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7 mars 2025 5 07 /03 /mars /2025 12:44
Restera-t-il un chant d'oiseau ?

 

Une chanson interprétée par Jean Ferrat qui évoque la disparition possible des oiseaux, un sujet dont on parle peu face aux menaces de guerres qui envahissent la planète...

Prête-t-on encore la moindre attention aux oiseaux ? Dans nos villes, leurs chants s'effacent déjà dans le bruit des moteurs de voitures... De nombreuses espèces disparaissent aussi, on ne les voit plus...

 

Dès le début de la chanson, une question désabusée nous est posée :

"Que restera-t-il sur la terre
Dans cinquante ans"

Et les constats qui suivent sont effrayants : la pollution est partout dans "les rivières, les fleuves, les océans", et nous l'acceptons, comme le suggère l'emploi du pronom indéfini "on" et du présent de l'indicatif :

"On empoisonne les rivières
Les océans
On mange des hydrocarbures
Que sais-je encore"

Le verbe "empoisonner" est particulièrement fort et souligne comme une volonté d'anéantir et de détruire cette ressource si précieuse : l'eau... Le problème, c'est que les hommes en sont eux-mêmes victimes en "mangeant des hydrocarbures"...

Et de citer un exemple concret : 

"Le Rhône charrie du mercure
Des poissons morts"

Toute la chaîne alimentaire est ainsi saccagée...

 

Le refrain vient alors s'inquiéter de l'avenir sombre réservé aux "enfants des temps nouveaux" : "Restera-t-il un chant d'oiseau". Telle est la question désabusée que pose le poète se souciant de la planète et de l'avenir des enfants...

 

Une expression familière vient ensuite souligner encore la folie de nos sociétés : 

"Le monde a perdu la boussole".

Le "pétrole, l'atome" règnent en maîtres : l'un pollue nos "plages", l'autre s'impose comme un nouveau Dieu, "un Seigneur", à qui l'on voue un culte...

Et le poète s'inquiète de cette prolifération de l'atome : 

"Qu'en ferons-nous c'est une affaire
Qui me fait peur"

 

Le constat qui suit est désolant : 

"A peine le malheur des hommes
Est-il moins grand
Que déjà pourrissent les pommes
Des nouveaux temps"

Et le dernier couplet est un appel insistant aux enfants grâce au procédé de répétition et à l'emploi de l'impératif :

"Enfants enfants la terre est ronde
Criez plus fort
Pour que se réveille le monde
S'il n'est pas mort"

Mais ce dernier vers démontre encore l'apathie de notre monde face au désastre écologique que nous connaissons.

 

Magnifique chanson mise en valeur par la voix chaleureuse de Jean Ferrat ! La mélodie lancinante se fait plus douce et flûtée dans le refrain avec l'évocation du chant des oiseaux menacé de disparition...

 

Pour mémoire :

Les paroles de cette chanson sortie en 1962 ont été écrites par Claude Delécluse...

 

Les paroles :

 

https://genius.com/Jean-ferrat-restera-t-il-un-chant-doiseau-lyrics


 

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2 mars 2025 7 02 /03 /mars /2025 13:53
Les colverts près de la chute d'eau...

 

Près de la cascade, l'eau bouillonne dans un fracas tumultueux : on admire sa force majestueuse, ses remous, ses tourbillons...

 

 

 

Et voici qu'arrive un convoi de colverts, magnifique vision sur l'eau bleue, transparente, à peine ridée par leur passage...

 

 

 

Les colverts glissent sur l'eau comme s'ils étaient mus par des moteurs silencieux...

 

 

 

Un des oiseaux se pose sur un rocher et se livre à une toilette minutieuse, un autre s'endort sur l'eau, un autre patrouille encore...

 

 

 

On est ébloui par leur livrée aux teintes chatoyantes de vert, de brun, de lumières !

 

 

 

Magnifique tableau d'une journée d'hiver !

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 février 2025 7 02 /02 /février /2025 13:55
Sur le miroir de l'eau...

 

Sur le miroir de l'eau, des arbres déploient leurs branches de l'hiver dénudées, images ondoyantes, reflets mouvants...

 

 

Branches tortueuses, tourbillons de troncs et de ramures sur le canal... volutes, arabesques...

 

 

On découvre aussi au fil de l'eau des poissons aux teintes de pourpre, ou des colverts sur les moires dorées de l'eau...

 

 

 

Plus loin, un canard s'ébroue sur les ondes avec un joli battement d'ailes...

 

 

 

Des nuées vaporeuses dispersent leurs ouates duveteuses sur le miroir de l'eau...

