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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 13:45
Tout l'art de la nuance...

 

 

 

Pour le plaisir des mots : la nuance !

 

"Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !"

 

C'est ainsi que Paul Verlaine fait l'éloge de la Nuance dans son célèbre Art poétique...

Comment ne pas rendre hommage à la nuance, à ses éclats subtils ?

 Je n'aime pas les couleurs trop vives et criardes, je préfère les teintes nuancées de rose, de bleu, ou d'opale...


J'apprécie les teintes changeantes des nuages : gris, bleuté, neige, rosé, ocré, orangé. Les nuances de verts dans les pins du midi sont d'une infinie variété : verts sombres et lourds, verts anisés et tendres, verts jaunes et luisants...


J'aime, aussi, une certaine nuance dans les idées : certes, la diatribe, le pamphlet conviennent pour lutter contre les injustices, les horreurs de ce monde, la guerre, la violence cruelle et inhumaine, mais il importe de nuancer ses propos dans de multiples occasions...


La nuance n'est-elle pas essentielle ? La réflexion nous amène, ainsi, souvent à nuancer des idées trop tranchées : elle nous conduit vers une certaine subtilité de la pensée, elle nous fait percevoir différents aspects du monde.


Trop souvent, les gens, les hommes politiques expriment des opinions qui manquent de nuance : certains passent par l'invective, une virulence choquante et inadaptée.


Cet art de la nuance a tendance à se perdre, à se déliter dans une société de conflits permanents et d'opposition.

Les jugements de certains sont péremptoires, et ne sont même pas étayés par des arguments et des idées claires.

Une véritable argumentation fait appel à un certain art de la nuance et de la mesure...

Certains se plaisent à hurler leur haine, à cracher leur mépris, à déverser une forme de rancoeur, je préfère des attitudes plus nuancées et plus humaines.

Tous les arts ne sont-ils pas pétris de nuances ?

Les peintures des impressionnistes, qui nous font percevoir toutes les subtilités de la lumière, la musique de Vivaldi pleine d'exaltation qui, soudain, s'apaise et se nourrit de bercements légers, la poésie constituée d'images qui nous rend sensibles toutes sortes d'harmonies et de fusions....


Tout est si nuancé ! Beauté et laideur se confondent parfois, ombres et lumières se mêlent, harmonie et dissonances se croisent.

Vive les nuances ! Le mot lui-même n'est-il pas plein de charmes ? Voyelle nasalisée, sifflante lui confèrent une douceur inégalée...

Le mot vient, d'ailleurs, du verbe "nuer", de la même famille que les termes "nuages, nuées", ces ondoiements qui peuplent le ciel et qui lui donnent une beauté infinie...

Issu d'un nom latin "nubes", "le nuage", le mot "nuance" évoque le ciel, des images somptueuses.


Les nuées nous offrent des tableaux d'une variété inouie, les couchers de soleils se nuancent de teintes innombrables...


Quelle beauté et quels apaisements dans ces tableaux sans cesse renouvelés ! Quelle harmonie de nuances !





 

Photos : rosemar

Tout l'art de la nuance...
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:02
Chéreau, un homme de passions...

 

 

Passions du théâtre, de la mise en scène, passions du cinéma, de la peinture, des arts, de l'opéra, de la musique, tel fut Patrice Chéreau...

 

Patrice Chéreau fut un metteur en scène de génie, un homme de théâtre passionné, un acteur, un réalisateur de talent... une exposition lui est consacrée dans la ville d'Avignon, à l'hôtel de Caumont.

Cette exposition réunit des lettres, des projets de décors, des sculptures, des peintures, des photographies représentatives de la carrière de Patrice Chéreau, homme engagé, dont on perçoit les idéaux, les valeurs, les passions.

Une exposition si riche qu'elle traverse toutes les époques et tous les arts.

Picasso, Giacometti, Georges de la Tour, Géricault, Goya, Delacroix, on peut admirer des oeuvres prêtées par différents musées, pour évoquer les différents thèmes qui ont suscité l'intérêt de Chéreau.

On est émerveillé et fasciné par ce musée imaginaire qui permet de réunir tant d'artistes d'époques différentes et tant d'oeuvres d'art.

