Gauche, droite, gauche, droite, c'est ainsi qu'on peut résumer la situation politique française : après avoir échoué aux présidentielles, puis aux législatives, la droite remporte de nombreuses victoires, lors de ces dernières élections municipales...
C'est ce que l'on appelle la loi de l'alternance qui perdure depuis des années : ces alternances prouvent, en fait, l'impuissance des politiques, leur incapacité à satisfaire les français...
C'est interminable, et quand la droite aura repris le pouvoir, ce sera le tour de la gauche de s'en emparer : oui, mais gauche, droite ? Quelle est la différence ?
On a l'impression d'un leurre permanent : la droite se réjouit de ses résultats mais on voit bien que si elle était au pouvoir( et elle vient d'en sortir), elle serait, aussi, désavouée par les électeurs...
Quand on entend les hommes et les femmes politiques commenter les résultats, on a l'impression de discours mille fois rabâchés, les uns donnant sans arrêt des leçons aux autres...
On parle de" claque donnée au gouvernement", "il faut que le parti se rassemble, il faut lutter contre le chômage, il faut, il faut..."
Il faut un changement, dit-on, mais ce changement est-il possible dans une Europe sclérosée, dominée par la finance ? De qui se moque-t-on ?
Tous les partis nous promettent un changement, des perspectives différentes, mais, chaque fois, la réalité est tout autre.
Marine Le Pen, aussi, annonce des changements dans les villes qui seront sous la gouvernance du Front national : toujours des promesses...
Le discours politique se résume à des prédictions toujours plus mirobolantes les unes que les autres.
La France se débat dans une crise qui perdure et s'éternise, un peu partout en Europe et les hommes politiques, quels qu'ils soient, ne trouvent pas de solutions.
Comment les responsables politiques peuvent-ils se déclarer satisfaits de tel ou tel résultat électoral ? Alors que la France perd chaque jour des emplois, alors que le chômage s'aggrave, alors que personne n'est capable de renverser la situation...
On nous parle de grande idée européenne : mais où est-elle, cette idée ? Elle se réduit à une Europe de l'argent, de la misère, des injustices...
Comment une telle Europe peut-elle être crédible ? C'est une Europe sans âme et sans état d'âme, une Europe lointaine, froide, inhumaine !
Une Europe qui n'appartient plus aux peuples, mais à des technocrates et des financiers sans foi ni loi qui oeuvrent pour leurs propres intérêts, au mépris des plus humbles, au mépris de gens qui souffrent et se désespèrent.
Une Europe qui ne fait plus rêver, qui accable et anéantit les peuples...
Une Europe qui transforme les français en girouettes : gauche, droite, gauche, droite !





