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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 12:04
Bientôt, le chariot connecté...

 

La connexion est partout : téléphones, ordinateurs, montres, téléviseurs... et bientôt peut-être des chariots connectés dans les supermarchés.

 

Vous imaginez :

Ce chariot permettra une reconnaissance des produits achetés.
Il pourra guider le consommateur à travers le magasin selon ses critères de produits et de promotion.

 Il permettra d'éviter l’attente et le passage en caisse...

 

"Pour le déverrouiller, pas de chaînette ni de fente pour la pièce de monnaie : il suffit de passer par un écran tactile, où l’on rentre son numéro de téléphone et un code personnel."

 

 "Il faut vivre avec son temps",  affirme le président du groupe Monoprix, Jean-Paul Mochet.

Cette enseigne est la première en France à proposer ce service.

 

Décidément, on n'arrête pas "le progrès" : la connexion s'impose partout, et, bien sûr, elle menace le monde du travail, elle crée du chômage.

Finies les caissières dans les supermarchés : elles seront désormais inutiles.

Finie aussi une forme de convivialité : avec le chariot connecté, on entre dans un monde impersonnel, inhumain... finis les contacts avec le personnel du magasin.

 

Le chariot pourra aussi afficher des publicités en lien avec ce que le consommateur convoite et également lui indiquer diverses promotions effectuées à travers le magasin. 

Un chariot publicitaire ! La publicité est déjà si envahissante, mais, là, on atteint des sommets !

Une façon de pousser à la consommation, d'inciter les gens à l'achat compulsif.

 

Un chariot muni d'un GPS qui guide le client dans les grandes surfaces !

Nous voilà transformés en robots acheteurs, conditionnés par un chariot connecté !

Et c'est ce que l'on appelle un chariot intelligent ! Un chariot qui pense pour le consommateur, un chariot qui fait de lui un toutou docile...

C''est effrayant !

 

Comme l'écrit Nicolas Hulot, "l'être humain utilise des machines sans forcément s'interroger sur l'apport de leurs performances sur son épanouissement. D'autre part, il se paie tout ce qu'il veut sans se limiter. La science et l'économie semblent avoir dépassé sa conscience."

 

 

 

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20200909.OBS33075/le-chariot-connecte-debarque-chez-monoprix.html

 

 

Bientôt, le chariot connecté...
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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 12:01
Les dangers du vapotage...

 

 

De plus en plus, on voit des gens vapoter dans la rue : la cigarette électronique remporte un vif succès auprès des jeunes et des moins jeunes.

On les voit déambuler dans les rues, entourés de nuages de vapeurs...

 

Cette e-cigarette est souvent présentée comme moins nocive que la cigarette classique, mais c'est là un argument publicitaire fallacieux.

Un documentaire diffusé sur ARTE nous met en garde contre l'utilisation de la cigarette électronique :

Le liquide vaporisé contient aussi de la nicotine, ce qui provoque une addiction.

Les aérosols contiennent des particules microscopiques qui peuvent générer AVC, maladies inflammatoires, cardio-vasculaires.

 

Ainsi, un jeune Américain de 17 ans témoigne : il vapotait, pensant que c'était sans danger, sans risque, que c'était une solution pour se passer de la cigarette classique.

Victime de pneumopathie, en septembre 2019, il a été admis aux urgences, et a dû subir une greffe des poumons.

 

En fait, la cigarette électronique serait aussi dangereuse que la cigarette classique.

Des rongeurs exposés aux vapeurs de cigarettes présentent des lésions de l'ADN, des cancers du poumon, de la vessie.

 

Alors, bien sûr, la cigarette électronique est particulièrement attractive : facilité d'utilisation, les arômes sont nombreux : ananas, coco, fraise sauvage, menthe, noisette, citron, etc.

Et la publicité pour ces produits est trompeuse : il s'agit de promouvoir la cigarette électronique qui serait moins nocive que la cigarette classique.

Mais c'est un leurre, un nouveau moyen pour séduire les jeunes.

En Indonésie, il y a 100 millions de fumeurs : ici, la tendance est à l'augmentation du tabagisme. Trois nouvelles marques de cigarettes ont été mises sur le marché par Philip Morris.

Et ces cigarettes sont vendues à très bas prix, elles sont même vendues à l'unité, un moyen d'attirer les ados.

Une nouvelle génération de fumeurs...