La collection nous montre d'abord les débuts de Patrice Chéreau, sa passion pour le théâtre qui se manifeste, dès l'adolescence, au lycée Louis legrand, puis elle déroule différentes étapes de sa carrière jalonnée de mises en scène de théâtre et d'opéras, de films.

La dispute de Marivaux, Dom Juan, Phèdre, Richard II, Hamlet, Dans la solitude des champs de coton, La Fausse suivante, Les Paravents...

On peut écouter quelques interviews de Chéreau, on découvre sa façon de travailler avec les comédiens, ses expériences  au théâtre national populaire, au théâtre des Amandiers à Nanterre.

Est évoquée également la carrière cinématographique de Chéreau, avec des films célèbres, La Chair de l'orchidée, en 1975, la sanglante Reine Margot, avec Isabelle Adjani, primée par deux fois au festival de Cannes et couronnée par cinq Césars. ou encore, Ceux qui m'aiment prendront le train, en 1998.

N'oublions pas les mises en scène d' opéras célèbres : La Tétralogie de Wagner, Don Giovanni et Cosi Fan tutte de Mozart, Elektra de Richard Strauss.

L'exposition laisse une impression de foisonnement : on perçoit toute la richesse du travail de Patrice Chéreau, dessinateur, directeur d'acteurs, metteur en scène, scénariste, auteur...

Certaines oeuvres exposées suscitent plus particulièrement notre émotion : le portrait de Chéreau réalisé par un peintre chinois, Yan Pei-Ming.

L'homme qui marche de Giacometti, célèbre sculpture qui parvient à saisir l'essence de la fragilité humaine.

Un tableau de Jules-Elie Delaunay, intitulé  "Peste à Rome", peint en 1869, qui est une métaphore du massacre des Protestants par la catholique Catherine de Médicis, cette œuvre du musée d’Orsay évoque les tragiques épisodes des épidémies de pestes qui sévirent à Rome ou à Marseille... une toile de Georges De La Tour : "L’apparition de l’ange à Saint Joseph" qui date de la  1ère moitié du 17e siècle. Chef-d’œuvre du maître du clair-obscur, ce tableau nous montre un ange au visage radieux, illuminé par la flamme d'une bougie.

Une toile de Hugo Hodiener, La marche des pèlerins de Tannhäuser vient illustrer des extraits filmés de la Tétralogie, montée à Bayreuth par Chéreau en 1976.

 

Un tableau de Alexander Harrison, évoque le thème de la solitude : une barque dans l'obscurité de la nuit, dans laquelle se dresse un personnage isolé et perdu qui semble chercher une issue.

Patrice Chéreau passionné de peinture, d'oeuvres d'art, nous est, ainsi, dévoilé dans son parcours, ses obsessions, ses engagements, ses convictions...

L'amour, la mort, le sexe, les corps, la cruauté humaine, la violence, la haine, la passion, l'art, autant de thèmes qui l'ont inspiré...

 

L'hôtel de Caumont offre un cadre plein d'élégance à cette exposition : ce bâtiment, qui date du  18 ème siècle, avec ses grandes fenêtres en forme d' arcades, ses murs roses, ne peut que séduire le visiteur, amateur d'art.

 

Une exposition à voir jusqu'au 18 octobre, à l'hôtel de Caumont...

 

 

http://www.lemonde.fr/arts/portfolio/2015/07/18/la-collection-lambert-rend-hommage-a-patrice-chereau_4688423_1655012.html


 http://www.actes-sud.fr/actualites/exposition-patrice-chereau-un-musee-imaginaire-du-11-juillet-au-11-octobre-avignon

 http://fresques.ina.fr/en-scenes/fiche-media/Scenes00355/la-dispute-de-marivaux-par-patrice-chereau.html

 

http://lci.tf1.fr/jt-we/videos/2015/festival-d-avignon-exposition-patrice-chereau-pour-la-reouverture-8633911.html

 

Une émission consacrée à Chéreau sur France Culture :

https://www.youtube.com/watch?v=27pZ3RbDUfI

 


 

Photos : rosemar

En haut de l'article : le portait de Patrice Chéreau de Yan Pei-Ming

Chéreau, un homme de passions...
Dessin pour une mise en scène

Dessin pour une mise en scène

Chéreau, un homme de passions...
Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Chéreau, un homme de passions...
Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Chéreau, un homme de passions...
Sculpture de Giacometti

