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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 10:10
Ukraine : la guerre de la faim...

 

Affamer l'ennemi : une technique de guerre bien connue et très ancienne... Le terme Holodomor qu'on peut traduire par "extermination par la faim" désigne la grande famine qui eut lieu en RSS d'Ukraine, en 1932 et 1933, et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 2,61 et 5 millions de morts.

 

Ainsi, la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine affecte bien sûr l'agriculture de ce pays : les paysans et leurs activités sont fortement impactés par la guerre.

 

"La moisson se fait  au rythme des tirs d'artillerie... Pour les agriculteurs du Donbass, la course contre la montre a commencé : la ligne de front et les forces russes sont à moins de dix kilomètres...

Un agriculteur du Donbass, Volodymyr a mis sa famille à l'abri, mais hors de question d'abandonner ses terres natales.

 

"Les combats se rapprochent et le blé est menacé, il faut absolument sauver la récolte, même si, après, elle reste bloquée dans les ports. C'est moi qui ai semé, j'ai passé beaucoup de temps dans ce champ... je ne veux pas que tout soit perdu." déclare avec détermination et courage ce paysan.

Une récolte qui sera mise à l'abri, loin du front dans l'objectif d'être vendue sur les marchés ukrainiens et européens...

 

Soudain, deux avions de chasse ukrainiens tournoient au dessus du champ : ils mènent des attaques ciblées sur les positions russes les plus proches. Chaque camp maintient la pression sur l'autre...

Les agriculteurs qui ont appris à slalomer entre les débris de missiles ont intégré la peur dans leur quotidien...

"Regardez ! Ici, 220 hectares ont été brûlés : ce sont les Russes qui brûlent nos terres, notre blé.", dénonce un autre agriculteur de la région.

Comme de nombreux paysans, il accuse les forces russes d'incendier volontairement les champs de céréales : "Ils veulent détruire notre agriculture et provoquer la famine, en Ukraine et partout, c'est pour cela qu'il faut qu'on fasse vite pour récolter. Faites attention, il y a des munitions qui n'ont pas explosé là-bas."

 

Devant les champs et les fermes, le ballet des véhicules militaires et des soldats ukrainiens qui sont établis dans le secteur...

Les agriculteurs se retrouvent bien malgré eux en première ligne...

Un éleveur le paye au prix fort.

"Avant la guerre, j'avais 1300 bêtes et maintenant regardez : tout est vide, une grande partie de ma ferme est à l'abandon...", déplore-t-il.

Le mois dernier, deux roquettes ont touché l'une de ses installations : 38 vaches sont mortes. Il a préféré vendre l'essentiel de son troupeau pour le protéger.

"C'est terrible, j'ai perdu des bêtes, j'ai dû renvoyer 40 employés, il nous a fallu des années pour constituer un tel cheptel, pour le développer, pour construire cette ferme."

 

Malgré les détonations et les risques, une vingtaine d'employés continuent de venir chaque matin effectuer des gestes routinier qui rassurent. Pas le choix, disent-ils, la population qui est restée compte sur eux pour les fournir en lait et en viande.

Victoria, fidèle employée depuis 12 ans entend bien rester tant que c'est possible.

"J'ai besoin de ce travail : c'est dur de garder son emploi en ce moment, tous les jours, vous êtes réveillé par les explosions. Vous espérez que cela va s'arrêter, mais cela ne s'arrête pas."

 

Les forces russes se rapprochent des grandes villes du Donbass qu'elles convoitent.

L'armée ukrainienne s'attend à une intensification des combats dans les jours à venir, les agriculteurs le savent bien : ils sont en sursis..."

 

Dès lors, la faim, la famine guettent : comment espérer se nourrir quand des bombes tombent sur les champs et les cultures ? Comment espérer survivre ?

Un accord a bien été signé entre l'Ukraine et la Russie pour reprendre les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire, alors que les céréales sont devenues une véritable arme diplomatique dans le conflit qui oppose Kiev et Moscou.

Mais cet accord sera-t-il respecté par les Russes ? C'est peu probable... Encore des mensonges, de fausses promesses de la part du Kremlin... Après avoir nié être à l'origine de frappes sur Odessa, Moscou a finalement reconnu avoir visé et détruit des infrastructures militaires dans ce port.

 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-recolter-en-urgence-pour-sauver-la-production-agricole_5270479.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/guerre-en-ukraine-laccord-sur-le-ble-avec-la-russie-ne-resout-pas-la-crise-alimentaire_fr_62da9915e4b000da23ff2c10

 

https://www.lepoint.fr/monde/guerre-en-ukraine-moscou-justifie-les-frappes-sur-odessa-24-07-2022-2484205_24.php

Ukraine : la guerre de la faim...
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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 08:36
Mercenaire au service de Vladimir Poutine...

 

"Il est le premier et le seul ancien mercenaire de Wagner à parler à visage découvert...

 

Marat Gabidullin a passé 4 ans dans les rangs de cette milice ultra secrète, une milice qui officiellement n'existe pas en Russie mais est pourtant le bras armé du Kremlin.

