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6 avril 2026 1 06 /04 /avril /2026 12:13
Trump dans une impasse ?

Donald Trump a repoussé une nouvelle fois son ultimatum envers l’Iran : le président américain accorde 24 heures supplémentaires à l’Iran tout en durcissant ses menaces.

On a l'impression que Donald Trump se trouve dans une impasse...

 

"Donald Trump n'a pas fait le choix, ce week-end des 4 et 5 avril, de se rendre en Floride. Il était à la Maison-Blanche, face à un compte à rebours pour retrouver l'un de ses pilotes. Il a d'abord été silencieux, puis a lancé un nouvel ultimatum en direction de l’Iran. Parallèlement, il demande une hausse historique du budget de l'armée américaine.

Alors que le rythme des frappes sur l'Iran ne faiblit pas, depuis la Maison-Blanche, samedi 4 avril, Donald Trump publie un message qui traduit son impatience grandissante : "Vous vous souvenez quand j'ai donné dix jours à l'Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz ? il ne leur reste que 48 heures avant que nous déchaînions les enfers sur eux."

Des menaces, mais un silence embarrassé sur les avions américains abattus vendredi 3 avril et la mission de sauvetage en cours.

Un rebondissement qui met à mal la version triomphaliste du président américain présentée à l'Amérique en milieu de semaine. "Ils n'ont plus de marines, ils n'ont plus d'armées de l'air et leurs stocks de missiles sont au plus bas ou détruits", déclarait Donald Trump.

Un constat largement contesté. Citant plusieurs sources au sein des services de renseignement, la chaîne CNN affirme que l'Iran disposerait encore de la moitié de ses missiles et de milliers de drones.


Alors, Donald Trump est-il dans une impasse ? Le magazine Time publie en une un photomontage le montrant soucieux, carte du Moyen-Orient entre les mains, avec ce titre : "Où est la sortie ?" Dans la semaine, les bombardements d'infrastructures civiles en Iran, comme un pont ou des universités, ont jeté le trouble. Le limogeage en pleine guerre et sans raison officielle du patron de l'armée de terre a aussi donné une impression de cafouillage.

La Maison-Blanche va demander au Congrès de voter le budget de défense le plus conséquent de l'histoire récente du pays.

Le ministre de la Guerre justifie les dépenses avec une réplique digne d'un western : "Vous savez, ça coûte cher de tuer des méchants", lance Pete Hegseth, ministre américain de la Guerre.

L'augmentation de plus de 40% du budget serait financée par des coupes dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la protection de l'environnement.

Ce budget colossal préfigure-t-il une guerre dans la durée ? Il y a trois jours, pourtant, Donald Trump annonçait la fin de l'opération d'ici deux à trois semaines. Ses contre-pieds permanents donnent le sentiment qu'il peine à se désengager d'un conflit coûteux et incertain."

 

 

Source : 

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/alors-que-le-rythme-des-frappes-sur-l-iran-ne-faiblit-pas-donald-trump-peut-il-gagner-la-guerre_7915802.html

Trump dans une impasse ?
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1 avril 2026 3 01 /04 /avril /2026 09:53
Le rôle de la Russie dans la guerre au Moyen-Orient...

"Comment la Russie aide-t-elle son allié iranien dans la guerre au Moyen-Orient ? Envoie-t-elle des armes ? Transmet-elle des informations satellites à Téhéran sur les positions américaines ?

 

Ils sèment la terreur au Moyen-Orient : les drones Shahed, des drones de conception iranienne, mais qui auraient en fait une botte secrète russe. Derrière les fumées d’une attaque sur une base à Chypre, le renseignement britannique aurait découvert qu'ils seraient équipés d'un système de navigation retrouvé également en Ukraine : le système russe Kometa M, qui rend les drones quasiment insensibles aux brouilleurs. Une amélioration que les Russes auraient développée pour leur propre Shahed avant de transférer cette technologie aux Iraniens, selon la presse anglaise.

