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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 08:39
Fête de la musique ou fête du bruit ?

 

 

 

On fêtait hier la musique : partout, des musiciens, des chanteurs ont rendu hommage à cet art majeur...

De nombreux concerts ont été organisés dans les rues, une fête sympathique à laquelle tout le monde peut participer.

 

Pourtant, la musique devient parfois un condensé de bruits et de vibrations tonitruantes. Le rythme est ponctué par une batterie lancinante qui se répète.

Du bruit, beaucoup de bruit, encore du bruit ! On est assourdi par l'intensité du son...

 

Ce fut le cas pour un concert auquel j'ai assisté hier...

Une musique à écouter ? ou une musique faite pour danser, ou plutôt pour bouger ?

Une musique délirante, hystérique, orchestrée par un DJ jeune, dynamique.

 

Tout était dans l'excès : le décor était kitsch, la scène était ornée de bouées, de fleurs géantes très colorées, de spots lumineux qui clignotaient.

Parfois, des fumigènes s'envolaient près des lumières... le clinquant dans toute sa splendeur...

 

La musique se déroulait selon des motifs répétitifs, le DJ qui assurait le spectacle se balançait en rythme et semblait vivre intensément la musique, il était même agité de soubresauts et de mouvements saccadés...

Le public tardait à venir  : il n'était que 17 heures, et la foule se faisait attendre.

 

Tout était prévu pour une soirée festive : à côté de la scène se trouvait un camion dédié à la consommation de nourriture : on vendait des burgers, des frites, des chips, on humait des odeurs de friture... les prix étaient affichés sur un tableau...

On était encore dans l'excès : excès de gras, de sel, excès de calories...

 

Nous vivons dans une société de démesure : il s'agit de vivre intensément, de s'abrutir de sons, de s'empiffrer de nourriture.

Tout nous incite à consommer des aliments dénaturés, la musique elle-même est outrancière, dans les rythmes, les sonorités.

 

Alors, bien sûr, ce sont des jeunes qui assistent à de tels spectacles, ils ont besoin de se défouler...

Mais le bruit auquel ils s'exposent dans ces concerts, la nourriture qu'on leur propose, ne peuvent que nuire à leur santé.

Et bien sûr, dans l'inconscience de la jeunesse, ils ne s'en soucient pas...

D'ailleurs, leur réaction devant ces concerts est elle-même hystérique : des cris, des hurlements.

Je n'ai pas assisté à la suite du spectacle : trop de bruits, trop d'outrances...

Pourtant, j'aime la musique ! La vraie, celle qui nous remplit d'émotions, celle qui parle à notre sensibilité, celle qui nous fait rêver !

 

Signe des temps : l'Elysée a organisé hier soir un concert électro... Pour l'occasion, Emmanuel et Brigitte Macron se sont autorisés un bain de foule, Brigitte Macron a même esquissé quelques pas de danse... comme un appel à la modernité ? Une façon d'attirer et de rallier les jeunes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 12:28
Humour et passion du cheval réunis dans un spectacle flamboyant...

 

 

Le spectacle s'ouvre sur l'air le plus célèbre de l'opéra de Bizet, Carmen... Et le toréador rentre en scène dans son habit de lumière, rouge et or.

Concentré, il se signe, avant d'entrer dans l'arène, puis il avance, triomphant, saluant la foule.

 

Il fait alors virevolter sa cape, et la chorégraphie commence, le toréador mime la corrida, il simule des passes... en hurlant... tandis que la foule crie : "Olé !".

 

Bien sûr, il s'agit, là, d'une parodie de corrida : le toréador, petit, ressemble à un enfant, ses gestes sont caricaturés, outranciers.

 

Puis, un magnifique cheval rentre en scène, robe luisante, crinière échevelée...

Et la parodie de corrida se poursuit et devient danse subtile... un ballet se met en place entre l'homme et l'animal, ponctué par la musique.

 

Que j'aime cette corrida pacifique et harmonieuse !

Muni de deux banderilles, le clown fait danser le cheval, le guide dans ses mouvements... il se hisse sur sa monture, et caracole sur la piste.

L'animal finit par se rouler de plaisir sur le sol... magnifique image d'un cheval qui s'abandonne au bonheur de la détente.

Un autre clown vient mimer la corrida, en jonglant, cette fois, avec un diabolo : sous les pitreries et les grimaces, on perçoit toute l'habileté et la virtuosité du jongleur.