 

Les industriels ont menti : ils ont nié qu'ils ciblaient les jeunes, alors qu'ils le faisaient de manière offensive, ils étaient déterminés à faire entrer des jeunes dans le tabagisme et à les rendre dépendants.

Quant à la cigarette électronique, c'est une parfaite escroquerie : sa consommation rend l'arrêt du tabac encore plus difficile.

Les cigarettes électroniques ne font qu'aggraver l'épidémie de tabagisme.

Les  lobbies du tabac sont particulièrement influents, aux Etats-Unis mais aussi en Europe.

 

 

 

Source :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/088021-000-A/cloper-sans-fumee-la-nicotine-revisitee/

 

 

Les dangers du vapotage...
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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 11:30
Les repentis du numérique...

 

Un reportage diffusé sur France 2 dans Envoyé Spécial nous met en garde contre la dépendance aux écrans...

 

Le reportage s'ouvre sur l'évocation d'une école pour les privilégiés de la Silicon Valley : on y dispense un enseignement ludique, avec moins de théorie... cours de théâtre, de tricot, de jardinage, ferronnerie, broderie représentent 50 % de l'enseignement.

C'est un enseignement garanti sans tablette ni écran,  le but étant que les élèves apprennent à se servir de leurs mains.

Aucun de ces élèves ne possède de téléphone portable personnel. Et leurs parents sont des créateurs de programmes informatiques.

On le voit : au coeur du système, haro sur les écrans ! Les créateurs de la Silicon Valley appellent à débrancher !

 

Comme l'écrit Pascal Buckner dans son ouvrage "Une brève éternité", "Cliquer d'un coup de pouce sur l'astrophysique ou la chimie organique ne fait pas de nous des astrophysiciens ou des chimistes, même pas des vulgarisateurs. Juste des analphabètes pédants... La démocratie du clic n'est qu'une démocratie d'ignares... Nous revenons de ces chimères d'autant que de nombreux grands patrons de la Silicon Valley interdisent à leurs propres enfants l'accès aux iPads, tablettes, et autres ordinateurs qui nuisent à la concentration et à la créativité."

 

Au commencement, étaient l'iPhone et son inventeur Tony Fadell qui reconnaît aujourd'hui avoir créé un monstre.

Quand les applications sont apparues, ce fut un point de bascule : l'homme est alors devenu l'esclave de son outil.

Les gens passaient leur temps à regarder leurs écrans : il existe plus de 90 000 applications !

 

Guillaume Chaslot, quant à lui, a renoncé à son travail sur Youtube : sa tâche consistait à rendre Youtube le plus addictif possible, avec des pièges, des contenus racoleurs, des théories ineptes...

Plus c'est gros, plus c'est captif ! Du clic à tout prix, tout cela pour maximiser les revenus publicitaires...

 

Aza Raskin, lui, a inventé le puits sans fond : on peut dérouler un maximum d'images à une vitesse record : c'est un verre qui se remplit sans cesse par le fond.

Raskin critique les effets de la technologie moderne sur la vie quotidienne et la société. Il évoque le sujet des pouvoirs et des dangers potentiels induits par la technologie dans la société moderne, dans un podcast nommé Your Undivided Attention.

 

La dépendance au numérique est si grande que certains ont inventé des applications pour prévenir ce phénomène : c'est ainsi que Fred Stutzman a crée "Freedom".

Mais cette application a été rapidement virée de l'Apple store.

 

Un ancien de Google et de Facebook, Tavis Mc Ginn dénonce encore de graves dérives : il est convaincu que Facebook détruit nos sociétés.

3 américains sur 4 ont un compte Facebook et il est difficile de s'en défaire car le site est particulièrement addictif.

 

Les addictions sont si nombreuses que certains ont eu l'idée d'inventer un ligtphone, une version minimale sans application.

Est-ce la mort des smartphones ? Est-ce plutôt un nouveau filon ?

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/envoye-special-smartphone-sommes-nous-tous-accros_4080769.html

 

 

 

 

 

Les repentis du numérique...
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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 08:32
Mais où est passé le monde d'après ?

 

Le confinement nous a permis d'apprécier un monde différent : moins de pollution, moins de voitures, une nature régénérée, des chants d'oiseaux à nouveau perceptibles...

Et on disait : "Ce ne sera plus jamais comme avant..."