Sculpture de Giacometti

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Chéreau, un homme de passions...
La solitude de Alexander Harrison  1893

La solitude de Alexander Harrison 1893

Peste à Rome

Peste à Rome

Portrait de Charles IX

Portrait de Charles IX

Dessin de Géricault

Dessin de Géricault

La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

Un dessin de Picasso   Le minotaure

Un dessin de Picasso Le minotaure

Chéreau, un homme de passions...
L'art antique grec : une couronne en or

L'art antique grec : une couronne en or

Chéreau, un homme de passions...
Le cadre de l'exposition : l'hôtel de Caumont

Le cadre de l'exposition : l'hôtel de Caumont

L'aveu de Phèdre à Hippolyte mise en scène de Patrice Chéreau

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:40
Les secrets du cagibi...

 



Le cagibi est un lieu particulier, un peu mystérieux et secret, dans une maison : on y stocke toutes sortes d'objets, de l'outillage, des cordes, des fils, des lampes.

Le mot intrigue par ses sonorités étranges, sa voyelle "i" redondante, sa gutturale initiale tempérée par la chuintante "g" et la labiale "b", un capharnaüm de consonnes variées, aux effets divers.

Le cagibi sombre, obscur suscite l'inquiétude, la curiosité, une envie de découvertes...

Le cagibi de la maison de l'Estaque était un étroit couloir qui débouchait sur une excavation plus grande, il était situé sous l'unique escalier de l'habitation et il offrait sa part de mystères.

Sur des étagères, étaient entassés des outils de bricolage, des objets mis au rebut, de vieux tableaux, des morceaux de tapisseries, des rouleaux de ficelles, tout un bric-à-brac hétéroclite.

Le couloir minuscule ne laissait guère de place pour la circulation, il fallait se lover dans la pièce avec précaution, pour éviter les obstacles des étagères.

La demi-obscurité qui régnait dans ce lieu, mal éclairé créait une vague inquiétude et contribuait, aussi, à l'étrangeté de ce réduit.

Au fond, dans l'excavation, on pouvait admirer une ancienne machine à coudre, avec pédale, une de ces machines aux décors de bois somptueux, telles qu'on les fabriquait, autrefois.

C'était le "clou" du cagibi, on pouvait s'asseoir, faire tourner le roue, écouter le bruit de la machine, s'essayer, même, à piquer quelques points.

Cette vieille relique  était une véritable oeuvre d'art : autrefois très utilisée, elle était devenue un objet de vénération, conservée par ma mère comme un souvenir du temps passé.
Sur les bords, des tiroirs recélaient des aiguilles, du fil, des dés à coudre, des boutons de toutes les formes et de toutes les couleurs.
Le bois marqueté permettait d'admirer des motifs géométriques, les tiroirs étaient ornés de ferrures ouvragées.

Une singer ! Un luxe ! 

Rien à voir avec les machines modernes d'aujourd'hui, laquées de blanc, électriques, sans socle, objets assez impersonnels.
Les machines à coudre d'autrefois étaient de véritables meubles en bois, des objets décoratifs, pleins de charmes et de secrets...

La roue, la pédale faisaient de cet engin un objet mystérieux et fascinant, même si dans les derniers temps, la machine ne fonctionnait plus vraiment, on pouvait en admirer tous les détails.

Le métal de la machine était, aussi, orné de motifs étranges, de ramages ondoyants, de feuillages dorés.

A côté, sur le sol, était posée une boîte à couture en bois qui se dépliait et laissait découvrir d'autres trésors....

Une boîte en acajou vernis qui contenait, aussi, des rubans, des boutons-pressions, des épingles à nourrice, des fils de cotons, de la laine.

Le cagibi recélait toutes sortes d'objets, mais le plus intriguant, le plus attirant, le plus mystérieux était cette machine à coudre qui ressemblait à un meuble antique ouvragé...

Placée au fin fond du cagibi, la machine à coudre était un objet de curiosité et d'admiration, elle fascinait par ses dimensions, ses pouvoirs, sa grâce.

