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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 17:04
fée SophieAnderson

"Le pouvoir enivrant qui change l'homme en dieu ; 
L'amour, miel et poison, l'amour philtre de feu, 
Fait du souffle mêlé de l'homme et de la femme, 
Des frissons de la chair et des rêves de l'âme", a écrit Victor Hugo dans un poème intitulé Noces et Festins, extrait du recueil, Les chants du crépuscule... Hugo, dans ce texte, met en scène les festins des grands de ce monde, repas démesurés faits de plaisirs et d'excès.
 
Le mot"philtre", qui apparaît dans ce poème, évoque la puissance de l'amour, à travers une image, mais ce nom désigne, le plus souvent, un breuvage magique destiné à inspirer l'amour : l'étymologie même révèle bien le sens premier, "philtron" en grec est formé sur le verbe grec "philein, aimer", que l'on retrouve dans nombre de mots : philosophe, philanthrope, bibliophile, philharmonie...
 
Ce terme est, donc, forgé à partir du radical du verbe, auquel on a ajouté un suffixe -tron, à valeur d'instrument : le philtre est ce qui sert à susciter l'amour...
 
Lié à la magie, à la sorcellerie, le philtre nous entraîne dans un univers mystérieux, inquiétant, celui des contes où tout est possible, celui des légendes anciennes, comme celle de Tristan et Iseult...
 
Tristan et Iseut forment un couple mythique. Leur histoire illustre la force irrésistible de la passion amoureuse, force symbolisée par le philtre qui leur fait braver l'ordre social, le mariage. Ce récit relate les principaux moments de la passion irrésistible qui lie le chevalier Tristan et l'épouse de son oncle le roi Marc
 
On songe, aussi, à la légende du poète latin Lucrèce, auteur du De Natura rerum, empoisonné par un philtre et rendu fou, légende purement fantaisiste qui a visé à discréditer Lucrèce, esprit lucide, s'il en fut, grand pourfendeur des religions et des superstitions, justement...
 
On parle souvent de "philtre d'amour" mais on voit que l'expression est, en fait,  un pléonasme, puisque le mot "philtre" contient en lui-même le radical du verbe grec : "philein, aimer."
 
J'aime ce mot qui remonte à l'antiquité, qui a conservé son radical ancien, qui parle à tous, car la racine phil- se retrouve dans de nombreux dérivés...
 
Mot plein de douceur avec sa fricative "f", plein de rudesse avec sa gutturale "r", le philtre restitue toute l'ambiguité du sens de ce terme : il est censé provoquer l'amour, d'une manière artificielle....
 
La graphie même du mot qui comporte un phi grec, consonne aspirée, lui confère un aspect mystérieux et exotique.
 
Quelle est cette mixture aux pouvoirs magiques ? Quels ingrédients la composent ?
 
Le philtre reste du domaine du conte, du récit mythique, de ces temps anciens où l'on croyait encore en la magie, aux pouvoirs des sorcières, des fées, des sylphes....
 
Le philtre nous fait songer à des histoires extraordinaires, à des personnages mystérieux, à des récits fantastiques, pleins d'émotions. On voit apparaître des fées aux noms étranges et pleins de poésie : Mélusine, Morgane, Viviane, Fata, la fée des lilas, Ondine...
 
On entre dans un univers rêvé, celui de l'enfance, celui de Merlin, l'enchanteur, celui des sortilèges, celui de nombreuses légendes du Moyen-âge...
 
Le philtre, le poison, l'élixir, le breuvage, la potion magique censés procurer l'amour ! Que de mots lumineux et sombres, à la fois, pour évoquer cette boisson secrète et mystérieuse !
 
 
 
 
 
 
 
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:25

coupe du monde 2

La coupe du monde de football attire et draine des millions de spectateurs : c'est indéniable, on sent une ferveur des fans de foot, une fierté nationale, une envie de se réunir derrière l'équipe de son pays, notamment en France...

 

"On a gagné !", c'est ce que l'on entend dire lorsque la France remporte un match... comme si chacun avait participé à la victoire !

 

Certains se passionnent pour cette coupe du monde : ce sont des connaisseurs, ils ont, parfois, pratiqué ce sport et en gardent de bons souvenirs.