Et l'aide russe ne s'arrêterait pas là. Sur des images d'une milice pro-iranienne, on voit un drone viser une base américaine à Bagdad en Irak et attaquer un hélicoptère Black Hawk. Pour déterminer leur cible, les Iraniens s'appuieraient sur les données satellites fournies là aussi par les Russes.

"Les autorités russes fournissent assez ouvertement des images satellites et des informations sur les bases américaines. Ce n'est pas très surprenant, car si on regarde ça du point de vue russe, il y a une utilisation massive de renseignements fournis par les Américains pour viser des installations russes en Russie", assure Justin Bronk, spécialiste militaire aérien - Royal United Services Institute.

Des technologies russes sont même utilisées pour surveiller la population iranienne...
Parfois, l'aide russe prend des formes indirectes, comme avec un avion parti de Moscou dont nous avons pu reconstituer le trajet. Il s'agit d'un avion du ministère russe des Situations d'urgence, mais il a une mission très particulière quand il se pose discrètement à Beyrouth au Liban le 7 mars à 22 h 09. Alors que juste à côté, la banlieue sud est bombardée, à 2 h 04, il repart du Liban avec à son bord 117 responsables iraniens exfiltrés vers la Russie.

 

Des technologies russes sont même utilisées pour surveiller la population iranienne...

La Russie, toujours, permet au régime iranien de surveiller la population en temps réel grâce à un logiciel de reconnaissance faciale. Les Iraniens l'ont acheté à une société russe en 2019, comme le montre un contrat révélé par un collectif de médias et Forbidden Stories.

"C'est de la technologie utilisée par un régime ultra-répressif pour tenir et contrôler totalement sa population. On le voit aujourd'hui, la population ne peut pas se soulever d'un coup, le régime est toujours en place, la répression et le système répressif sont toujours en place, notamment grâce ou à cause de ce genre de technologie", indique Laurent Richard, fondateur de Forbidden Stories.

Depuis le début de cette guerre, aucune livraison massive d'armes russes à l'Iran n'a été détectée. La Russie ne semble pas vouloir y prendre part directement alors qu'elle est elle-même enlisée dans sa propre guerre de haute intensité en Ukraine."


Source :

 

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/quel-est-le-role-de-la-russie-dans-la-guerre-au-moyen-orient_7896461.html

Le rôle de la Russie dans la guerre au Moyen-Orient...
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30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 12:03
La mégalomanie inquiétante de Donald Trump...

La folie des grandeurs, un narcissisme exacerbé : Trump inquiète de plus en plus, lui qui se retrouve à la tête de la plus grande puissance, lui qui a lancé une guerre contre l'Iran sans en avoir bien mesuré les conséquences pour le monde...

"24 carats, 7 centimètres de diamètre, le visage de Donald Trump bientôt sur une pièce d'or géante...

A l'occasion du 250e anniversaire des Etats-Unis le 4 juillet prochain, une pièce commémorative en or va être fabriquée. Et son design vient d'être approuvé à l'unanimité par la commission des Beaux Arts dont les membres ont été nommés par Trump, l'année dernière..."

Trump a ainsi mis à sa botte de nombreuses instances autour du pouvoir...

 

"Côté pile, ce sera donc Trump, les poings serrés sur la table du Bureau Ovale, et côté face un aigle à tête blanche, symbole officiel des Etats-Unis.

"Alors que nous approchons de notre 250e anniversaire, nous sommes ravis de préparer des pièces qui représentent l'esprit durable de notre pays et de notre démocratie..." explique Brandon Beach, trésorier des Etats-Unis.

Et il ajoute : "Il n'y a pas de profil plus emblématique pour l'avers de telles pièces que celui de notre président en exercice, Donald J. Trump."

Et comme avoir sa tête sur une pièce en or de 24 carats, ça ne suffit pas à Trump, il faut aussi qu'elle soit le plus grande possible : son diamètre pourrait faire jusqu'à 7,6 centimètres...

Une taille souhaitée par la Maison Blanche qui a déclaré : "Plus grand, mieux c'est."

