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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 10:51

 

berlusconi

 

Sexe et argent, tels sont les deux ressorts qui dominent le monde : le pouvoir est relié sans cesse à ces deux composantes. Ainsi, l’homme de pouvoir est plus particulièrement attiré et tenté par le sexe : il peut d’ailleurs user de son aura, de son autorité pour assouvir ses plaisirs…

 

On commence à connaître « les frasques » de Jacques Chirac, grand séducteur dans l’âme, la vie tumultueuse et double de François Mitterrand, les multiples aventures de DSK ont défrayé la chronique et la défraient encore… Le sexe semble être une valeur essentielle pour ceux qui nous gouvernent. Un véritable "système de prostitution" a même été organisé autour de la personne de Silvio Berlusconi. 
 
Si la sexualité triomphante, exacerbée même chez les hommes de pouvoir paraît évidente, le sexe s’affiche partout dans notre monde : dans la publicité, sur des affiches, sur internet où l’on trouve des sites spécialisés.
 
Le pouvoir est aussi, bien sûr, lié à l’argent, l’argent qui donne toutes les assurances, qui ouvre toutes les portes, qui permet de corrompre : des hommes politiques vont même jusqu’à acheter les voix des électeurs : un certain Serge Dassault est compromis dans ce genre de malversations. Soupçonné d’avoir acheté à Corbeil le vote d'électeurs sans que les faits puissent être prouvés, Serge Dassault est toutefois rattrapé par des témoignages accablants… 
 
L’argent permet dorénavant de tout acheter : d’abord, les produits de consommation bien sûr dans une société où tout est fait pour nous inciter à acheter ; la possession, l’avoir l’emportent plus que jamais sur l’être.
 
L’argent permet aussi de se procurer des appuis, des influences, de faire des conquêtes sexuelles : le sexe lui-même devenant un objet de consommation courante.
 
L’argent offre aussi la considération, il est lié aux apparences, il permet même d’accéder à des soins de beauté, chirurgie ou médecine esthétiques…
 
L’argent s’impose dans de nombreux domaines : d’ailleurs nos sociétés nous invitent à une course perpétuelle à l’argent et aux loisirs qui deviennent infinis : séjours au ski, vacances, cinéma, médias, portables de plus en plus sophistiqués : le but essentiel de certains étant d’acquérir ces biens de consommation...
 
Est-ce là le sens de la vie ? La consommation devient aussi un facteur essentiel pour la bonne marche de l’économie : il faut consommer pour survivre, il faut acheter pour jeter et recommencer indéfiniment ce cycle.
 
Si le sexe et l’argent s’imposent dans nos sociétés, on est bien en train de perdre les vraies valeurs de l’humanité : la solidarité, le partage, le goût des bonheurs simples, le bonheur de vivre au contact de la nature, l’argent altère les relations humaines, l’argent instaure des rapports de domination comme le sexe d’ailleurs : il s’agit de dominer, de conquérir l’autre.
Le sexe n’est même plus parfois lié à l’amour : il s’agit d’assouvir des instincts primaires, d’instaurer des rapports de force… 
 
Le pouvoir politique est aussi le complice du monde de la finance et des banques. La haute finance rackette le citoyen, les taux d’intérêt à payer sont exorbitants pour les plus pauvres.
La crise dont on parle tant nous vient bien de ce pouvoir de l’argent qui est en train d’anéantir nos sociétés.
 
Si le capitalisme triomphant continue à imposer ses lois, il faut craindre pour l’humanité bien des dangers : le monde est en train de basculer, l’Europe vacille, les Etats Unis connaissent des problèmes de coupe budgétaire….
 
Sexe et argent sont bien les moteurs de nos sociétés qui semblent avoir perdu bien des repères essentiels.
argent 5
J Chirac  auteur : Scull David
Chirac libre scull david



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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 10:29

policiers

 

Ce fait divers qui met en cause des policiers a de quoi provoquer stupeur et indignation : des agents de la police des frontières ont été mis en examen à Lille pour avoir racketté des vendeurs de roses bangladais demandeurs d’asile.

 

Ces policiers détenteurs d'une autorité et d'un pouvoir se sont attaqué là aux plus faibles, aux plus fragiles qui soient. Profitant de la peur qu'ils pouvaient inspirer, ils n'ont pas hésité même à faire preuve de violence pour extorquer de l'argent à des hommes en détresse.