 

"On nous a poussés dans l'enfer et personne ne répondait officiellement, personne ne devait rendre des comptes. J'ai compris qu'on était utilisé au gré des besoins de Moscou comme de la chair à canon.", témoigne Marat Gabidullin.

A 48 ans, il entend parler de Wagner, après 3 ans en prison pour meurtre, il ne peut plus servir dans l'armée russe, les mercenaires sont beaucoup moins regardants sur le casier judiciaire et le salaire est attractif.

"On touchait plus que la moyenne russe et quand on était en mission, on avait le même salaire qu'un cadre supérieur : plus de 3000 euros."

 

Il est envoyé dans le Donbass en 2015, puis en Syrie et participe à la libération de Palmyre alors aux mains de Daesh.

Lui affirme n'avoir jamais commis ni même assisté à des exactions mais il n'est pas étonné que les preuves s'accumulent contre Wagner.

 

"On ne nous a pas enseigné de code de conduite, le seul objectif était militaire, les gens de Wagner n'existent pas officiellement, donc ils savent qu'ils n'auront jamais à répondre de leurs actes. Dans d'autres détachements, il y a eu des failles : les commandants étaient moins regardants, ils avaient moins de scrupules que moi."

 

Et c'est quand il parle de son ancien patron, le fondateur de Wagner, Dmitri Outkine, qu'il est le plus critique.

"Lui, il est sans foi ni loi, aucun principe moral. Pour lui, la fin justifie toujours les moyens : qu'importent les pertes !"

 

De son histoire, Marat Gabidullin a écrit un livre : il a conscience des risques.

"C'est sûr que je vais avoir peur, je vais me retourner pour vérifier qui est derrière moi, mais ça vaut le coup. Il faut bien que quelqu'un parle..."

 

Aujourd'hui, des dizaines de mercenaires de Wagner seraient morts au front en Ukraine mais dans l'anonymat.

Ils ne seront jamais comptés dans les statistiques officielles de Moscou..."

 

Mais qui sont donc ces mercenaires du groupe Wagner ? Certains d'entre eux seraient, comme Marat Gabidullin, des détenus qui bénéficient d'une remise de peine...

Se battre en Ukraine contre une remise de peine. C'est ce que propose le groupe Wagner, société militaire privée associée à la présidence russe, à des détenus de droit commun. Après plus de quatre mois de guerre en Ukraine, l'armée russe semble souffrir d'un manque d'effectif. Le président russe Vladimir Poutine n'a pas décrété la mobilisation générale, donc il peine à assurer une rotation des troupes au combat. Pour éviter une pénurie de combattants, le groupe Wagner recrute dans les prisons russes en échange de remise de peine.

Ainsi, pour recruter des soldats, Poutine serait peu regardant sur leur passé... La racaille au service de Vladimir Poutine...

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/russie-marat-gabidullin-ancien-mercenaire-du-groupe-wagner-temoigne-et-accable-lamilice_5129827.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-le-groupe-wagner-recrute-des-prisonniers-russes-en-promesse-d-une-remise-de-peine_5249809.html

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 09:25
Russie : le sport en berne...

 

Les sportifs russes ont été privés de compétition internationale, après l'invasion de l'armée russe en Ukraine :  la guerre en Ukraine vient bouleverser le quotidien des athlètes en Russie.

Il y avait eu déjà une grande affaire de dopage dans les années 2010...

"Les études d'audimat à la télévision montrent que les Russes suivent attentivement les compétitions de volley, de basket, de tennis, de natation, de ski, de patinage artistique, mais le football reste le leader incontestable.", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

Et elle ajoute : "Le sport est aussi une affaire de prestige international... Vladimir Poutine a mis tout son poids pour que la Russie accueille les Jeux olympiques d'hiver en 2014... Ces jeux se sont avérés les plus chers de l'histoire..."

Tatiana Kastouéva-Jean précise encore : "La Russie a remporté de nombreuses médailles... Mais ces victoires ne tardent pas à être ternies par un scandale international de dopage institutionalisé, impliquant des officiels russes au plus haut niveau. Ainsi, toute l'équipe des athlètes russes a été écartée des JO de Rio."


"Le scandale démarre le 3 décembre 2014, dix mois après les Jeux olympiques de Sotchi, quand un documentaire de la chaîne allemande ARD révèle un dopage à grande échelle dans l’athlétisme russe, couvert par les autorités du pays. Une première commission de l’AMA rend des conclusions accablantes en novembre 2015, provoquant la suspension de l’agence antidopage russe (Rusada) et celle de la fédération russe d’athlétisme.

Les plus fortes répliques du séisme sont encore à venir : le 12 mai 2016, dans le New York Times, l’ancien directeur du labo antidopage de Moscou, Grigory Rodchenkov, en fuite aux États-Unis, révèle que les JO de Sotchi ont été le théâtre d’une triche systématique en faveur des Russes, arrivés en tête au tableau des médailles."

On le voit : du dopage organisé, ce n'est pas reluisant !

