ROSEMAR
Qui n'est pas attaché à sa ville natale ? Chacun de nous garde en sa mémoire des lieux de l'enfance : paysages, maisons, arbres, collines... Et Claude Nougaro en écrivant cette chanson, intitulée :" Toulouse" rend ainsi un hommage tendre et émouvant à ses racines, à une ville qu'il connaît bien...
La chanson s'ouvre sur l'idée de l'éloignement de la ville natale qu'il faut parfois quitter, dans une vie, pour d'autres lieux.
Et les souvenirs surgissent avec des couleurs vives et fortes : "l'eau verte du canal du Midi", "la brique rouge" du quartier des Minimes : ces sensations visuelles nous éblouissent...
L'enfance est évoquée d'abord : "l'école, le cartable bourré de coups de poing" : un monde de révolte où règne la "castagne", joli mot du sud associé aussi aux "mémés" qui doivent avoir le verbe haut à Toulouse et qui ne se laissent pas faire...
L'accent de Toulouse est comparé à un "torrent de cailloux", belle image tumultueuse de la langue natale ! Et l'on entend bien la mélodie du parler toulousain. La ville devient symbole de violence, une violence généreuse qui transparaît dans la couleur des violettes et aussi dans les mots prononcés.On perçoit de l'"orage dans l'air."
Le paysage de la ville ressemble par ailleurs à "une fleur de corail", superbe métaphore pour évoquer la ville rose !
Claude Nougaro nous fait voir un trottoir éventré , signe de révolte, une rue où pousse "la corne de l'Espagne", pays du sud, pays de lumières, de soleil, d'enthousiasme, pays proche de Toulouse... une rue où pousse peut-être "une bulle de jazz" !
Enfin les pas du poète l'emmènent vers le Capitole de Toulouse où il entend la voix de son père, chanteur d'opéra, magnifique souvenir d'un enfant qui admire "l'écho de la voix" de celui qui lui a donné le jour.
La chanson s'achève sur le présent de la ville qui a changé : les "buildings" ont poussé, immenses et l'auteur s'inquiète de ne plus retrouver dans sa ville une" pincée de tuiles" d'autrefois. Quelle tendresse dans cette expression ! La nostalgie est bien présente à la fin de ce poème !
Claude Nougaro ponctue son texte de quelques noms propres évocateurs : aux sonorités pleines de charmes : "le canal du Midi, les Minimes, l'église Saint Sernin, Blagnac."
Le refrain fait de la ville un personnage à part entière, grâce à la double apostrophe :"o Toulouse" souligné par les mots "mon païs" prononcé à l'ancienne, avec l'accent de Toulouse. Le poète s'adresse plusieurs fois à sa ville, en employant la deuxième personne, il la tutoie familièrement et lui parle en la personnifiant.
Chacun est forcément sensible à ces souvenirs d'enfance associée à une ville, chacun est sensible au temps qui passe et bouleverse les paysages d' autrefois.
La mélodie entre tendresse et force transmet bien l'émotion du poète face à la beauté de la ville rose.
La renoncule, véritable bouton d'or se dresse fiérement sur sa tige droite et altière : la fleur délicate aux pétales serrés qui s'épanouissent sur les bords nous révèle une beauté somptueuse, une beauté délicate et subtile...
Que d'harmonie dans cette fleur ! Les pétales brillants, d'une rare perfection dans les formes offrent des couleurs vives : blanc, rose, rouge, orangé, jaune d'or.
Les feuilles très découpées, d'un vert léger et doux donnent une allure rustique à cette beauté majestueuse : une association étonnante et contrastée entre une fleur pleine de splendeur et un feuillage d'une grande simplicité.
Les tiges épaisses, solides, bien droites hissent la corolle, l'imposent au regard. Les pétales cachent le coeur du calice, en une rondeur splendide et souveraine.
Les boutons arrondis, bien dessinés, bien verts laissent entrevoir les couleurs des pétales repliés, les fleurs exhalent une douce odeur aux saveurs d'herbes.
Le jaune éclatant de ce bouton d'or se nuance de teintes irisées, de légères stries parcourent les pétales avec des tons de rose, de lumière, d'éclats dorés et luisants... Les fleurs roses aussi se déclinent en couleurs variées et douces...
