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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 08:32
Grossophobie ou grossophilie ?

 

 

Désormais, pour combattre le diktat de la minceur, la grosseur s'affiche : de plus en plus de mannequins montrent leurs rondeurs et les assument...

Pourtant, l'obésité se développe et se répand dans nos sociétés d'abondance : c'est aussi un problème de santé publique.

Et "c'est dans les campagnes paupérisées que l'épidémie progresse le plus rapidement, touchant même les pays en voie de développement." révèle Sandra Salazar dans un article paru sur Marianne. Les jeunes enfants sont touchés aussi.

Diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, de nombreuses pathologies sont liées à l'obésité.

L'industrie agroalimentaire, la malbouffe, les aliments ultra-transformés sont souvent à l'origine de cette épidémie.

Faut-il céder à la tentation de la grossophilie au point d'encourager la malbouffe ?

 

Grossophobie et grossophilie, voilà deux extrêmes qu'il faut combattre, sans doute...

 

Il faut bien le dire et le redire : l'industrie alimentaire a tendance à nous vendre des produits de plus en plus gras, sucrés et salés.

Et on voit de plus en plus d'adolescents qui souffrent de surpoids et d'obésité.

 

Il conviendrait de ne pas faire la promotion de l'excès de poids et de mettre en garde les jeunes contre la malbouffe qui se répand dans nos sociétés.

La graisse, le surpoids, les vergetures, le handicap : voilà le résultat de la consommation d'une nourriture inadaptée, aux effets délétères.

 

Le sucre a envahi notre alimentation, il est présent partout : biscuits, gâteaux, desserts de toutes sortes, yaourts, flans, sodas, boissons, sirops, confitures etc.

C'est un raffinement infini dans la variété : il suffit de se rendre dans les rayons d'un supermarché pour découvrir toutes les tentations auxquelles sont soumis les consommateurs.

 

Le gras n'est pas en reste : burgers, frites, mayonnaise... la mode des fasts-foods favorise ce phénomène.

 

Les produits ultra-transformés font des ravages : plats préparés, pains emballés, céréales du petit déjeuner, soupes instantanées, viandes et poissons reconstitués… La liste est longue.

Plusieurs études réalisées en Espagne, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni ont déjà montré que la consommation de produits ultra-transformés augmentait le risque d’obésité, de taux de cholestérol sanguin, de maladies cardiovasculaires...

Célébrer les rondeurs, le surpoids  ? Est-ce une attitude responsable dans une société où l'obésité gagne du terrain, où l'industrie agroalimentaire nous vend des produits toxiques, dangereux pour la santé ?

 

 

 

 

 

 

Grossophobie ou grossophilie ?
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:49
Les discrets...

 

 

A l'heure où les gens éructent, insultent, vitupèrent sur les réseaux sociaux, il est temps de célébrer les discrets... Ceux qui vivent dans l'ombre, ceux qui ne font pas de bruit, qui apprécient le silence.

 

Ce sont souvent des gens simples, qui n'aiment pas le tapage, qui savent se montrer courtois, bienveillants...

Ils sont humbles, refusent tout ce qui est tape à l'oeil.

 

Dans un monde où l'on aime se montrer, s'exhiber, les discrets, eux, préfèrent vivre en retrait. "Pour vivre heureux, vivons cachés", dit le proverbe.

 

Mais la discrétion n'est plus à la mode : on aime les vêtements voyants, on apprécie l'exubérance, on vante les gens qui ont du culot... on méprise les discrets...

 

J'ai découvert récemment les vidéos postées par Miss Book : elles s'adressent à des adolescents pour les inciter à lire et tout fonctionne dans l'outrance : les costumes, les voix, les attitudes.... tout est forcé, tout est factice, artificiel, tonitruant.

Aucune retenue, aucune discrétion, aucune élégance... et pourtant, ces vidéos remportent un vif succès auprès des jeunes...