 La Russie a terminé à la première place du tableau des médailles à Sotchi avec 33 podiums, dont 13 titres olympiques. Oui, mais ce sont là des titres usurpés...

La tricherie, la dissimulation, le mensonge... non, ce n'est vraiment pas honorable !

Mais les Russes se disent victimes d'une attitude partiale à leur égard : ils estiment que leurs sportifs ne sont pas plus dopés que les autres !

Une façon d'éluder le problème et de se présenter une fois de plus comme des victimes...

 

N'est-ce pas aussi l'argument de Vladimir Poutine pour mener sa guerre en Ukraine ? La Russie serait victime d'encerclement de la part de l'OTAN.

En fait, si l'OTAN se déploie un peu plus, c'est précisément à cause de la guerre en Ukraine : la Suède, la Finlande demandent leur adhésion à l'OTAN, un élargissement qui pourrait être encore vécu comme une menace existentielle par le Kremlin.

 

Quoi qu'il en soit,  la guerre en Ukraine met encore les sportifs russes sur le banc de touche...

Dommage pour eux !

 

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/sport/sanctions-et-incertitudes-la-nouvelle-vie-a-l-ombre-des-sportifs-russes-28-06-2022-2481308_26.php

 

 

https://www.ouest-france.fr/sport/dopage/retro-dopage-la-russie-de-scandales-en-scandales-6671489

 

 

Russie : le sport en berne...
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 12:49
Le déclin de la démographie russe : l'obsession de Poutine ?

 

La démographie du plus vaste pays du monde est marquée par un rétrécissement étourdissant. On ne parle pas seulement des 10 000 russes morts au combat depuis le début de la guerre en Ukraine. Mais d’une tendance bien antérieure à celle-ci, une tendance qui trace une ligne de déclin depuis la chute de l’Union soviétique.

 

Naissance, espérance de vie, solde migratoire, surmortalité liée à l’alcoolisme et à ses conséquences, notamment les accidents de la route : tous les voyants sont au rouge. 

 

Et l’avenir est sombre : un jeune sur deux songe à vivre de façon permanente à l'étranger. Le politologue Bruno Tertrais, dans un article disponible sur le site de l’Institut Montaigne, évoque ainsi la crainte "pour la Russie d’être un jour absorbée par l'Asie. Appelons cela, dit-il, une insécurité démographique." Ainsi, Vladimir Poutine déclarait il y a peu : "Le destin de la Russie et ses perspectives historiques dépendent de combien nous serons." 

"La piste d'une augmentation de la natalité a d'abord été privilégiée, explique Tatiana Kastouéva-Jean, des députés ont avancé des initiatives sur l'interdiction des avortements et le besoin de valoriser l'image d'une famille avec trois enfants. Cependant, ces initiatives n'ont pas trouvé d'écho favorable, en dépit de la montée du conservatisme dans la société russe sous l'influence, à la fois du discours politique du Kremlin et de l'Eglise orthodoxe."


 

La part de "l’ethnie" russe dans la population générale a particulièrement rétréci, passant de 81,5 % en 1989 à 77,7 % aujourd’hui. Dans le même temps, la Russie compte aujourd’hui 10 à 15% de musulmans. Proportion qui pourrait doubler d’ici 15 ans. Cette double tendance inquiète le pouvoir depuis longtemps. 

 

Mesures natalistes, aides au retour des Russes partis à l’étranger, ouverture des frontières aux travailleurs immigrés, naturalisation facilitée… rien ne permet d’enrayer le déclin. Est-ce que le facteur démographique a compté dans la décision du Kremlin d’attaquer l’Ukraine ?

C'est peut-être une des raisons : l’Ukraine compte 44 millions d’habitants et les Ukrainiens sont majoritairement des slaves de l’Est. Une continuité évidente, dans le regard biaisé de ceux qui rêvent de mener à son terme le grand projet d’une grande Russie."

 

La démographie ! Une obsession pour Vladimir Poutine...

Ainsi, la Russie facilite l’octroi de passeports aux habitants du sud de l’Ukraine.

 

La Russie va permettre aux habitants des régions de Zaporijia et de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, de demander un passeport russe via une procédure simplifiée, selon un décret présidentiel publié mercredi. La région de Kherson a été entièrement conquise par l’armée russe depuis son offensive lancée le 24 février, tandis que celle de Zaporijia est en partie contrôlée par Moscou.

 

"Ce système simplifié va permettre à tout le monde de bien comprendre que la Russie n’est pas là pour longtemps, mais pour toujours", a déclaré Kyrylo Stremooussov, un responsable de la région de Kherson nommé par Moscou, cité par l’agence RIA Novosti. "Cela va permettre d’accélérer notre intégration et notre retour à la maison, au sein de la Russie", a ajouté Vladimir Rogov, un responsable prorusse de la partie de la région de Zaporijia contrôlée par l’armée russe.

 

Une façon d'assujettir toute une population et de russifier la région... une façon de régler le problème démographique de la Russie !