 

Sous prétexte de contrôle d'identité, ces policiers sont même allés jusqu'à fouiller les logements de ces pauvres gens pour découvrir leur pécule et s'en emparer.
 
Plusieurs ont été molestés, l'un deux a été violemment giflé, l'autre a reçu des coups de pied parce qu'il refusait de payer : les policiers l'ont alors emmené à son domicile et l'ont dépouillé de ses économies....
 
 De tels comportements sont indignes d'êtres humains et à plus forte raison indignes de policiers qui représentent la loi, une autorité...
 
Le premier policier nie tout en bloc, le second reconnaît « une partie des faits » . A ce jour, six victimes ont été recensés, et le racket portait sur des sommes de 7 à 250 euros.
 
De tels faits révèlent certaines dérives de nos sociétés : beaucoup n'hésitent pas à s'attaquer aux plus pauvres, aux plus démunis même pour de menus larcins...
 
De fait, les plus pauvres sont plus vulnérables et on peut, sans trop de risque, pense-t-on, les prendre pour cibles : les cambriolages de logements pauvres se multiplient. Les voleurs à la tire choisissent de préférence pour victimes des personnes âgées et peuvent ainsi opérer plus facilement.
 
Mais, il paraît on ne peut plus révoltant que des policiers aient pu se livrer à de tels chantages ! Ils ont cru pouvoir jouer sur la peur de leur victime pour gagner quelque argent !
 
Dans quelle société vivons-nous ? La morale semble sans cesse bafouée, malmenée : on n'hésite pas à dépouiller plus pauvre que soi, à grapiller des sommes d'argent parfois dérisoires. Les petits vols, les menus larcins ont tendance à se multiplier...
 
Evidemment, il est facile de s'attaquer à des faibles, mais on perçoit toute la lâcheté et l'indignité de ces comportements ! Il est tout de même inquiétant de voir ces atteintes aux plus faibles se multiplier dans un monde en crise qui semble ne plus avoir de repères.
 
On peut aussi se poser cette question : au fond, notre société, nos gouvernements ne visent-ils pas sans cesse à organiser un racket des pauvres ? L'augmentation des impôts, des taxes,des prix, le recul de l'âge de la retraite ne sont- ils pas une façon de dépouiller les plus pauvres ?
 
 
Source : La voix du Nord
polis
police



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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 09:45

 

 primevères 6

 

Voici les primevères… voici un étourdissement et un flamboiement de couleurs….

Des myriades de couleurs explosent sous nos yeux éblouis : jaune d’or, violet de pourpre, orangés scintillants, blanc veiné de rouges, roses déclinés à l’infini, bleus profonds ou plus clairs.
 
Les pétales s’épanouissent amplement et déploient leurs formes généreuses, veinées de teintes nuancées : le jaune devient orangé au centre, le violet se marbre de blancs, le rouge flamboie de couleurs dorées…
 
Les fleurs serrées et denses forment des bouquets épais, les fleurs modestes restent tout près des feuilles, ne se dressent pas sur leurs tiges et se tapissent à la hauteur des feuilles qu’elles recouvrent de leurs harmonies de couleurs… Les pétales épanouis ou froissés s’étalent, se chevauchent, s’entrecroisent.
 
Les petits bouquets de primevères nous offrent leur scintillement de couleurs, leurs feuilles épaisses, d’un vert tendre, nervuré qui sertit les fleurs. Sous les feuilles apparaissent des réseaux de filaments, des veinules marquées de blanc….
 
Au centre de la fleur, se blottit le pistil, petit éclat de rondeur : il se révèle de près comme une perle nacrée.
 
Les primevères annoncent la belle saison par leurs formes, leurs couleurs éclatantes, leur nom qui évoque le début du printemps… Messagères du printemps, elles sont les premières fleurs qui naissent avant même son éclosion.
 
Douceurs et harmonies des primevères ! Printemps radieux de couleurs ! Palettes variées de mille teintes ! Les primevères peignent des tableaux somptueux, les fleurs se parent de toutes les nuances, les feuilles damassées, veloutées encadrent les pétales d’un écrin de verdure aux douces senteurs d’herbe…
 
 
 
primevères
primevers
 
primevères 2
 
primsq



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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:27

immeubles auteur AntonyB

 

Tout le monde connaît la ville de Nîmes, cité pimpante avec ses arènes, la maison carrée, ses vestiges romains, les jardins de la Fontaine, ses férias des vendanges et de la Pentecôte... Et pourtant cette ville aux apparences si riches est touchée, comme d'autres, par la misère...