 

On aimerait plus de réserve et de sérieux... mais la discrétion n'est plus une vertu, elle devient même un défaut.

A l'heure où les adolescents postent sans cesse des photos sur internet, à l'heure où les gens exhibent leur vie privée, la discrétion n'est plus de mise.

 

Les discrets se font rares : ils devraient être d'autant plus appréciés.

Sur internet, c'est l'arrogance qui domine, c'est l'ostentation qui s'impose : on se montre, on se met en scène, on parade...

Notre époque prohibe la discrétion, la rejette...

 

"Dans une société qui valorise le paraître et les confessions à grand spectacle, la discrétion est une forme heureuse et nécessaire de résistance", nous dit Pierre Zaoui, dans son ouvrage intitulé La discrétion ou l'art de disparaître.

"Le renoncement à l'apparition constitue une politique de la dissidence vis-à-vis du monde effroyable de la visibilité permanente et de la surveillance généralisée", écrit notamment Pierre Zaoui.

 

Etre discret, c'est faire un pas de côté... c'est refuser un monde où les apparences triomphent...

Etre discret, c'est une forme d'élégance, c'est une retenue qui est sympathique dans un monde du paraître...

 

 

 

 

 

 

Les discrets...
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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 10:46
Tout pour le look...

 

 

Tout pour le look, le regard, les apparences... nos sociétés s'attachent beaucoup à l'aspect extérieur.

Dans les supermarchés, les rayons consacrés au maquillage ne cessent de croître et de prospérer : il faut voir la multitude et la variété des produits... rouges à lèvres sous différentes formes : pinceau, tube, crayons.... les fonds de teint, les fards pour les yeux, les illuminateurs, les crèmes se multiplient à l'infini.

 

La mode connaît aussi un succès grandissant : le marché des vêtements se développe et se renouvelle sans cesse...

Chaque année, les créateurs rivalisent d'ingéniosité pour créer de nouveaux modèles. La mode évolue perpétuellement : formes, couleurs varient en fonction des années et des saisons.

La fripe se vend bien : c'est un secteur en pleine expansion.

 

Je regardais, ces jours-ci, les tenues portées par les ados : c'est cette année encore la grande mode des jeans troués, et ils sont de plus en plus déchirés, laissent voir les jambes, et laissent passer les courants d'air, une façon d'attirer les regards...

 

"Chaque année, plusieurs millions de tonnes de textile sont jetées en décharge. La surconsommation de vêtements a un impact considérable sur notre planète. Matériaux utilisés, moyens de transport utilisés, gaspillage... sont autant de facteurs qui font que l'industrie textile contribue amplement à la pollution de l'environnement." peut-on lire dans un article publié sur le Huffpost.

La plupart de ces vêtements sont fabriqués en Chine, en Inde, au Bangladesh, au Vietnam ou en Turquie.

Leur coût de fabrication étant dérisoire, leur prix est particulièrement attractif. "C'est pas cher ! ça vient de Chine !"

Les jeunes achètent ainsi de plus en plus de vêtements bon marché : le temps d'une saison, puis on passe à autre chose.

Dans ce secteur, l'adage "jette, achète" fonctionne à plein.

 

La chirurgie esthétique connaît aussi un succès grandissant auprès des jeunes : les adolescents se conforment à des modèles vus dans des magazines, ils n'hésitent pas à subir des opérations parfois lourdes, augmentation mammaire, rhinoplastie, liposuccion.

 

C'est le règne du paraître qui s'impose partout : un conformisme inquiétant...

Pourtant, c'est le naturel qui fait le charme des personnalités de chacun, et ce naturel se perd au profit d'une sophistication grandissante.

Une jeune fille trop maquillée sombre facilement dans la vulgarité, un jean déchiré donne une impression de négligence et de laisser aller...

Le diktat de la beauté, de la mode s'impose partout, le naturel perd ses droits...