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/et-maintenant/et-maintenant-du-jeudi-24-mars-2022-6611450

 

https://www.geo.fr/geopolitique/la-russie-distribue-les-premiers-passeports-russes-dans-les-villes-ukrainiennes-occupees-210342

 

 

Le déclin de la démographie russe : l'obsession de Poutine ?
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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 12:15
La pureté du peuple russe...

 

On se souvient de ces propos de Vladimir Poutine : "Je suis convaincu qu'une auto épuration naturelle de la société ne fera que renforcer notre pays"...

"Le peuple russe saura toujours distinguer les vrais patriotes de la racaille et des traîtres... ils vont juste les recracher comme une mouche qui a accidentellement volé dans leur bouche, ils vont juste les recracher sur le trottoir. Je suis convaincu qu'une telle autoépuration naturelle et nécessaire ne fera que renforcer notre pays..."

Il évoquait alors "les traîtres à l'intérieur du pays, des bâtards, ceux qui ont une villa à Miami ou sur la Côte d'Azur, ils ne peuvent pas se passer de foie gras, d'huîtres, et de soi-disant liberté des genres."

 

Un discours qui avait suscité de nombreux commentaires...

Un discours haineux et dangereux...

Parler d'épuration nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.

 

Comme le souligne Harari, "chaque fois que des politiciens se mettent à parler en termes mystiques, prenez garde !"

Et il rajoute : "Les quatre mots suivants requièrent une vigilance particulière : sacrifice, éternité, pureté, rédemption. Entendez-vous l'un d'eux ? Sonnez l'alarme ! Vous vivez dans un pays dont le chef tient régulièrement des propos du style "leur sacrifice rachètera la pureté de notre nation éternelle" ? Vous avez du souci à vous faire, sachez-le. Pour préserver votre santé mentale, essayez toujours de traduire ces foutaises en termes réels : les cris d'agonie d'un soldat, une femme battue et brutalisée, un enfant qui tremble de peur."

 

N'est-ce pas là le discours de Vladimir Poutine ? N'est-ce pas ce qui se déroule en Ukraine : la mort, la brutalité, la violence, la peur, l'humiliation, la détresse ?

 

André Markowicz nous le rappelle : "Le régime de Poutine s'est construit sur le nationalisme, donc sur une espèce de récit mythique réinventé d'une fierté nationale... on y voit une violence terrifiante à tous les niveaux de la société, on en arrive à nier l'existence même des Ukrainiens, il n' y a pas d'Ukrainiens, il n'y a que des Russes. Et les Ukrainiens qui n'accepteraient pas de comprendre qu'ils ne sont pas Ukrainiens mais Russes sont des nazis, donc il faut les éliminer."

 

Une négation totale de l'identité ukrainienne, une négation de tout un peuple, une négation de l'autre, de son droit à exister en tant que tel...

Nettoyage ethnique, populations déplacées, des méthodes indignes...

Des soldats russes perdus, des Ukrainiens bombardés, des pillages... C'est la triste réalité de la guerre en Ukraine.

A cause de cette guerre, le monde est aussi menacé par une grave crise alimentaire : pénuries, famines, chaos en perspective...

Ce conflit peut avoir des répercussions mondiales terribles : il est temps d'en prendre conscience.

 

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-grande-table-idees/crise-ukrainienne-la-russie-face-a-elle-meme-5117351

 

 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/08/poutine-n-aime-pas-les-etres-humains-ce-qu-anna-politkovskaia-ecrivait-en-2004_6125248_3210.html

 

 

 

 

 

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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 08:10
Mort d'un journaliste : l'ignoble propagande russe...

 

Il s'appelait Frédéric Leclerc-Imhoff, il était journaliste à BFM TV : il est mort, tué par un obus russe, alors qu'il exerçait son métier voué à l'information du public,  alors qu'il filmait l'évacuation d'un convoi de civils depuis Severodonetsk, dans l'est de l'Ukraine. 

Une mort tragique : il n'avait que 32 ans. 

Et voici que la propagande russe transforme ce journaliste en "mercenaire" : c'est particulièrement scandaleux et ignoble... Non, ce journaliste n'était pas un soldat payé pour faire la guerre...

 

Aucun respect, aucune décence, en la circonstance, de la part des médias russes. Le mensonge, encore et toujours... le mensonge abject.

Non contents d'avoir tué un civil qui ne faisait qu'exercer ses fonctions et son travail de journaliste, les Russes, dans leur propagande, s'attachent à salir sa mémoire.

Quelques instants seulement après l'annonce de la mort du reporter, l'agence de presse officielle russe Tass assurait que Frédéric Leclerc-Imhoff était un "mercenaire engagé dans la livraison d'armes aux forces armées ukrainiennes." Une accusation sans aucun fondement et qui illustre, une nouvelle fois, l'importance de la propagande russe.

La mère du journaliste a vivement réagi contre cette désinformation méprisable et scandaleuse :

"Je suis la maman du jeune journaliste que vous avez tué hier. Votre communiqué me donne la nausée. Bien sûr, vous cherchez lâchement à vous dédouaner, mais sachez que jamais vous ne réussirez à salir sa mémoire", a-t-elle écrit dans un message publié par la chaîne d'information en continu.