 

Oui, mais voilà, les habitudes ont vite repris le dessus : les gens utilisent leur voiture, comme avant, ils consomment comme avant, parfois plus, pour rattraper le temps perdu.

Le monde d'après verra-t-il le jour ?

 

Le Cac 40, les dividendes des actionnaires, les places financières continuent à tuer la planète pour le profit...

Alors, bien sûr, le monde d'après est souhaité par de nombreux Français : les gens ont envie d'un changement, d'une rupture.

 

Le télé-travail intéresse de nombreux salariés.

Plan de rénovation énergétique des logements, encouragement au travail à temps partiel, revalorisation des rémunérations pour les soignants, encadrement de la publicité pour éviter la surconsommation, plus de sobriété dans les emballages, dans les déplacements, plus de sobriété numérique...

Produire mieux, consommer mieux... de belles espérances...

Mais le revenu universel, les nationalisations, la réduction du temps de travail ne font pas consensus dans la population.

C'est là que le politique doit faire son travail...

 

Mais, en fait, le monde d'après n'est-il pas une invention des politiques ?

Mieux équiper les hôpitaux ? Ce n'est même pas assuré... indemniser les commerces et les entreprises, c'est un moindre mal, mais on est loin de l'autre monde promis.

Augmenter le prix de l'essence pour sauver l'environnement ? Encore faut-il mettre en place des alternatives.

L'industrie verte pourrait, elle aussi, produire de la croissance.

 

Alors, bien sûr, le monde d'après peut prendre du temps, d'autant que la crise du coronavirus n'est pas terminée.

Mais l'urgence écologique est là... mais les mesures prises en faveur de l'hôpital restent bien modestes... mais le déploiement de la 5 G pose problème.

Le monde d'après risque de n'être qu'un beau rêve ou plutôt un cauchemar.

 

Tant de problèmes dans notre monde si bien installé, tant d'égoïsmes, tant de mauvaises habitudes, trop d'inégalités, trop de précarité, trop de misère pour les uns, trop d'argent pour les autres, des gaspillages éhontés, etc.

Tout est à faire pour changer d'optique et de projet...

 

 

Source :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-27-juillet-2020

 

 

 

Mais où est passé le monde d'après ?
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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 10:20
Un monde sans sourire...

 

 

Il semble que nous soyons voués à porter un masque dans les espaces publics et ce, pour un certain temps, tant que l'épidémie de coronavirus ne sera pas terminée.

Vous imaginez un monde sans sourire ? Un monde où les visages sont cachés par des masques qui ne laissent voir que les yeux...

 

La bouche, n'est-ce pas l'ouverture sur le monde, n'est-ce pas la sensualité, le sourire, le rire ?

Le rire, le sourire, c'est la vie, c'est une forme de connivence qui s'instaure entre les humains : nul besoin de parler, le sourire dit la bienveillance, l'humour, la complicité...

Le sourire dit la générosité, la sympathie, l'ironie, la sérénité, la bonté...

Le sourire, c'est notre humanité...

Vous imaginez un monde sans visages ? un monde sans individus, sans personnalités ?

 

Dans les magasins, on a de plus en plus l'impression de croiser des robots sans âme, des visages qui n'en sont plus, des morceaux de tissus, des êtres dénués de personnalité...

Des écrans vides, des masques sans visages...

 

Dans notre vie, nous sommes déjà depuis longtemps conditionnés par la publicité, lobotomisés : dans les supermarchés, les hommes sont réduits à devenir des consommateurs avides de biens matériels : munis d'une carte magnétique, magique, les hommes robotisés peuvent acheter toutes sortes de produits dans ces immenses lieux où sont regroupés des biens de consommation...

 

Nous sommes aussi déjà munis d'appareils sophistiqués dont nous ne pouvons plus nous passer : portables, i-pads, ordinateurs, nous vivons dans un monde virtuel et nous en arrivons à oublier la réalité qui nous entoure.

 

Et, nous sommes désormais contraints de porter des masques, de nous voiler le visage dès que nous sortons de chez nous.

"Bas les masques !" a-t-on envie de dire...

L'humain a besoin d'être en connivence avec l'autre, l'humain a besoin d'empathie...

 

Et puis, n'oublions pas les sourires de séduction... jolies bouches des filles et des garçons que l'on croise dans la rue, jolies bouches des enfants qui nous sourient, avides de découvertes.