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/conferences/reunion-des-musees-nationaux-grand-palais/etre-belle-par-choix-ou-par-devoir

 

 

 

Tout pour le look...
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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 15:03
Un acteur si sympathique  : Jean-Pierre Kalfon...

 

Jean-Pierre Kalfon vient de faire paraître sa biographie : Tout va bien m'man... Avec un certain humour, il évoque de nombreux épisodes de sa vie.

 

Il a fugué de chez ses parents alors qu'il avait 15 ans : il a très tôt été attiré par le métier de musicien, puis il a pris des cours de théâtre, de danse.

 

Il s'est vite intéressé plus particulièrement au théâtre, puis il a été acteur de cinéma, de télévision.

 

Né en 1938, Jean-Pierre Kalfon restitue toute une ambiance : celle de la guerre, et de l'après guerre, des moments difficiles, sans doute, mais il sait les raconter avec beaucoup de tendresse et d'humour.

 

"Mes parents d'origine modeste étaient des gens formidables, ils m'aimaient, faisaient tout pour me donner ce qu'ils pouvaient,  mais comme beaucoup de gens, à cette époque, ils ne savaient pas trop communiquer avec les enfants. La transmission n'avait pas l'importance qu'elle a de nos jours."

 

Venu présenter son livre au Festival de la biographie, à Nîmes, l'acteur a lu de nombreux extraits de son ouvrage, avec bonhomie.

 

Il raconte qu'il aurait pu mal tourner quand il a fui le domicile de ses parents, mais il n'était "pas très doué comme voyou..." Il a préféré faire le voyou à l'écran.

Sa carrière a été très éclectique : musique, danse, théâtre, cinéma, télévision, une carrière éparpillée.

 

L'acteur évoque aussi les tickets de rationnement : "Mes parents et leurs amis ne parlaient que de ces fameux coupons, et plus généralement de ravitaillement, ainsi que des différents moyens de se nourrir, après ces temps de privation, cette obsession se comprenait... A l'époque, les parents ne savaient pas trop communiquer avec les enfants, ils les élevaient, c'était déjà assez difficile...

Mes parents étaient des gens adorables, efficaces pour le quotidien, mais qui n'avaient pas la moindre idée de ce que peut être la transmission, tellement fashion de nos jours..."

 

Le récit est émaillé d'anecdotes amusantes : "On m'habillait façon Tintin, pantalon de golf et chemisette à manches courtes... Arriva aussi la vogue des cols roulés, un de mes amis en avait un du plus beau vert... Je voulais le même. Maman m'a dit alors : "Je vais t'en tricoter un, mon chéri, elle en a parfaitement maillé un à l'endroit et à l'envers, pendant 6 mois. Le pull terminé, l'été était là et la mode passait."

On retrouve là l'ambiance d'une famille modeste de l'après guerre : on n'achetait pas les vêtements, on les confectionnait soi-même...

 

Autre anecdote : la rencontre avec les femmes, l'éveil de la sexualité, toujours racontés avec beaucoup d'humour.

 

Jean-Pierre Kalfon évoque enfin les films qui ont jalonné sa carrière : Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre, Les uns et les autres de Claude Lelouch, Mille milliards de Dollars, Saint-Cyr, Canicule...

 

Voilà un beau moment qui nous a fait découvrir un acteur sympathique, émouvant, un être humain proche de nous...

Et en l'écoutant, de nombreux spectateurs pouvaient s'identifier à cet acteur issu d'un milieu modeste...

 

 

 

 

 

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 11:39
Cachez ces vieilles que je ne saurais voir...

 

On a beaucoup commenté les propos de Yann Moix sur les femmes de 50 ans : c'est sans doute donner à ce Monsieur une importance qu'il n'a pas. Le personnage n'en est pas à sa première provocation. Pour autant, ses propos sont tout de même signifiants.