Côté démocrate, cette pièce dont on ne connaît pas encore le prix est vivement critiquée et des sénateurs dénoncent "une dérive symbolique."

"Les monarques et les dictateurs font figurer leur visage sur des pièces de monnaie, pas les dirigeants d'une démocratie.", dénonce Jeff Merkley, sénateur démocrate.

La fabrication d'une pièce d'un dollar représentant le président américain est aussi à l'étude par la Commission des Beaux Arts. 

Mais il est normalement interdit aux Etats-Unis de faire circuler de la monnaie avec le visage d'un président en fonction ou récemment décédé.

L'autre pièce échappe à ces restrictions puisqu'elle est considérée comme un objet de collection...

Depuis sa réélection, Donald Trump veut inscrire son nom et son visage sur tous les symboles institutionnels : il a par exemple donné son nom à des navires de guerre : "le cuirassé Trump Class USS défiant, le navire le plus grand, le plus meurtrier, le plus polyvalent et le plus beau de tous les océans du monde" , dixit le secrétaire américain à la Marine."

Une façon de flatter son maître...

"Et il a aussi rebaptisé la plus célèbre salle de spectacle de Washington qui s'appelle désormais le "Trump Kennedy Center"."

Un tel culte de la personnalité paraît bien inquiétant...

 

 

 

 

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25 mars 2026 3 25 /03 /mars /2026 10:33
Trump négocie ?

Donald Trump négocie avec l'Iran ou il gagne du temps ? L'Iran a dénoncé de fausses informations pour manipuler les marchés financiers et pétroliers.

"Le président américain Donald Trump a annoncé avoir eu des "discussions solides" avec un "haut dirigeant" iranien. Il repousse ainsi de cinq jours l'ultimatum lancé à Téhéran.


Il y a encore 48 heures, Donald Trump ne voulait pas entendre parler d'un cessez-le-feu. Pourtant, à la surprise générale, ce matin, le président américain annonce des négociations avec l'Iran.

"Nous avons des discussions solides avec eux et on va voir où ça nous mène. On va leur laisser cinq jours et si ça se passe bien, on scellera un accord. Sinon, on continuera à bombarder à tout va", a déclaré le président américain.

Donald Trump repousse donc ses menaces de frappes sur les centrales électriques iraniennes formulées durant le week-end.

Téhéran a aussitôt démenti toute ouverture par la voix du président de son Parlement, dont le nom était pourtant évoqué comme point de contact des Américains. "Aucune négociation en cours avec les États-Unis, juste de fausses informations destinées à manipuler les cours du pétrole", a indiqué le président du parlement iranien, Mohammad Ghalibaf.

Donald Trump dans une position compliquée ?

Alors, qui faut-il croire ? La presse américaine évoque bien des contacts indirects entre les deux négociateurs en chef du président et les représentants iraniens. Mais avec son ultimatum du week-end pour rouvrir le détroit d'Ormuz, Donald Trump s'était-il mis dans une position intenable ?

Craignant les représailles iraniennes, ses alliés dans le Golfe sont intervenus auprès de lui. "Durant le week-end, plusieurs pays de la région ont fait pression afin d'obtenir un délai et de prolonger l'ultimatum posé aux Iraniens pour essayer de mettre en route une solution diplomatique", explique Barak Ravid, journaliste pour le site Axios.


De leur côté, les Israéliens sont-ils prêts à négocier eux aussi ? Ce n'est pas l'impression qu'a renvoyée aujourd'hui le Premier ministre.

"Nous travaillons à ce qu'Israël soit plus fort que jamais et l'Iran plus faible que jamais. Eux dans les bas-fonds, nous au sommet", a indiqué Benyamin Nétanyahou.

 

Le nom du vice-président américain J.D Vance est évoqué par la presse pour mener ces négociations sensibles. Dans le même temps, Donald Trump entend maintenir la pression militaire avec l'arrivée programmée de milliers de soldats supplémentaires en renfort dans la région."

