ROSEMAR

Flammèches et balantines de blanc-rouge avant de s'épanouir... feuilles vernissées, brillantes, aux formes de contours bien dessinés...
Somptueux dipladenia, aux éclats de rouge, corolles délicates, couleurs de lys et d'amarante, au coeur éclatant de xanthe !
Fleurs pamprées de leucite, aux boutons de flammes, si fragiles, si délicates...
La tige droite hisse les corolles... les feuilles miroitantes, d'un vert tendre, entourent les fleurs, les subliment, de leurs lacs de lumière.
La fleur aux teintes de pourpre, de lin blanc nous fait voir des aubes rougissantes, des aurores subtiles aux teintes adoucies.
La fleur aux formes tourbillonnantes dessine des soleils lumineux de rouge et de blanc...
Volubile, elle semble tourner sur elle même, en un enroulement de corolles
rayonnantes.
Les feuilles épaisses forment des glacis de lumières, près des fleurs... les boutons révèlent des rouges vermillons luisants, veinés de blanc.
Les boutons s'étirent en des flammes rutilantes !
La fleur ouverte dévoile un coeur flavescent, des teintes douces et dorées, des champs de lumières.
Le pétales à l'aspect froissé forment des vagues de roses, des pointes solaires qui s'illuminent de teintes irisées.
Etoiles de rouge, de blanc, de rose, les fleurs fragiles rayonnent, sur leur hampe finement dorée...





Mon métier d'enseignante m'amène à côtoyer, tous les jours, des adolescentes et des adolescents... Et, j'en prends conscience, de plus en plus : ces jeunes vivent dans un autre monde que le mien...
Je suis consternée, souvent, par leurs comportements : ils n'ont, même plus, la capacité d'écouter, de se concentrer en classe : la simple écoute leur demande des efforts surhumains.
Certains n'ont pas la volonté de prendre le cours, de s'intéresser aux textes étudiés en classe, certains s'accordent le droit de bavarder, comme si c'était une preuve de sociabilité.
Certains vivent dans le paraître permanent : montres voyantes, tenues provocantes, certains se croient dans un salon de coiffure, se recoiffent, s'observent dans un miroir, ont l'oeil rivé sur leur portable...
Oui, ces adolescents vivent dans un autre monde : celui des apparences, du rire, de l'irrespect, de l'indifférence au travail des autres.
Leur monde n'est pas le mien : cernés par les écrans, par internet, ils semblent obnubilés par les images et ils en oublient, parfois, la véritable réflexion qui exige recherches et attention.
On perçoit, parfois, un manque de pudeur dans le comportement : ce sont des baisers très appuyés dans les couloirs du lycée, des attitudes provocantes...
Quels exemples ont-ils sous les yeux ? Sur internet, toutes sortes de sites douteux leur sont accessibles : pornographie, sexualité étalée, photos dégradantes...
La valeur travail existe-t-elle pour eux ? On peut en douter, au vu de leur paresse, du laisser-aller dont ils font preuve...
Certains se permettent même de renverser les valeurs, de mettre en cause le comportement de l'enseignant, de l'accuser d'être insultant, alors qu'eux mêmes bafouent les règles élémentaires du savoir-vivre...
Soutenus par leurs parents qui voient en eux de petits anges, les adolescents d'aujourd'hui semblent avoir tous les droits et toutes les excuses pour mentir, sécher les cours, ne pas faire leur travail !
Mais vers quel univers de laxisme les pousse-t-on ? Est-ce rendre service à ces adolescents que de tout leur pardonner, de tout leur offrir sur un plateau ?
Pour ma part, je considère que ces adolescents doivent être recadrés : je n'hésite plus à sanctionner, exclure, chaque fois que les bornes sont dépassées...
Mais, pour autant, même les sanctions ne semblent pas les émouvoir ou les impressionner : ils semblent indifférents et même, parfois, fiers de la punition qui les a frappés.
Face à ces extra-terrestres, je me sens, quelque peu, démunie : confrontée à des problèmes de drogue, de laisser-aller, de refus de la discipline, j'essaie de survivre... et d'inculquer des règles de conduite à des jeunes qui semblent avoir perdu leurs repères.
Oui, ces adolescents vivent dans un monde qui n'est pas le mien : je m'inquiète de leur insouciance, de leur inconscience.
Leur monde est celui de l'argent, des apparences, et aussi, celui du refus de la culture qui est, pourtant, si utile et indispensable : j'essaie de leur en montrer l'importance, mais j'ai souvent l'impression de ne pouvoir les atteindre...
Dentelles de menthe ! Dentelles de parfums, dentelles de verdures !
Feuilles de menthe marbrées, veloutées, damassées, damasquinées... Eclats de verts !
Les pétales de menthe tissent des réseaux somptueux, aux impressions de verts. Des reliefs parcourent les feuilles, des cahots, des îlots de verdures, des oasis dorées.
Des dessins enluminent la menthe, la décorent de mille veines, de motifs d'arabesques, de lunules, de rivières, de cascatelles.
Les parfums se volatilisent autour des feuilles, pleins de fraîcheur, de soleil et de lumières. Les parfums enroulent, de leurs volutes brumeuses, la menthe aux fleurs de bleu...
Les parfums de verts enivrent le jardin du printemps, le bercent de tourbillons...
Les feuilles légères, souples s'enrobent de ces douceurs printanières, de ces épis de blé vert.
Les feuilles finement dentelées, ouvragées font voir leurs teintes d'écumes vertes, sous le soleil !
Des brouées de vert s'épanouissent sur les feuilles, des brouées traversées par le soleil, des brouées de brillance et d'éclats !
Des nuées d'arantèles se dessinent, en transparence, sous la lumière... Des nuées de senteurs se répandent et s'enroulent, autour des feuilles...
Les parfums prégnants et subtils de la menthe exaltent le bonheur du printemps...