Voici ce qu'il avait déclaré dans une interview accordée au magazine Marie Claire, il s'était dit "incapable d'aimer une femme de 50 ans" parce que c'était un âge trop avancé. "Je vous dis la vérité. À 50 ans, je suis incapable d'aimer une femme de 50 ans." L'écrivain avait ajouté que, sans le dégoûter, les corps des femmes de plus de 50 ans étaient à ses yeux "invisibles", et qu'il préférait "le corps des femmes jeunes, c'est tout".

 

Ces propos ne sont-ils pas révélateurs de la société dans laquelle nous vivons ? Un monde d'apparence, où la jeunesse est mise sur un piédestal, la jeunesse mais aussi la beauté, une forme idéale de perfection.

On n'aime pas les rides, on déteste les cheveux blancs, surtout ceux des femmes.

D'ailleurs, il existe de nombreux produits cosmétiques pour effacer les rides, masquer les cheveux blancs.

 

La déclaration de Yann Moix révèle bien aussi le statut de la femme dans nos sociétés.

Les femmes de 50 ans sont souvent considérées comme invisibles : trop moches, trop vieilles, elles ne correspondent pas à l'image de perfection des mannequins que l'on peut admirer dans les magazines.

C'est vrai, les femmes quinquagénaires sont invisibles non seulement au regard de Yann Moix, mais aussi au regard de la société toute entière.

La femme image de la séduction doit être parfaite, mince, grande, élégante, elle ne doit pas arborer des rides, encore moins des cheveux blancs.

Cachez ces vieilles que je ne saurais voir...

Alors que les canitie, les rides sont un symbole de charme, de maturité pour les hommes, elles sont un signe d'opprobre pour les femmes.

 

Eh oui, les propos de Yann Moix reflètent bien notre société rivée aux apparences, qui relègue la femme au rang d'objet de séduction.

Un objet et non pas un être humain doté d'une personnalité, d'une intériorité, d'une individualité.

Un objet qui doit être beau, jeune, parfait...

Ainsi Yann Moix déclare tout haut certaines réalités de notre temps : la femme d'un certain âge est déconsidérée dans nos sociétés, elle est invisible, en effet, elle s'efface, elle s'évanouit et disparaît dans un monde voué aux apparences.

Elle n'existe plus...

 

 

 

 

https://youtu.be/unDk7aMbe_E

 

 

 

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 07:44
Les bouchers, ces mal-aimés...

 

 

La filière de la viande est attaquée de toutes parts : végans, associations contre la maltraitance animale, écologistes. Ainsi,  dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, des bouchers-charcutiers dénoncent les "violences physiques, verbales et morales" qu'ils subissent de la part des végans...

Le véganisme : une nouvelle mode qui déferle et qui envahit les rayons des supermarchés... "une nouvelle religion", vont jusqu'à dire certains.

La protection animale poussée dans ces extrémités et ces extrémismes paraît tout de même inquiétante.

 

Certes, il convient de respecter les animaux dans les élevages, dans les abattoirs où les conditions d'abattage sont souvent indignes.

Il convient de modifier certaines pratiques.

 

Mais de là à remettre en cause toute une profession, de là à interdire toute consommation de viandes... On perçoit l'excès du comportement de certains végans qui frise une forme de terrorisme.

 

Comme le dit fort justement le sociologue Pierre Rosanvallon, "dans nos sociétés, l'évolution des droits des animaux est devenue une question centrale."

"Mais il ne faudrait pas que sous l'amour des animaux, se cache une indifférence aux malheurs de hommes... On a parfois l'impression d'un déséquilibre. Que l'on fasse attention et que l'on se préoccupe de façon nouvelle du traitement des animaux et surtout de la maltraitance des animaux ne doit pas faire oublier la priorité que nous devons donner dans tous les cas aux malheurs des hommes..."

 

Alors, on comprend l'inquiétude des charcutiers bouchers face à la déferlante de publicités déployées par les végans, face à leurs attaques outrancières.

