Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:26

raoult.jpg

 

 

Dominique Strauss-Kahn, Patrick Balkany, Eric Raoult, tout le monde connaît le nom de ces hommes politiques : hommes de pouvoir, ils n'ont pas hésité pas à en abuser auprès de femmes qu'ils ont côtoyées...


La dernière affaire en date vient ternir la réputation du député Eric Raoult, maire UMP du Raincy en Seine-Saint-Denis, accusé de harcèlement sexuel à l'encontre d'une directrice d'un centre communal d’action sociale, Agnès Desmarest.

 

Les preuves sont accablantes : l’envoi de 15 000 textos, en 9 mois, d’octobre 2011 à juin 2012... des SMS pleins de vulgarité, de lourdeur, qui témoignent d'un mépris, d'un manque total de tact, de considération à l'égard de la jeune femme de 33 ans...

 

Un homme politique qui possède une autorité a-t-il le droit de se conduire comme un malotrus, une brute épaisse ?

 

La teneur de certains SMS a été révélée. On frise l'indécence et la vulgarité : "Et vous mettre la main aux f… ! Vos seins sont notés triple A dans les textos de DSK... Vous êtes très bien foutue... Avec le vin, vous faites tourner la tête des mecs... Agnès, les jolies fesses... Agnès, la reine des caresses..."

 

Eric Raoult avoue avoir eu un moment de faiblesse, et avoir éprouvé un vrai coup de cœur pour cette fille, mais il jure qu’il ne s’est rien passé. "C’est un moment de faiblesse qui est arrivé pendant mon premier accident vasculaire cérébral. Certains textos étaient écrits sur le ton de l’humour", a-t-il précisé.
 
De l'humour ? Curieuse façon de concevoir l'humour ! Ce sont là des propos graveleux, déplacés, inadmissibles de la part d'un homme politique responsable !
 
Il semble que le sexisme soit particulièrement répandu dans les milieux politiques, le pouvoir donne des envies de dominer les plus faibles, le pouvoir autorise tous les abus, toutes les indignités...
 
On se souvient que les frasques de DSK ont défrayé la chronique, on se souvient que Patrick Balkany a été lui même soupçonné et accusé dans une affaire de moeurs, ces phénomènes semblent récurrents.
 
L'ex-directrice du centre communal d'action sociale du Raincy a porté plainte contre Éric Raoult pour harcèlement moral et sexuel, assurant qu'il a tout fait pour saboter sa carrière, parce qu'elle avait refusé ses avances.
 
L’élu estime que cette affaire "est un mauvais coup de dernière minute", à quelques jours du premier tour des municipales.
 
Mais, devant les preuves accablantes qui pèsent contre lui, Eric Raoult aura bien des difficultés à convaincre qui que ce soit de son innocence.
 
Le sexisme perdure dans nos sociétés, et plus particulièrement, dans le monde politique, où une sorte de volonté de domination grise les détenteurs du pouvoir.
 
Dans un monde moderne, évolué, on s'étonne encore de ces comportements qui font de la femme un objet, qui la rabaissent et l'avilissent.
Mais peut-on s'étonner encore du manque de respect, de l'immoralité de certains hommes politiques ?
 
 
balkany-2.jpg
strauss-kahn-2.jpg
Partager cet article
Repost0
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:54

 

mouton-auteur-ken-hammond.jpg

 

La contagion se propage vite, il suffit parfois d''un simple contact et la maladie se répand : les noms "contagion, contact" appartiennent à la même famille de mots venus d'un verbe latin : "tangere" toucher...

 

De nombreux mots viennent aussi à l'esprit : tact, tactile, tangible, intact, intègre...

 

Certains de ces termes peuvent avoir un sens figuré : l'adjectif "intègre" avec son préfixe négatif signifie, d'abord, "non touché, non entamé", puis "honnête". Le nom commun "tact" désigne le sens du toucher, puis un sentiment délicat de la mesure, de la nuance, des convenances...

 

Avec tous ces mots, on est dans le domaine de la sensation : le sens du toucher est mis en jeu, sens si important qu'on oublie de développer, à l'heure de la tablette dite "tactile".

 

Est-elle vraiment tactile d'ailleurs ? Les doigts glissent sur une surface impersonnelle, vide, glacée, sans relief, sans aspérités... une surface banale, morne qui laisse indifférent...

 

Les doigts ne touchent, ne sentent plus rien. Les doigts s'agitent mais ne découvrent plus, ils ne font qu'un geste mécanique qui fait songer à celui d'un robot.

