Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 12:33
Les plaisirs du patin à glace...

 

A l'occasion des fêtes de Noël, une patinoire éphémère était installée près de la Maison Carrée à Nîmes : les amateurs de patins à glace pouvaient s'entraîner et perfectionner leur maîtrise de la glisse...

 

On pouvait y voir quelques patineurs expérimentés qui montraient une certaine aisance sur la glace.

On pouvait aussi découvrir des débutants : c'est alors qu'on perçoit toutes les difficultés de cet art et de ce sport.

Garder l'équilibre ! Ne pas tomber ! Mission impossible !

 

De jeunes enfants affrontaient cette épreuve avec courage, des adultes essayaient aussi de faire leurs premiers pas sur la glace...

Un festival de chutes !

Difficile de tenir l'équilibre... Certains se tiennent désespérément à la rembarde pour ne pas tomber, d'autres font de petits pas, essaient d'avancer prudemment, mais peine perdue, les chutes s'accumulent.

 

Une fillette accompagnée de ses parents semblait faire ses premiers pas sur la glace : elle essayait de progresser mais invariablement, elle tombait à la renverse.

Courageusement, elle recommençait, le sourire aux lèvres : quelle constance et quelle persévérance !

 

Un jeune garçon connaissait les mêmes vicissitudes : accompagné de son père, il se lançait sur la glace et multipliait les chutes.

Mais la glace est dure et impitoyable, il fit une lourde chute et se mit à pleurer à chaudes larmes. Son père le consolait comme il pouvait.

 

Décidément, l'apprentissage du patin à glace est difficile et parfois douloureux.

 

Malgré tout, le spectacle des patineurs est souvent réjouissant : on les voit mouliner des bras pour essayer de garder l'équilibre, on les voit accrochés aux rembardes, on les sent pleins de bonne volonté, tout de même...

 

On perçoit leur envie de progresser : cette discipline n'est-elle pas une belle métaphore de nos vies humaines ? Des obstacles, des épreuves, des difficultés, des joies aussi quand on parvient à les surmonter...

 

Aujourd'hui, 4 février, s'ouvrent les Jeux Olympiques d'hiver à Pékin : on pourra suivre les épreuves de patinage artistique, une discipline qui requiert de nombreuses qualités, persévérance, grâce, élégance, tout un art de l'équilibre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 09:50
Pour célébrer Molière : le scandale du Tartuffe...

 

Molière fut un homme de théâtre complet : il participa du début jusqu'à la fin à la création théâtrale, il fut auteur, mais aussi metteur en scène, acteur, et directeur de troupe : l'Illustre Théâtre.

Molière est peut-être le plus connu des auteurs français, le plus étudié aussi : c'est un des rares auteurs à figurer dans les programmes scolaires de la sixième à la terminale.

 

Le plus grand mérite de Molière est d'avoir été de son temps : il a exhibé ses contemporains sur la scène et en même temps dépeint des caractères éternels : l'avare, l'hypocrite, le pédant, le fourbe, le vaniteux, le misanthrope, l'hypocondriaque, etc.

 

Molière dénonce des travers de tous les temps, grâce au rire : son oeuvre reste encore d'actualité.

 

L'originalité de Molière est aussi d'élever la comédie à une ambition idéologique et politique.

Ainsi, dans Tartuffe, Molière s'attaque à la fausse dévotion : les dévots constituaient un parti puissant en France, au 17ème siècle.

En attaquant ce parti dévot, Molière touchait au pouvoir, à la cour, à la religion : la comédie devenait une affaire d'état.

Le cadre historique est important : en 1660, s'est imposée la Monarchie de Droit Divin en la personne de Louis XIV... le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu...

 

Jamais, la dévotion ne connut plus d'éclats qu'au début et tout au long du 17ème siècle. Les deux pouvoirs que sont l'église et la royauté s'appuient l'un sur l'autre, ils se protègent réciproquement contre leurs ennemis : les protestants, les athées, les libertins.

 

L'église s'impose grâce à certaines organisations religieuses, comme la Compagnie du Saint Sacrement : cette compagnie a été créée en 1629, pour des oeuvres charitables auprès des malades, des pauvres, des prisonniers, mais elle a aussi une rôle de dénonciation... elle dénonce aux évêques les individus suspects, les hérétiques, les blasphémateurs.

Et cette compagnie se déchaîne contre la représentation du Tartuffe.

 

Pourquoi ?

Molière dénonce la fausse dévotion par une comédie, un genre littéraire déjà suspect pour les dévots. Au 17ème siècle, le théâtre et plus particulièrement la comédie sont jugés immoraux, les comédiens sont tenus pour infâmes.

Les comédiens sont adjoints à la liste des excommuniés au même titre que les sorciers, les blasphémateurs.

 

Ce que l'on reproche à Molière, c'est bien sûr de s'attaquer à la religion, mais aussi de parler de ce sujet dans une comédie.

Ainsi, la pièce a été longtemps interdite.

Molière fut obligé de remanier la pièce, et sa représentation, d'abord interdite en 1665, sera enfin autorisée seulement en 1669. ( A cette date, la Compagnie du Saint-Sacrement était probablement moins influente.)