 

Il faut condamner fermement les "intimidations" récentes dont ont fait l'objet des boucheries-charcuteries, l'activisme de certains végans étant de plus en plus musclé et provocateur. Dans les Hauts-de-France, sept boucheries ont été aspergées de faux sang en avril, une boucherie et une poissonnerie ont été vandalisées, leurs vitrines ont été brisées et les façades taguées de l'inscription "stop au spécisme".

 

Les bouchers ont pourtant le droit de vivre de leur métier, dans la sérénité.

 

Ces attaques en règle sont inadmissibles, d'autant que la nourriture végan n'est pas exempte de produits toxiques : certains aliments sont bourrés d'additifs.

 

 Les nouveaux "steacks" végétaux présents dans les rayons des supermarchés contiennent des colorants, gélifiants, épaississants, exhausteurs de goût, une abondance de sel : les recettes de ces produits ne sont pas du tout diététiques, mieux vaut vérifier la composition de ces aliments...

De plus, l'apport en protéines contenues dans ces produits est souvent insuffisant.

 

Bien sûr, il convient de modérer sa consommation, mais la viande reste nécessaire dans l'alimentation par son apport en vitamine B12.

Il serait dangereux de l'éliminer de nos repas.

 

 

 

Sources :

http://www.lepoint.fr/societe/menaces-par-les-vegans-des-bouchers-demandent-la-protection-de-la-police-25-06-2018-2230243_23.php

 

 

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/sebastien-le-fol-le-mangeur-de-viande-ce-pestifere-26-06-2018-2230552_1913.php

 

 

 

 

Les bouchers, ces mal-aimés...
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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 10:44
Quand l'anglais envahit la toile...

 

 

On assiste à une véritable invasion de la langue anglaise sur internet : les publicitaires ont constamment recours à des termes venus d'outre-Manche...

"French days, it-shoes, slingback, fashion news, sense of seduction, battle de look, sun is back, c'est le moment de shopper..." j'en passe et des meilleures...

 

Quelle est cette mode stupide à laquelle les gens se conforment ?

Notre chef de l'état lui-même a volontiers recours à des termes anglais.

 

Une de mes amies me transmet régulièrement ses "news"... et je corrige en utilisant le terme français "nouvelles".

Il est vrai qu'internet nous influence et nous façonne mais nous ne devrions pas céder à cet endoctrinement par la langue.

 

Nous devrions résister face à cette invasion qui discrédite notre propre langue, comme si le français devait se plier au joug d'un envahisseur, comme si le français ne comportait pas un vocabulaire suffisamment riche et expressif, comme s'il fallait mettre notre langue au placard...

Défendons notre langue et dénonçons cette utilisation abusive d'un globish infâme.

Cette mode de l'anglais s'immisce partout et notamment sur internet.

Ne cédons pas à la tentation du SMS, du langage tronqué ou mixé avec l'anglais.

 

Notre langue mérite qu'on la valorise, elle est à l'origine de tant de chefs d'oeuvre de la littérature !

Elle est capable d'exprimer tant de nuances !

Pourquoi lui préférer l'anglais ? 

Question de mode et de snobisme, sans doute... et aussi l'influence d' une mondialisation qui nous inciterait à employer un langage commun et universel.

C'est là une tentation dangereuse d'uniformisation des cultures et des langues.

 

 

Or, la langue, c'est bien ce qui fonde notre culture...

La langue est notre patrimoine, un héritage venu d'un lointain passé, un héritage façonné depuis des siècles, un bien précieux qu'il convient de préserver.

Qui pourrait oublier des siècles d'histoire ? La langue nous relie au passé, à tous ceux qui nous ont précédés.

La culture : c'est bien ce qui soude un peuple et le rassemble...

La langue, notre langue est un élément essentiel de cette culture : ne cédons pas à la tentation du renoncement et luttons pour préserver ce patrimoine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Quand l'anglais envahit la toile...
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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 08:36
Ecole primaire : le retour aux fondamentaux...