 

Pour autant, peut-on oublier tout ce qui entoure l'organisation de ces coupes du monde ? Peut-on oublier et occulter le désespoir des Brésiliens dont les manifestations ont été virulentes contre les nombreuses expulsions qui ont précédé cette "fête" du football ? Pour construire des stades, le gouvernement brésilien a délogé nombre de pauvres gens...

 

Peut-on oublier la colère des Brésiliens ? Au lieu de consacrer de l'argent à des infrastructures utiles et indispensables à ce pays, dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la sécurité, on a préféré privilégier la coupe du monde.

 

A qui va profiter cette coupe du monde ? Aux Brésiliens ? Qui peut le croire ? Le prix des transports n'a cessé d'augmenter dans ce pays... Qui en supporte les conséquences ?

 

On peut aimer le football, mais peut-on refuser de voir les réalités et toutes les conséquences que subissent les populations dont les pays organisent ces coupes du monde ?

 

On peut être un passionné de ce sport mais on ne peut occulter tout le reste : les Brésiliens eux-mêmes sont de fervents adeptes de ce sport, mais ils ne peuvent accepter tous les sacrifices qui leur sont demandés...

 

 Nombre de brésiliens se sont élevés ces dernières semaines contre les dépenses exorbitantes du gouvernement brésilien pour accueillir l’événement, étant donné la situation économique très difficile de certains habitants de ce pays.

 

Comment ne pas voir l'excès, la démesure qui entourent ce sport ? Certains supporters, eux-mêmes, passent de la haine à l'adulation...

 

Le football, en tant que sport ne mérite aucune haine : c'est ce qui entoure le football qui est, parfois, haïssable, c'est l'hybris qui l'accompagne.

 

On a beaucoup parlé de la prochaine organisation de la coupe du monde par le Qatar, une affaire d'argent marquée par la corruption... La préparation de cette coupe du monde nécessite de gigantesques travaux. En septembre 2013, 44 ouvriers népalais sont morts en travaillant sur des chantiers dédiés à la coupe du monde dans des conditions proches de l'esclavage...

 

Au Brésil, huit ouvriers sont morts lors de la construction des stades.

 

Vive la coupe du monde ! Mais, si de pauvres ouvriers doivent mourir pour que des supporters vibrent de passion, devant des équipes adulées, peut-on l'accepter ?

 

Comment fonctionnent nos sociétés ? Il s'agit de procurer du plaisir à des foules en délire... Mais peut-on ne pas voir tout ce qui se cache derrière ces héros, ces idoles qui caracolent sur les terrains de foot ?

 

Peut-on accepter que l'organisation de coupes du monde aggrave la misère, le désarroi, entraîne la mort même de gens humbles et modestes ? Peut-on l'oublier ?

 

Mais comment peut-on, dans ces conditions, parler de l'héroïsme des joueurs de football ?

 

A lire 2 articles sur le sujet :

http://www.courrierinternational.co...

 

http://www.lemonde.fr/sport/article...

 

 

coupe du monde

 



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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 17:45
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"C'est comme une musique, une ritournelle dont on n'entendrait pas tous les mots, un chant qui laisserait son souvenir, des images, des personnages un jour rêvés... des éclats de rire, des rêves, des lettres d'amour et des tableaux blancs sur fond de cruauté insupportable, de souffrances impardonnables... Et toujours, ce même air qui reste... quelques notes lancinantes qui vous accompagnent et ne vous lâchent plus... une autre façon dorénavant de penser la mer", a écrit l'auteur italien Alessandro Baricco, dans son roman, intitulé Océan mer.
 

La ritournelle, la chanson de la mer ! Belle image qui évoque des murmures incessants, le flux et le reflux de l'onde amère !

 

Voilà un mot qui chante par son sens, par ses sonorités ! Il vient d'un nom italien  "ritornello", qui désigne la "répétition d'un motif musical", dérivé de "ritorno, le retour", auquel on a ajouté un suffixe de diminutif -elle.

 

Voilà un mot qui tourbillonne grâce à la gutturale, "r" répétée, la dentale "t" pleine d'éclats, ses différentes voyelles !

 

Son suffixe lui donne un air engageant et sympathique avec sa valeur de diminutif qu'on retrouve dans quelques mots : la ruelle, la tourelle, la margelle, la demoiselle...

Ce mot nous fait entendre des musiques, des refrains familiers : nous avons, tous, une ritournelle qui tourne dans nos têtes !


