoucissent de leurs couleurs, de leurs parfums les froids rigoureux, les frimas au coeur de l'hiver...
 
Senteurs et splendeurs du mimosa ! Quelles images de rêve d'été et de bonheurs infinis ! Quels rivages sereins et bienheureux ! Quels effluves savoureux !
 
Les mimosas fleurs du sud et du soleil en imitent la couleur dorée, ils nous font songer aux douces senteurs de l'été...
 
Photo en haut de l'article  auteur : Tangopaso                
 
 
 
 
 
 Mimosa libre Jean Tosti
 
Mimosas   Auteur : Jean Tosti
mimosa pigra libre
Mimosa libre



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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 10:34

 poissons reut

 

 

Après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, nous sommes en droit de nous poser bien des questions sur toute la chaîne alimentaire et ses dérives : le consommateur est sans cesse abusé, trompé sur la marchandise, le but étant pour l’industrie agro-alimentaire de générer des profits toujours plus importants au détriment de la santé de chacun : les produits sont mal contrôlés, mal étiquetés, le consommateur est mal informé…

Une nouvelle inquiétude se profile à l’horizon : la Commission européenne a indiqué, jeudi 14 février, que les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volaille à compter du 1er juin. Ce mode d’alimentation avait été totalement interdit et banni dans l’Union européenne en 2001, après cinq années de crise de la "vache folle"…
 
" La commission prévoit d'autoriser le recours à des "protéines animales transformées" qui ne présenteraient pas les mêmes risques que les farines animales produites jusque dans les années 1990 pour nourrir poissons, poules ou mammifères d'élevage. Ainsi les PAT ne seraient fabriquées qu'à partir de produits d'abattage propres à la consommation humaine et prélevés sur des animaux sains, alors qu’on a longtemps utilisé dans ces farines toutes sortes de sous-produits de carcasses."
 
Le temps a passé et il semble qu’on n’ait pas vraiment tiré les leçons de ces erreurs graves, de leurs conséquences dramatiques : les technocrates de Bruxelles décident pour nous de notre alimentation…Qui pourra vraiment contrôler et vérifier le contenu de ces farines animales ?
 
D’ailleurs, quand on voit les conditions d’élevage des poissons dans les fermes d’aquaculture, on peut se demander qui a envie de manger du poisson d’élevage : pangas, saumons, tilapias, crevettes font, paraît-il, les délices des consommateurs chinois,la Chine étant le premier «  fabricant «  de ces poissons…
 
Plus gros producteur mondial de poissons d'élevage, la Chine en est également le principal client : 80,2 % des poissons consommés en Chine sont issus de la pisciculture, contre seulement 23,6 % en 1970. Dans le reste du monde, la proportion, bien que plus faible, est aussi en forte progression (26,6 % contre seulement 4,8 % en 1970).
 
Apparemment, les consommateurs chinois sont peu soucieux de leur alimentation et, aussi sans doute, fort mal informés…
 
Les conditions d’élevage de ces poissons sont le plus souvent indignes…Ainsi les pangas parqués dans des fermes d’élevage,au Vietnam sont des poissons omnivores capables de digérer tous les déchets, toutes les pollutions industrielles et le Mékong dans lequel ils vivent est un des fleuves les plus pollués du monde, un gigantesque égoût…
 
 De plus, ce poisson ne se reproduisant pas facilement à l’état naturel, il reçoit un traitement de choc pour faciliter la ponte des œufs : les femelles se voient donc injecter des hormones féminines qui servent à stimuler la reproduction…
 
En Norvège, les saumons d'élevage sont traités au diflubenzuron, pesticide destiné à lutter contre un parasite : les poux de mer...
 
Les problèmes sont multiples et la pisciculture elle-même semble générer de nouvelles maladies des poissons comme ces poux de mer, par exemple...
 
De plus, dans cette industrie du poisson, les producteurs se trouvaient devant une impasse car les poissons d'élevage étaient et sont nourris pour une grande partie de farine et d'huile de poissons issus... de la pêche.
 