 

 

Retour à la méthode syllabique dans l'apprentissage de la lecture, réhabilitation de l'exercice de la dictée, réintroduction d'un manuel de lectures qui avait été quelque peu délaissé au profit de photocopies, retour du calcul mental : voilà comment Jean Michel Blanquer veut réformer l'école primaire...

 

Quel rétropédalage ! On revient aux bonnes vieilles méthodes qui avaient été laminées au nom de la modernité...

On revient aux fondamentaux !

 

Ainsi sont enfin désavouées les bévues de certains pédagogistes qui ont voulu réformer à tout prix l'Education : l'orthographe, la grammaire, la dictée, le calcul mental mis au rebut...

Que d'errances et que d'erreurs commises par ces prétendus pédagogues !

 

Notre monde est celui du changement perpétuel : il s'agit d'innover dans tous les domaines et on en oublie les bonnes vieilles recettes qui ont fonctionné à merveille pendant des années.

 

"Le bougisme" est à la mode : on change les programmes, on change les méthodes, on change la terminologie quitte à utiliser un langage obscur et incompréhensible.

 

On abandonne même la chronologie alors qu'elle est essentielle pour comprendre l'histoire, la littérature...

On va jusqu'à privilégier une certaine facilité dans les apprentissages... certains points de grammaire jugés trop complexes sont évincés des programmes : le passé simple, le subjonctif.

Le latin, le grec ont failli passer à la trappe : "des enseignements trop élitistes" selon certains, alors que ces langues anciennes sont le fondement de notre propre langue...

Le démagogie a prédominé dans nombre de réformes de l'enseignement : au nom de l'égalitarisme, on a voulu simplifier à l'extrême certaines disciplines, voire les évincer.

Plus de leçons de grammaire, plus de dictées...

L'enseignement devait être surtout ludique, attractif : il fallait s'amuser à l'école !

Mais, enfin ! Tout apprentissage doit être accompagné d'efforts... C'est ainsi que l'école doit former les élèves à ce goût de l'effort et de la persévérance.

Sans efforts, rien n'est possible.

 

Il est temps de revenir aux fondamentaux : l'effort, l'apprentissage raisonné de la langue, la formation de la mémoire...

Les enseignants doivent aussi disposer de suffisamment d'heures pour pouvoir mettre en oeuvre ces fondamentaux.

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/education-comment-jean-michel-blanquer-va-reformer-l-ecole-primaire-26-04-2018-2213768_23.php

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/dictee-grammaire-calcul-blanquer-prone-un-retour-aux-fondamentaux-et-fache-les-syndicats-26-04-2018-2213789_23.php

 

 

Ecole primaire : le retour aux fondamentaux...
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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 08:46
Pour défendre notre langue française...

 

 

Une langue qui s'appauvrit, le règne de l'image qui fait que les mots perdent de leur pouvoir et de leur sens, notre langue française défigurée, meurtrie, mutilée : tel est le triste bilan que dresse Jean- Michel Delacomptée dans son ouvrage intitulé Notre langue française...

 

Quand l'image prend le pas sur le mot, elle peut accomplir des ravages et anéantir tout un patrimoine culturel.

 

Jean-Michel Delacomptée met en évidence l'appauvrissement du vocabulaire et de la syntaxe : il dénonce la lourdeur de certaines expressions de plus en plus utilisées : "par rapport à", "au point de vue de", il débusque les abréviations, le style SMS, ou encore l'emploi d'un lexique banal et répété : "être, avoir, dire, faire"...

 

Les fautes de langue se multiplient : fautes d'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire "avoir", le non respect du "h" aspiré dans la prononciation...

 

On ne peut que regretter aussi l'invasion du "globish" en train de dévorer le globe...

Tous ces mots qui sont utilisés sur la toile et ailleurs "pour faire tendance"."News, la semaine du white, The voice, Secret story..."

Le snobisme de certains, la mode, la pub taillent en pièces notre langue.

Comme si on en avait honte... nos mots s'effacent devant l'invasion de la langue anglaise.