Dans une lettre rédigée "à l'attention de l'agence Tass et de la République populaire de Louhansk (RPL)", elle démonte ainsi l'argumentaire relayé lundi en fin de journée par l'agence de presse qui citait un responsable local des séparatistes prorusses. "Tout le monde ici connaît son engagement professionnel et personnel pour la démocratie, le respect humain et surtout une information libre, impartiale et honnête, toutes notions qui semblent bien éloignées de ce qui vous anime."

Une réponse cinglante, forte, pleine de dignité qui fustige la désinformation des médias russes...

 

Comme l'écrit Tatiana Kastouéva Jean, et cela avant même que n'éclate la guerre en Ukraine, "La Russie est loin d'être un modèle en matière de liberté des médias... Les médias publics, et en premier lieu les chaînes de télévision épousent fidèlement la ligne officielle du Kremlin, sans émettre la moindre critique.

Certains médias, chaînes et émissions sont même connus pour la fabrication et la diffusion de contenus déformés, voire falsifiés, en vue d'alimenter et de crédibiliser le discours officiel.

Les Russes ne sont ainsi informés des réalités du pays que d'une manière partielle et partiale."

 

Et, avec la guerre en Ukraine, la propagande bat son plein, au mépris de la mémoire d'un  jeune journaliste tué dans l'exercice de son noble métier.

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/monde/journaliste-tue-en-ukraine-sa-mere-s-insurge-contre-la-propagande-russe-31-05-2022-2477824_24.php

Mort d'un journaliste : l'ignoble propagande russe...
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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 11:35
La détresse d'une mère d'un marin russe disparu...

 

Elle se prénomme Olessia. "Son fils a disparu dans le naufrage du Moskva, le vaisseau amiral probablement coulé par une frappe ukrainienne et les autorités russes lui demandent de se taire.

"Tout se passe comme prévu", c'est ce que répète jour après jour le Kremlin, depuis le début de l'offensive russe en Ukraine. Les pertes sont minimisées, sinon dissimulées et les victoires ukrainiennes n'existent pas dans la version officielle.

 

Le naufrage du Moskva est une parfaite illustration de cette désinformation russe.

Le 14 avril, le vaisseau amiral a coulé en Mer Noire, endommagé, affirme Moscou, par une explosion à bord. Or, un enregistrement vient confirmer les affirmations ukrainiennes et américaines selon lesquelles le bateau a été en réalité touché par des missiles ukrainiens.

Les Russes, que l'on entend appeler à l'aide dans cet enregistrement, mentionnent bien deux impacts.

 

En ce qui concerne le bilan, tout a été fait pour étouffer la vérité.

La mère d'un jeune marin de 20 ans est sans nouvelles de son fils et veut savoir ce qu'il est devenu. On imagine sa douleur, sa rancoeur et son désespoir.

"Il m'est impossible d'exprimer ce que je ressens, je suis dévastée par une douleur permanente.", déclare cette mère.

Olessia est inconsolable, cette mère de famille est sans nouvelles de son fils de 20 ans, Nikita qui faisait partie de l'équipage du Moskva, fleuron de la marine russe.

 

Recruté avant le début de la guerre, il a donné signe de vie, une fois, en mer au large des côtes ukrainiennes.

"Le 13 mars dernier, il m'a appelée avec le téléphone de quelqu'un d'autre, il m'a dit : "Maman, c'est moi, ne me pose pas de question, je n'ai rien le droit de te dire, j'ai reçu l'interdiction de parler et de dire où nous sommes et ce que nous faisons." Puis il a raccroché, et un mois plus tard, nous avons eu connaissance de la tragédie.

 

Depuis, la mère de ce soldat se démène pour connaître la vérité, elle fait partie d'un collectif de familles de marins disparus, très actif sur les réseaux sociaux.

En vain, jusqu'à la semaine dernière et une réunion avec les autorités qui laisse entrevoir le pire.

 

"Un jour, on nous a soumis un document et on nous a demandé de le signer. C'était une déclaration préparée à l'avance : je devais reconnaître la mort de mon fils, en échange d'une indemnisation à hauteur de 7 millions de roubles, soit 100 000 euros environ." affirme Olessia.

Une proposition qu'elle refuse catégoriquement de signer. Olessia rejette la version officielle, selon laquelle les 500 membres d'équipage ont été évacués.

 

"Tout le monde ment. Nous sommes toujours à la recherche de nos fils : on ne sait rien de ce qui s'est passé, il ne figure sur aucune liste de disparus. C'est la faute du capitaine du navire et de tous ses supérieurs : ce sont eux les responsables, car ils ont donné les ordres. Ce que je souhaite, c'est que tous les coupables de ce drame soient punis."

Et qui est donc le principal responsable ? Bien qu'elle ne le cite pas, c'est Vladimir Poutine qui a décidé d'envahir un pays souverain et d'attaquer un peuple frère...

 

En l'absence de communication officielle, il est impossible, à ce stade, de chiffrer les pertes réelles, ce qui plonge cette mère de famille dans le désarroi, mais Olessia est déterminée à faire éclater la vérité dans une Russie où les médias sont censurés.