Un poney, par sa position sur une planche, crée un effet de balancier.

Jeu de cubes, jeu de cerceau, saut d'obstacle, le spectacle se poursuit dans le rire et la bonne humeur.

Le poney s'effondre soudain devant l'obstacle : le maître de cérémonie essaie de le ranimer, par un bouche à bouche.

Puis, le jongleur revient avec des gobelets, des couteaux, des torches enflammées.

Soudain, place à l'harmonie d'un pas de deux  : Hervé Morel et Laetitia font danser leurs chevaux... Les montures, parfaitement synchronisées, se livrent à un ballet somptueux.

Des pitreries encore, avec un cheval qui pousse son dompteur, le bouscule...

L'apprentissage du saut d'obstacles donne lieu à des scènes amusantes : le cheval rétif refuse le saut, passe à côté ou s'effondre sur place...

Puis, il montre soudain sa vivacité et son aptitude à franchir des obstacles.

Hervé Morel revient, monté sur son étalon et fait danser son cheval autour de 4 Arlésiennes en costume soyeux.

Beauté, élégance de ce ballet magique !

Ultime pitrerie : le clown Jo essaie de monter sur son cheval, il s'interrompt sans cesse, en enlevant sa veste, une deuxième, une troisième, sa chemise... il fait une cabriole et finalement enfourche sa monture et se livre à un exercice de haute voltige : pirouettes, cavalcades avec le cheval, position renversée...

 

Merveilleux spectacle qui fait alterner rires et splendeur du geste, humour et beauté de l'animal !

 

 

 

Spectacle donné par Les Arenos...

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 12:31
Des chevaux qui dansent...

 

 

Des chevaux qui dansent, en musique, en rythme, en cadence, des chevaux qui se croisent dans une parfaite harmonie, domptés par leurs cavalières et leurs cavaliers... un spectacle équestre est un véritable enchantement...

 

Beauté, noblesse de l'animal, complicité et connivence avec l'homme, on est subjugué par tant d'adresse et tant d'habileté. 

 

Dès le premier tableau, les cavalières font corps avec le cheval : tenue sombre, elles mettent en valeur les robes blanches de leurs chevaux.

Les crinières frémissent légèrement au vent. Les montures s'alignent comme par magie, forment des figures, des rondes...

 

Puis, c'est le quadrille des jupes : en tenues colorées, chatoyantes, des fillettes s'avancent sur des poneys et saluent la foule d'un baiser...

Les jupes aux teintes éclatantes lancent des reflets moirés... un régal pour les yeux...

D'autres demoiselles sur leurs chevaux les rejoignent... les jupes flottent aux pas cadencés des montures.

Une musique emplie de gaieté et de fraîcheur scande ce ballet...

 

Le jeu du bouquet offre l'occasion de courses effrénées entre les chevaux : il convient de protéger un bouquet de l'attaque de deux autres cavaliers.

 

Dans le tableau suivant, un poney est guidé par une longe, la cavalière se tenant derrière l'animal : pas de côté, tour de piste, danse tourbillonnante...

 

Puis, ce sont les amazones qui rentrent en scène : les cavalières chevauchent, les deux jambes du même côté du cheval... souples, légères, elles semblent l'image même de l'élégance, elles semblent survoler leur monture.

 

On peut, ensuite, admirer une démonstration de "monte à cru", sans selle : habileté, équilibre, coordination... 

Et les chevaux dansent encore, en musique...

 

Spectacle envoûtant : on est rempli d'admiration devant tout le travail mis en oeuvre... tout semble si facile, et pourtant, le dressage des chevaux est un art à part entière...

Spectacle complet : musique, costumes, chorégraphie, harmonie, élégance...

Bravo à tous ceux qui ont participé à cette fête somptueuse !

 

 

 

 

 

Spectacle présenté par le Centre équestre de la Bastide à Nîmes

 

 

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 13:50
Un spectacle loufoque : Glavios, le dernier des gladiateurs...

 

 

Dans le cadre des grands jeux romains, consacrés cette année à Spartacus, la ville de Nîmes a organisé de nombreuses festivités et notamment, un spectacle loufoque et parodique qui mettait en scène un "lanista", un propriétaire venu présenter son nouveau gladiateur, Glavios...

 

Ce spectacle déambulatoire entraînait l'auditoire à travers les Jardins de la Fontaine...