 

Jean-Michel Delacomptée fustige aussi l'internet vocal qui risque de prévaloir de plus en plus, les assistants vocaux se multipliant...

Une façon encore de simplifier la communication, de la rendre plus facile mais aussi plus superficielle et moins réfléchie...

Ainsi, l'auteur imagine un monde où l'humain "n'aura plus à fournir d'efforts pour se repérer dans le monde..."

 

La dématérialisation a tendance à gagner du terrain : fini, le bon vieux papier....

"Rédiger à la main devient suranné..." peut-être le geste lui-même se perdra-t-il un jour ?

On imagine facilement le danger que de telles pratiques font courir à la langue : l'écrit élaboré risque de s'évanouir.

 

Que dire de l'écriture inclusive qui massacre la langue ?

Que penser de la féminisation forcée du vocabulaire ?

On forge des mots nouveaux "auteure, autrice"... on hésite et on constate toute la maladresse de ces néologismes.

 

Notre langue mérite d'être protégée et préservée de ces atteintes multiples : à chacun de refuser ces manquements, ces agressions...

Jean-Michel Delacomptée s'inquiète devant le sort qui est réservé à notre langue française : si nous continuons à la saccager, nous risquons de "détruire notre idéal républicain, notre culture et aussi notre civilisation..."

L'enjeu est gravissime...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour défendre notre langue française...
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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 13:38
Le corps triomphant...

 

 

Le corps longtemps méprisé, annihilé par des siècles de domination religieuse, devient dans nos sociétés l'objet de toutes sortes de soins et de préoccupations.

Il devient, pour certains, l'essentiel...

 

L'industrie des cosmétiques connaît un succès grandissant : il suffit d'entrer dans une parfumerie pour découvrir toutes sortes de produits dédiés à la beauté... des crèmes, des élixirs qui promettent un rajeunissement quasi-miraculeux, des produits de maquillage de plus en plus sophistiqués, des masques censés lisser la peau...

 

Les opérations de chirurgie esthétique se multiplient : on corrige un nez, une mâchoire, on enlève des poches sous les yeux, on supprime ou on essaie de gommer  les effets de l'âge par un lifting... En Chine, les jeunes filles se font opérer de plus en plus tôt, afin d'atteindre une perfection idéale.

 

La mode des tatouages se répand : les corps se transforment, alors, en de véritables oeuvres d'art colorées, les corps deviennent des tableaux aux dessins somptueux, avec des ramages. Les jeunes apprécient aussi les piercings.

 

Les salles de sport permettent à chacun de sculpter son corps, de gagner des muscles.

C'est le règne du corps triomphant...

Le corps devient un objet de contemplation et d'admiration : on veut montrer un corps parfait, on veut s'imposer par les apparences.

 

On est, ainsi, passé d'un excès à un autre : autrefois déconsidéré, le corps acquiert désormais une importance démesurée.

Qu'on le cache ou qu'on le montre, il affirme sa présence : la mode permet de le mettre en valeur grâce à des vêtements moulants, des couleurs éclatantes, ou des tons pastels.

Le culte du corps s'impose...

Il est partout : dans les publicités, sur les écrans, dans les magazines.

La publicité met en valeur des corps parfaits, des visages d'ange, des êtres d'exception...

Il convient d'attirer les regards, de plaire par son apparence, de séduire en toutes occasions.

On en oublierait l'essentiel : la personnalité, l'intériorité, l'être.

L'apparence passe au premier plan... 

 

Que penser d'une société qui met le corps sur un piédestal, qui s'attache à magnifier le corps par toutes sortes de moyens et d'artifices ?

Que penser d'un monde où le corps est adulé au détriment de la pensée ?

Nos sociétés de consommation nous poussent, ainsi, à privilégier les apparences.

Le corps ne doit être ni méprisé, ni idolâtré : il convient d'en prendre soin dans une juste mesure...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Le corps triomphant...
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