 

 

 

Tandis qu'un pigeon survole le plan d'eau et que son reflet se dessine sur ce tableau somptueux de l'hiver...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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29 décembre 2024 7 29 /12 /décembre /2024 13:05
La messagère de Noël...

 

C'est le soir de Noël : une petite mésange bleue s'est invitée sur mon balcon... l'oiseau fragile nous fait admirer son plumage soyeux, ses teintes contrastées de bleu, de noir, de lumière...

 

 

L'oiseau picore quelques graines, les savoure, s'en délecte...

 

 

Quel joli spectacle de Noël !

 

 

Quelle splendeur ! Quelle délicatesse dans les teintes de ciel et de nuées  !

 

 

Les oiseaux nous offrent ainsi un monde de beauté, d'harmonie, d'élégance... une beauté fugitive, car ils sont si prestes à s'envoler...

 

 

 

 

Beautés célestes, merveilles de notre cosmos, les oiseaux nous font entrevoir les splendeurs de ce monde duquel nous nous sommes de plus en plus éloignés...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Pixabay  Vidéo : rosemar

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15 décembre 2024 7 15 /12 /décembre /2024 13:24
Vacarme joyeux de pies dans le pin...

 

Quel vacarme, quel tohu-bohu dans le pin ! Des pies caracolent sur l'arbre... des envolées joyeuses et complices...

 

 

 

Elles descendent et se regroupent dans les branches du pin... on aperçoit à peine leurs silhouettes blanches et noires aux teintes bleutées...

 

 

 

Soudain, les voici qui remontent dans un ballet virevoltant, une à une, avec vivacité, élégance, elles escaladent l'arbre, et elles redescendent encore dans une effervescence de cris joyeux...

 

 

 

Et les voilà qui gravissent à nouveau l'arbre...

 

 

 

 

Le pin resplendit de lumières sous le soleil de ce matin d'automne : les pies viennent l'animer et le faire vivre d'éclats nouveaux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 août 2024 7 25 /08 /août /2024 12:21
Le rendez-vous des oiseaux...

 

 

Un buisson dans le jardin qui frissonne au vent de l'été... des oiseaux viennent se cacher sous les feuilles de l'arbuste...

 

 

 

On les voit papillonner autour des branches, formes graciles, légères, aériennes...

 

 

 

Mésanges, pinsons, moineaux ? Joli ballet d'oiseaux dans le jardin...

 

 

 

 

Vols stationnaires, virtuosité de ces oiseaux comme suspendus dans l'air de l'été...

 

 

 

 

Merveilleux rendez-vous de ces  oiseaux attirés par les fleurs, les ombrages apaisants du jardin !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 juin 2024 7 16 /06 /juin /2024 12:52
Soir de printemps...

 

Quelques nuées s'étirent sur l'azur : le soleil déclinant les éclaire de ses rayons dorés et pourpres, aux couleurs de feux et de braises...

 

 

 

Sur les bords, quelques nuées grises bourgeonnent, fragmentées, légères, vaporeuses...

 

 

 

 

Un tableau contrasté de couleurs, en ce soir de printemps...

 

 

 

 

La paix du soir s'installe doucement, célébrée par le murmure des oiseaux...

 

 

 

 

Soudain, une hirondelle traverse l'espace du tableau, image fugace, éblouissante, un jet d'aronde vibrant d'élan et de vie...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 mai 2024 7 26 /05 /mai /2024 12:14
Chants d'oiseaux à la nuit tombée...

 

Des ombres d'arbres dans la nuit... les pins dessinent leurs panaches obscurs sur l'horizon...

 

 

 

Tout semble dormir... et pourtant, dans la nuit s'élèvent des chants mystérieux...

 

 

 

Qui célèbre ainsi les ombres de la nuit ? Quels oiseaux nous séduisent de leurs voix célestes ?

 

 

 

 

Engoulevent ?  rossignol philomèle ? chouette ?  grive solitaire ? Qui chante dans la nuit ?

 

 

 

 

 

Qui embellit le paysage de ces trilles enchanteresses ? Quels oiseaux célèbrent ainsi la douceur de cette nuit de printemps ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Pixabay  Vidéo : rosemar

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7 avril 2024 7 07 /04 /avril /2024 12:42
Soudain, des panaches de verdure...

 

 

Des marronniers qui se parent soudain, comme par magie, en quelques jours, de panaches de verdure...

 

 

Vert et bleu sur le ciel du printemps... et dans le lointain, des teintes de rose vif d'un arbre de Judée...

 

 

 

Le soleil inonde les feuilles nouvelles, les nuance d'éclats de lumières... le soleil sublime ces paysages verdoyants...