On entendait, dès le début, ce grand propriétaire, nommé Lupus Balivernus, accompagné de Pétronia, journaliste de radio Nemausus, s'adresser à la plèbe rassemblée et annoncer un programme alléchant : un entraînement de son gladiateur Glavios qui s'apprêtait à affronter Spartacus, pour la première fois...


Il espèrait ainsi détrôner le célèbre esclave Thrace et redorer la réputation de son écurie de gladiateurs.

Le spectacle fut l'occasion d'évoquer les différentes catégories de gladiateurs : le secutor, armé d'un énorme bouclier rectangulaire et d'une épée, le rétiaire muni d'un trident, d'un filet et d'un poignard, le Thrace équipé d'un bouclier, d'un sica, un glaive courbé...

La journaliste Petronia assurait la parodie, déformant de manière amusante les mots employés par Balivernus...

Bientôt, apparaissait, enfin le gladiateur Glavios, casqué, impressionnant par sa carrure, revêtu d'un ample manteau.

Il était précédé d'une pom-pom girl qui agitait ses fanfreluches.

Le public était invité à acclamer le héros et à scander son nom...

Le gladiateur fit, alors, une présentation parodique des différentes postures de combat : le scorpion, le crabe, la vespasienne, le périscope... Les rires fusaient devant ces figures improbables...

 

Bientôt, on entreprit de "décasquer" le gladiateur, opération laborieuse et complexe.

On découvrit, alors, le visage épanoui de ce "héros"... Un visage de clown grotesque qui ne correspondait pas du tout au profil d'un gladiateur.

Glavios se mit à défiler comme un mannequin, en se déhanchant, provoquant l'hilarité de la foule.

Enfin Glavios fut victime d'un accident de parcours : une foulure qui le fit grimacer de douleur...

Remis de sa blessure, il fut récompensé pour son courage, il reçut enfin tous les honneurs...

La bonne humeur était au rendez-vous, face à ce spectacle loufoque : dérision, caricature, comique de mots et de gestes, anachronismes, tous les ingrédients de la farce étaient réunis...

On y retrouvait un des procédés essentiels de la parodie : l'inversion, puisque le gladiateur, archétype du héros, devenait une figure grotesque et ridicule.

 

 

Spectacle présenté par la Compagnie Artscène Lutin

 

 

 

 


 

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 12:30
Le destin de Persée dans une mise en scène virevoltante...

 

 

Deux comédiens font revivre sur scène le destin fabuleux de Persée, un des héros les plus populaires de la mythologie grecque...

Persée qui s'empara de la tête de la Gorgone, monstre réputé invincible n'est-il pas un de ces personnages aventureux, intrépide qui suscite l'admiration de tous ?

 

Persée, Danaé, Athéna, Hermès, Méduse, Andromède... Deux comédiens incarnent avec virtuosité une galerie de personnages et de dieux : métamorphoses permises par le théâtre, grâce aux costumes, au jeu subtil des deux acteurs...

Un spectacle virevoltant comme le sont les deux comédiens qui font revivre cette légende grecque... Une mise en scène tonique, pleine d'humour qui provoque la joie et la bonne humeur des spectateurs...

Selon une tradition antique, ce spectacle s'est déroulé en plein air, dans un lieu somptueux : Les jardins de la Fontaine, à Nîmes.

 

L'occasion de se remémorer et de revisiter le mythe de Persée...

C'est le Dieu Hermès qui, au début de la pièce, se charge de nous raconter l'histoire de ce personnage.

Persée, fils de Zeus et de Danaé, a des origines à la fois divine et humaine... il connut, comme beaucoup de héros, un destin houleux : avant sa naissance, Acrisios, le père de Danaé apprit par un oracle que sa fille aurait un jour un fils qui le tuerait...

Effrayé, voulant empêcher l'accomplissement de cette prédiction, Acrisios construisit une chambre de bronze sous terre et y enferma Danaé.

Mais peut-on empêcher un destin en marche, peut-on lutter contre sa destinée ?

Zeus, le roi des dieux , séducteur impénitent, transformé en une pluie d'or pénétra par une fente du toit et s'unit ainsi à la jeune fille...

 

Ainsi naquit Persée dans le plus grand secret... Danaé le cacha et l'éleva pendant des mois.

Mais un jour, l'enfant, en jouant, poussa un cri et Acrisios l'entendit : il décida de lancer sa fille et son petit-fils sur la mer, dans un coffre de bois...