 

 

Source :

 

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/la-volte-face-de-donald-trump-qui-evoque-desormais-des-negociations-avec-l-iran_7889408.html

Trump négocie ?
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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 09:54
L' IA claude a visité mon blog... les IA sont partout !

Les IA sont partout... J'avais déjà reçu les visites de l'IA ChatGPT sur mon blog, à dix reprises... Et, en regardant les statistiques de mon blog ces jours-ci, j'ai constaté que l'IA Claude avait aussi visité mon blog à quatre reprises...

Par curiosité, je suis donc allée interroger l'IA sur mon blog... question posée : est-ce que le blog de rosemar est intéressant ?

Réponse :

Le blog de rosemar 
rosemar.over-blog.com
 est un blog littéraire et culturel francophone qui mêle poésie, réflexions sur l'actualité, récits de voyages en Provence, et découvertes patrimoniales (art romain, châteaux, villages provençaux, musique classique…).

Points forts :

Contenu varié : culture, histoire, nature, musique
Écriture soignée, ton personnel
Belles évocations de la Provence et du patrimoine
À considérer :

Style plutôt contemplatif et littéraire — plaira surtout aux amateurs de ce registre
Certains billets abordent l'actualité politique avec un point de vue marqué
Si tu aimes la poésie, les escapades culturelles et un regard sensible sur le quotidien, ça peut valoir le détour. Si tu cherches quelque chose de plus dynamique ou spécialisé, ce n'est peut-être pas le format idéal.

 

Des commentaires plutôt élogieux sur le contenu et le style du blog !

Ceci dit, force est de constater que les IA fouinent partout et deviennent envahissantes...

De plus en plus de gens les utilisent au risque de tomber dans la facilité, la passivité, la paresse, le renoncement à tout effort. C'est déjà le cas, hélas, pour nombre d'élèves qui n'hésitent pas à utiliser les IA pour rédiger leurs devoirs. Dès lors, les enseignants ne peuvent plus donner de devoirs faits à la maison, voulant éviter toute tricherie.

De plus, comme le souligne Gaultier Bès dans son ouvrage La vie machinale, "la personnification des robots va bon train. On leur donne des petits noms, "Claude", ou "Alexa", on les tutoie, on leur donne du "s'il te plaît" et du "merci". L'humanisation des IA, c'est notre infantilisation. Nous finissons par oublier qu'il y a un truc, que c'est une machine, non une personne- un peu comme un vieillard qui voudrait déshériter ses enfants au profit de la photo de son chat défunt."

Les IA sont partout, elles sont même utilisées lors de conflits : une école de filles a été bombardée à Minab en Iran, faisant de nombreuses victimes, des enfants pour la plupart. Donald Trump a d'abord nié le rôle des Américains, mais les images ont bien montré que c'était une frappe américaine...

Il pourrait s'agir d'une erreur à cause de l'IA...

 "Une source anonyme au sein du département américain de la Justice, citée dans The Wall Street Journal, indique que le programme d’IA utilisé par l’armée américaine pourrait s’être appuyé sur des renseignements archivés trop anciens, confondant ainsi l’école et un ancien bâtiment militaire."

 

 

L' IA claude a visité mon blog... les IA sont partout !
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16 mars 2026 1 16 /03 /mars /2026 13:15
Guerre en Iran : le chaos...

Invité dans l'émission CCeSoir, Nabil Wakim, journaliste au monde, spécialiste des questions climatiques, producteur du podcast  Chaleur Humaine a dénoncé la guerre mené par Trump en Iran :

 

"Le chaos de cette guerre est dramatique, on va parler des conséquences économiques mais quand même, regardons ce qui est en train de se passer : c'est un massacre, l'offensive israélo américaine sur l'Iran, l'offensive israélienne au Liban, ce qui se passe en Cisjordanie et à Gaza, le chaos de la région est un massacre.

 

Comment on peut penser qu'on va améliorer la situation de la région de cette manière là ? De ça, il ne va sortir que du malheur et du chaos. C'est horrible. Je ne trouve pas les mots pour le dire... c'est dur.