 

 

http://rosemar.over-blog.com/2017/03/tartuffe-une-piece-politique.html

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/05/dom-juan-le-combat-de-moliere.html

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/400-ans-de-la-naissance-de-moliere-pourquoi-tartuffe-a-ete-censure_4915829.html

 

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 12:28
Un meeting en immersion : du grand spectacle !

 

C'est nouveau ! Le premier meeting politique en immersion s'est tenu à Nantes, sous la houlette de Jean-Luc Mélenchon ! Un coup d'éclat !

Mais c'est quoi, au juste, un meeting en immersion ?

Des images spectaculaires de l'espace et de l'Océan dans lesquelles sont immergés les participants : Jean-Luc Mélenchon a joué la carte de la scénographie spectaculaire, à Nantes, ce dimanche 16 janvier.

 

3500 personnes dans la salle, 1500 en plus à l'extérieur... Une expérience visuelle, sonore, olfactive dans un immense cube, 6 mètres de haut sur 50 de large ! Les grands moyens, en somme !

 

Pour le côté immersion, la France Insoumise a vu les choses en grand... les 4 murs de la salle étaient recouverts de toiles tendues qui diffusaient clips vidéos et images, immersion à 360 degrés... pour le côté olfactif, c'était un peu plus compliqué sous le masque FFP2. (obligation de le porter pour les 3500 personnes présentes à l'intérieur.)

Une légère odeur de fumée quand il s'agissait de sentir l'espace, une scénographie qui plongeait les spectateurs au coeur de son immensité.

 

Jean-Luc Mélenchon apparaissait comme à côté de la lune et en devenait presque lyrique.

"Voici l'espace infini contenant, comme l'avait annoncé au 16ème siècle Giordano Bruno, des mondes innombrables, mais parmi ces mondes innombrables, il y a celui-ci que vous voyez là ! C'est la terre, c'est le nid de l'humanité ! Et c'est ce nid que, par dessus tout, il faut protéger !"

 

La poésie continuait quand la mer envahissait les 4 écrans, le public était alors immergé dans l'océan et sentait une très légère odeur iodée...

 

"La mer, Thalassa ! Le cri de l'expédition des Dix-Mille, regardez la, regardez sa puissance, sa force ! s'exclame le candidat insoumis, voilà la sortie du nucléaire, dont nous avons besoin !"

Un sujet épineux entre tous les candidats de la gauche : Jean-Luc Mélenchon se prononce pour la sortie du nucléaire, au même titre que Yannick Jadot ou Anne Hidalgo.

 

En fin de discours, Mélenchon abordait la situation à gauche : "C'est pas d'union dont on a besoin, c'est de clarté et de mobilisation populaire. Vous ne pouvez pas mobiliser si vous donnez l'impression que vous êtes un menteur qui va ensuite arranger ses carabistouilles dans un coin, avec ses copains des autres partis. Je ne suis pas leur copain ! Que cela soit dit, une fois pour toutes !"

 

Bref, toujours pas d'union de la gauche : Mélenchon fait cavalier seul...

On retrouve dans ce meeting tout le talent d'orateur de Jean-Luc Mélenchon...

 

Mais quelle mégalomanie ! Que de dépenses et de débauches de moyens pour un meeting politique !

Du grand spectacle ! Du grand art ! Du cinéma ! Mais est-ce bien l'essentiel pour un meeting politique ? Je suis dubitative, alors que le discours de Jean-Luc Mélenchon contient des messages importants : la fuite en avant dans la crise climatique, la pauvreté qui s'aggrave, les inégalités qui s'accroissent, la destruction des services publics, etc.

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-diane-berger-du-dimanche-16-janvier-2022

 

 

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 13:58
L'univers du conte : l'histoire de Yule...

 

Un spectacle qui met à l'honneur l'univers du conte : bien sûr, on y croise un loup, une mère-grand, Pégase, Peter Pan, etc.

On y trouve tous les ingrédients du conte : un héros confronté à des obstacles, des difficultés, des épreuves, à la peur... on y trouve du merveilleux, de l'étrange, un personnage malveillant...

Un spectacle dans un cadre somptueux : les Arènes de Nîmes...

On y fait la connaissance d'un héros : Yule... Mais d'où vient ce nom ?

 

"En Islande, la fête de Noël existait bien avant l'adoption du christianisme en l'an 1000. Elle portait le nom de Jol (ou Yule) et les vikings y célébraient le solstice d'hiver et l'inversion de la course du soleil augurant le rallongement des journées. La fête durait plusieurs jours remplis de ripailles, de beuverie, de danse, de jeux et de joutes sportives...

Avec l'arrivée de l'hiver, curieusement, on fête la renaissance du Dieu Soleil : les jours s’allongent de nouveau, grignotant la nuit de quelques minutes chaque jour…

Le solstice d’Hiver marque ce point de bascule où renaît l’espoir des jours meilleurs… Dehors le froid se fait plus mordant et la nature semble morte mais il n’en est rien ! Dans le sein de la Terre, à l’abri des regards comme dans le ventre de la mère, la magie de la vie opère !"