La poésie, l'art sont sources de bonheur et d'harmonie : les poètes créent, souvent, des oeuvres inoubliables, des chansons qui restent gravées dans les esprits... Le temps passe, mais on n'oublie pas les chansons de Brassens, Ferrat, Brel et tous les autres.
Charles Trénet a écrit une de ses plus belles chansons sur ce thème : L'âme des poètes. Le texte s'ouvre sur l'adverbe "longtemps" répété à trois reprises, ce qui permet de souligner l'écoulement irrémédiable du temps. Les voyelles nasalisées "on, an" suggèrent le balancement inlassable des âges et des époques qui se succèdent.
Mais, bien que le temps ait accompli son oeuvre, que les poètes soient partis, leurs chansons restent vivantes, éblouissantes, elles sont d'ailleurs personnifiées, grâce à un verbe de mouvement, dans l'expression : " leurs chansons courent encore dans les rues."
Et c'est "la foule" qui les chante, les fait revivre, les anime d'un nouveau souffle. On perçoit, là, tout le succès populaire de ces chansons d'autrefois : peu importe si les paroles sont, parfois, un peu modifiées... On garde l'air en mémoire et il suffit de chanter : "la la la... la la la li..."
Le poète imagine, alors, que sa propre chanson pourra un jour "bercer un chagrin", faire oublier la tristesse du monde, ou encore accompagner un bonheur, apporter un sourire à un mendiant, endormir un enfant.
Ces différentes situations évoquées montrent que ces musiques nous accompagnent, en maintes circonstances, tout au long de nos vies.
Ainsi, l'âme des poètes reste bien vivante, elle est symbolisée par leurs chansons pleines d'harmonie, de poésie, de tendresses, de bonheurs et de larmes.
Ces chansons sont, de plus, universelles : elles parlent au coeur de chacun d'entre nous : Filles et garçons/ Bourgeois, artistes /Ou vagabonds : l'énumération et les jeux d'oppositions soulignent la diversité du public.
La poésie est liée, dès les origines, à la musique : Charles Trénet nous le rappelle dans cette chanson, elle fait, aussi, partie de nos vies, elle nous berce dans maintes occasions, adoucit les souffrances, les dénonce parfois, les met en évidence.
La mélodie de cette chanson légère, aérienne mime des musiques qui virevoltent dans l'air ! La simplicité du texte nous touche et nous fait percevoir toute l'importance que revêt la poésie...
L'âme des poètes survit à travers leurs oeuvres, elle nous accompagne et nous séduit par la sensibilité, l'émotion qui s'expriment dans la musique, les textes, les mots...


Photos : rosemar
Jean François Copé a décidé d'adopter une attitude de déni dans l'affaire Bygmalion : il n'est coupable de rien, il n'était au courant de rien, et il n'a découvert le système des fausses factures que tardivement...
Il réaffirme hautement son intégrité et son honnêteté.
Pourtant, comment pouvait-il ignorer les faits ? Après avoir usurpé le poste de président de l'UMP, lors d'élections truquées et pour le moins douteuses, Jean François Copé nous sert le couplet de l'homme politique candide et innocent.
Comment pourrait-on le croire ? A moins de le soupçonner d'incompétence et d'incapacité, on voit que le déni devient une tactique adoptée, maintes fois, par les hommes politiques de tous les partis.
On vit dans un monde de déni permanent : certains ont tendance à nier les évidences, à refuser la réalité, à se renfermer dans une attitude de refus total des responsabilités.
Ce n'est pas par hasard que les hommes politiques sont appelés "responsables".
Jean François Copé est donc bien un irresponsable : il ne savait même pas ce qui se passait à l'intérieur de son propre parti !?
On a, encore, en tête l'affaire Cahuzac, ancien ministre du budget, mis en examen pour blanchiment d'argent, provenant d'une fraude fiscale. Lui aussi avait nié superbement les faits, puis avait été rattrapé par les preuves accablantes qui pesaient sur lui.
La dénégation est à la mode, elle est partout : dans le monde politique mais aussi, de plus en plus, chez les adolescents, certains en viennent à nier les faits les plus évidents, et lorsqu'ils sont démasqués, ils se justifient de leur propre mensonge : ils ont voulu se rassurer eux-mêmes, n'hésitant pas, parfois, au passage, à mettre en cause les autres.
C'est bien l'attitude de Jean François Copé : lui-même n'est pas coupable, ce sont ses collaborateurs qui l'ont abusé et trompé !
Société du déni et du renversement total : c'est bien dans ce monde que nous vivons !
Qui est coupable de la dette ? Les plus pauvres, bien sûr, puisqu' ils doivent en payer le prix et pendant ce temps, des financiers sans vergogne s'enrichissent de taux d'intérêt exorbitants !
Qui est responsable des déficits ? Les citoyens que nous sommes sont, évidemment, en cause et contraints d'en supporter les conséquences !
Qui doit subir les effets de la crise, alors que celle-ci est de la responsabilité du monde des affaires et des banques ?
On peut, aussi, rappeler le déni de démocratie, lors du vote des français en 2005 : les électeurs ont voté, par référendum, contre le traité européen et ce vote a été rapidement escamoté et dénié...
Partout le déni !
Et bien sûr, les hommes politiques, en tête, donnent l'exemple déplorable et délétère de ce comportement !
Il est temps de se révolter et de s'insurger contre cette société du déni permanent où l'exemple est donné au plus haut niveau, où les gens les plus humbles sont rendus responsables d'une situation qu'ils ne maîtrisent pas !
Assez d'indécence et de mépris ! On ne peut plus tolérer une société fondée sur l'injustice, la négation des réalités, le déni pur et simple de la vérité.