Nous avons, tous, un refrain du présent ou du passé qui nous revient, nous emporte, nous exalte et nous séduit !

 

Trois petites notes de musique et nous voilà emplis d'émotions, d'enthousiasme, de bonheur !

 

Tant de chansons, tant d'airs nous reviennent en mémoire ! Les ritournelles font partie de notre vie : que serions-nous sans la musique, sans les chansons ?

 

Tendresse, émotions, tristesse, joies, révoltes des ritournelles !

 

Musiques, airs entraînants, chants de lumières ! 

 

Les ritournelles nous emportent dans leurs tourbillons de souvenirs, elles rythment nos vies, évoquent des moments précis, des bonheurs, des peines, des êtres chers.

Les ritournelles sont l'essence même de nos souvenirs, elles nous rappellent tant d'émotions, de joies, de parcelles de bonheurs !

 

Notes de musique, refrains répétés qui s'imprègnent dans nos mémoires, les ritournelles nous sont indispensables pour apprécier le monde, le voir sous un autre jour, le redécouvrir...

 

Les ritournelles nous accompagnent en maintes circonstances, elles nous bercent de leurs airs entraînants, de leurs paroles pleines d'émotions, de sensibilité...

 

 

http://youtu.be/Tl4eqO5TT58

 

 http://youtu.be/E2Qp50o3XmQ

 

 http://youtu.be/32Qwj7xWBSc

 

 http://youtu.be/BcRplTpnHLM

 

 

 

 

 

 

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Photos : Christelle et rosemar



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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:52

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Crépuscule, tel est le titre de ce poème de Victor Hugo, extrait des Contemplations : et c'est bien un paysage de crépuscule que décrit le poète... On perçoit cette thématique à travers certains termes : "L'étang mystérieux, les branches... noires, l'ombre, la nuit tombe, un toit noir, l'étoile aux cieux, l'ange du soir, ses ailes obscures".


Le crépuscule est, d'après l'étymologie même du mot, "la petite obscurité", un diminutif latin de l'adjectif "creper" qui signifie "sombre"... C'est le moment où le soir tombe, où les formes s'estompent peu à peu... C'est, aussi, le symbole de la vie qui s'achève, et c'est ce symbole que développe Victor Hugo, tout au long du poème.

 

"L'étang mystérieux" évoqué, au début du texte, devient, ainsi, "un suaire aux blanches moires", superbe image même de la mort qui guette chacun d'entre nous... Cet étang est personnifié, puisqu'il "frissonne". Ces frissons suggèrent bien le froid, la peur, l'angoisse de ce paysage imprégné de mort.

 

Et pourtant, dans ce paysage sombre qui semble voué à la mort, on perçoit, dès la première strophe, la lumière de Vénus, à la fois astre du soir et déesse de l'amour.

Des questions sont posées et animent le texte : "Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ? Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ? "

 

Qui parle ainsi ? On a l'impression d'une nature vivante et vibrante... Une ambiance de fête surgit, à travers les questions ou certains détails : "Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ; L'herbe s'éveille et parle aux sépulcres dormants." On entrevoit une communication entre le monde des morts et celui des vivants...

 

La nature, symbole de vie s'exprime à travers un simple "brin d'herbe". Et cette nature invite des couples qui passent, à l'amour, de manière pressante, grâce à de nombreux impératifs : "Aimez, vous qui vivez ! Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ; Soyez heureux... Vivez ! faites envie."

 

Les exclamations soulignent une forme d'enthousiasme : face à la mort qui menace, il ne faut pas laisser passer le temps et en profiter pour "aimer".

 

Cette invitation très épicurienne s'oppose au tableau sombre qui est peint au début du poème...

 

Le texte fait de contrastes traduit bien une sorte d'urgence : face à cette obscurité qui nous menace, il faut vivre intensément.

"Les mortes" s'opposent aux "belles" d'autrefois... "le ver luisant" surgit dans "l'ombre." Dieu fait "tressaillir" le "tombeau"...


Des sensations sont mises en jeu : visuelle, auditive, tactile : une étoile apparaît, associée à la lumière, on perçoit le bruit du "pas lourd" du "faucheur", la nuit qui arrive donne aussi une impression de "fraîcheur."