 

 

 

 

 

Les secrets du cagibi...
Les secrets du cagibi...
Les secrets du cagibi...
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:03
L'Assomption, un mot plein de mystères...

 

 


Aujourd'hui, nous fêtons l'Assomption, un mot venu du latin, un mot familier mais quelque peu mystérieux... qui connaît le sens exact de ce mot religieux, ancien ?

Ce terme réunit des consonnes variées, une double sifflante, empreinte de douceur, une labiale pleine de charme, une sifflante encore, et deux voyelles nasalisées qui suggèrent bien une envolée, une élévation...

Ce mot suscite la curiosité : peu employé, il évoque essentiellement une fête religieuse consacrée à la Vierge Marie, il en revêt une dimension mystique et une étrangeté supplémentaires...

Il est curieux de voir que nous utilisons certains mots, sans en connaître exactement la signification, tout le monde parle de l'Assomption de la Vierge, mais peu de gens savent ce que ce mot signifie.

On confond d'ailleurs parfois deux termes bien distincts : l'Ascension, et l'Assomption, car les deux mots se ressemblent, mais ont des sens bien distincts.

Ce nom magnifié, solennel vient, en fait, d'un verbe latin, "assumo" ou "adsumo", "prendre, recueillir".

L'Assomption est l'enlèvement miraculeux de la Vierge au ciel par les anges.

On connaît de nombreuses représentations picturales de l'Assomption de la vierge : elle est entourée d'anges qui l'enlèvent vers le ciel et l'accompagnent dans son envol céleste...

Tableaux de Rubens, Poussin, Prud'hon, Murillo, Le Titien, tant de peintres ont représenté cette scène religieuse.

Des tableaux grandioses, emplis de mysticisme, pleins d'élégance, aux couleurs contrastées de blanc, de bleu, d'ocre.

Dans ces tableaux, les anges semblent porter et enlever Marie vers le ciel, on voit des envolées de drapés du châle de Marie...

Bras levés, les yeux tournés vers le ciel, la vierge, dans un halo de nuages, semble s'envoler, grâce à des anges qui l'escortent et l'accompagnent.

Le voile bleu qui l'entoure virevolte dans les airs, avec grâce et harmonie, formant des vagues sinueuses.

Les anges, ou angelots aux cheveux longs bouclés enlèvent Marie, la transportent dans un mouvement aérien, plein de grâce et d'harmonies.

La scène nous fait ressentir les souffles du vent qui enveloppe les vêtements et les fait voler.


L'Assomption a suscité bien des oeuvres d'art : des peintures, des sculptures, des dessins, des vitraux.

Le mot lui-même suscite l'imagination, le rêve, il comporte une part de mystères dans les sonorités majestueuses qui le composent...

Les voyelles nasalisées, notamment, évoquent comme un ralentissement, la scène semble, ainsi, se dérouler dans un ralenti plein de délicatesse.

Voilà encore un mot venu du latin, un mot ancien, chargé d'histoire, de résonances religieuses, un mot qui étonne, suscite la curiosité, la ferveur, pour certains.

Voilà un mot empli de charmes mystérieux, associé à des oeuvres d'art somptueuses qu'on n'a pas fini de découvrir et d'admirer...



 

 

 

 

 

Photo en haut de l'article : tableau de Le Brun

Albâtre de Nottingham

Albâtre de Nottingham

Tableau de Otto Venius

Tableau de Otto Venius

Vitrail à Noirterre

Vitrail à Noirterre

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 14:18

 

ARLES-4.jpg

 

 

Au sommet des colonnes, des forêts somptueuses de feuilles d'acanthe se hérissent, se dressent, et retombent en corolles.

 

Issu du grec ancien, "ανθός, anthos", la "fleur", le mot "acanthe" désigne une plante, aux feuilles épineuses et acérées...


Les feuilles d'acanthe composent de véritables motifs, en volutes, sur les chapiteaux corinthiens : des retombées de feuilles, pleines d'élégance, s'épanouissent, en haut des colonnes.

Le mot résonne de sa voyelle "a" reprise sous une forme nasalisée, "an", comme un écho sonore, il retentit de ses consonnes, gutturale et dentale.

 

Ce mot rappelle d'autres noms de fleurs : anthémis, chrysanthe, chrysanthéme, amaranthe, aux sonorités éblouissantes.