Le sens du toucher se perd, se délite dans un monde d'écrans, de tablettes, de portables.

 

On oublie de se délecter des plaisirs les plus simples : toucher la terre, un meuble, les veines du bois, les enroulements d'un coquillage, les pétales d'une fleur, un tissu velouté ou soyeux.

 

On oublie le contact avec l'autre, le contact direct, on communique par écrans interposés, on se leurre de faux échanges.

 

Toutes les touches d'un ordinateur se ressemblent alors que la nature est si diverse dans ses formes, dans ses reliefs.

 

La contagion est telle que les gens passent de plus en plus de temps devant des écrans en tous genres.

 

Retrouvons le tact, le toucher et ses plaisirs si variés ! Retrouvons le bonheur de sentir entre nos doigts la glaise, les plantes, le cuir, la laine, la fourrure d'un animal.

 

Retrouvons le plaisir de tourner les pages d'un livre, d'en percevoir la texture fine, subtile, ténue ou plus compacte !

 

Retrouvons le bonheur des sens !

 

 

 bac-16.jpg

 

ordi.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

exaltation de la fleur auteur jastrow

 

dimorphoteca-3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1158-copie-1

 

Photo0922.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

livre--2-.jpg

 

 

 



Partager cet article
Repost0
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 13:18

 

Photo1155.jpg

 

Tronc noueux, torsion de branches aux teintes de gris, marbrures de lézardes... le vieux pin, aux ombrages somptueux, épanche ses touffes d'aiguilles vernissées, sous le soleil rayonnant du midi.

 

Le pin, aux branches écarquillées, s'épanouit de nuées sombres de pignes aux écailles entrouvertes... les entrelacs de branches s'affinent sur les bords, deviennent brindilles, plumetis légers, aériens, finesses de rameau...

 

Les plumeaux d'aiguilles resplendissent sous le ciel... des serpents de branches s'entremêlent, se croisent, se confondent, se perdent, labyrinthe somptueux qui forme des réseaux de verts, sombres, tendres ou lumineux.

 

La masse touffue des aiguilles, masse épaisse et lourde couvre le ciel, l'illumine de ses ombres chinoises.

 

Arbre sacré aux bras innnombrables, aux replis secrets, aux hérissements d'aiguilles...

L'arbre majestueux domine le paysage, de son tronc épais, massif, solide qui semble éternel.

 

L'arbre étale sa puissance, sa force, il fait rayonner des senteurs d'ambre, aux résines prégnantes, aux couleurs anisées.

 

Le pin du midi aux ramures éblouissantes, aux branches d'écorces rugueuses révèle sa beauté, son éclat, ses nuances infinies de verts...

 

Le pin affirme sa grandeur, son pouvoir face aux morsures du vent, aux tempêtes.

 

La ramure de verts se répand, se multiplie à l'infini, couvre l'horizon, la ramure irisée capture l'espace, de ses couleurs, de ses éclats, de ses parfums, de ses ondulations de branches.

 

Moutonnements, ondoiements de verts, le pin escalade le ciel et s'en empare...

 

 

 

http://youtu.be/R-0UhCjwUeg

 

 

 

Photo1152.jpg

 

 

Photo1157

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1161.jpg

 

Photo1156.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Photos : rosemar



Partager cet article
Repost0
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 16:19

mode 2

 

 

La mode printanière nous incite à la fête, à des couleurs pastels, d'un rose tendre, ou d'un blanc de lys, à des dentelles délicates et raffinées, des tenues éblouissantes...

 

Du blanc, du jaune, du rose, du vert très doux, des bustiers ornés de dentelles, des manches à revers de teintes claires, des fleurs, des pois, des rayures, toutes sortes de motifs aux couleurs éclatantes.

 

Des tissus à pois, des jupes paréos, des shorts, des leggings... on a envie de se vêtir de toutes ces nouveautés quand la fin de l'hiver arrive !

 

Des sacs qui paraissent légèrement poudrés de rose, des besaces d'une blancheur d'écumes, des ballerines souples, légères...

 

On rêve de quitter les bottes, les carcans de l'hiver, les manteaux, les anoraks, les collants pour adopter ces tenues légères qui annoncent l'été !

 

Les ballerines, aussi, s'ornent de dentelles, de motifs de fleurs, on rêve de sandales, de chaussures confortables et légères.