 

Cette évocation très sensuelle vient compléter l'invitation à l'amour qui réapparaît dans la dernière strophe : "Aimez-vous !"

Associée au mois "où les fraises sont mûres", cette invitation prend tout son sens face au temps qui passe, qui fait mûrir les fruits...

 

Le vent, quant à lui, devient un "ange rêveur" qui "Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures, Les prières des morts, aux baisers des vivants".

 

Voilà l'ultime opposition du poème qui réunit le monde des morts à celui des vivants : c'est comme si cet ange surgi du ciel voulait transmettre la nécessité urgente de vivre en montrant aux êtres humains cette association inéluctable de la vie et de la mort... Aimer devient une façon de communier avec le monde des morts, un moyen de les retrouver, de leur rendre hommage.

 

Voilà un magnifique poème bâti sur des contrastes, où la nature vibre, semble lancer des messages aux humains que nous sommes.

 

Elle parle, pose des questions, montre toute la beauté du monde, grâce à des effets de sonorités... fricatives et sifflantes dans ces deux vers, par exemple : "Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ? Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?" Certaines répétitions soulignent le lyrisme, un élan, une volonté de mettre en évidence tous les spectacles de la nature qui sont aussi une occasion d'aimer, de vivre en symbiose avec le monde qui nous entoure.

 

Dans ce poème, la nature entière semble vivante, l'amour est présenté comme une loi universelle, et divine... On perçoit comme une sorte d'animisme présent dans tout le texte. La beauté de cette poésie, dans les personnifications, les images traduit et retranscrit la splendeur du monde : les moires de l'étang, l'étoile de Vénus devenue "fleur de lumière."...

 

On est sensible à une forme de panthéisme exprimé par le poète : tout semble divin dans la nature évoquée, on entrevoit aussi une sorte de communication entre les vivants et les morts, eux qui semblent nous inciter à vivre intensément, à aimer le monde...

 

Le poème :

 

 

L’étang mystérieux, suaire aux blanches moires,
Frissonne ; au fond du bois la clairière apparaît ;
Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?
 
Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?
Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ;
L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.
 
Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?
Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ;
Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.
 
Dieu veut qu’on ait aimé. Vivez ! faites envie,
Ô couples qui passez sous le vert coudrier.
Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie,
On emporta d’amour, on l’emploie à prier.
 
Les mortes d’aujourd’hui furent jadis les belles.
Le ver luisant dans l’ombre erre avec son flambeau.
Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles,
Le brin d’herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau.
 
La forme d’un toit noir dessine une chaumière ;
On entend dans les prés le pas lourd du faucheur ;
L’étoile aux cieux, ainsi qu’une fleur de lumière,
Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur.
 
Aimez-vous ! c’est le mois où les fraises sont mûres.
L’ange du soir rêveur, qui flotte dans les vents,
Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures,
Les prières des morts aux baisers des vivants.
Photos : rosemar
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 16:35

agapes auteur Peter Gugerell

"Vous avez un chef de tout premier ordre, Madame, dit M. de Norpois. Et ce n’est pas peu de chose. Moi qui ai eu, à l’étranger, à tenir un certain train de maison, je sais combien il est souvent difficile de trouver un parfait maître queux. Ce sont de véritables agapes auxquelles vous nous avez conviés là...", c'est ainsi que le marquis de Norpois, ambassadeur et diplomate vante la qualité d'un repas offert par la mère du narrateur, dans le roman de Marcel Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleur.

 

Repas copieux et joyeux entre amis... les agapes révèlent une amitié, une convivialité. 

 

Les agapes sont, à la fois, signes d'harmonie et d'abondance : dérivé d'un verbe grec " ἀγαπῶ, agapo" qui signifie "aimer" les agapes réunissent des amis qui festoient... 

Symboles d'amitié, de convivialité, les agapes invitent à des réunions, à des repas copieux où l'on partage nourriture, propos joyeux, regards complices...

 

Vive les agapes ! Ce mot, souvent employé au pluriel, résonne de sa voyelle "a" redoublée, de ses consonnes gutturale et labiale !

 

Il semble, en écoutant ce mot, qu'on entende des cris de joie, des rires... on aime toujours se retrouver, autour d'un festin plantureux.

 

Ce nom a, d'abord, été utilisé dans un sens religieux : dans le christianisme ancien, c'est un repas à caractère religieux, dont le but est d'entretenir l' "amour", en grec "ἀγάπη", dans la communauté chrétienne. Le terme "agapé" désigne, en fait, à l'origine les liens du sang qui unissent une famille...