Les feuilles d'acanthe nous font voir des formes voluptueuses, des enroulements, des vagues, des motifs délicats.

 

Sur les hautes colonnes élancées, on admire des encorbellements, des subtilités de feuilles, celles-ci débordent sur la colonne, elles s'épanchent, formant des embruns, des dentelles finement ouvragées.

 

L'acanthe orne les colonnes, les sublime, en fait des oeuvres d'art lumineuses, l'acanthe dessine des fleurs d'élégance, des corolles épanouies, des basquines légères.

 

Les colonnes se parent de ces souplesses de feuilles, de ces friselis, de ces frémissements subtils.

 

Les feuilles découpées forment des réseaux et les colonnes se drapent de tissus, de mailles, d'étoffes dentelées d'une blancheur étonnante...

 

Les éclats de feuilles se multiplient en haut des colonnes, ils composent des motifs en relief, des arabesques, des épis de lumières.

 

Belle harmonie de formes pour ces oeuvres sculptées par des artistes d'autrefois, grecs ou romains...

Belle pureté dans les lignes qui se croisent et s'entrecroisent !

 

Des forêts de motifs, de nervures se dessinent...

 

Certaines feuilles semblent se mouvoir, chavirer, s'enrouler sur elles mêmes, comme agitées par des souffles d'air.

 

http://youtu.be/X-77I_VFNm8

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

 

 

 

ARLES 3

 

 

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Photos : 1-2-3 : rosemar / 4 : Meneerke Bloem / 5 : Sony Mavica   créative commons

 



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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 17:51

 

Photo1453.jpg

 

 

L'amphore, comme nous le dit l'étymologie du mot, est un récipient que l'on tient des deux côtés : c'est l'origine même de ce nom, venu de deux termes grecs : "amphis, des deux côtés" et "phoreo, porter"...

 

Ce grand vase à deux anses dans lequel on conservait du vin, du miel, de l'huile, du garum, révèle des formes épurées.

 

La simplicité, la pureté de ce récipient utilitaire étonnent : on perçoit, là, de véritables oeuvres d'art.

 

La couleur claire, comme marbrée, le col évasé, la base arrondie, ovalisée donnent un aspect décoratif à ces objets.

 

Les amphores, par leurs formes allongées, font songer à des colonnes de temples... Elles s'élancent en hauteur, avec une base très étroite.

Le col évasé se termine par un rebord ourlé qui évoque le haut d'une colonne.

 

Des deux côtés, les anses symétriques dessinent des arabesques, et contribuent à une sorte d'harmonie.

 

L'amphore est, souvent, irisée de couleurs de roses, atténuées.

 

C'est bien l'harmonie qui préside à l'ensemble : on perçoit le geste habile du potier qui a fabriqué l'objet, on perçoit une sensibilité pleine de simplicité.

 

Comment ne pas admirer tant de clarté, de pureté, de naturel, d'élégance ?

 

Cet objet modeste, reproduit à des milliers d'exemplaires, semble, pourtant, avoir une valeur d'exception.

 

Il existe, aussi, des amphores de petites dimensions appelées "amphorisques" : sortes de modèles réduits, elles étaient utilisées pour y placer des onguents, des parfums.

 

Le raffinement, la sobriété de l'amphore nous éblouissent : formes, teintes,  silhouette allurée.

 

Ces objets qui nous sont parvenus par delà les siècles, nous émeuvent par leur histoire : on en a retrouvé dans nombre de bateaux naufragés, car les amphores ont été transportées et diffusées à travers toute la Méditerranée : amphores phéniciennes, grecques, égyptiennes, gauloises, amphores romaines...

 

Les amphores empilées dans les navires romains, à fond de cale, permettaient le transport de nombreux produits.

 

Ces vases, purement utilitaires, semblent être, pourtant, l'oeuvre d'artistes pleins de savoir-faire et de talent.

 

L'amphore, aux formes élancées et aériennes n'est-elle pas un symbole même de simplicité, de finesse, d'harmonie ?

 

 

http://youtu.be/YuGQipKhtGA

 

http://youtu.be/uJLXyBzMci0

 

 

 

 

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Photos : Christophe F. et rosemar



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