 

On peut dire les choses autrement : on ne libère pas un peuple en le bombardant. On va pas améliorer la situation du conflit israélo-palestinien en détruisant l'intégralité des écoles et des hôpitaux de Gaza et en bombardant toutes les terres agricoles, on ne va pas améliorer la situation vis à vis du  Hezbollah en occupant une partie du pays et en ayant 700 000 déplacés sur une population de 4 millions.

 

La base, c'est quand même ça : c'est un drame, c'est un drame aussi parce qu'il n'y a pas de retour en arrière, ni de retour en arrière moral, les gens qui aujourd'hui se satisfont de cette situation en pensant qu'il va en sortir quelque chose de bien pour l'économie, un autre équilibre dans la région, devraient avoir honte...

C'est grave, ce qui se passe, c'est horrible, les mots ne sont pas suffisants pour qualifier ce qui est en train de se passer...

 

Evidemment, il y a aussi des conséquences économiques qui vont avoir lieu. Alors, peut-être qu'à terme, parce qu'il y aura ce chaos et cette instabilité, cela va provoquer un désalignement dans nos intérêts avec le fait de se dire :  on va utiliser moins d'énergies fossiles, mais là aujourd'hui, sur le très court terme, la situation est insupportable d'un point de vue humain.

 

Un certain nombre de conséquences économiques vont être graves évidemment pour les populations civiles dans les pays du Proche Orient mais aussi en Occident pour nous parce qu'on est très dépendant du pétrole et du gaz... je rappelle qu'en France on importe 99% de énergies fossiles qu'on consomme, et ce sont les deux tiers de l'énergie qu'on utilise donc, en fait, on a beaucoup besoin de pétrole et de gaz."

 

"Toutes ces populations de la région sont fracassées par cette violence de cette guerre qui est menée sans aucune considération pour ces populations..." renchérit Agnès LEVALLOIS, Présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient).

Et Trump appelle cela une "excursion" alors que ce conflit fait des milliers de morts !

 

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/saison-6/8223234-moyen-orient-la-guerre-du-petrole.html#about-section

Guerre en Iran : le chaos...
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11 mars 2026 3 11 /03 /mars /2026 10:20
Iran : une école de filles bombardée...

Les médias ont beaucoup évoqué les bombardements qui ont permis d'éliminer de manière spectaculaire le "guide suprême" et sa garde rapprochée en Iran. Mais ces médias ont aussi quelque peu occulté le bombardement d'une école de filles, tuant des dizaines d'enfants.

"Samedi dernier, le 28 février, dès le début de l'attaque israélo-américaine, l'Iran affirme qu'une école de filles a été bombardée, tuant des dizaines d'enfants entre 7 et 12 ans. Les Iraniens accusent Israël et les États-Unis, qui s'en défendent. Alors, que sait-on de ce bombardement ? Des journalistes ont analysé les images.

Sur une vidéo amateur tournée juste après le bombardement, de la fumée s'échappe d'un bâtiment à moitié détruit. Des images montrent le même bâtiment filmé de plus près, avec des sauveteurs au milieu des débris. Plusieurs détails montrent qu'il s'agit d'une école : sur les murs, des fresques d'enfants. Au sol, un terrain de sport dessiné dans la cour. Et au milieu des décombres, des cartables ou encore des livres scolaires.


Le bâtiment détruit se trouve au sud de l'Iran, près du détroit d'Ormuz, dans la ville de Minab. Les journalistes l'ont géolocalisé précisément, grâce à des images satellites. Son nom ? Shajare Tayyebeh. Elle est située juste à côté d'une importante base militaire, qui appartient aux Gardiens de la Révolution, le bras armé idéologique du régime. De nouvelles images satellites prises mercredi 4 mars confirment la destruction de l'école, mais aussi celle des structures militaires voisines.