 

Puis, le mot évoque, plus simplement, des repas abondants entre amis...

Il est bon de s'adonner à des agapes !

 

C'est l'occasion de plaisanter, de rire, d'échanger, de communiquer maintes impressions sur le monde.

C'est l'occasion de discuter, de deviser, au sens ancien du terme, c'est à dire, de se livrer à un partage de pensées, d'idées...

 

Les agapes permettent aussi de goûter à une nourriture de choix, de savourer différents mets... foie gras, saumon, langoustes, crevettes, saint-jacques, granité aux oranges, bouchées aux noisettes, bûche au chocolat, etc. Les agapes promettent un partage de saveurs.

 

Véritables fêtes du goût, de l'amitié, les agapes sont une façon de célébrer un événement plus ou moins important...

 

J'aime les agapes : en écrivant cette phrase, j'utilise une forme de redondance puisque le mot "agapes" est issu, lui-même, du verbe "aimer", en grec...

Comment pourrait-on ne pas apprécier les agapes ?

 

Mot lumineux, mot rare, isolé, au sens mystérieux, il nous révèle toutes ses richesses !

 

Ce mot peu usité mérite d'être réhabilité, son sens premier évoque une sorte de fraternité, une union des âmes et des coeurs, des liens intenses.

 

Issu du verbe "aimer", ce nom nous montre toutes les ressources et les nuances de la langue française : "agapes, festin, banquet, ripailles", de nombreux mots peuvent être utilisés, en cette occasion...

 

Livrons-nous à des agapes ! Faisons retentir ce mot plein de bonheurs et de partages !

 

Je vous invite à des agapes réitérées ! Je vous invite à célébrer des fêtes, à organiser maintes agapes, à une convivialité chaleureuse !

 

 

http://youtu.be/-ShiyDntp3U

 

http://youtu.be/Z7XnNeaSta8

 

 

 

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Photos : 1  Peter Gugerell   2 DocteurCosmos  3 JiElle  4 rmkoske    creative commons

 



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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:11

 

coupe auteur xavoun

Partout, dans tous les médias, sur google, la coupe du monde de football envahit les écrans : impossible d'y échapper : chaque jour, nous avons droit à tous les compte-rendus des matchs, à des commentaires sur les décisions, souvent contestables et contestés, de certains arbitres, à des éloges dithyrambiques de telle équipe qui vient de remporter un match !

 

Quel cirque médiatique ! Quel tapage ! Tout cela, pour célébrer une fête associée à tant d'argent, à tant de gaspillages !

 

Assez ! La coupe est pleine !

 

Certains diront que, dans nos sociétés, tout tourne autour de l'argent, et que le football ne déroge pas à cette règle : l'argent roi....

 

Certes, mais dans ce domaine, on atteint des sommets, un paroxysme d'indécence : il suffit de voir le montant des salaires de certains joueurs de foot, pour en être persuadé...

 

"Panem et circenses", on est bien, là, dans les jeux du cirque d'autrefois... La différence est que ces jeux sont, dorénavant, planétaires et sont diffusés à grands renforts de publicités par tous les médias qui nous entourent.

 

Alors que des pauvres crient famine, qu'ils manifestent, au Brésil même, où est organisée cette coupe du monde, cette fête qui consacre le règne de l'argent, où de fausses idoles sont encensées, n'est-elle pas le comble de l'indécence ?


Certains diront qu'ils sont des passionnés du football, que c'est, là, un divertissement pour les yeux, une fête du sport, des corps qui se dépensent, de l'esprit qui ruse pour l'emporter sur l'adversaire...

 

Mais que reste-t-il de tout cela, face à ce déferlement médiatique, face à cette façon d'idolâtrer des joueurs de foot qui gagnent des millions ?

Quelle indécence !

 

Certains diront qu'il est bon de se divertir et d'oublier les réalités du monde qui sont si dures.

 

Mais faut-il les oublier en participant à une fête qui ne fait qu'amplifier les inégalités, dans le pays même où se déroule la coupe du monde ?

 

Faut-il oublier les manifestations des Brésilens qui souffrent, qui ont vu des dépenses somptueuses faites pour cette organisation de la coupe du monde, faut-il oublier la misère du peuple sacrifié, en la circonstance ?