Pourrons-nous un jour nous débarrasser de ce virus qui nous emprisonne, qui nous coupe des autres, qui nous obsède jusque dans nos gestes quotidiens ?

Pourrons-nous un jour mettre à bas les masques ?

 

 

 

 

Un monde sans sourire...
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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 12:50
Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...

 

 

Un vendredi pollué par la publicité : sur internet, c'est un déferlement publicitaire en continu... Un vendredi NOIR annoncé à grand renfort de publicités tapageuses.

 

Les écrans clignotent pour mieux séduire et attirer le client : une explosion de couleurs sur tableaux noirs.

Des promotions alléchantes, livraison gratuite, sur un fond noir, -50, -60%, -1000 euros !

Vêtements, bijoux, ordinateurs, téléphones, télévisions, appareils ménagers, tout est bradé ou presque !

La publicité est particulièrement efficace sur internet : elle cible nos centres d'intérêt, nos goûts.

 

BLACK FRIDAY ! En anglais, s'il vous plaît !

Eh oui, c'est une coutume qui nous vient d'Outre Atlantique.

C'est dans les années 1970 que les enseignes américaines décident d'adopter cette expression pour désigner le début des achats de Noël. Au cours de ce vendredi, les boutiques et magasins lancent des périodes de soldes pour cibler les consommateurs à la recherche des meilleures remises.

 

C'est la folie du consumérisme qui nous gagne... c'est la frénésie des achats de Noël qui commence dès la fin du mois de Novembre... c'est la course à la promotion...

Et les gens se précipitent pour "faire de bonnes affaires"...

Mais quelle illusion de bonheur consumériste les pousse à acheter ?

Tout est fait pour nous inciter à consommer : les fêtes, les promotions, les ventes privées se succèdent sans arrêt.

 

Refusons cette frénésie ! Boycottons ce vendredi noir !

C'est une incitation scandaleuse à la surconsommation...

 

N'oublions pas la pollution engendrée par internet et ce déferlement publicitaire...

Internet génère une pollution astronomique d’autant plus inquiétante qu’elle est invisible. 

La facture énergétique des e-mails envoyés  donne le vertige, les chiffres sont tellement énormes qu’il devient impossible de se les représenter concrètement. 

 

Ainsi va notre monde moderne : un monde tourné vers la production à outrance et la consommation.

Un monde où les inégalités sont criantes : les uns surconsomment, les autres crèvent la faim.

Les uns se goinfrent, alors que les autres n'ont même pas de quoi survivre...

 

 

 

 

Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...
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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 10:58
On mange trop...

 

 

Nous vivons dans une société de l'abondance : les supermarchés regorgent de nourriture, les rayons débordent d'aliments de toutes sortes, une débauche de produits ultra-transformés...

Et, bien sûr, tout nous incite à consommer : les publicités, les crédits faciles, les cartes bancaires, les supermarchés...

 

De plus en plus, les repas que nous ingurgitons sont pléthoriques : du gras, du salé, du sucré.

Les plats se multiplient : entrées, plat de résistance, fromages, desserts, fruits...

 

Dès lors, nous avons tendance à trop manger...

L'obésité se répand, les maladies chroniques se développent.

 

Dès le plus jeune âge, les enfants sont habitués au goût sucré : on leur offre des bonbons, des friandises, des desserts sucrés.

Et, on le sait : le sucre appelle le sucre...

 

Que dire des fast-foods où l'on sert une nourriture grasse et abondante ?

 

C'est plutôt indécent, si l'on y réfléchit... 800 millions de personnes sont sous-alimentées dans le monde, soit une personne sur dix qui souffre de la faim et des maladies qu’elle entraîne. 

En France, le nombre de SDF ne cesse de croître, ils sont eux aussi mal nourris, dénutris.

 

Sur notre planète, d’un côté on meurt de faim et de l’autre on mange trop ! La malbouffe, trop grasse, trop sucrée et salée, a aussi des répercussions sur la santé. Il serait temps de repenser ce que l’on mange.

Arrêtons de consommer n'importe quoi !

 

Nous mangeons souvent en faisant autre chose : en regardant la télévision, en travaillant, ou en surfant sur internet. Mais manger tout en étant distrait interfère avec les mécanismes de satiété. Il nous faut donc plus de temps avant de nous sentir rassasiés, et ainsi, nous mangeons plus que le nécessaire.