En Iran, la semaine scolaire débute le samedi. Lors du bombardement, autour de 10h30 samedi matin, les élèves étaient donc présents. Le journal Le Monde a retrouvé une vidéo de l'école, on y voit des dizaines de petites filles en tenue verte et foulard blanc, en train de porter de la nourriture et des boissons. Sur une autre vidéo, on aperçoit des sauveteurs en train de sortir un corps des décombres, où l'on retrouve le même tissu vert. Même chose sur des images de sacs mortuaires partagés par le régime.


Combien d'écolières ont été tuées dans cette attaque ? En comptant le personnel de l'école, l'Iran annonce 168 morts.

"Le bilan de la tragédie de l'école de Minab est sans équivalent", a déclaré le Dr. Pirhossein Kolivand, président du Croissant rouge iranien. Impossible de vérifier ce bilan. Mais des vidéos de cercueils et de funérailles partagées par le régime donnent une idée du nombre de victimes. Sur des images diffusées par les médias d'État, des dizaines de cercueils défilent. La population s'est rassemblée pour leur rendre hommage avant l'enterrement. Une photo a été prise dans un cimetière à 4 km de l'école bombardée. Une centaine de tombes étaient en train d'être creusées.

Alors, qui a frappé cette école et tué ces enfants ? L'Iran accuse Israël et les États-Unis de cibler délibérément les civils. Israël dément, et dit ne pas être au courant d'une frappe sur l'école. Les États-Unis, eux, restent prudents : "Tout ce que je peux dire, c'est que nous enquêtons sur cette affaire. Évidemment, nous ne visons jamais de civils, mais nous regardons cela de plus près", a fait savoir le Pentagone."

 

Donald Trump disait hier : "C'est l'Iran qui a fait ça." Sans fournir de preuves, Trump accusait l'Iran.

 

Mais une enquête du New York Times indique qu’il s’agit d’une frappe américaine. 


 

Sources :

https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/origine-du-missile-nombre-de-victimes-enquete-sur-le-bombardement-d-une-ecole-de-filles-au-premier-jour-de-la-guerre-en-iran_7848035.html

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/a-teheran-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-denoncent-les-frappes-israelo-americaines-8559978

 

https://www.huffingtonpost.fr/international/article/iran-les-etats-unis-mis-en-cause-par-une-enquete-du-new-york-times-apres-la-frappe-sur-une-ecole_261156.html

Iran : une école de filles bombardée...
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9 mars 2026 1 09 /03 /mars /2026 13:09
Trump TV...

Il est partout sur les écrans, on ne parle que de lui, on commente ses dernières déclarations, ses mimiques, ses gestes... il sature l'espace médiatique...

Il s'impose par sa stature, son large manteau : on ne voit que lui.
Ce que Trump a réussi à faire est qu'on parle de lui tout le temps, sur toutes les chaines, il est omniprésent.

Un langage simple, agressif, des phrases courtes, martelées, des formules répétées : America First, Make America Great Again... une façon d'attirer l'attention tous azimuts...

Trump dit une chose, le lendemain il dit le contraire, le surlendemain il donne encore une autre version : la vérité est variable... elle n'est jamais la même.

Encore une tactique pour attirer l'attention...

"Dimanche 1er mars, Donald Trump a assuré que la guerre en Iran durerait quatre semaines maximum. Lundi, le président américain déclarait qu'elle pourrait finalement être plus longue. Mardi 3 mars, il a précisé qu'elle pourrait être au contraire plus courte. 

 

"Si vous regardez le Moyen-Orient, c’est le chaos total." La politique américaine menée là-bas est un "désastre". Y avoir engagé une guerre est "la pire décision jamais prise par un président" dans l’histoire des Etats-Unis…

Ces déclarations sont signées Donald Trump. Elles visaient Barack Obama et George W. Bush en 2016. Mais on n’en finirait pas de citer toutes les promesses isolationnistes de l’actuel président américain, qui insistait encore l’an passé sur le fait que son "succès se mesurerait d’abord aux guerres qu’il ne commencerai[t] pas". Il a dû encore changer d’avis."

Avec la guerre en Iran, Trump est encore plus présent sur nos écrans : une démonstration de force, de puissance. Les déclarations martiales se succèdent et les images viennent à l'appui.