Les pétales dessinent des formes inouies de beauté et d'élégance : des habits de fête ornent cette fleur au port altier et superbe.
Fleur abondante,charnue et délicate, la renoncule nous apporte tendresse et réconfort. Epanouie, la corolle se froisse en des contours flous étonnants. Les pétales deviennent vaporeux et pleins de légèreté.
Le bouton d'or, symbole de séduction, originaire du sud nous offre des tableaux infinis de splendeurs colorées.
Somptueuse renoncule ! Fleur vénéneuse aux charmes infinis !
La déception est là : la prestation télévisée de François Hollande n' a révélé une nouvelle fois que la volonté de se soumettre à l'Europe : le chef de l'état, à la suite de Nicolas Sarkozy, poursuit la politique d'austérité du quinquennat précédent. Les différences, si elles existent, sont minimes...
On retrouve la même volonté de faire payer les plus faibles : encore un allongement de la durée de cotisations pour l'obtention des retraites. Une politique qui ne change pas... et qui reste délibérément tournée vers des efforts de plus en plus grands demandés au peuple.
Les Français ont la curieuse impression, sans doute, de ne pas voir d'évolution, ni de changement dans l'orientation de la politique de la France : toujours les mêmes solutions, la même soumission aux marchés, toujours les mêmes mots...
Les Français ont voté au printemps dernier mais leur véritable volonté de changements n' a pas été respectée.
Qui abuse de la faiblesse de qui ? En fait tous les gouvernements quels qu'ils soient abusent de la faiblesse des plus pauvres, les écrasent, les méprisent, les réduisent à néant.
Le cirque des élections une fois passé, les hommes politiques oublient leurs promesses et la démocratie perd tous ses droits : le peuple est sans cesse floué, abusé...
La politique n'est qu'un éternel recommencement et une éternelle ritournelle de mensonges, de faux semblants... Bientôt les français n'y croiront plus et se détourneront du fait politique.
"Il faut donner de l'espoir à la France" dit François Hollande mais il ne parvient pas à nous faire croire en un avenir nouveau.
Baisse du pouvoir d'achat, austérité, croissance en berne : l'inquiétude est là. L'Europe en crise semble nous entraîner dans son tourbillon de mesures d'économies, de rigueur : les gouvernants gouvernent-ils ? Les politiques sont-ils à même de mener des actions différentes ou sont-ils soumis toujours et encore aux lois du marché ?
Nul doute : les personnalités sont différentes, le ton n'est pas le même, l'arrogance et la suffisance en moins pour François Hollande mais les actes, les décisions prises ne font pas changer l'orientation et le cap de la France.
L'Allemagne demeure encore la puissance dominante : même si la soumission paraît moins flagrante, elle reste de mise.
Les efforts demandés aux français restent importants. Alors que François Hollande s'était opposé à la réforme des retraites initiée par François Fillon, voilà qu'il emboîte le même pas.
Les français doivent s'attendre à de nouveaux sacrifices et on ne leur demandera pas leur avis : les voilà pris en otages de la "démocratie".
La question se pose face à la multiplication des insultes sur Facebook ou twitter : est-il permis d'insulter des professeurs sur un réseau social ? La pratique devient habituelle et même elle semble être une façon de se défouler pour certains adolescents...
Est-ce là le but d'un "réseau social " ? Est-ce faire preuve de sociabilité que d'invectiver un professeur avec des mots grossiers et vulgaires ?
Est-ce là une bonne façon d'utiliser internet ? Les adolescents qui postent ces injures doivent bien se douter qu'elles ont un retentissement sur la personne qui les reçoit... un simple jeu qui prouve l'inconscience de certains lycéens et leur irresponsabilité totale...
Trois élèves d’une terminale L du lycée Condorcet de Limay dans les Yvelines ont posté des insultes à l’encontre d’un de leurs professeurs sur le réseau social Twitter. « Je ne réviserai pas pour sa vieille gueule, elle peut crever », « Ma prof d’histoire est une s… ». Voilà la teneur des propos de ces élèves à l'encontre de leur professeur d'histoire.