 

Et c'est Danaé qui nous raconte la suite de l'histoire  : le destin conduisit le coffre sur le rivage de l'île de Sériphos... là les deux naufragés furent recueillis par un pêcheur nommé Dictys qui était le frère du tyran de l'île, Polydectès.

Ce roi tomba amoureux de Danaé, mais Persée faisait bonne garde auprès de sa mère.

 

Polydectès invita alors à un dîner tous ses amis ainsi que Persée : il demanda quel présent ses amis voulaient lui offrir.

Tous proposèrent de lui offrir un cheval, Persée, lui, répondit qu'il lui apporterait, s'il le fallait, la tête de la Gorgone.

Le lendemain, comme Persée n'avait rien apporté, Polydectès lui donna l'ordre d'aller chercher la tête de la Gorgone.

Persée, plein de fougue, n'hésita pas à se lancer dans cette quête...

Heureusement, on voit les dieux, Athéna, Hermès veiller sur lui : ils lui offrent les instruments qui pourront l'aider à vaincre Méduse, la seule des Gorgones qui soit mortelle : un casque magique qui le rendra invisible, des sandales qui lui permettront de voler, un bouclier, une besace, une épée courbe...

 

Le spectacle nous montre la joie, l'enthousiasme de Persée à qui les dieux offrent leur protection.

On rit à l'évocation des Grées, les soeurs de Méduse : nées vieilles, ridées, avec des cheveux gris, elles n'avaient qu'un oeil et une dent qu'elles se partageaient. Les Grées, dans un dialogue amusant, soulignent les vicissitudes des destins humains, et de l'amour...

Persée peut alors aller affronter Méduse : elle-même se présente comme une victime des dieux, car c'est Athéna qui la métamorphosa en Gorgone.

Persée parviendra-t-il à la vaincre ? Connaîtra-t-il, un jour, ses origines, saura-t-il qui est son père, qui son grand-père ?

Persée pourra-t-il échapper à son destin et à la prédiction de l'oracle ?

Rien n'est moins sûr, malgré sa volonté de conjurer son destin.

La mise en scène nous entraîne, ainsi, dans un tourbillon d'aventures, d'incertitudes, de personnages étranges, de mythes mystérieux.

L'histoire de Persée vient ainsi illustrer toutes les difficultés et les obstacles de la vie humaine. On perçoit aussi tout le poids de la servitude féminine : des femmes soumises aux désirs et aux caprices des hommes expriment leurs révoltes...

Ce spectacle a su séduire un public nombreux, varié : les enfants, comme les adultes ont été subjugués par les métamorphoses des deux acteurs incarnant différents personnages avec une grande virtuosité, changeant de voix, modifiant leur posture, leurs gestes...

 

Un spectacle écrit et mis en scène par Laurent Rogero, joué par la compagnie Anamorphose.

 

Vidéo :

 

https://youtu.be/Lvp_tVwaypI

 

 

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 16:22
Une somptueuse cérémonie du culte impérial...

 

 

Toute une ville a vécu à l'heure romaine : le temps d'un week-end, Nîmes a célébré Spartacus, l'esclave rebelle... Nîmes est redevenu Nemausus... une occasion de reconstituer devant la Maison Carrée une fastueuse cérémonie du culte impérial.

Costumes colorés, musique solennelle, éclats de buccins, la fête a rassemblé de très nombreux spectateurs venus rendre hommage à l'empereur Hadrien, selon des rites anciens...

Des légionnaires, en nombre, veillaient au bon ordonnancement de la célébration : casques rutilants, larges boucliers magnifiquement décorés, lances en main...

 

Un flamine, portant l'apex, vêtu de blanc et de rouge, présidait la cérémonie : il commença par imposer le silence à l'assemblée...

"Parcite linguam ! Taisez-vous !"

 

Puis, on assista à la création d' un espace sacré, le "templum"... "Que soit temple l'espace que je désigne !"

Les participants furent, alors, invités à se couvrir la tête avec leur toge ou avec une couronne de feuilles de laurier.

 

"Que l'on apporte le vin et la patère pour commencer le sacrifice !"

L'officiant versa du vin dans un brasier sacré préservé dans le temple... Puis, il ajouta toutes sortes de libations : de la farine, de miel, de la laine, du lait, du blé, de l'encens...

Rappelons que le feu est essentiel dans la religion romaine : les Vestales avaient pour fonction de garder et de préserver le feu sacré qui devait rester constamment allumé... Et si le feu s'éteignait, la Vestale qui en était responsable était punie de mort, enterrée vivante.