 

Certains quartiers de Nîmes sont à l'abandon et souffrent d'une misère galopante. Dans la ZUP de Valdegour, 56 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

 

Cette ZUP du nord de Nîmes a connu un programme de rénovation urbaine mais ce projet a vite tourné court : il s'est résumé à quelques démolitions d'immeubles, à quelques cages d'escaliers repeintes, à quelques menuiseries remplacées mais les immeubles restent dans un état lamentable : murs intérieurs abîmés, tagués, sales, délabrés.

Dans ce quartier, le chômage frappe un habitant sur deux...

 

En contrebas, se trouve aussi une autre cité, celle de Pissevin : ce quartier n'a subi aucune rénovation et ses habitations sont devenues de véritables taudis : l'absence d'entretien a dégradé considérablement les immeubles : les façades sont lézardées, lépreuses.

 

Certains appartements sont dépourvus de chauffage, les murs suintent l'humidité... Certains responsables déclarent même : "Il y a certaines cités où je ne vais plus, j'ai honte..."

On doit s'inquiéter de voir ainsi des quartiers entiers laissés à l'abandon, devenus des lieux de non droit, où règnent l'insécurité, les trafics de drogues en tous genres.

 

Pourtant, la ville de Nîmes se dote d'équipements modernes et parfois somptueux : la construction d'un musée de la romanité en plein centre ville est un de ces projets en cours, un projet très ambitieux qui devrait coûter 59, 5 millions d'euros !

 

Bien sûr, ce nouveau bâtiment devrait attirer de nombreux touristes mais il faudrait aussi que la ville veille à apporter du soutien à des populations en détresse qui vivent dans des conditions déplorables, dignes du Moyen âge...

 

Nîmes n'est qu'un exemple parmi d'autres : de nombreuses villes connaissent ainsi des lieux déshérités, il serait temps de se préoccuper de ces quartiers à l'abandon : notre société voit à nouveau des écarts considérables se creuser entre les plus riches et les plus démunis.

 

Notre société aggrave les injustices dans un monde où la régression sociale s'installe un peu partout, dans un monde où les financiers et les marchés règnent en maîtres, où l'Europe à l'agonie essaie d'instaurer des plans de rigueur dans tous les pays...

 

Source : Le Monde

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La maison carrée
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jardins de la Fontaine



photo en haut de l'article : AntonyB

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:23
cheva

On a trouvé une solution pour écouler les stocks de produits surgelés à la viande de cheval : ces stocks seront redistribués aux associations. Ainsi ces produits ne seront pas gaspillés et pourront nourrir avantageusement les plus pauvres.
 
Les préparations retirées de la vente pourront être données aux plus démunis. Dès lors, ces produits faussement étiquetés" viande de boeuf " ne seront pas perdus...
 
On pourrait se réjouir de cette solution qui permet d'éviter de jeter de la nourriture et d'aider des gens dans le besoin. Pourtant, encore une fois, on peut constater qu'on vit dans une société d'inégalité absolue et ce, même quand il s'agit de s'alimenter.
 
Les gens aisés refusent de manger des produits mal étiquetés à la viande de cheval, considérés comme suspects et on les réserve, alors, aux plus pauvres...
 
Certes, cette société à deux vitesses est déjà en place : il existe des magasins, des rayons "discount "réservés aux pauvres avec des produits moins chers et de moindre qualité. Les boutiques bio, elles, sont seulement accessibles aux plus riches.
 
Mais, en donnant ces produits à la viande de cheval aux associations, tout en évitant un gaspillage, on considère que certains produits peuvent être consommés par des pauvres parce que les plus riches n'en veulent pas.
 
Nos sociétés sont bien en train de légaliser et d'institutionnaliser des inégalités criantes : il existe une norurriture pour les riches, une autre pour les pauvres... des magasins pour les uns, des boutiques pour les autres.
 
Bien sûr, les pauvres sont heureux de bénéficier de cette nourriture et de cette "manne" gratuite ou à bas prix... Mais on voit bien que les inégalités s'installent dans la qualité même de vie.
 