 

En France, même, des passionnés de foot louent des téléviseurs géants pour mieux visualiser les rencontres : ils dépensent, ainsi, beaucoup d'argent pour accéder à ce spectacle.

 

Quelle est cette folie du foot ? N'est-elle pas savamment orchestrée par les médias ?

 

Je refuse d'y participer ! Je refuse d' être, ainsi, accaparée et obnubilée par un événement médiatique !

 

Pour qui aime véritablement le football, le vrai et non celui qui est mis en scène et médiatisé à travers des pseudo-dieux du stade, il convient d'aller sur un terrain pour pratiquer ce sport. Il convient d'aller courir, de s'aérer !

 

Il convient de ne pas rester figé devant les écrans ! Il convient de ne pas se laisser dominer par la fureur et la passion des compétitions !

 

Derrière cette façade, se cachent tant d'injustices, d'inégalités, de démesure !

 

 

coupe du monde

 

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 15:56

 

bac 15

 

Le mois de juin est entamé : c'est le mois du baccalauréat... de multiples convocations sont adressées aux professeurs des lycées, pour la correction des épreuves qui se déroulent jusqu'au 9 juillet, environ : qui a dit que les enseignants disposaient de deux mois de vacances ?

 

Les professeurs correcteurs sont convoqués dans des villes distantes de leur lieu de résidence et de travail : il leur faut aller récupérer les copies, parfois à 50 km, parfois au delà, les corriger, puis les ramener dans le centre d'examen...

 

En français, les enseignants doivent, aussi, faire passer les épreuves orales du baccalauréat le plus souvent, à nouveau, dans des établissements éloignés de leur lieu de résidence : ces examens durent environ 6 jours du matin 8 heures, jusqu'au soir 18 heures, avec une pause pour le repas d'une heure et demie... ces épreuves sont précédées d'une demi journée de préparation dans l'établissement d'interrogation : les professeurs consultent les listes de textes, les programmes étudiés par les élèves et préparent les questions posées.


Les conditions de ces interrogations sont éprouvantes : les professeurs sont enfermés toute la journée dans des salles non climatisées et voient défiler les élèves : impossible de faire une pause, ne serait-ce que pour aller aux toilettes...

 

On le voit : le baccalauréat est de plus en plus complexe à organiser : certains professeurs sont convoqués à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu d'exercice : fatigue et dépenses sont au rendez-vous...

Oui, le baccalauréat devient une véritable machine infernale, coûteuse, difficile à gérer pour l'ensemble des personnels.

 

Il faut, aussi, assurer la surveillance de toutes les épeuves écrites : philo, physique-chimie, français, histoire, mathématiques etc.

En fin d'année, la fatigue se fait sentir et cet examen constitue une sorte de marathon qui accroît encore le stress.

 

Il suffit qu'un enseignant ait des soucis de santé pour que l'équilibre fragile de cette colossale entreprise soit compromis : il faut trouver, en catastrophe, des remplaçants.

 

Cet examen de fin de cycle s'est complexifié au fil des années : multiplication des options, programmes obligatoires, journée de préparation à l'oral.

Jusqu'où pourra-t-on aller ? Avec cette complexité accrue, il est probable qu'on arrivera, un jour, à saturation et qu'on supprimera le bacccalauréat : c'est peut-être le but recherché, d'ailleurs...

 

Cet examen mobilise, pendant un mois environ, le personnel administratif, les enseignants, et la tâche est, souvent, lourde.

Le baccalauréat concerne aussi de plus en plus d'élèves qui sont admis en lycée : ce surcroît de candidats alourdit le travail...

 

Au regard de toutes les contraintes, de toutes les tâches demandées aux enseignants, on comprend que le baccalauréat devient de plus en plus ingérable : on voudrait le faire disparaître qu'on ne s'y prendrait pas autrement...

 

C'est probablement ce qui va se produire dans les années à venir.... A terme, il sera remplacé par un contrôle continu qui a tendance à se mettre, déjà, en place avec les nombreux bacs blancs organisés, pendant l'année, dans les différents établissements.

 

Le baccalauréat mérite-t-il d'être maintenu ? N'a-t-il pas perdu de sa valeur et de son prestige ? Ne faudrait-il pas le revaloriser, en renforçant les exigences ?