 

"Que cette libation maintienne l'empereur sous la protection des Dieux ! Qu'elle soit favorable à la population de Nemausus !"

Puis, des esclaves distribuèrent des gâteaux de froment à l'assemblée.

 

Une bête fut, alors, amenée : un magnifique bélier que le bourreau s'apprêtait à sacrifier en l'honneur du dieu Jupiter... 

Ce bélier était savamment décoré d'une petite cape rouge, d'un collier torsadé...

 

On versa alors de la farine salée dans le feu et sur la victime : c'est ce qu'on appelle la "mola salsa", expression à l'origine de notre verbe "immoler"...

Puis, fictivement le victimaire frappa l'animal avec un merlin et lui trancha la gorge...

 

Dernier acte de la cérémonie : une prière où l'on invoque Juppiter...

"Juppiter optimus, Juppiter maximus, protège l'empereur et sa famille !"

Un défilé animé, haut en couleur clôtura la fête : on pouvait y admirer des chars tirés par des chevaux, des troupes de fantassins, des Gaulois en armes, des Celtes aux habits bariolés, des danses... 

 

 

 

 

 

 

Les légionnaires en armes...

Les légionnaires en armes...

L'empereur Hadrien

L'empereur Hadrien

Des Celtes

Des Celtes

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 13:34
La jeune fille et le cygne...

 

 

 

Un ballet de séduction...

 

Caresser un cygne ! Sentir sous ses doigts son plumage soyeux... percevoir la douceur de son duvet... approcher l'oiseau somptueux...

 

Habilement, la jeune fille sait éviter tous  les coups de bec de l'animal.

 

Et elle parvient à se jouer de sa hargne, elle parvient à le dompter avec adresse et vivacité.

 

Alors que le cygne déploie son long cou, elle l'effleure avec délicatesse.

 

Puis, lorsque l'oiseau splendide virevolte, elle effleure encore ses ailes, comme pour s'imprégner de toute la douceur de l'oiseau...

 

Les ailes ébouriffées par le vent déploient alors toute leur légèreté, toute leur élégance, éventails ondoyants...

 

Magnifique ballet... danse de l'animal qui tourbillonne !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 14:48
Pour revivre la magie des contes de Noël...

 

 

 

La nuit de Noël, une des plus longues de l'année, se prête à bien des mystères : dans les replis de la nuit, tout peut se passer...

Les ombres, la peur, l'angoisse, mais aussi des prodiges peuvent surgir soudainement...

Des histoires de loup féroce, des animaux qui se mettent à parler, des lutins, des dragons qui s'éveillent dans l'obscurité...

 

Tout est possible, surtout dans ces contes d'autrefois qui nous permettent de retrouver l'émerveillement de l'enfance...

On peut tout croire surtout quand un conteur enchante ces histoires, les fait vivre sous nos yeux, avec toute sa malice et tout son art.

 

Le spectacle s'ouvre sur l'histoire de Jeannot, le bûcheron et de sa femme Jeannette.

Tous les soirs, après une rude journée de labeur,  Jeannot rentre et attend que sa femme lui serve une bonne soupe longtemps mijotée dans une grande marmite.

Une année, le premier jour de la semaine de l'Avent, Jeannot attend sa soupe, et juste au moment où Jeannette soulève la marmite, quelqu'un frappe à la porte...

Le bûcheron se lève, va ouvrir la porte... le conteur fait alors habilement appel à l'imagination des enfants présents dans l'auditoire.

 

"Vous savez ce qu'il voit ?"

"Le père Noël !", lance un enfant... un autre répond : "un cadeau !...", et un autre "un cerf !"

Non, dit le conteur, il voit un énorme loup gris !

Le loup avance vers Jeannette, visiblement séduit par les attraits de la jeune femme... Mais que va-t-il se passer ? Le conteur sait magnifiquement ménager le suspense, il fait attendre son auditoire...

 

La suite de l'histoire nous révèle un dénouement drolatique... Le loup apparaît bien ridicule et on le voit s'enfuir piteusement, après avoir reçu la marmite de soupe sur la tête.

Le bûcheron sera encore confronté à une meute de loups, le jour où il va couper un sapin de Noël dans la forêt.

Et là encore, grâce à son ingéniosité, il parvient à se sortir de ce mauvais pas...