 

Transparences, douceur, légèreté, la mode est aérienne, le blanc resplendit, étonne, le doré décore les robes, les pulls, le noir fait une silhouette de mannequin...

 

La tendance poudrée de rose, de beige donne un air juvénile, les teintes sont d'une douceur inouie.

 

Des baskets argentés ou dorés mêlent le chic et le décontracté, étonnant contraste !

 

Des chemisiers noués à la taille, des caracots soyeux aux motifs délicats, des noeuds sur les côtés signent des tenues estivales.

 

Des pantacourts, des robes souples, avec des découpes dans le dos, des tissus souples et confortables..

 

Les sacs boules donnent une allure à la fois sportive et chic, les sacs en bandoulière, en daim peuvent accompager toutes ces tenues.

 

La mode printanière est si fraîche, si diversifiée, si discrète ! Elle me plaît et je vais l'adopter !

La mode printanière est arrivée, elle nous promet des jours meilleurs, des soleils renouvelés, des aubes pleines de douceur...

 

http://youtu.be/Ux_NgZIBscw

 

http://youtu.be/Ptdt2938Mdw

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Ux_...

 

 

 

 

 

 

 

 

 mode-defile-dior.jpg

 

 mode-4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 midinette-4.jpg

 

 

 



Partager cet article
Repost0
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 16:25
exaltation de la fleur auteur jastrow

"Homère a fait L’Iliade, et ce pouvoir nous l’avons tous, sinon dans le domaine de l’art, du moins dans celui de la vie. Un peu de courage, de bonne humeur, d’énergie, d’attachement à l’humanité. Beaucoup de poésie pour transfigurer ce que l’on vit et le hausser au niveau d’une expérience exaltante." C'est ainsi que Beate Klarsfeld définit l'exaltation, dans son ouvrage, Partout où ils seront...
 
La poésie permet , ainsi, de transfigurer et de sublimer le quotidien, d'en percevoir une forme de beauté, de regarder peut-être au delà des apparences...
 
On peut, alors, transformer le réel en une expérience exaltante ! Le mot "exaltant" n'est-il pas tout un programme ? Il exprime une idée d' élévation et vient d'un adjectif "altus" qui signifie "haut", "élevé", le préfixe ex- ayant une valeur d'intensif.
 
Grâce à cette famille de mots, on atteint des sommets , on se hisse vers des cimes, avec tous ces termes : l'altitude, son altesse, altier, l'altimètre, l'alto, l'altostratus, l'altocumulus...
 
On est, même, dans la stratosphère, au milieu des nuages, c'est dire si on s'élève !
 
On touche les nuées, on domine, on surplombe, on est en lévitation, dans un autre monde !
L'exaltation nous emporte, nous fait espérer mieux, en ce sens, elle est positive ! 
 
Elle permet de trouver une forme de bonheur, elle est une façon de s'émerveiller du monde, de prendre de la hauteur, de la distance, d'oublier les misères quotidiennes, de s'en moquer pour ne voir que des objets d'admiration.
 
On pourra s'exalter d'un lever de soleil rougeoyant, d'une simple fleur qui éclot et s'épanouit, d'une mer tempétueuse, du parfum des arbres, de la terre, des mugissements du vent ! On pourra s'exalter d'une musique, d'une harmonie, on pourra admirer le chant d'un alto, d'un contre alto ! Mieux encore, on pourra admirer un arbre couleur de pluie, un ciel d'orages aux teintes de gris nuancées.
 
Elevons-nous, exaltons-nous, chaque fois que cela est possible, chaque fois que la nature nous offre un nouveau spectacle...
Prenons de l'altitude et de la hauteur ! Mais ne soyons pas "altiers" et dédaigneux ! Sachons rester modestes ! Pratiquons l'exaltation positive ! 
 
S'exalter, c'est aimer, c'est pratiquer une forme d'humanisme, c'est admirer le monde et les êtres qui nous entourent, les regarder d'un oeil bienveillant !
 
Heureux, sans doute, celui qui sait s'exalter en maintes occasions !
 
Il est vrai que nous oublions trop souvent cette vertu essentielle : l'exaltation... Il faudrait la retrouver et percevoir la splendeur, la magnificence de tous les spectacles de la vie.
 
-Parachute_school_-auteur-mc-coy.jpg
exaltation des arts tapisserie 17ème

nuages-2.jpg




Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 18:32


rutebeuf-2.jpg

 

Ce poème de Rutebeuf date du 13ème siècle et pourtant, comme il nous semble familier et proche ! Un poème qui évoque plusieurs thèmes éternels : les malheurs d'un poète, sa solitude, la fragilité de l'amitié, la pauvreté, la misère de l'artiste, de l'homme de plume...