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h00-aurelie-kieffer-du-mardi-17-mai-2022-4137420

 

 

 

 

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 12:59
Le patriarche de Russie au service du Kremlin...

 

La monarchie de droit divin, cela vous dit quelque chose ? Autrefois, jusqu'en 1789, dans notre pays, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu. 

Un tel régime politique est une monarchie absolue dans laquelle le pouvoir du monarque souverain est légitimé par la volonté de Dieu.

 

Eh bien, en Russie, on retrouve cette association étroite du pouvoir politique et du pouvoir religieux...

"Kirill est le patriarche de Moscou, son influence est considérable en Russie, il a placé l'église orthodoxe au service de l'état, il a fait construire sur les hauteurs de Moscou une immense cathédrale dédiée aux forces armées.

Le patriarche est un soutien fervent du Kremlin, et ses discours nationalistes ressemblent, mot pour mot, à ceux de Vladimir Poutine...

"Il a appelé les croyants à protéger la patrie par la prière et non pas par la participation aux protestations sociales...", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

"Nous avons réussi à préserver notre indépendance, notre liberté, sur la base de toute notre histoire militaire, nous avons construit le développement de notre pays." déclare le patriarche.

A la tête de l'église russe depuis 2009, Kirill en a fait une véritable machine politico-religieuse.

 

Un jour, il a même déclaré que Vladimir Poutine était un miracle de Dieu !

" En 2015, les avions et les missiles allant vers la Syrie sont bénis par les prêtres", écrit encore Tatiana Kastouéva-Jean.

Mais le parcours du patriarche, âgé de 75 ans, n'est pas sans zones d'ombre : fils de religieux, il est soupçonné de liens étroits avec le KGB.

Attiré par le pouvoir et le luxe, sa fortune personnelle est secrète, estimée à plusieurs milliards d'euros.

Une photo officielle du patriarche est passée à la postérité : la montre du patriarche qui vaut 30 000 dollars a été effacée mais le photo-montage fait rire parce que le reflet de la montre est encore bien visible sur la table.

 

Le Kremlin finance généreusement la hiérarchie orthodoxe : il construit partout des églises.

En contrepartie, les religieux soutiennent fidèlement le gouvernement...

L'argent encore et toujours au coeur du pouvoir !

 

"Kirill est en première ligne des personnalités suspectes de compromission, de complaisance : il bénit des armes, il bénit l'agression russe en Ukraine, parce qu'il est un peu pieds et poings liés à Poutine...", commente un prêtre catholique, spécialiste de l'orthodoxie.

 

Il y a quelques voix dissonantes dans l'église orthodoxe russe depuis le début de la guerre, mais rares sont les prêtres ou les fidèles à être critiques devant les télévisions occidentales.

 

Une femme russe témoigne : "Mon père vit en Ukraine, et ça m'inquiète beaucoup, ça me fait encore plus de mal de me demander : à quoi pensent ces gens là haut, au pouvoir?"

En Ukraine, des dizaines d'églises ont été bombardées, elle ne sont même pas des refuges sûrs pour les civils..."

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/russie-kirill-le-patriarche-de-l-eglise-orthodoxe-soutient-fidelement-le-kremlin_5126047.html

 

 

 

 

Le patriarche de Russie au service du Kremlin...
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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 11:32
Plus jamais ça !

 

Un témoignage bouleversant, celui de Jacqueline Fleury-Marié sur le plateau de l'émission La Grande Librairie...

Entrée dans la résistance dès l'âge de 17 ans, elle était chargée notamment de diffuser un journal clandestin Défense de la France. Elle a aussi rejoint son frère au réseau de renseignements Mithridate.

Ses parents étaient eux aussi entrés dans la résistance.

La famille a été dénoncée et arrêtée : en juillet 1944,  la Gestapo arrive un matin chez eux, le père, la mère et la jeune fille sont emmenés à la prison de Fresnes, mis à l'isolement.

Un choc pour la jeune fille : elle ne retrouvera sa mère qu'à Ravensbrück.

Elle raconte aussi les interrogatoires qu'elle a subis : la baignoire dans laquelle on la plongeait et replongeait sans arrêt.

Une jeune fille de 17 ans, en prison, interrogée par la Gestapo, torturée, séparée de son père et de sa mère !

Comment tenir, comment résister ?

Elle écrit dans son livre Résistante que la poésie l'a aidée à tenir : seule dans sa cellule, elle aimait réciter des fables de La Fontaine, ce qui l'aidait à retrouver des moments qu'elle avait vécus, des gens qu'elle pouvait comparer aux animaux de La Fontaine. Elle aimait aussi chanter, car elle avait fait partie d'une chorale... Elle gardait précieusement tous ces souvenirs...

Mais plus terrible, encore, est le récit de sa déportation :

"On nous emmène dans des bus parisiens aux environs de Paris où nous attend un train de wagons à bestiaux dans lesquels nous allons être entassés... c'est un grand convoi, nous sommes 600 femmes, c'est le convoi du 15 août 1944, il y a plus du double d'hommes...