 

Des recherches ont prouvé que le fait de manger en prêtant attention à chaque bouchée réduit la consommation de nourriture.

 

 

 

 

 

 

On mange trop...
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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 09:08
Quand les gros deviennent des cibles publicitaires...

 

De nombreuses publicités s'adressent désormais à des gens qui souhaitent maigrir... un secteur particulièrement porteur...

En France, 7 millions de personnes sont considérées comme obèses. A partir de 45 ans, un Français sur deux est en surpoids contre une Française sur quatre.

 

Et, bien sûr, cela représente un marché colossal pour l'industrie : "Des régimes amaigrissants, des produits pharmacologiques et diététiques, des méthodes et des appareillages amaigrissants de toutes sortes peuvent être commercialisés sans que personne ne mette en garde le public contre les faux espoirs qu’ils entretiennent, et contre les dangers qu’ils font courir à la santé..."

 

Dans ce domaine, on nous vend tout et n'importe quoi.

Ainsi, j'ai reçu récemment une publicité vantant les vertus d'un chewing-gum "aux pouvoirs amincissants" !

En voici l'argumentaire :

"Quoi de plus facile pour des personnes qui aiment manger
 que de mâcher un chewing-gum?
Les résultats obtenus sont époustouflants… Jugez-en plutôt :

Testé sur 119 patients ayant tous une surcharge pondérale de plus de 50 kilos, 97% ont perdu plus de 7 kilos dès la première semaine !"

On le voit : les termes utilisés sont hyperboliques, trompeurs, mensongers...

Et pour illustrer ce discours tapageur, les publicitaires utilisent des photos avant-après.

 

Or, l’obésité est une maladie qui nécessite une prise en charge strictement encadrée par des médecins...

 

Et, pourtant, des publicités fleurissent un peu partout : on en voit souvent sur nos écrans de télévision où l'on vante les mérites de régimes alimentaires aux effets spectaculaires.

 

Le problème est complexe car d'un autre coté, l'industrie alimentaire a tendance à nous vendre des produits de plus en plus gras, sucrés et salés.

Le business de l'obésité n'est donc  pas près de s'éteindre.

On nous vend le poison, puis le contre poison...

Ainsi, l'industrie alimentaire n'est-elle pas au service de l'industrie pharmaceutique, comme je le suggérais dans un précédent article ?

Notre alimentation bourrée d'additifs, de colorants, de conservateurs, nos fruits et nos légumes pollués par des pesticides, nos viandes menacées par des importations d'animaux transgéniques, nos poissons saturés de mercure ou d'autres produits polluants qui sont déversés dans les mers et les océans... Voilà un  tableau terrifiant... Et cette alimentation industrielle est aussi chargée en graisses et en sucres...

 

Pour maigrir, il convient d'abord d'éviter tous ces produits et de faire du sport, de réapprendre à marcher... 

"Je marche pour demeurer maigre. J'ai horreur du gras, pas de celui des autres - et le ciel m'est témoin que j'ai de bons amis gros - mais du mien propre. Je considérerais la prise de kilos superflus comme une défaite morale..." écrit Sylvain Tesson, à ce sujet.

 

 

 

 

Quand les gros deviennent des cibles publicitaires...
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 08:59
Noël en Novembre...

 

 

Le grand rush de Noël a déjà commencé : dès le début du mois de Novembre, les supermarchés arborent les décorations de Noël... guirlandes, éclairages, pères Noël, lutins, sapins, couleurs chatoyantes...

 

A l'entrée du magasin, sont installées toutes les friandises de cette fête désormais incontournable : chocolats, nougats, papillotes, marrons glacés, truffes... une profusion et une débauche de produits qui attirent le regard.

 

Le rayon des jouets déborde également : c'est un luxe de jouets électroniques, clinquants, c'est une abondance de jeux éducatifs, de jeux de société, de peluches, de poupées de toutes sortes.

Et déjà, les gens achètent et font des provisions pour la Noël.

Peut-on désormais échapper à cette débauche de consommation, à ces orgies de dépenses, à cette recherche frénétique des cadeaux de Noël ?

 

Il est vrai que Noël représente l'enfance : nous avons tous des souvenirs souvent enchanteurs de cette fête...

Les enfants ne sont-ils pas les rois de cette fête et de nos jours, l'enfance n'est-elle pas sacralisée ?

 

Noël est partout : sur internet, dans les rues qui s'illuminent de décorations, dans les magasins...