La pisciculture, souvent présentée comme une solution idéale à la surpêche, pèse en fait lourdement sur les ressources halieutiques. Sur les 90 millions de tonnes de poissons pêchés chaque année, près du quart sert à nourrir d'autres poissons ou des animaux d'élevage. C'est ce qu'on appelle la pêche minotière. 
 
Dès lors, la seule solution serait de revenir aux farines animales…
 
Mais quand on voit tous les détournements, toutes les tromperies et toutes les fraudes qui pèsent sur l’industrie alimentaire, on se demande s’il ne serait pas plus judicieux de tempérer notre consommation de viandes et de poissons…
 
En Manche, en baie de Seine, les sardines et d'autres espèces comme les bars ou les maquereaux sont contaminées aux PCB....
 
Pour ma part, j'ai éliminé de mon alimentation la plupart des produits préparés et je me refuse à acheter du poisson d’élevage dans la mesure où les producteurs se permettent tous les abus...mais même les poissons pêchés en mer sont parfois pollués...
 
 
Source : Le Monde
cheval 6 reuters

 

 

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 22:33
lecture
Mes élèves utilisent sans arrêt l'expression : "il y a " et je fais donc la guerre à cette pénurie de vocabulaire et d'expressivité, à ce mépris de la langue, à ce refus de rechercher des mots adaptés : l'expression revient invariablement sous leur stylo...et à leur esprit et ce, aussi bien à l'écrit qu'à l'oral...
 
Pour combattre cette pauvreté dans le vocabulaire, je m'acharne à leur donner des synonymes, des équivalents pour une même phrase : il faut à tout prix éviter "il y a "...et surtout en éviter la répétition 5 ou 6 fois dans une même page...
 
Mais le combat n'est pas gagné car l'expression revient inlassablement, une sorte d'habitude, de réflexe auquel les élèves ont des difficultés à échapper...Le réflexe ! C'est bien là le problème ! Souvent, il a remplacé la réflexion, la recherche attentive d'un vocabulaire choisi et approprié...
 
Souvent, il s'impose dans nos sociétés où les images nous envahissent, défilent à toute allure, où la lecture n'est plus à la mode...
 
Comment s'étonner, dès lors, de la pauvreté, de l'indigence même du vocabulaire chez de nombreux élèves ? Il suffit de voir les élèves travailler en classe lors d' un devoir : certains ignorent l'usage du brouillon qui permet, justement, de corriger les fautes, d'affiner la pensée, de la structurer...
 
Certains ne maîtrisant pas le vocabulaire sont voués au néologisme ou plutôt au barbarisme : "noircitude, inconfortatabilité", j'en passe et des meilleures...Si le langage s'appauvrit, la pensée risque de s'appauvrir aussi, le langage permettant d'exprimer les idées, de les partager...
 
Je sais que mon combat sera long et difficile : dès le début de l'année, j'ai voulu montrer aux élèves l'importance de la lecture, du mot juste, de l'expression bien adaptée....
 
Mais je rencontre encore bien des résistances face à la lecture, j'ai bien des difficultés à concurrencer le portable, les médias...Lire une centaine de pages relève de l'exploit de la part de certains élèves, si bien que l'expression en pâtit et l'absence d'expressivité perdure....
 
L'expression "il y a " répétée n'est qu'un exemple, ce qu'il faut surtout redouter, c'est la phrase bancale, mal construite, incompréhensible....Et là, le travail est plus ardu, la lutte plus que jamais indispensable et difficile ...
 
Quand s'ajoute à la misère du vocabulaire, celle de la syntaxe et de la grammaire, il faut mettre les bouchées doubles, il faut, sans cesse, veiller à donner des conseils, engager la lutte contre le réflexe, montrer tout l'intérêt d'une page bien écrite, avec des mots choisis....
 
