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19 juin 2026 5 19 /06 /juin /2026 12:30
Tu es romantica...

Une belle chanson d'amour en forme de déclaration : Romantica... 

 

Dès le début, le tutoiement restitue une familiarité, une intimité et nous fait entendre un discours direct adressé à celui qu'on aime, un discours direct qui nous fait entrer dans les pensées et l'intimité de la narratrice...

Et celle-ci d'affirmer la singularité de son amoureux, un être empli de mystère, fascinant, à part :

"Tu es étrange, tu n'en laisses rien paraître
Et nul ne peut te connaître"

 

Une énigme, comme le suggèrent la répétition insistante de cette expression : "Tu es étrange" et cette remarque : "jamais tes yeux ne s'enflamment".

Mais l'amoureuse a percé ce mystère, le verbe "deviner" utilisé souligne une complicité étroite qui permet de résoudre l'énigme d'une "âme".

 

Et c'est le refrain qui dévoile cette âme :

"Tu es romantica, romantique et Bohème
Tu t'en défends parfois
Mais moi je sais, je sais tout ça"

Quelle belle déclaration ! Des qualificatifs qui évoquent sensibilité, émotion, liberté d'esprit viennent scander cette déclaration, avec une redondance "romantica, romantique".

Et l'amoureuse d'affirmer encore cette conviction avec une répétition à valeur d'insistance.

 

La déclaration qui suit est directe, comme un cri du coeur qui nous touche : "Tu es romantica voilà pourquoi je t'aime".

 

Et l'amoureuse de détailler ce romantisme de l'être aimé avec des exemples : la sensibilité avec l'évocation des "yeux malheureux" face à l'adversité, et surtout le goût de la simplicité, de la nature, de plaisirs simples faisant intervenir des sensations : "Le rire d'un enfant, une fleur au printemps Le chant d'un feu de bois".

Sensations auditive, visuelle, tactile, olfactive, des évocations sensuelles...

 

Sans oublier le refus de l'exubérance, une certaine pudeur...

Et la déclaration se précise avec cette expression : "Tu as fait de ma vie un univers de poésie".

L'amoureux a su transmettre sa vision du monde : "un univers de poésie", tout un art de réinventer le monde, d'en percevoir la beauté, tout un art de l'harmonie...

Au point d'apporter des rêves et un bonheur infini...

On aime la simplicité émouvante de cette déclaration...

 

La mélodie d'abord ténébreuse suggère l'étrangeté du personnage, puis elle s'adoucit dans le refrain, avec cette répétition sous forme d'incantation : tu es romantica...

 

Pour mémoire :

« Romantica »  est une chanson écrite par l'auteur-compositeur-interprète italien Renato Rascel en collaboration avec Dino Verde . Elle fut interprétée pour la première fois lors du dixième Festival de Sanremo en janvier 1960, où deux versions différentes furent chantées par Rascel et Tony Dallara . Rascel interpréta la chanson comme une douce ballade, tandis que Dallara, considéré par les critiques musicaux italiens comme l'un des « urlatori » (« hurleurs »), un style musical populaire en Italie dans les années 1960, en offrit une version plus puissante. 



La chanson a remporté le concours et a ensuite été choisie pour représenter l'Italie au Concours Eurovision de la chanson 1960 , où elle a été interprétée en italien par Rascel, douzième lors de la soirée. 

La chanson a connu trois versions étrangères en 1960  et notamment la version chantée par Dalida.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.cc/chanson,romantica,21021

 

 


 

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4 juillet 2025 5 04 /07 /juillet /2025 12:10
Nuits d'Espagne...

 

Une belle chanson d'amour hispanisante dans le répertoire de Dalida...

 

La chanson s'ouvre sur un air langoureux et enchanteur : La, la, la, la...

Le texte se présente sous la forme d'un discours direct avec l'emploi de la deuxième personne du singulier : "Te souviens-tu des nuits d'Espagne... ?" On perçoit ainsi une proximité, une intimité...

Le thème du souvenir fait intervenir plusieurs aspects : souvenir auditif, avec l'évocation d'une chanson gitane, souvenir visuel des nuits d'Espagne :"quand tout le ciel brillait Que mille étoiles scintillaient mettant un peu de rêve bleu Dans nos yeux". Ce souvenir semble ainsi particulièrement intense et fort.

 

Un somptueux tableau de la nuit apparaît... les hyperboles : "tout le ciel brillait, mille étoiles" viennent souligner la splendeur du spectacle... d'autant que les étoiles réunissent les deux amoureux, et se reflètent dans leurs yeux...