La nourriture est essentielle pour la santé, le bien être... Force est de constater que le fossé se creuse encore entre les plus riches et les plus pauvres.
 
Certains ont accès à une nourriture de qualité, d'autres sont exclus de ce droit et doivent se contenter d'aliments de moindre qualité...
 
Certaines associations jugent cette distribution inadaptée : des produits non distribués au grand public ne doivent pas l'être aux plus pauvres... D'autres y sont favorables considérant qu'il vaut mieux manger de la nourriture de mauvaise qualité que de ne pas manger du tout.
 
Nul doute, hélas, que ces inégalités ne cessent de s'aggraver et ne continuent à déchirer et diviser notre monde car le chômage prend des proportions de plus en plus inquiétantes...
 
De toute façon, que l'on soit riche ou pauvre, chacun devrait avoir le droit de savoir ce qu'il mange et de disposer d'aliments de qualité...
 
 chev
 
 



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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 11:53

 

 paysannes pissaro source anagoria

 

Elle s'appelait Rose, un prénom d'autrefois, et "rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin"... Ma grand-mère maternelle est morte à l'âge de 45 ans, victime des fièvres thyphoïdes : à cette époque, après la guerre, on mourait encore de ces affections terribles... Nul médicament pour la sauver d'une mort précoce.
 
Rose était une fille et une femme de la campagne : ses parents, des paysans, cultivaient âprement la terre provençale, dans le pays d'Aix et menaient une vie rude, simple, faite de labeurs quotidiens et de joies ordinaires.
 
Le paysan d'alors labourait, travaillait sa terre, essayait aussi de vendre sur les marchés les produits de sa récolte : dure vie de paysan où il fallait se muer en commerçant pour survivre, se rendre à la ville en carriole pour gagner peu d'argent. 
 
La vie de Rose a été d'abord celle d'une petite fille de la campagne, dans une famille de quatre enfants, trois filles et un garçon. Une photo de l'époque montre la famille réunie, vieille photo jaunie... Les trois fillettes, sur le devant, avec leurs habits du dimanche : des robes longues, à rayures et à carreaux, derrière elles, les parents, la mère revêtue aussi d'une longue robe austère serrée à la taille, le père d'une grande stature avec une veste de paysan de couleur foncée : la photo est prise devant la ferme familiale, modeste demeure dépouillée de tout ornement : on sent sur les visages la joie d'être réunis mais aussi la peine, le labeur des paysans...
 
Il faut imaginer cette vie d'autrefois : l'eau courante n'existait pas, il fallait puiser l'eau du puits, l'électricité aussi n'avait pas encore atteint ces campagnes : on utilisait lampes à pétroles, lampes Pigeon qu'il fallait manier avec précaution pour éviter tout accident.
 
Des bonheurs simples, des promenades dans la campagne, une vie au contact de la nature , les veillées le soir en famille... Le pays aixois, à cette époque, était magnifique : des champs, des collines, des sentiers sauvages. La Sainte-Victoire, Cabriès, Violési, Bouc-Bel-Air des noms merveilleux qui évoquent des paysages d'une beauté inouie...
 
Rose, fille de la campagne a bien sûr, épousé, plus tard, un paysan et elle a continué à mener la vie rude des campagnards d'autrefois. Le travail de la terre exigeait beaucoup de labeurs, les machines agricoles n'existaient pas encore : un cheval, une charrue permettaient de labourer les champs.
 
Sa brève vie fut marquée par des joies et des peines : la naissance d'une petite fille, ma mère, mais aussi la perte d'un autre enfant, un petit garçon mort à l'âge d'un an et demi : véritable drame familial qui a marqué de son empreinte la vie de Rose...
 
Le mari de Rose ,mon grand- père était un solide paysan, trapu, courageux : le métier de paysan ne lui permettant pas de faire vivre sa famille, il a dû trouver d'autres activités : il a travaillé notamment dans une huilerie puis dans un magasin de légumes et il est devenu, enfin, cantonnier...
 
Mes grands parents ont alors connu la guerre, ses peurs, ses angoisses, ses restrictions, ses alertes : mon grand père a été mobilisé sur le port de Marseille pour monter la garde...
 