Il faut souligner le plaisir de l'écriture, le bonheur de se faire comprendre, de communiquer ses idées, ses sentiments...Heureusement, la littérature offre de nombreux exemples de pages bien écrites, outils précieux que l'on peut analyser en détails...
 
lecture reuters 3 
 
 
 
 



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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 20:49

 roses

 

Mes élèves ont voulu fêter dignement la Saint-Valentin, et j’ai donc eu la surprise de recevoir la visite de deux d’entre eux pendant mon cours ,chargés de m’apporter des roses couleur bouton d’or et pourpre… 

 

Voilà un moment délicieux dans la vie d’un professeur, une récompense, une reconnaissance de la part des élèves, signe que le contact est chaleureux et vivant… Aussitôt, pleine de confusion, j’ai esquissé et bafouillé des remerciements maladroits mais sincères : la classe a éclaté de rire en voyant ma surprise, mon étonnement…
 
J’ai admiré attentivement les fleurs, des roses, mes fleurs préférées, j’ai bien pris soin de détailler la fraîcheur et la splendeur du bouquet, j’en ai humé le parfum léger et me suis extasiée sur les effluves savoureux…
 
Les élèves ravis de voir ma surprise, ravis de cet instant de pur bonheur étaient radieux…
Une sorte de communion nous a réunis autour de ces modestes fleurs, une harmonie nouvelle comme si ces simples fleurs avaient exprimé l’essentiel : nous sommes tous élèves et professeurs des êtres humains soumis à des émotions, des joies, des peines, des colères, des indignations, des révoltes…
 
Le travail de tous les jours est parfois laborieux, difficile mais, au fond, notre humanité nous rassemble…Une simple fleur nous a permis de mieux le comprendre, une simple offrande de fleurs…
 
L’enseignement est bien un partage, une réunion, un échange permanent fait parfois de conflits, d’opposition, de tensions mais quand les élèves en viennent à exprimer eux-mêmes un bonheur d’avoir appris, d’avoir échangé, d’avoir communiqué, d’avoir progressé, le bonheur l’emporte sur tout le reste…
 
Le métier d’enseignant consiste à éduquer, à transmettre de connaissances, mais aussi à communiquer une connivence, une humanité : la difficulté est que le groupe d’élèves est souvent divers, que certains ont des lacunes et n’arrivent pas à les combler, ou ne fournissent pas un travail suffisant : il faut alors sanctionner… Mais la sanction fait parfois partie de la progression, parfois seulement…
 
Ce moment fort de partages nous a tous marqués et, sans doute, la confiance instaurée est un gage de réussite pour la suite de l’année…
 
Nous vivrons encore des tensions, des heurts, des exaspérations mais nous savons que cela est inévitable et nous retrouverons aussi l’occasion de rire, de plaisanter…le plaisir d’échanger, de communiquer…
 
 roses reuters



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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 10:16

 
poésie libre 2     

 Que dire ? Sinon que la culture classique est la meilleure qui soit... C'est là que se trouvent toutes nos origines... l'essentiel. C'est en Grèce que sont nés le théâtre, l'épopée, la poésie, la fable : d'ailleurs tous ces termes viennent du grec...

 
Le théâtre, c'est l'art du spectacle, l'épopée, l'art de dire, la poésie, l'art de créer et de recréer le monde, la fable, l'art de raconter.
 
Les latins n'ont fait que reprendre ces fondamentaux avec leur talent et une certaine originalité...
 
On dit souvent que latin et grec sont des langues mortes, terme totalement inadapté car le latin et le grec vivent encore à travers notre langue, à travers notre littérature...Combien de mots viennent du latin et du grec ? Combien de textes de notre littérature française s'inspirent de la littérature antique ?
 
La Fontaine imite avec élégance et originalité des fabulistes anciens Esope et Phèdre... Molière s'inspire des auteurs latins Plaute et Térence, Racine reprend les mythes grecs...Les exemples sont multiples : les grands humanistes du XVI ème siècle, Montaigne, Rabelais sont imprégnés de culture antique...
 
Ce sont là des références essentielles dont on ne peut se passer. Dans le monde moderne, on a tendance à privilégier les sciences, les mathématiques mais sans fondement culturel et littéraire, les sciences ne sont rien : d'ailleurs ces deux mots viennent du latin et du grec : la science, c'est le savoir, les mathématiques,ce que l'on apprend, les connaissances...
 