Le conteur mime les loups, les gestes du bûcheron, il joue à merveille tous les rôles... On a même l'impression de voir les yeux des loups, "les ronds rouges" qui encerclent le personnage...

 

Puis, le conteur égrène l'histoire de deux frères bossus, des violoneux : on retrouve là un manichéisme un peu simpliste présent dans de nombreux contes...

Le méchant et le gentil s'opposent par leurs comportements...

Et comme souvent dans les contes, le gentil est récompensé, le méchant est puni...

 

Puis, vient l'histoire du criquet, tombé par hasard près du traîneau du Père Noël...

Pour le protéger du froid, le vieil homme le recueille dans sa barbe.

Le criquet sera finalement offert en cadeau à un enfant, dissimulé dans une boule de Noël, avec ce message : "A ouvrir avec délicatesse..." 

 

Le dernier conte est une adaptation de l'histoire de la Belle et la Bête... où l'on retrouve des personnages contrastés, une belle jeune fille confrontée à un drac qui semble maléfique.

 

 Fabien Bages anime, de sa verve, les personnages qu'il met en scène et les enfants subjugués suivent des yeux les gestes, les mimiques du conteur qui fait vivre toutes sortes de sentiments et d'émotions : la peur, l'émerveillement, la surprise, le rire, le bonheur...

 

 

 

La suite des contes : Jeannot et le sapin de Noël

https://youtu.be/tb2zZxVdXRQ

 

https://youtu.be/e3ps0dpX_Uo

 

Les deux bossus :

https://youtu.be/_7BoaUkUoLQ

https://youtu.be/qOerpO2Xhaw

 

https://youtu.be/qgG1Y_X_KCA

 

https://youtu.be/q1l3imsFypk

 

https://youtu.be/9OW4ZfLvVXo

 

https://youtu.be/KOGsCBbc97k

 

https://youtu.be/zzOf4b24PA4

 

Le criquet de Noël :

https://youtu.be/NYsaWGPgfds

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:46
Hommage à Johnny : la démesure encore...

 

 

 

Un hommage populaire est rendu aujourd'hui à Johnny Halliday, et encore une fois, c'est la démesure qui prévaut dans cette cérémonie... Un hommage hors normes...

Une démesure qui correspond à la personnalité du chanteur, à sa vie faite d'excès en tous genres...

 

On se souvient des shows de Johnny, on se souvient de sa façon d'entrer en scène : c'était spectaculaire, exceptionnel, surprenant.

On se souvient des excès du personnage : drogue, tabac, alcool, vitesse, mariages successifs...

Des excès qui l'ont aidé, sans doute, à surmonter ses fêlures, une enfance difficile, un métier exigeant... et des excès qui ont ruiné aussi sa santé.

 

La cérémonie d'hommage sera à l'image des spectacles de Johnny : une grande parade... Le convoi funéraire du rocker descendra les Champs-Élysées pour rejoindre l'église de la Madeleine.

Le convoi sera précédé de quinze motards de police. 700 bikers sur des Harley-Davidson, roulant en queue de cortège, devraient faire sensation et attirer tous les regards.

 

Des mesures de sécurité exceptionnelles  seront prises ce samedi. Fermeture des stations de métro Concorde et Madeleine, déploiement de 1500 policiers et gendarmes, création d'une zone de sécurité… l'État a mis en place des moyens considérables pour garantir le bon déroulement de l'hommage, dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible.

 

Des écrans géants, installés tout le long du parcours, retransmettront des tubes du rocker. L'adieu à la rock star sera grandiose, exceptionnel, émouvant et spectaculaire. Des fans sont venus de loin pour assister à cette cérémonie.

 

Johnny a toujours été dans la démesure : les plus grandes salles, les plus grandes ventes de disques, les plus grands spectacles... Cette cérémonie lui correspond, et surtout, c'est une façon de mettre en évidence la popularité du chanteur.

 

Issu du peuple, Johnny Halliday, malgré ses frasques et ses excès, a su rester proche de son public.

 

L'idole des jeunes fut un adolescent timide et réservé : il a dû affronter le succès, la popularité tout au long de sa vie.

Et, il est resté malgré tout attaché à son public : son métier était sa raison de vivre et cet hommage près de la foule répond sans doute à ses aspirations...

Certains trouvent que cet hommage est déplacé, qu'il fait songer à une "hystérie collective".