 

Poésie personnelle, lyrique, ce texte adapté par Léo Ferré nous touche, nous émeut dans sa simplicité : le poème s'ouvre sur une question qui traduit un désarroi : "Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés ?"

 

L'emploi de la première personne, tout au long du texte, signe bien une oeuvre lyrique où le poète se confie, évoque ses sentiments.

 

Le vent d'hiver devient le symbole de l'infortune du poète : il a dispersé tous les amis si chers à Rutebeuf, ces amis étant assimilés à des feuilles mortes emportées par le vent...

 

C'est, du moins, la raison pudiquement invoquée par le poète : "je crois que vent les a ôtés."

Le vent, associé au temps qui passe, a fait son oeuvre : le verbe "défeuiller" souligne le dépouillement, avec son préfixe négatif.

 

Mais un autre motif a pu faire fuir les amis : la pauvreté qui est devenue un véritable ennemi pour Rutebeuf, elle est personnifiée et présentée comme une puissance qui "fait la guerre" au poète.

 

L'hiver aggrave toute la misère et les difficultés auxquelles est confronté l'écrivain...

Pourtant, Rutebeuf, plein de pudeur, refuse d'évoquer toutes les péripéties de ses malheurs et de ses mésaventures.

 

Les adverbes d'intensité "si", tant" soulignent la force de ces amitiés d'autrefois : elles semblaient si solides.

 

Et toutes sortes d'épreuves viennent s'accumuler : la pauvreté, mais aussi la vieillesse qui n'est pas directement évoquée, mais suggérée par les expressions "pauvre sens et pauvre mémoire", Rutebeuf associant, ainsi, sa misère matérielle à sa misère physique et morale.

 

Le refrain, sous forme de question, revient pour souligner la disparition des amis, comme emportés par le vent... comme s'ils avaient été "trop clairsemés", les voilà dispersés par les souffles furieux du vent.

 

Une expression qui introduit une nouvelle personnification "l'amour est morte" vient ponctuer le texte, soulignant la tristesse.

 

On perçoit un être accablé, mais aussi une grande pudeur dans l'expression même si le langage est parfois cru, populaire et direct pour évoquer la violence des éléments : "Et droit au cul quand bise vente Le vent me vient, le vent m'évente..."

 

La version chantée par Léo Ferré s'achève sur une note, peut-être, optimiste : on entrevoit un espoir de fêtes pour les lendemains du poète... Mais, en fait, il ne reste, sans doute, à l'auteur qu'une espérance bien illusoire en un avenir meilleur !

 

 

http://youtu.be/27PU0qYEMpU

 

http://youtu.be/2MiSpWQh9IM

 

 

 

- Arbres et maisons cézanne

 

Photo0926.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo0925.jpg

 

 



Partager cet article
Repost0
8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 17:50
embrun auteur bidgee
Quels spectacles de lumières nous offrent les embruns ! Des tourbillons d'écumes, des étincelles d'eau éblouissantes, des myriades d'éclats !
 
Les embruns nous exaltent de leurs frissons d'amertume quand la mer se déchaîne et s'emporte contre les rochers, quand les vagues fiévreuses se hissent et se bousculent sur la grève....
 
Bruines, brumes, les embruns nous emportent vers les flots agités de la mer, nous peignent ses colères, ses indignations.
 
Les embruns vivifiants diffusent et subliment les sucs de la mer, ils virevoltent dans l'air du midi...
 
L'onde amère et profonde s'épanche en brumes de lumières ! Elle se divise, se disperse, se multiplie en mille gouttelettes qui explosent.
 
Sanglots de la mer qui bouillonne d'emportement et d'impatience ! Bourrasques de fureurs !
 
Le sac et le ressac de la mer nous font entendre les murmures bruissants de l'eau, nous font sentir les algues, le sel, les coquillages, des parfums prégnants.
 
Blancheurs d'écumes, perles d'embruns mêlées au bleu étonnant de la mer, tableau coloré de candeur et de ciel azuréen...
 
Les embruns nous emportent dans leurs vrilles tourbillonnantes, dans leurs mouvements enivrants d'écumes !
 
Les embruns volubiles tournoient dans l'air, volatiles, subtils, aériens, ils dansent un ballet évanescent...
 
Un ballet incessant de teintes, de murmures, de clapotements, de senteurs, de brouillards !
 