Des wagons à bestiaux, pour moi, une gamine de 17 ans, c'est encore possible de monter dans ces wagons, mais les femmes qui sont âgées, passées par les mains de la Gestapo, marquées par ce que nous avons subi, il faut aider ces femmes à monter dans le wagon.

A l'intérieur, nous sommes entassées, nous ne pouvons pas nous asseoir toutes ensemble. Nous avons droit à une espèce de grand seau avec de l'eau, et un autre seau pour nos besoins.

Vous pouvez imaginer que le seau d'eau va être vidé très très vite. J'ai un souvenir d'avoir eu soif tout le temps et cela va continuer en déportation.

Notre voyage a duré 7 jours et 7 nuits, il y aura un changement de train à Nanteuil- Saâcy , car des résistants ont fait sauter un pont sur la Marne.

Nous sommes enfermées dans un tunnel où le train était arrivé, enfermées dans ce tunnel pendant des heures... on respirait difficilement, Et à ce moment, une de mes compagnes a chanté l'Ave Maria de Schubert et croyantes et non croyantes, nous avons écouté avec un sentiment très particulier que je ne saurais dire...

A un moment, le train va démarrer en marche arrière, nous allons sortir de ce tunnel, on va nous faire sortir de nos wagons avec des coups, des hurlements. Nous sommes sur le bord d'une voie ferrée, on va nous mettre en colonnes, cinq par cinq et nous allons parcourir au moins 6 ou 7 kilomètres avant de nous retrouver devant un passage sur la Marne, un passage en bois, et de l'autre côté de ce passage, un autre train de wagons à bestiaux nous a emmenées à Ravensbrück, nous y arrivons 7 jours, après notre départ de Fresnes...

Nous sommes dans un état second : 7 jours enfermées, ne pouvant pas dormir...

On va nous sortir une à une, avec des coups et nous allons parcourir 6 ou 7 km, nous traversons alors une bourgade, là nous apercevons des rideaux qui se soulèvent derrière les fenêtres, on sent qu'on nous regarde.

Nous arrivons devant un immense portail, et nous allons apprendre que nous sommes à Ravensbrück, grand camp de femmes.

On est dans un état extrêmement douloureux, difficile. Nous arrivons sur une immense place où nous nous écroulons, et là nous voyons deux femmes, elles sont tondues, elles portent des robes, des loques, et elles tirent un long tuyau d'arrosage et comme nous mourons de soif, est-ce que vous pouvez imaginer : 600 femmes qui pensent qu'elles vont boire !

Là, nous voyons ces deux malheureuses arroser la place d'appel, et là nous ne recevons absolument pas d'eau.

Et nous voyons pénétrer dans le camp des êtres bizarres qui nous font peur : ce sont des femmes qui portent ces robes rayées, qui ont un outil sur l'épaule et parmi elles, les Françaises nous ont crié : "Si vous avez un tout petit peu de pain, jetez le nous, car dans peu de temps, vous allez nous ressembler."

Le processus de déshumanisation est en cours dès le premier jour.

Le camp était imprégné d'odeurs de corps qui brûlaient. On était dans la mort, on était entouré de morts.

Tous les matins, on venait ramasser les mortes de la nuit.

A l'arrivée à Ravensbrück, nous avons été transformées en concentrationnaires, c'est à dire qu'on nous a pris le peu que nous avions, nous avons été emmenées dans une baraque qui était la baraque des douches, et là on va nous transformer en concentrationnaires avec des robes rayées, quelque chose qui a été pour moi extrêmement difficile à supporter, nous recevions des espèces de galoches, c'est à dire des semelles de bois, avec derrière un morceau de faux cuir : ce cuir vous rentrait dans la chair. Beaucoup d'entre nous étaient tondues, et ça, essayez de penser ce que c'est pour une femme d'être tondue...

En sortant de cette baraque, j'ai retrouvé ma mère et ça a été quelque chose de très douloureux, car j'espérais, je pensais qu'elle n'était pas du voyage.

Et pour elle, me voir transformée, c était un choc, les chocs se multipliaient. Nous allons alors essayer de survivre côte à côte.

A 4 heures du matin, nous étions réveillées (autant qu'on ait pu dormir un peu) pour être à l'appel, et ces appels vont être mortels : nous avons eu -30 à Ravensbrück, il a fait extrêmement froid, nous étions jetées dehors en colonnes, avec le peu de vêtements que nous avions pour des appels qui duraient souvent très longtemps. Le soir, nous avons même connu un appel qui durait toute la nuit.

Pourtant, je n'ai jamais connu de moments d'amitié et de fraternité aussi forts que dans les camps, face à l'humiliation aux tortures des SS.

Beaucoup de gestes ont permis la survie. J'ai connu le partage, la main tendue.

Nous sommes ensuite astreintes à des travaux : décharger des wagons de charbon 12 heures par jour, alors que nous étions dans un état de déficience totale."

C'est durant les marches de la mort que Jacqueline Fleury-Marié parvient à s'évader...