Des titres tapageurs : Des tapis de bombes sur l'Iran, 100 heures de bombardements, Trump accélère...

 

"Galvanisé par son opération réussie au Venezuela, Donald Trump se laisse emporter par une hybris débordante...Donald Trump a l'impression qu'il peut faire ce qu'il veut, où il veut, à n'importe quel moment...

Le but de Trump ? Refaçonner le Moyen Orient pour faire des bénéfices, pour des raisons financières. Faire du business avec les pays du Moyen Orient. On se souvient du projet de riviera à Gaza, par exemple..."

Mais cette guerre se propage, embrase les pays environnants et risque d'avoir des conséquences économiques mondiales...

 

 

 

Sources :

https://www.nouvelobs.com/edito/20260304.OBS112896/guerre-en-iran-le-plus-terrifiant-est-que-trump-semble-ne-pas-savoir-ce-qu-il-veut-faire.html

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/guerre-au-moyen-orient-trump-et-netanyahou-partagent-ils-les-memes-buts-6024070

 

 

Trump TV...
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2 mars 2026 1 02 /03 /mars /2026 13:33
Trump rentre en guerre...

 Trump le "pacificateur" se transforme en chef de guerre au risque de déboussoler les MAGA.
En lançant une offensive militaire contre l'Iran, Donald Trump rompt avec son image de pacificateur. L'absence de stratégie claire et les risques économiques et humains pourraient revenir le hanter lors des élections de mi-mandat.

La guerre, c'est la paix ?

 

"Samedi 28 février, les États-Unis ont lancé l'opération "Epic Fury" contre l'Iran. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le président américain a affirmé vouloir "veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde".

 

Pas d'allocution solennelle à la nation. Mais une vidéo de Donald Trump postée sur les réseaux sociaux pour justifier une guerre, longtemps annoncée, et finalement déclenchée samedi 28 février. Quels sont les objectifs affichés par le président américain ? "Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles. Elle sera totalement, encore une fois, anéantie. Nous allons anéantir leur marine. Nous allons veiller à ce que les mandataires terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région et le monde", a-t-il ainsi déclaré.

Après de vaines négociations, la guerre est la seule solution, selon Donald Trump, pour éviter que l'Iran ne menace la sécurité et les intérêts des Etats-Unis dans le futur. Quel est le dispositif américain ? Pour mener l'opération "Epic Fury", Donald Trump a déployé un dispositif inédit depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Il comprend au moins 14 navires de guerre, des destroyers et deux porte-avions, ainsi qu'environ 200 avions de chasse. Ce dispositif s'ajoute aux moyens des bases américaines permanentes dans la région, pour un total de 50 000 soldats.

Le plus grand porte-avions au monde, l'USS Gerald R. Ford, a rejoint la zone vendredi 27 février, après avoir fait le plein de vivres et de munitions. Des avions ravitailleurs américains ont aussi été photographiés en Israël. Pour tenir. Car l'opération est appelée à durer et pourrait se dérouler par vagues.


Selon les experts, les forces déployées restent insuffisantes pour une campagne prolongée, notamment en termes de logistique et de munitions. En face, quelle capacité de riposte ? Lors des frappes américaines et israéliennes en juin, seules 30 % des capacités militaires iraniennes auraient été détruites.

Il reste à Téhéran des drones et des centaines de missiles. Ces derniers auraient une portée d'au moins 2 000 km, soit de quoi toucher plusieurs bases américaines. Et ces armements ne sont pas si simples à détruire.

"Les sites ont été renforcés parce qu'ils s'attendaient à des attaques israéliennes et américaines. Et certaines rampes de lancement de missiles sont mobiles, l'Iran peut les déplacer, donc vous ne pouvez pas forcément les frapper de façon exacte", explique Marion Messmer, chercheuse en relations internationales.

Dans son allocution, Donald Trump prépare les Américains à la mort éventuelle de soldats. Mais selon lui, il s'agit d'une noble cause, essentielle pour le futur des États-Unis."