Ce souvenir reste gravé dans la mémoire de l'amoureuse et nous fait entrer dans l'intimité des personnages :

"Je n'oublierai jamais que tu m'as serrée chéri dans tes bras
Ce soir-là"

Dans la strophe suivante, on retrouve cette interrogation insistante : 

"Te souviens-tu des nuits d'Espagne
Et de cette chanson gitane"

 

Et l'amoureuse de dérouler le sujet de cette chanson : "Qui racontait l'histoire de cette rose noire Toujours plus belle à l'infini mais qui fleurissait dans la nuit Si jolie"

 

Cette "rose toujours plus belle à l'infini" n'est-elle pas le symbole de l'amour intense qui réunit les deux amoureux ? Un amour né dans la nuit comme la fleur...

Et c'est l'occasion d'évoquer le bonheur des amoureux dans un décor de rêve :

"Et sous la lune bleue comme on était heureux
Seuls tous les deux"

 

La fin de la chanson vient conforter cette idée d'un amour infini, éternel :

"C'est depuis ce soir-là que j'ai eu la joie
De t'avoir à moi pour la vie
La, la, la, la, la..."

 

La mélodie radieuse vient souligner tous les bonheurs associés à ces Nuits d'Espagne...

 

Cette chanson sortie en 1961 est une adaptation française d'une chanson de Jerry Leiber et Phil Spector : Spanish Harlem... André Salvet a écrit les paroles françaises.

Les paroles :

https://genius.com/Dalida-nuits-despagne-lyrics

 

 

A propos de la chanson Spanish Harlem :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Spanish_Harlem_(chanson)

 

 

Les paroles de Spanish Harlem :

https://www.lacoccinelle.net/262566.html

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 13:51
Gondolier, t'en souviens-tu ?

 

 

 

 

Une chanson qui nous transporte à Venise... sur ses canaux, le long de palais aux teintes d'ocre et de lumières... De quoi rêver ! On entend, d'abord, dès l'ouverture de la chanson,  la barcarolle d'un gondolier qui égrène un air langoureux : "la la la la la la la..."

Et, aussitôt, on se laisse bercer par le balancement d'une barque, sur des flots ondoyants...

Ce gondolier est invité à se remémorer une chanson et un souvenir amoureux : il est interpellé familièrement, grâce à l'emploi de la deuxième personne du singulier, on a, ainsi, l'impression de sa présence.

"Gondolier t'en souviens tu
Les pieds nus, sur ta gondole
Tu chantais la barcarolle"

Ce personnage est esquissé rapidement : on le voit debout sur sa gondole, "les pieds nus"... et on visualise aussitôt la scène, sur un canal, à Venise, dans un décor somptueux.

Et bien sûr, il chantait pour deux amoureux : "Tu chantais pour lui et moi..."

L'expression "lui et moi", répétée de manière insistante vient souligner un attachement qui semblait éternel, comme le suggère la phrase "c'était écrit pour la vie"... Le destin semblait même présider à cet amour si fort.

Puis, on entend le chant du gondolier, en italien, une façon de restituer la scène et de lui conférer de l'authenticité... Nous voilà vraiment transportés à Venise...

 

"Io ti amo con tutt il cuor
Solo ate adorero
E sappendo che tu mi ami
Ti amero, mol ti di piu"

 

On est sensible, bien sûr, à ces serments d'amour et aux sonorités envoûtantes de la langue italienne. Le vocabulaire affectif souligne la déclaration... "ti amo... il cuor, adorero, mi ami, ti amero".

Les futurs utilisés ont valeur de promesse et semblent annoncer un avenir rempli de bonheur...

Pourtant, le dernier couplet marque une certaine désillusion, avec l'emploi du passé : "Cet air là était le nôtre."

 

On retrouve une apostrophe au "gondolier", mais les deux amoureux ne sont plus associés dans l'énoncé :

"Gondolier si tu le vois
Dans les bras, les bras d'une autre
Gondolier ne chante pas."

L'être aimé est peut-être dans les bras d'une autre, comme le montre la subordonnée de condition : "si tu le vois..."

Et la chanson s'achève sur une injonction péremptoire "ne chante pas", une façon de mettre en évidence un désarroi et un dépit amoureux. Les serments se sont évanouis, et la chanson d'autrefois n'a plus de valeur.

 

On retrouve, là, un thème éternel : celui d'un amour merveilleux qui s'est achevé dans la déception et une forme de désillusion.

 

La mélodie rayonnante nous fait rêver, elle nous emmène en Italie, vers des paysages mythiques et somptueux...

 

 

Le texte a été écrit par Jean Broussole et Robert Marcuccci et c'est Peter De Angelis qui a composé la musique.
 



 

 

 

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