Voici son récit :

"Ma mère qui avait alors 47 ans seulement était complètement épuisée... pendant ces marches, nous ne recevions aucune nourriture. On ne mangeait que ce qu'on pouvait ramasser sur le bord des routes. Quand vous sucez un peu d'herbe, vous avez moins soif, et partager un brin d'herbe, quelle magnifique solidarité !

Et alors que ma mère ne pouvait vraiment plus marcher (quand on ne pouvait plus marcher, on était abattu), nous étions encadrées de soldats armés qui étaient d'autant plus féroces qu'ils savaient que la guerre était finie pour eux. Nous, nous pensions que jamais nous ne pourrions rentrer en France.

Donc, tant pis ! Tu cueilles un brin d'herbe et tant pis si tu reçois une balle... voilà où on en est.

Maman ne pouvant plus marcher, nous étions avec deux amies, deux soeurs et il n'était pas question de s'évader de la colonne, l'une sans l'autre.

Il a fallu trouver un moment qui nous permette de fuir toutes les quatre. Nous nous sommes réfugiées dans une carrière, et nous nous sommes cachées dans une baraque à outils, où nous allons être découvertes, à l'article de la mort, par des ouvriers français qui venaient pour travailler. C'est ce qui nous a sauvées, car arrivaient, à ce moment là, les troupes de l'Armée Rouge dont j'ai gardé un souvenir horrible."

Question de François Busnel, en fin d'émission :

"Aujourd'hui, quand vous regardez ce qui se passe dans le monde, que ressentez vous ?"

Réponse de Jacqueline Fleury-Marié :

"Ce qui se passe en Ukraine, c'est innommable, c'est la destruction d'un peuple pour un autre. Et en plus, je revois les Russes, tels que je les ai vus, il y a 80 ans, et le monde n'a pas beaucoup changé, ça me fait très peur pour mes enfants, pour mes arrière petits enfants."

 

Plus jamais ça ! Mais, hélas, la guerre en Ukraine nous ramène aux temps de la barbarie...

 

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-14/3356794-emission-du-mercredi-27-avril-2022.html

 

https://memoiresdesdeportations.org/video/ils-navaient-jamais-vu-des-femmes-dans-un-tel-etat?temoin=356

 

 

 

 

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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 08:30
Le risque d'une troisième guerre mondiale...

 

"Le risque d'une troisième guerre mondiale est réel..." L'avertissement du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov  est tombé quelques heures avant une réunion internationale organisée par les Etats-Unis, en Allemagne, pour évoquer l'envoi d'armes lourdes en Ukraine.

Jusqu'où peut-on soutenir l'Ukraine sans entrer dans le conflit ?

 

Berlin a annoncé la livraison de blindés anti-aériens... Des guépards, des chars allemands spécialisés dans la défense anti-aérienne : une cinquantaine vont être livrés à l'Ukraine, c'est là un tournant majeur dans la politique de Berlin.

 

40 pays ont été réunis à l'initiative des Etats-Unis.

"La réunion d'aujourd'hui montre comment les semaines qui suivent vont être cruciales pour l'Ukraine. Il faut avancer au rythme de la guerre..." a déclaré le ministre de la défense américain, Lloyd Austin.

 

Les Etats-Unis ont déjà livré plus de 3 milliards d'euros d'équipements militaires, la France 100 millions d'euros, l'Allemagne 119 millions d'euros, le Royaume Uni 204 millions d'euros...

Des livraisons massives mais ces pays disent toujours ne pas être en guerre contre la Russie.

Cette implication accrue des Occidentaux aux côtés de l'Ukraine ne suffit toutefois pas à en faire des cobelligérants, selon le droit international. "Vendre ou donner des armes n'est pas un acte de belligérance, rappelle ainsi le juriste Alain Pellet, interrogé par franceinfo. L'Europe a le droit de prendre des contre-mesures licites contre celui qui viole extrêmement gravement le droit international en envahissant un pays voisin."

 

Pourtant, le ministre des Affaires étrangères russe prévient : "Cette stratégie des Occidentaux pourrait mener vers une troisième guerre mondiale."

"Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer.", renchérit Sergueï Lavrov.

 

"Une rhétorique dangereuse et contre productive. Personne ne veut d'une guerre nucléaire : personne ne peut la gagner, tout le monde la perd... " a rétorqué le ministre de la défense américain.

Mais comme l'écrit Harari "Ne sous-estimons jamais la bêtise humaine. Tant sur le plan personnel que collectif, les hommes sont enclins aux activités autodestructrices."

 

Malgré les bombardements russes massifs dans l'est du pays, le camp occidental pense désormais que l'Ukraine peut résister à l'offensive de Moscou, d'où ces livraisons...

 

Et un but affiché ouvertement par les Etats-Unis : affaiblir Vladimir Poutine, le dissuader de recommencer ailleurs...

 

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-jusqu-ou-les-occidentaux-peuvent-ils-soutenir-le-pays-sans-entrer-dans-le-conflit_5104405.html

 

 

Le risque d'une troisième guerre mondiale...
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