Rose s'activait à la maison : elle réalisait des travaux de confection, elle cousait des pantalons et mon grand-père chassait le lapin pour nourrir sa famille... Des poules, des oeufs, une chèvre leur permettaient aussi de survivre en ces temps douloureux de guerre.
 
Je n'ai pas connu Rose, bien sûr, et sa présence m'a manqué comme elle a dû manquer à ma mére : que de larmes ma mère a versées sur Rose disparue si jeune, à l'âge où maintenant on a encore toute une vie devant soi !
 
Quel destin tragique a été le sien ! La perte d'un enfant, une vie fauchée en plein éclat... Je regarde le visage de Rose sur les photos... et je vois une femme d'un certain âge déjà marquée par la vie, les chagrins...
 
Rose était grande, élancée, avec un si doux visage, des cheveux bruns ! Rose si proche et si lointaine ! 
 
Rose ma grand-mère n' a pas eu la chance de connaître ses petits enfants, sa vie a été âpre, remplie de luttes, de chagrins mais je sais par ma mère quelle complicité l'unissait à sa fille, quel bonheur c'était pour elles de se retrouver après l'école, de se promener main dans la main dans la campagne aixoise...
 
Je connais le bonheur de cette complicité unique qui unit une mère et sa fille...
 
Nous n'avons aucun souvenir direct de Rose, seulement des photos qui nous émeuvent, qui nous rappellent cette grand-mère au doux sourire un peu estompé...
 
paysans libre source christie 
paysannes source dobiatchovsky
Photos : creative commons
En haut de l'article   Source : anagoria
En bas Sources :
Christie
Dobiatchofski   
                                



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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 19:24

 

 

 ecole 4                 

Vincent Peillon préconise six semaines de vacances d'été au lieu de deux mois. Il a été pourtant lui-même enseignant mais il a dû oublier ce que peut représenter la fatigue d'une année scolaire : les professeurs comme les élèves ont besoin de cette pause qui permet de récupérer vraiment et de pouvoir aborder une nouvelle rentrée scolaire en forme.

 

Le stress du personnel éducatif est important et les professeurs après les examens du baccalauréat sont exténués. Rappelons aussi que les épreuves du baccalauréat s'achèvent souvent tardivement, vers le 10 juillet : dès lors les vacances sont déjà réduites à environ 7 semaines et c'est lourd pour la plupart des enseignants... si on recule encore les épreuves du bac, il restera tout au plus un mois de vacances...


Peut-on parler d'ailleurs de vacances au sens plein du terme ? Il faut le rappeler : les professeurs sont tenus, pendant leurs congés, de préparer l'année scolaire à venir par des lectures, des recherches, des préparations de nouveaux cours...


Les vacances permettent bien sûr aux enseignants une certaine liberté puisqu'ils ne sont plus devant des élèves mais le travail des professeurs ne se limite pas à cette présence en cours. 

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Comment Vincent Peillon peut-il l'avoir oublié ? Il est vrai que l'éloignement du terrrain crée une distance et empêche de voir aussi les réalités du métier...


Il sera difficile de prolonger l'année jusqu'au 15 juillet ou de la recommencer au 15 août en fonction du zonage : la chaleur dans certaines salles de classe est intolérable en été et la climatisation n'équipe aucun établissement scolaire. 


Chaque année, les professeurs font passer les épreuves du baccalauréat jusqu'au 10 juillet dans des conditions déplorables, dans une chaleur à la limite du supportable : les enseignants se retrouvent dans des salles vétustes qu'on ne peut même pas aérer parfois car les fenêtres sont bloquées et on voudrait y enfermer des élèves pendant une partie des mois d'été ??


Tout cela n'est pas réaliste et on peut regretter qu'un ancien enseignant n'en ait pas conscience....

S'agit-il d'un simple effet d'annonce pour donner l'impression d'innover ? S'agit-il aux dires du ministre d'alléger l'année scolaire et le nombre d'heures de cours par jour ? Mais on voit bien la difficulté de mise en oeuvre : la pause de l'été est aussi indispensable aux élèves.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 20:54
ensi ret
La sanction dans le milieu scolaire a toujours existé : heures de colle, exclusions, punitions, devoirs supplémentaires mais ces dernières années, la sanction a tendance à être dévalorisée... La sanction n'a plus la cote...
 
