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31 octobre 2025 5 31 /10 /octobre /2025 12:45
Frissons...

Depuis Les Oiseaux de Hitchcock jusqu'à Phantom of the Paradise de Brian de Palma, on ne compte plus les films où la musique vient suggérer, distiller, voire provoquer des sentiments d'inquiétude, d'angoisse, de terreur... A côté de l'héroïne ou du méchant, n'est-elle pas un véritable personnage du film, certes invisible, mais si présent ? 

Pourquoi la musique peut-elle faire peur ? Quels outils, quels secrets de fabrication pour la compositrice, le compositeur ?

Marc Simon au cours d'une conférence musicale nous a dévoilé ces secrets...

 

L'histoire de la peur n'a pas commencé avec le cinéma : c'est vieux comme le monde ! De nombreux procédés sont utilisés pour faire peur... l'émotion a commencé dans les contes, avec des aventures qui font peur.

On connaît tous le personnage du Chaperon Rouge confrontée au loup, les histoires de loup garou, ou encore Dracula...

Et Marc Simon nous chante alors une chanson parodique sur le thème du loup... et nous dit que le chanteur peut modifier sa voix, la rendre plus caverneuse pour susciter la peur...

 

Au début du cinéma, les musiciens accompagnaient les films en direct, mais rapidement le son est entré dans les films. Les compositeurs étaient rompus à tous les styles de musique.

 

On écoute alors la musique d'un film sorti en 1932 : The Most Dangerous Game, en français Les chasses du comte Zaroff, une musique composée par Max Steiner. Un thème sombre, inquiétant....

En 1933, la musique de King Kong est encore composée par Max Steiner : un air ténébreux à souhait...

C'est Bernhard Kaun qui compose la musique de Frankenstein en 1931 : encore une musique troublante, terrifiante...

 

Dracula est un roman épistolaire de l'écrivain irlandais Bram Stoker publié en 1897 : beaucoup d'histoires ont été écrites à l'époque autour des Carpathes. C'est James Bernard qui compose la musique du film : encore une musique très sombre, stridente... on ressent une dissonance... deux notes qui ne devraient pas être jouées ensemble...

Nous sommes habitués à la quinte : un son qui est dans la nature. Le Diabolus in musica (litt. "le diable dans la musique"), ou triton, est la présence d'un intervalle de trois tons : un intervalle qui sonne un peu douloureux.

Le diable en musique ou Diabolus in musica, désigne depuis les théoriciens du Moyen-Âge, l'intervalle de quarte augmentée (ou quinte diminuée), formé par trois tons consécutifs, soit un "triton", comme le nom de l'animal maléfique. 

 

Aux USA, on trouve une chanson qui parle de fantômes : Spooks de Luis Armstrong... Attention aux fantômes ! Une version comique... On entend des portes qui grincent, des cris, le bruit du vent est fait avec la bouche... c'est amusant.

 

Dans les séries, le fantastique et l'épouvante connaissent aussi un vif succès... Notamment The Twilight Zone, La quatrième dimension avec deux compositeurs Bernard Herrmann, puis Marius Constant qui utilise clavecin et synthétiseurs.

 

En 1960, dans le film Psychose de Hitchcock, un morceau qui s'appelle Le Meurtre est particulièrement terrifiant : des violons qui font comme des coups de couteau... une musique de Bernard Herrmann, à nouveau avec l'utilisation du demi-ton.

 

Dans les séries célèbres, on peut citer aussi Les Envahisseurs, avec une musique où on retrouve le demi-ton et des clusters, des agglomérats de notes, ce qui crée une atmosphère oppressante.

 

Birmingham est un groupe de jeunes musiciens : ils sont les compositeurs de Black Sabbath... On écoute d'abord des sons de cloches dans le lointain, puis la pluie et une musique sombre, avec des notes dissonantes et un autre procédé : la lenteur, avec des sons très graves ou très aigus.

 

Dans la musique de L'exorciste, c'est le procédé de répétition qui est utilisé...

 

C'est John Williams qui écrit la musique des Dents de la mer où l'on retrouve ce procédé de répétition qui crée une impression de menace d'une bête qui sort de l'eau...

 

John Morris compose la musique de Elephant Man, le film de David Lynch : une musique douce qui peut devenir menaçante... car le film évoque une créature qui fait peur par son aspect, mais qui a beaucoup de douceur en elle... un contraste qui est très beau...

 

En 1984, sort la comédie horrifique Gremlins, avec une musique de Jerry Goldsmith : là encore ça commence dans la douceur, mais une douceur trompeuse, puis c'est très virulent grâce à une fanfare un peu fofolle...

 

Dans le film Alien, le huitième passager, la musique fait intervenir le thème de la cloche qui revient souvent, puis la mélodie devient très sombre...

 

 

Merci à Marc Simon pour cette conférence musicale qui nous a permis de découvrir ou de redécouvrir de nombreuses musiques de films associées à la peur...

 

 

 

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 08:39
Ces écrans qui s'adressent à nos pulsions...

 

Le temps que nous passons devant des écrans ne cesse de croître : des écrans qui se multiplient à l'infini, télévision, téléphones portables, tablettes, ordinateurs...

 

Afin de capter notre attention, les politiques, les publicitaires s'adressent à nos pulsions plutôt qu'à notre raison.

Quelles sont ces pulsions primaires ?

 

On connaît sur internet le succès grandissant des sites pornographiques qui mettent en jeu l'obsession du sexe lié à l'instinct de reproduction.

 

Les médias jouent aussi sur la peur , un instinct vieux comme le monde...

 

Enfin, les médias exploitent aussi la pulsion de conflit et d'animosité.

On assiste à une culture du "clash" : les débats télévisés mettent souvent en scènes ces clashs qui alimentent les autres médias.

 

Faire le BUZZ, faire du bruit, afin d'attirer l'attention : c'est devenu l'objectif premier de certains médias.

Les titres, les photos choc sont à la mode, une façon de capter tous les regards.

Le BUZZ joue sur les bas instincts de l'homme, sur une curiosité malsaine, sur l'émotion suscitée par des conflits...

 

Ainsi, la face obscure de notre cerveau prend le dessus : nous nous laissons entraîner par ces instincts primaires.

Nous sommes véritablement manipulés et nous ne faisons plus fonctionner notre raison.

Nous nous laissons aller à ces instincts de la peur, du conflit, de la sexualité.

 

Ainsi, les vidéos pornographiques sont de loin les plus regardées dans le monde, dans tous les pays.

Et il n'est pas rare que des enfants, des adolescents accèdent, sans même l'avoir voulu, à ces sites.

Depuis plusieurs années, les professionnels de santé ainsi que les acteurs du numérique s’accordent à reconnaître l’impact négatif de la pornographie sur le développement psychologique des enfants.

Si la majorité des parents sont conscients que le numérique augmente le risque d’accès aux contenus inappropriés , la première exposition à la pornographie arrive de plus en plus tôt, la plupart du temps avant 12 ans, et elle est très souvent involontaire : un jeune sur deux affirme être tombé dessus par hasard , et plus de la moitié estime avoir vu ses premières images pornographiques trop jeune.

 

 

Source :

Apocalypse cognitive de Gérald Bronner

 

 

 

 

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