 

 

 

Sur les marronniers, feuilles et fleurs commencent à s'épanouir...

 

 

 

Reflets dans l'eau de ces panaches de verdure : encore un spectacle féerique de bleu, de vert qui s'entremêlent...

 

 

 

Des colverts viennent ajouter les teintes d'émeraude de leur plumage soyeux à ce prodigieux spectacle du printemps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 12:28
La poésie du slam : Mes petits...

Le slam : un retour aux origines de la poésie, une poésie rythmée, chantée, avec accompagnement d'instruments de musique...

 

Une belle découverte avec un texte à la fois mélancolique et joyeux, un texte empli de poésie dans les thèmes évoqués : la nature, des oiseaux, une dame qui les aime et les nourrit... Mais quelle est son histoire ?

 

Bienvenue au pays du verbe rythmé et des mots qui claquent. Et bienvenue chez Dizzylez, l’homme aux multiples casquettes : rappeur fluide et décalé, slameur, marathonien des ateliers, initiateur poétique de soirées musicales.

 

"On imagine que cela commence il y a longtemps... une décennie, peut-être deux... tant ses gestes sont devenus souples, simples et précis.

C'est peut-être cela la grâce, l'élégance, tout simplement le fruit du temps...

Deux fois par jour, été comme hiver, elle arrive vêtue d'une parka rouge, se poste au bord de l'eau, derrière ce même buisson, et puise d'un sac sans âge des bouts de pain qu'elle lance en l'air... pour les nuages...

On imagine qu'elle habite seule, qu'elle parle peu, qu'elle parle aux oiseaux comme d'autres parlent aux chats...

Elle a bien un fils et trois petits enfants, mais on s'imagine que quelque chose s'est cassé, et on se doute qu'ils ont fui Paris, ses flux tendus, sa grisaille récurrente et ses bouchons périphériques...

Juste avant qu'elle ne commence à s'occuper de ceux qu'elle appelle maintenant "mes petits"...

Ses petits, donc, sont toujours à l'heure au rendez-vous, toujours aux aguets quand le soleil caresse doucement la cime des arbres, encore et toujours prêts quand il rayonne très haut dans le ciel...

 

Là, on n'imagine plus, on voit :

On voit trente volatiles et, dans un ballet blanc aérien, jouer leur courage et leur vie dans un numéro de cirque bien répété, un numéro en forme de grand huit mélangé...

On voit une mouette qui saisit un bout de pain en plein élan, vire soudain, sème six poursuivants et s'évade de la bande pour savourer sa... deux autres qui attrapent le même bon pain et achèvent leur duel au ras de de de... on voit des battements d'ailes, des plumes voler. On entend des noms d'oiseaux, des prénoms de grand-mères, des jurons fuser avant qu'un autre ne rate sa chance, ne penche la tête et ne s'étrangle, qu'un colvert ait raflé son trésor, en bas, sans trop bouger...

 

On imagine que c'est son petit plaisir, son petit plaisir de mère nourricière, son lien à la terre et aux autres, on l'imagine dompteuse de faune, semeuse de rêves pour volatiles du monde entier ou réveilleuse d'espoirs, on l'imagine à la tête d'une grande révolution ailée.

On se demande qui la remarque, comment se mesure la grandeur d'âme, le geste ample d'une petite dame...

Et, là, tout de suite, on aimerait voir son geste peint.

Puis on saisit d'un bruit quand le sac est vide, qu'elle redevient comme un clown triste.

On imagine ce qu'elle regarde dans le lointain, quand les oiseaux s'en vont, des lignes de fuite, les miettes d'un passé qui lui échappe, des bouts de tranches de vie, les êtres qu'elle a chéris, qu'elle a nourris et qui s'envolent vers d'autres horizons...

On clignera des cils, on la regardera une dernière fois, et on vous avouera à la fin : Les petits sont ingrats et ne vous aiment jamais autant qu'un vieux bout de pain."

Musique et cris d'oiseaux...

 

On aime l'évocation des oiseaux pleine de vivacité au centre de la poésie, on est ému par ce personnage anonyme, solitaire, qui se dévoue aux oiseaux, comme elle s'est dévouée à sa famille...

On perçoit une dénonciation de la vie urbaine : "Paris, ses flux tendus, sa grisaille récurrente, ses bouchons périphériques..."

Une dénonciation aussi de l'abandon dont sont parfois victimes les personnes âgées dans notre monde moderne...

 

 

 

https://music.youtube.com/watch?v=sZGJG4zSVdU

 

https://www.francebleu.fr/emissions/les-talents-fb-vaucluse/vaucluse/dizzylez

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