 

Demain, une grève probable de la SNCF risque de perturber les épreuves de philosophie : on perçoit, là, une fois de plus, toute la fragilité de cet examen. Si certains candidats sont en retard, le ministère a prévu qu'ils soient acceptés, même avec une heure de retard : mais, dans ce cas précis, comment empêcher les fraudes et les fuites possibles ?

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 17:17

 

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Voici revenu le temps des baignades, voici revenu le temps de la nature retrouvée, de l'harmonie, de la fusion avec les éléments...

 

Doux bruissement des vagues, brise marine légère, splendeurs de lumières qui se reflètent sur le sable et sur la mer.

 

Dans le lointain, des voiles blanches irisées de lumières... une immensité marine de vert, de bleu et d'ocre... les vagues s'enroulent sur la grève, dans un mouvement perpétuel et inlassable...

 

Des flots d'écumes se déroulent, se diffusent sur les bords.

 

Des mouettes rasent la mer et le sable... blanches et moirées de leurs teintes d'azur, elles s'immobilisent sur les éblouissements de sable et offrent le spectacle de leurs éclats de blancs.

 

Voici revenu le temps des ondes qui submergent, qui emportent les corps, fluidité marine, souplesse retrouvée, agilité des gestes.

 

L'onde amère nous emporte vers de nouveaux bonheurs, de nouvelles rencontres, des accords de couleurs vertes.

 

On goûte les flots, on s'en imprègne, on retrouve des accords perdus, on se perd dans les vagues, abîme insondable.

 

Les ondes résistent, se soulèvent, s'emportent : elles se répandent en écumes de bonheurs, elles offrent leur douceur, leur velouté et leur rudesse...

 

L'eau âpre nous fait glisser vers de nouveaux mondes, vers la liberté, des élans de renouveau...

Douces senteurs marines sur la peau, éclats de sel, d'ambre, de lueurs.

 

Détente et harmonie de la mer qui nous emporte vers le large, loin du monde, loin des terres habitées, loin des tracas de la vie...

 

Les flots se hérissent de clartés lumineuses, les flots nous font entendre leurs voix sans cesse renouvelées et volubiles.

 

La mer nous enveloppe de ses replis amers, elle nous berce de murmures, elle nous entraîne vers des rives de bonheurs...

 

Voici revenu le temps des splendeurs marines !

 

http://youtu.be/rRbyZ3eD-9M

 

http://youtu.be/NkdDlV1M10c

 

 

 

 

 

 

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Photos : Christelle et rosemar



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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 15:43
-Dianthus_-auteur-nordzee23.JPG
"Elle voulait ne pas paraître embarrassée ; mais elle sentait que le plus vif incarnat colorait ses joues..." a écrit Félicité de Genlis, dans son roman historique, Mlle de la Fayette ou le siècle de Louis XIII. Dans cet extrait, Melle de la Fayette laisse voir son trouble et rougit de pudeur, à l'approche du roi...
  
L'ncarnat désigne une couleur rouge vive et claire : ce mot, dérivé du latin "caro, carnis" la chair, évoque une teinte à la fois éclatante et discrète, entre la couleur de la cerise et celle de la rose.
 
Les mots de cette famille sont nombreux : "chair, charnel, carne, carné, carnation, carnier, carnaval, carnage, carnassier, carnivore, incarnat, incarner, incarnation, caroncule, charcutier, charogne..."
 
Le terme "incarnat" a un sens plus poétique : associé à la couleur de la peau, il suggère, souvent, une forme de pudeur, un rouge-rose qui monte aux joues...
 
Ce mot qui peut être un adjectif ou un nom commun masculin est empreint de mystères : on n'en saisit pas immédiatement le sens et l'origine...
 
Mot rare, peu usité, il suscite la curiosité avec ses sonorités de gutturales "k" "r", sa voyelle "a" répétée comme dans un écho...
 
L'incarnat évoque des teintes de roses pourprées, des éclats de rouge, des aurores naissantes.
 
L'ncarnat suggère des colères, des pudeurs soudaines, des embrasements...
 
Il nous fait voir des pastels de rose-rouge, des fleurs aux teintes douces, anthémis, géraniums, althéas, centaurées, balsamine, dianthus, fleurs divines.
 