Comment résister à cette frénésie d'achats ? Comment ne pas céder aux injonctions de la société de consommation ?

 

Il faut fêter Noël ! Tout nous incite à consommer, les publicités, la croissance qu'il convient d'entretenir et de doper, les magasins qui regorgent de produits...

Il n'est pas rare que certains achètent des cadeaux inutiles, qui seront même revendus sur internet.

 

Mais ne pourrait-on pas fêter ce jour plus sobrement ? Retrouver, ainsi, l'esprit originel de la Noël... une certaine simplicité...

Mais, non, nous nous laissons tous aller à la frénésie de Noël.

Les enfants sont saturés de cadeaux, des jouets qui sont souvent bien vite oubliés, remisés, délaissés. Les enfants sont submergés de cadeaux, à tel point que les parents ne savent plus quel jouet leur offrir une année après l'autre.

Les adultes échangent aussi des cadeaux, le plus souvent des objets superflus, luxueux, inutiles.

Quelle gabegie !

Comme l'écrit Stéphane Floccari, dans son ouvrage intitulé Survivre à Noël, "nous sommes tous d'accord, à un moment ou à un autre, pour dénoncer cet état de fait que pourtant nous perpétuons..."

 

Cette surconsommation est d'autant plus indécente que ce luxe côtoie la misère la plus grande.

Des sans abris vivent dans des conditions déplorables et sont exclus de cette fête de Noël.

Ainsi, Noël devient le révélateur des inégalités criantes qui traversent nos sociétés.

 

 

 

 

 

 

 

Noël en Novembre...
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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 08:18
Cette quête du bonheur qui nourrit le capitalisme...

 

 

Il est où le bonheur ? Il est où ? Nous avons tous entendu cette chanson de Christophe Maé...

Une chanson dans l'air du temps car le bonheur devient, dans nos sociétés, une quête perpétuelle, toujours inassouvie...

Une quête entretenue par les médias, la presse, différentes publications...

 

Que de livres parus sur cette quête du bonheur !

"L'apprentissage du bonheur, L'homme qui voulait être heureux, L'art du bonheur, La pratique du bonheur, Plaidoyer pour le bonheur, La formule du bonheur, Et n'oublie pas d'être heureux"... Que de titres éloquents et révélateurs !

Le bonheur devient un impératif, une nécessité, comme le suggèrent certains de ces titres qui sont comme autant d' injonctions...

 

Le bonheur devient ainsi une recherche personnelle qui sert les intérêts du capitalisme...

C'est là une source de consommation infinie... et cette quête entretient une forme d'individualisme, de repli sur soi, de consumérisme.

 

Dès lors on ne cherche plus à changer le monde, mais à se changer soi-même.

A quoi bon lutter contre les structures du capitalisme qui nous oppriment ?

A quoi bon lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales, les injustices ?

A quoi bon lutter contre la domination de l'argent ?

 

Les gens se rassurent dans cette quête personnelle du bonheur... Puisqu'on ne peut pas changer le monde, il convient de se forger un petit cocon de bonheur...

De quoi alimenter l'individualisme, de quoi nourrir le capitalisme et toutes ses dérives...

On ne perçoit plus des difficultés des autres, on ne voit que ses propres manques, ses propres insatisfactions...

C'est l'EGO qui l'emporte au détriment de toute action pour essayer de lutter contre un monde injuste.

Et puis le bonheur se décline aussi avec le matérialisme dans lequel baignent nos sociétés. La publicité nous incite à acquérir toutes sortes de biens de consommation censés nous apporter le bonheur.

Des voitures de plus en plus grosses et clinquantes, des ordinateurs de plus en plus performants, des vêtements à la mode...

Comme le dit la chanson :

"Oh la la la vie en rose 
Le rose qu'on nous propose 
D'avoir les quantités d'choses 
Qui donnent envie d'autre chose 
Aïe, on nous fait croire 
Que le bonheur c'est d'avoir 
De l'avoir plein nos armoires..."

Mais cette quête infinie de biens de consommation ne peut nous satisfaire, car elle est sans cesse réactivée.

 

 

 

 

 

Source : Une émission sur France Culture La tyrannie du bonheur au service du capitalisme...

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-jeudi-11-octobre-2018

 

 

 

 

 

Cette quête du bonheur qui nourrit le capitalisme...
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