 

Certes "le guide suprême" est mort ainsi que sa garde rapprochée. Mais le régime iranien, lui, se maintient.

Et la riposte à cette attaque n'a pas tardé : bombardements contre Israël, contre de nombreux pays voisins et contre des bases américaines.

L'embrasement est régional : des explosions ont retenti à Riyad en Arabie saoudite, à Abou Dhabi, à Doha au Qatar, à Dubaï, au Koweït ou encore Manama, capitale de Bahreïn.

Est-ce qu'on s'achemine vers une guerre longue et incertaine ?

A l'issue de cette guerre, est-on sûr que l'Iran ira vers une transition démocratique ?

N'oublions pas les risques économiques : dans le détroit d’Ormuz, la guerre en Iran a déjà des conséquences sur l’économie mondiale. Le blocage de ce passage clé du commerce du pétrole par l’Iran va perturber l’approvisionnement en or noir et faire monter le prix du baril en flèche.

Sources :

https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/iran-quel-est-le-plan-de-donald-trump_7837190.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/international/video/dans-le-detroit-d-ormuz-la-guerre-en-iran-a-deja-des-consequences-sur-l-economie-mondiale_260983.html

Trump rentre en guerre...
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4 février 2026 3 04 /02 /février /2026 10:30
Connaissez vous le parler Trump ?

Connaissez-vous le parler Trump ?

"J'aime, j' aime pas, il est méchant, il est gentil..." "Donald Trump parle parfois comme un enfant, il est dans la toute puissance infantile", dit Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste...

Le vocabulaire est extrêmement restreint, les messages sont simples, répétitifs, insistants, comme dans les publicités...

Trump pratique aussi la contradiction, des revirements incessants, il aime être imprévisible, de façon à provoquer la sidération...

Ainsi, il surprend, il inquiète, il déstabilise... il provoque...

Où est la vérité ? Il dit une chose, puis il dit son contraire...

Trump aime aussi manier l'injure, et selon Trump, la raison de plus fort est toujours la meilleure...


C'est Roger-Pol Droit qui écrit aussi : "Comme Thrasymaque, le sophiste, Trump refuse les vraies discussions, les démonstrations, les débats argumentés. Il ne dialogue pas, il assène. Et quand il ne peut monologuer, marteler ses convictions, il cesse de répondre..."

 

Trump use d'une rhétorique hyperbolique, il sature l'espace médiatique...

 

"On affirme, les mots sont des armes, on ne perd jamais, on ne s'excuse jamais, on construit mécaniquement une saturation de l'espace médiatique et on est en situation d'occuper le terrain, en parlant à deux publics différents : le public avec qui on veut conclure, et le public qu'on veut convaincre...

Tout est une bataille, tout est un combat, il faut éliminer l'adversaire, il n'y a pas de limite, il n'y a pas d'emballage, tout chez lui est la destruction de l'adversaire. Tout est fantastique, quand c'est lui, tout est négatif quand c'est les autres...

 

Provocation, digression quand le sujet l'embête, divagation, parce que de temps en temps, il a de petites obsessions, tout ce qui est doré est un sujet tout à fait structurant chez Donald Trump... même quand il recule, il ne recule pas de manière à être perdant. Il gagne toujours quelque chose...

 

Il cherche qui acheter en Iran. Un commandant des gardiens de la révolution, ou quelqu'un qui soit un haut dignitaire, il ne veut pas faire une guerre sur place avec des troupes au sol.

Là il est en train de créer un blocus pour mettre l'Iran à genoux d'un point de vue économique..." analyse Alain Bauer.

Et que dire des mimiques de Donald Trump ? Tout un art de la grimace, une façon d'attirer l'attention, de souligner ses propos...

 

Un exemple :

 

https://www.huffingtonpost.fr/international/video/sur-les-dossiers-epstein-trump-s-offre-une-sortie-lunaire-face-aux-journalistes-c-etait-un-complot-contre-moi_259995.html

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