Saponaires, fleurs d'églantiers...
 
L'incarnat est associé à des visages qui s'empourprent, à des teints éclatants, à des sentiments variés...
 
Voilà un mot à redécouvrir : lié à la sensation visuelle, il fait surgir des couleurs nouvelles, différentes, des roses vifs pleins d'harmonie.
 
Un ciel incarnat peut évoquer une aurore rougeoyante, le houx se couvre de baies d'incarnat, une flamme s'anime de teintes d'incarnat...
 
Coccinelles, fraises, groseilles, pommes rougeoyantes peuvent révéler des tons proches de l'incarnat... Les feuilles d'automne se couvrent parfois de marbrures, d'éclats d'incarnat...
 
 
Couleur vive et nuancée, l'incarnat fait naître de nombreuses images chaleureuses !
 
 
 
 
Photos : en haut : Nordzee23  / en bas de l'article  1ère photo : Jnn   creative commons
autres : rosemar
 dipladénia auteur JNN
 
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 14:46

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Des gens très riches, des gens qui occupent des fonctions de responsabilité politique et qui se rendent coupables de fraude fiscale, de mensonges, tel est le profil indigne et honteux du couple Balkany.

 

Après maintes dénégations, Isabelle Balkany a avoué, enfin, avoir fraudé le fisc : propriétaire d'une somptueuse villa, au luxe éhonté, sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, le couple a "oublié" de la déclarer et a, ainsi, échappé à l'ISF...

 

Cette demeure louée à prix d'or a généré, aussi, de nombreux bénéfices...

 

Une honte ! Une infâmie ! Dans un temps de crise, dans un temps de misère sociale, ces gens qui détiennent tous les pouvoirs n'ont même pas le respect du pays dans lequel ils vivent et ne pensent qu'à s'enrichir, encore plus !

 

La fraude est conséquente : Madame Balkany a admis ne pas avoir payé l'ISF, sur cette maison, depuis 1997 !

Quels sont ces riches qui refusent de se soumettre à l'impôt alors que les pauvres, eux, ne peuvent y échapper ?

Quels sont ces riches qui utilisent tous les moyens, mensonges, fraudes, pour ne pas payer leur dû ?

 

L'acquisition même de cette maison de Saint Martin reste assez ténébreuse : héritage ou argent détourné des marchés publics des HLM des hauts de Seine ?

 

Le couple Balkany serait aussi propriétaire d'une villa à Marrakech, mais la preuve n'a pas, encore, été établie.

 

Quand on voit les photos de la villa Pamplemousse, à Saint Martin, on est au bord de l'écoeurement : tant de luxe pour des gens qui vivent dans un pays en crise !

Immense piscine, jardin exotique de plus d'un hectare, chambres et salles de bains luxueuses, une intendante, une femme de ménage et un jardinier. Une demeure somptueuse qui montre un enrichissement démesuré et suspect...

 

Le couple est soupçonné, depuis longtemps, de trafic, détournement d'argent, dénis, mensonges, une longue série de méfaits.

 Les Balkany ne déclarent que leurs revenus d'élus, de l'ordre de 12.500 euros mensuels, mais ils seraient, en fait, des propriétaires cachés, derrière une cascade de sociétés écrans et de comptes off shore.

 

Honte aux menteurs, aux fraudeurs, aux agioteurs, aux trafiquants en tous genres !

Alors que ces gens méritent mille fois la prison et l'opprobre, on les voit encore caracoler, pleins d'assurance, d'aplomb et de morgue.

 

Quand l'argent devient le mobile unique de responsables politiques, quand l'argent est au centre de toutes les convoitises, on ne peut que condamner, stigmatiser et dénoncer ceux qui se rendent coupables de tant d'indignité.

 

Pendant des années, ce couple de notables a échappé à la justice : il est temps de rétablir cette justice et de mettre un terme à un système politique perverti par l'argent et le pouvoir qu'il génère...

 

Il faut exiger que soient punis ces profiteurs de la republique ! Il faut absolument que les gens de pouvoir corrompus par l'argent soient, enfin, dénoncés et jugés !

 

L'argent honteux des Balkany constitue un scandale dans une société qui se veut évoluée et démocratique... L'argent honteux des Balkany ne doit plus leur permettre d'échapper aux sanctions qu'ils méritent...

 

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