 
 
 
embruns monet
embruns Jules Dupré
embruns Paul-Jean Clays
embruns Morozov



Partager cet article
Repost0
7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:43
midinette 4
"Un homme volage est un joli cœur, tandis qu’une femme adultère devient une garce. Sur elle, les insultes pleuvent !" C'est ainsi que Céline Belloq met en évidence un décalage entre hommes et femmes, dans son ouvrage intitulé Lâcher prise avec Schopenhauer 
 
Que nous révèle le langage ? Bien des préjugés qui restent ancrés dans les esprits : ainsi le nom "garce" n'est, à l'origine, que le féminin du nom "garçon".
 
Autrefois, ce terme "garce" n'avait aucun sens péjoratif et désignait simplement une jeune fille.
 
Il est devenu, dans la langue moderne, un terme injurieux et grossier : si le terme "garçon" s'est purifié, le mot "garce" s'est dégradé.
Autrefois, un parent, fier de sa progéniture, pouvait dire : "Hein ! qu'elles sont belles, mes petites garces..." Désormais, ce mot est péjoratif.
 
On perçoit, là, comme une malédiction qui pèse sur les filles : alors que les jeunes gens sont des garçons, terme sympathique et valorisant, les filles sont méprisées, dénigrées : ce sont des garces ! Ce mot très fort est une insulte.
 
Le "joli coeur" au masculin devient une "garce" au féminin.
 
Comment ne pas voir, là, une traduction de la dévalorisation des femmes depuis des siècles ? La femme perfide, symbole du péché, du mal, la femme maudite, soumise, dès les origines....
La femme, objet de plaisir, jouet, poupée dévalorisée, ravalée au rang de garce.
 
Que de poids dans le langage ! Que de résonnances qui ont traversé les siècles !
 
La femme, image de la ruse, de la tromperie, de la duplicité : que d'images négatives portent encore les femmes !
 
Des siècles d'opprobre, de honte, de malédiction ! Des siècles d'infamie, de domination et d'asservissements !
 
Nous en sortons à peine et en sommes-nous, vraiment, sorties ?
 
Encore tant de femmes, en ce monde, vivent sous l'oppression des hommes, n'ont pas le droit de vivre libres, sont mariées de force, dès l'adolescence, sont considérées comme des mineures, toute leur vie.
 
Tant de femmes sont violentées, rabaissées, humiliées et même en France !
 
Tant de femmes ont peur ! Tant de femmes vivent sous l'emprise de la terreur et du mépris !
 
Le terme "garce" ne nous montre-t-il pas une certaine façon de déconsidérer la femme ? Il met en évidence un fort dénigrement et une forme d'injustice faite aux femmes....
 
Le langage n'est-il pas, souvent, le reflet des mentalités ? Ne révèle-t-il pas l'essentiel et ne nous permet-il pas de percevoir bien des aspects de nos sociétés ?
 
midinette 2
midinette 3



Partager cet article
Repost0
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 16:28

 

route.jpg

"A travers le sous-bois râpeux et desséché, il pouvait voir à chaque détour que les traces de son passage ne s'effaçaient pas dans les méandres de la route en dessous." Dans cet extrait de son roman, Le hussard sur le toit, Giono nous décrit le périple de son héros, Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France.

 

Angelo, à cheval, suit un chemin poussiéreux de Provence, dans une chaleur étouffante...

 

Le sentier est sinueux, rude, fait de méandres... Ce terme "méandre" vient curieusement du nom grec d'un fleuve : Μαίανδρος, reputé pour ses détours et sa sinuosité.

 

Ce fleuve Maiandros était situé au Sud de l'Asie Mineure, dans l'ancienne Phrygie : particulièrement tortueux, ce fleuve a donné naissance à un nom commun, le méandre.

 

D'ailleurs, le mot lui-même semble dessiner des arabesques, des contours avec sa voyelle nasalisée "an", ses consonnes diverses, labiale, dentale, gutturale.

 

Le méandre nous fait voir des sinuosités, mot à l'étymologie plus douteuse...

Les méandres du chemin rendent le voyage d'Angelo incertain et périlleux : il chemine, lentement, dans une campagne provençale aride, inondée de lumières.

 

Ces méandres peuvent, déjà, symboliser toutes les difficultés que va rencontrer le jeune Angelo : une épidémie de choléra qui ravage la terre de Provence, des accusations qui vont mener le héros à se réfugier sur les toits de la ville de Manosque, des rencontres imprévues, des dangers...