Les élèves, d'ailleurs, ainsi que les parents se mettent à la contester, la sanction apparaît, alors, forcément trop sévère, inadaptée, incongrue...
 
"Toute sanction est un échec de la pédagogie" c'est ainsi que s'exprimaient les formateurs des enseignants dans les IUFM ces dernières années, comme le rappelait Natacha Polony dans la dernière édition de l'émission Ce soir ou jamais... face à Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale....
 
Il est interdit ou presque de punir et pourtant, la punition a aussi une vertu éducative, elle pose des limites, elle impose des règles de conduite et de politesse... Si le professeur décide de punir, cette sanction ne devrait pas être contestée par des parents, car bien sûr, si les parents se mettent à soutenir les impolitesses, les manquements à la discipline des élèves, alors tout est permis...
 
Il faut forcément imposer un cadre, un comportement aux jeunes, surtout dans une classe où un manquement en appelle souvent un autre : la sanction est utile...
 
Elle n'est pas une panacée non plus : trop de sévérité risque d'anéantir la discipline, il est important, par exemple, de laisser à l'élève l'occasion de s'excuser de son comportement...
 
Mais il arrive aussi que l'élève refuse de s'excuser et persiste dans ses errances, dans ce cas là la sanction s'impose évidemment...
 
Le personnel éducatif se doit aussi de soutenir l'enseignant : il arrive, cependant, que des CPE, conseillers pédagogiques d'éducation se permettent de porter un jugement sur la sanction, grave erreur car ils ne sont pas les témoins de l'indiscipline des élèves, de leur comportement en classe...
 
Au fond, dire que "la sanction est un échec de la pédagogie " revient à rabaisser l'enseignant, incapable de maintenir une discipline dans une classe... Et on s'étonnera ensuite de voir la désaffection que connaît ce métier auprès des jeunes !
 
Quelle image les adolescents peuvent- ils avoir de ce métier s'il est permis de se montrer impoli, indiscipliné, de mépriser les professeurs et si on enlève aux enseignants même le droit de sanctionner des conduites inappropriées ?
 
Si le métier d'enseignant a été dévalorisé, c'est aussi en raison de ces mises en garde contre les sanctions qui ont été lancées par des inspecteurs ou des formateurs bien éloignés des réalités du terrain. 
 
Qu'est ce qu'un bon professeur ? Certains ont répondu en disant : un bon professeur est tout simplement quelqu'un qui, soumis à toutes sortes d' injonctions (des parents, de l'administration, des inspecteurs), a encore le courage et la force de professer. Bravo à lui !
 
 école reuterss
 
                  



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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:31
humour
Décidément l'UMP ne sait plus à quel saint se vouer, elle ne sait plus quoi inventer pour attirer maladroitement l'attention.... Une petite phrase lancée par François Hollande, lors du salon de l'agriculture, a suffi pour mettre le feu aux poudres....
 
Une filllette, sur un stand du Salon où il s'arrêtait, lui a lancé : "Je n'ai jamais vu Nicolas Sarkozy", François Hollande a répondu dans un sourire "Bah, tu ne le verras plus !" suscitant des éclats de rire autour de lui....
 
"C'est une mauvaise blague, donc c'est un dérapage", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l'Écologie. "Il y a une tradition de la Ve République. Une fois que le président de la République est élu, il est entièrement consacré à sa fonction" et ne "rejoue pas le match" de l'élection, a-t-elle ajouté . "Manifestement, François Hollande n'y arrive pas" et il est "obsédé" par son prédécesseur....
 
On est tenté de rétorquer à NKM qu'elle inverse les rôles : c'est bien l'UMP qui est obsédée par N. Sarkozy, faute d'avoir trouvé un chef naturel après la guerre fratricide qui a opposé F. Fillon à J. F. Copé... C'est bien l'UMP qui se focalise sur la personnalité de N. Sarkozy, pourtant battu lors des dernières élections...
 
Luc Chatel, lui, y est allé aussi de sa diatribe : "Les Français n'ont pas élu un chansonnier", mais "une personnalité pour les sortir de la crise, donc, de grâce, Monsieur Hollande, soyez à la hauteur de votre fonction".
 
On pourrait lui répondre : on aurait aimé aussi plus d'efficacité de l'UMP quand ce parti était au pouvoir...
 