Quoi qu'on en pense, Johnny a marqué la vie de beaucoup de gens, il symbolise à lui seul les années 60, une époque de renouveau : une certaine liberté qu'il a incarnée, revendiquée par une vie faite d'excès. 

Il en a aussi, sans doute, payé le prix.

On lui souhaite dans tous les cas de reposer en paix.

 



 

 

 

Hommage à Johnny : la démesure encore...
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 08:30
Une soirée télévisée surprenante sur ARTE...

 


 
Ce soir là, je m'apprête à regarder un programme alléchant sur ARTE : tout d'abord, un film de Spike Jonze intitulé Her, une histoire moderne qui aborde le thème de la solitude dans nos sociétés déshumanisées.


 
Le héros de ce film Théodore est un homme sensible, inconsolable à la suite d'une rupture amoureuse. Il acquiert alors un logiciel informatique, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de Samantha, une voix féminine pleine de charme, intelligente, et particulièrement drôle... c'est alors que commence un jeu de séduction et les deux personnages tombent amoureux l'un de l'autre.


 
On le voit : un thème passionnant qui évoque l'emprise des ordinateurs dans le monde moderne...
Mais, hélas, au bout d'un quart d'heure, l'image se fige, puis apparaît ce message : "no signal".


J'essaie alors de changer de chaîne, je passe sur la 5 : l'image est figée également. C'est ce que l'on appelle les aléas de la TNT...
Je retourne sur ARTE : l'image est toujours immuable...
Après une dizaine de minutes, le film redémarre...


 
Le temps de voir une scène torride entre Théodore et la voix de Samantha, un accouplement virtuel par le truchement de l'informatique.... soudain, c'est à nouveau une image figée qui apparaît. Nouvelle panne de la TNT qui décidément pose parfois bien des problèmes.
 
C'est ainsi que les progrès annoncés deviennent des régressions.


Plus tard, le film recommence avec un troisième personnage : apparemment, une femme chargée de jouer le rôle de Samantha afin de concrétiser la relation virtuelle entre les deux personnages...


Nouvelle scène torride : nouvelle interruption... J'essaie alors d'aller sur mon ordinateur pour visionner la suite, mais la machine me dit que ce programme n'est pas disponible sur internet...

 

Le film s'achève sans que j'aie pu connaître la fin de l'histoire...
 
Deuxième partie de la soirée : un spectacle chorégraphique intitulé La fiesta présenté au festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du palais des Papes.
 
De quoi susciter et aiguiser ma curiosité... Et miraculeusement, dès le début de ce programme, la TNT fonctionne à nouveau...
Je vais pouvoir visionner ce spectacle donné, en plein air, dans un décor grandiose et somptueux...
Ce soir, c'est La fiesta sur ARTE, enfin si l'on peut dire...

 
Car, dès le début, je suis décontenancée par ce que j'ai sous les yeux.
Cette soirée consacrée au flamenco me laisse perplexe : il s'agirait de revenir aux origines de cet art, comme l'affirme Israël Galvan, le concepteur de ce spectacle...
 
"On a cherché à revenir à la sonorité primitive, brute, originelle du flamenco qui est sauvage... il y a des cris, des murmures..." explique le chorégraphe.


 
Sur la scène, quelques chaises vides, une estrade, une table... deux personnages, un homme, une femme s'avancent en silence et s'assoient. Ils se mettent à crier et lancer des onomatopées, tout en tapant des mains...
Puis, deux hommes en jogging apparaissent en tapant également des mains...


 
La femme caquette, glousse, l'homme hurle des "ah oh" prolongés.
Ces cris, ces glapissements d'animaux m'insupportent assez vite...

Soudain, on entend et on voit des tambourinements de pieds sur le sol, on découvre, alors, Israël Galvan qui descend les escaliers de la Cour du palais des Papes, en rampant, tel un animal...
 
Voilà de l'art contemporain à l'état brut : j'ai vraiment des difficultés à apprécier ce genre de spectacle où l'esthétique est absente.


 
Bientôt, j'éteins mon poste de télévision.


Voilà une soirée vraiment surprenante sur ARTE...


Entre les pannes de la TNT et l'art contemporain, je me dis que la modernité est parfois décevante.
Je me dis que notre art est décadent, que notre technique est bien fragile.

Je me dis que les nouvelles formes d'art sont déconcertantes et que les progrès nous réservent bien des surprises...
 
 

 

 Vidéo : La Fiesta

 

 

 

https://youtu.be/iM0yyuMTQMo

 

 

 

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