Se couper de la culture classique, c'est se couper du passé, c'est l'oublier, c'est perdre ses racines...
 
Il faut redonner leur vraie place à ces enseignements négligés, les remettre à l'honneur....Ces disciplines essentielles sont en train de disparaître : le latin autrefois étudié par nombre d'élèves est souvent délaissé, abandonné et le grec se raréfie aussi...
 
Pourtant, ces savoirs sont particulièrement formateurs : on y apprend la langue, la rigueur, la grammaire et toutes ses subtilités, on y apprend l'étymologie, le mot juste et adapté, on y apprend la formation des mots, leur histoire, leur évolution...
 
Il est temps de prendre conscience de la valeur inestimable de tout cet héritage, il est temps de retrouver le contact avec ceux qui nous ont précédés, dont les écrits nous sont parvenus et auxquels nous sommes redevables...
 
Pourra t-on même recruter des professeurs de lettres classiques dans les années à venir ? Ces enseignements ne sont même plus disponibles dans certains lycées et il est de plus en plus rare de voir des élèves mener de front en même temps les deux disciplines : latin et grec.
Photos : wikipédia   auteur : Jastrow (2ème photo)
 homère libre
odyssée jastrow
                                               
poésie virgile
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:41

 chomeur reuters

 

Il faut bien le constater : la crise, le chômage s'intensifient et s'aggravent de jour en jour... Face à ce fléau qui frappe nos sociétés, certains trop fragiles n' y résistent pas : ce mercredi 13 février, un chômeur en fin de droits s'est suicidé de la manière la plus horrible et la plus atroce qui soit : l'immolation par le feu...

Ce jeune chômeur de 43 ans, qui avait perdu ses droits à une indemnité chômage, s'est suicidé devant une agence Pôle emploi de Nantes. Pôle emploi affirme avoir "recherché avec lui" des solutions. Evoquant un "drame effroyable" et "choquant", le ministre du Travail et le Premier ministre ont affirmé que "tout avait été fait" pour éviter ce drame. "
 
Oui, tout cela est choquant : ce n'est pas pas, en plus, un phénomène isolé, d'autres suicides se sont déjà produits...
 
En trois ans, de la fin 2008 à la fin 2011, la crise économique a accru le nombre de chômeurs de 648.500 en France. Elle a eu un autre impact, plus dramatique mais largement passé sous silence : un surcroît, durant cette même période, d'environ 750 suicides et 10.780 tentatives de suicide.
 
Une société qui n'offre plus de perspectives d'avenir est forcément une société en panne, à la dérive : le plus inquiétant, c'est que certains se suicident en raison du chômage et d'autres pour cause de stress et d'un surcroit de fatigue dû au travail...
 
Qui ne voit là les incohérences de notre monde ? Un monde où le travail n'est pas équilibré, où certains travaillent trop et d'autres n'ont même pas le droit élémentaire au travail...
 
L'homme avait même appelé l'organisme pour prévenir de ses intentions, mais ni les pompiers, ni la police, qui avaient été alertés, n'ont pu empêcher le passage à l'acte. 
 
Un homme de 43 ans est mort en raison du chômage, d'autres, des SDF meurent de froid dans la rue : dans quel sombre Moyen âge vivons-nous ? Comment peut-on arriver à accepter de telles horreurs au XXIème siècle ? Quelle est cette régression qui nous accable ?
 
La France a fait le choix d'un changement de politique en élisant François Hollande à la présidence de la République mais, pour l'instant le changement se fait attendre même si effectivement on parle de plus d'équité et de justice...
 
Bien sûr, le problème du chômage ne peut pas se régler instantanément mais il faut prendre des mesures plus efficaces pour préserver des chômeurs ou des travailleurs en détresse...
 
Peut-on admettre qu'une crise issue du monde de la finance et des banques en arrive ainsi à mettre en jeu la vie des gens, les détruire, les anéantir ?
 
Peut-on admettre que la crise profite aux plus riches et réduise à néant les plus faibles et les plus démunis ?
 
Sources : Le Monde / La Tribune
chomeur



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