Enfin, l'ancien secrétaire d'État Frédéric Lefebvre a estimé que "cette phrase maladroite sur Nicolas Sarkozy à une petite enfant est lourde de sous-entendus, de calculs politiciens et en plus à une petite fille de 6-7 ans !" "C'est déplacé", a t-il ajouté...
 
Oser parler de "calculs politiciens", après la crise qui a déchiré l'UMP ! Voilà de quoi nous amuser !
 
L'UMP serait bien inspirée de résoudre ses problèmes plutôt que de gloser sur des petites phrases, on aimerait plus de responsabilité et de réflexion de la part de ces hommes et de ces femmes politiques...
 
L'humour de F. Hollande n'a même pas été calculé, il a réagi spontanément à la phrase d'un enfant...
 
De toute façon, il est indéniable que beaucoup de français n'ont guère envie de revoir N. Sarkozy au pouvoir, des sondages récents le démontrent clairement...
 
Que l'UMP se réunisse pour célébrer l'ancien président, que le club des anciens combattants, euh pardon des amis de N. Sarkozy rêve de reconquête, c'est leur droit mais les français, eux, n'y croient pas...
 
 kos
chatel



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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 17:53
nuit libre
Dans nos sociétés, le mensonge est souvent valorisé, il sert à tromper, abuser les autres, à s'imposer : combien de sportifs se sont dopés et ont prétendu ne pas l'être, combien d'hommes politiques ont été pris en flagrant délit de mensonges.
 
Il n'est pas rare de voir les enfants, les adolescents eux-mêmes adopter le mensonge comme moyen de défense, comme tactique : les adolescents n'hésitent pas à mentir à leurs parents, à travestir la vérité... Ils n'hésitent pas non plus à mentir aux professeurs même si le mensonge est flagrant et grossier.
 
En tant que pédagogue, je suis de plus en plus étonnée de ce comportement qui est forcément dévalorisant mais qui devient pour les jeunes une ruse acceptable, et dont ils auraient même tendance à se vanter.
 
Un élève en vient même à accuser le professeur de s'être trompé sur une date de devoir à rendre, tout cela pour justifier un travail qui n'a pas été fait ! 
 
Il est plus facile, dans ce cas précis, de mentir que de se donner la peine de réaliser le travail demandé...
 
On en arrive à une véritable inversion des valeurs : celui qui ment, celui qui ruse paraît avoir du pouvoir, s'impose aux autres, se valorise et dévalorise les autres.
 
"Le mensonge, la triche et la tromperie ont existé de tout temps chez les hommes, mais ils sont mieux acceptés aujourd’hui, en partie parce qu’on voit en eux quelque chose de bien excusable : une solution de facilité. C’est tellement plus facile de battre des records et de devenir un athlète célèbre avec des anabolisants..." c'est ce qu'écrit Benjamin Barber, politologue américain dans un essai consacré à l’infantilisation que nous fait subir le consumérisme....
 
Le mensonge est lié à la facilité, à la notion de plaisir : il permet de s'auto- illusionner sur ses propres compétences, les jeunes ont cette tendance : ils prétendent savoir et arrivent même à remettre en cause le savoir des autres, notamment celui des enseignants.
 
Comme ils sont sûrs de leurs savoirs, ils en viennent à réfuter ceux du professeur et bien sûr, ils en restent à leurs propres erreurs et ne peuvent pas vraiment progresser.
 
Cette tendance est bien liée au désir de facilité dans lequel baignent nos sociétés... mais les jeunes risquent la désillusion la plus complète car le monde où ils vont vivre se révèle de plus en plus complexe et difficile...
 
Le mensonge érigé en règle de vie ? Est-ce là le monde factice qu'on nous propose ? 
 
Au fond, les exemples sont nombreux : on nous vend du cheval à la place du boeuf, des médicaments qui deviennent des poisons , on nous vend des apparences : de faux héros qui se dopent pour réaliser des performances.
 
On nous vend une illusion de bonheur à travers une société de consommation effrénée, on nous manipule aussi en nous rendant responsables d'une crise qui vient du monde de la finance, des banques...
 
Nous sommes environnés de mensonges si bien que nous n'arrivons plus à démêler le vrai du faux.... Nous baignons dans une tromperie généralisée....
 
Nous sommes entrés dans l'ère du mensonge et les médias souvent se font les complices de cette supercherie.
 
 
ciel



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