 

Le roman nous entraîne dans les méandres de la vie aventureuse d'Angelo, héros plein de panache et d'humanité : on a envie, dès ces premières pages, de le suivre dans ses prérégrinations, de partager ses aventures.

 

On a envie de le suivre, de l'accompagner sur les chemins sinueux qu'il emprunte : l'univers d'Angelo nous plaît, nous séduit...

 

La campagne, dans laquelle il se hasarde, est la terre de Provence somptueuse, irradiée de soleil, aux sentiers tortueux, poussiéreux et caillouteux !

 

Les méandres de la route peuvent évoquer et suggérer toutes les difficultés de la vie auxquelles sont confrontés les êtres humains, ces méandres, dont l'origine est si ancienne, font partie de la vie de tout un chacun...

 

Belle métaphore du destin des hommes, le méandre n'est pas de tout repos, mais il représente, aussi, toute la variété de nos vies, faites d'obstacles imprévus, de rencontres inoubliables...

 

route-2-copie-1.jpg 

 

méandres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Partager cet article
Repost0
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 16:10


buisson-3.jpg

 

Le traître, c'est, selon l'étymologie même du mot, celui qui livre, celui qui donne, qui abandonne, celui qui dénonce. C'est bien ce qu'a fait Patrick Buisson, l'éminence grise de Nicolas Sarkozy, son ancien conseiller : il avoue avoir utilisé un dictaphone pour enregistrer des conversations à l'Elysée... Le problème est que ceux qu'il a enregistrés n'étaient, apparemment, même pas informés de ces enregistrements !

 

Patrick Buisson a même laissé traîner, imprudemment, certaines cassettes qui lui ont été dérobés ! Ces enregistrements seraient anodins selon son avocat !

 

Anodins ? Pas vraiment ! On y perçoit la personnalité double et trouble de l'ancien mentor de Nicolas Sarkozy : on peut entendre des commentaires peu amènes sur l'ex-président... Patrick Buisson en vient à douter de sa densité politique et ce, après l'avoir encensé en sa présence. Il critique, aussi, son épouse, Carla Sarkozy.

 

Le Canard enchaîné a publié, ce mercredi 5 mars, ce qu'il présente comme le verbatim d'un après-midi à l'Elysée, capté à l'aide d'un dictaphone. 

 

La méthode Buisson se révèle assez indigne ! Ce personnage apparaît comme un redoutable Tartuffe, encensant son seigneur et maître en sa présence et le dénigrant, dès qu'il a le dos tourné.

 

On reconnaît bien, là, les méthodes de l'extrême droite, le parti dont est issu Patrick Buisson.

 

On peut, désormais, affirmer que la confiance de Nicolas Sarkozy a été trahie, trahie à un double titre, d'abord parce qu'il ignorait l'existence de ces enregistrements, ensuite, parce que Patrick Buisson n'hésitait pas à critiquer sévèrement l'ancien président et son épouse, à leur insu.

 

Dans un premier temps, Patrick Buisson avait nié l'existence de ces cassettes, mais devant l'évidence, le voilà contraint à avouer les faits.

 

Mensonges, trahison, duplicité, voilà le portrait de celui qui fut le conseiller de Nicolas Sarkozy, un personnage trouble et inquiétant.

 

Voilà un homme qui livre,  à son insu, par imprudence, des conversations qui devaient rester privées, voilà un homme qui n'a pas hésité à jouer un double jeu, trompant celui qu'il prétendait servir !

 

Les enregistrements n'ont pas fini de révéler le personnage : lors de certains échanges, Patrick Buisson n'hésite pas à se moquer des anciens ministres Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie ou Xavier Darcos, qu'il juge " archinuls. "

 

Nicolas Sarkozy a manifesté sa fureur devant tout ce déballage : il se dit "accablé et consterné" par ces pratiques : nul doute que d'autres révélations suivront et que l'UMP va devoir faire face à une nouvelle crise.

 

Ces enregistrements donnent une image pitoyable et révoltante de la vie politique !

 

Une question se pose aussi : comment Nicolas Sarkozy a-t-il pu se laisser abuser, tromper par un personnage aux contours si troubles, au passé sulfureux ? Dans toute cette histoire, l'ancien président se révèle être une dupe...

 

Cette affaire sordide vient, encore, éclabousser l'ancien président et ternir son image...

 

sarkozy reuters

 

 

sarko.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   



Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Https://Fatizo.over-Blog.com/