 

"Traditionnellement, en Écosse, les membres du clan partaient dans la forêt dans le but de trouver la plus grosse et la plus belle bûche ou souche, la bûche de Yule : il fallait qu’elle soit assez grande pour fournir chaleur et lumière pendant douze jours. La bûche était décorée avec des végétaux et elle était positionnée sur un tison prélevé sur la bûche de l’année précédente, qui servait à embraser la nouvelle bûche afin de symboliser la continuité de la vie et de la lumière. Le bois de Chêne était favorisé pour sa robustesse et sa densité, et parce qu’il a l’avantage de se consumer lentement. On versait une libation de cidre, de vin cuit, d’huile ou de bière avant d’allumer le feu nouveau. La soirée était alors rythmée par des chants, des contes, des devinettes. La bûche solsticiale recevait la plus grande attention, elle était bénie et lustrée avec un rameau de Buis et accompagnée par les souhaits pour l’année à venir. Les cendres de la bûche consumée, étaient répandues dans les champs et les jardins pour assurer des récoltes abondantes."

 

Laissons Yule nous raconter l'univers des contes :

Il était une fois, moi Yule : mes parents étaient très pauvres et par une froide nuit de Noël, ils m'envoient porter son repas à mère-grand... Ce soir-là, il y avait des milliers d'étoiles !

Au bout de quelques kilomètres, je suis perdu et épuisé..."Allez Pégase ! Emmène moi chez mère-grand !"

"Salut Peter Pan ! Oh doucement ! J'ai pas le permis, moi, Pégase !"

Puis Pégase s'évanouit soudain dans l'obscurité...

 

Yule se retrouve seul dans la forêt...

"Je n'aime pas cette forêt... Maman ! Le loup ! Maman ! Aidez-moi ! Oh ça suffit, il y en a marre d'avoir peur !"

Yule doit affronter le froid, le gel, puis la pluie, la peur...

 

"Oh ça sent le pain d'épices, la crème !" "J'ai une faim de loup !" Yule se met à dévorer le monument...

 

"Avec tout ça, j'ai failli oublier mère-grand..."

 

"Bonsoir mère-grand, ne bouge pas, j'ai tout apporté pour le repas."

On met alors la table...

"Mère-grand, vous allez vous régaler ce soir ! Mais...  mère-grand, vous avez de drôles de mains ! Haut les mains,  loup !"

 

"On est où, là ?" Yule se retrouve prisonnier... "Sésame, ouvre-toi ! non c'est pas ça ! Abracadabra ! Décroche-toi ! Ah non pas plus ! Ah je sais ! Arène, ouvre-toi !"

Et les murs du monument s'ouvrent comme par magie...

 

Le conte s'achève avec cette idée géniale de Yule :

"Et si j'inventais quelque chose ou quelqu'un qui fasse plaisir à tout le monde ?"

 

Et peu à peu, prend forme, sur l'édifice, l'image du Père Noël...

 

Voilà un joli spectacle qui contribue à la magie de Noël !

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 09:25
Merveilles du patin à glace !

 

Tout un art de l'équilibre, de la grâce, de l'élégance : on admire ces artistes de la glace qui dansent avec tant de souplesse...

Quelle harmonie dans ces ballets sur glace !

 

Et le spectacle est encore plus magique quand il se déroule devant le cadre somptueux de la Maison Carrée à Nîmes où une patinoire éphémère a été installée pendant les fêtes de Noël.

Les colonnes de l'antique temple se colorent de teintes nouvelles, et le spectacle est encore plus féerique !

 

Ces acrobates de la glace nous font admirer des rondes harmonieuses, des chorégraphies où l'on perçoit la précision des gestes, des mouvements...

Que d'heures de travail passées à s'entraîner !

 

On admire la force de ces artistes, leur maîtrise sur la glace, on admire leur adresse, leur sens de l'équilibre.

 

Boucles, sauts, pirouettes, quelle virtuosité !

On voit parfois les danseuses tournoyer comme de véritables toupies vivantes ! C'est vertigineux !

 

La beauté des chorégraphies, la musique qui les accompagne donnent à ces ballets tant de charme !

 Danser en rythme sur la glace exige une grande maîtrise de son corps : c'est une école de patience, d'élégance, de persévérance.

 

Ce n'est un hasard si l'on parle de patinage artistique... C'est de l'Art !

Tout paraît si simple, si évident quand on voit les danseurs et les danseuses évoluer sur la glace... c'est pourtant une discipline qui exige des qualités physiques, mais aussi une grande sensibilité artistique.

Les costumes participent encore à la beauté du spectacle...

 

Un véritable enchantement de Noël pour le public nîmois venu nombreux pour assister à cette féerie !

La troupe Patin'Air a présenté son spectacle : un tourbillon de prouesses, d'acrobaties, de grâce, d'émotions, de poésie...

Merci à tous ces artistes pour ce moment féerique !

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 12:08
La fabrique de Noël...

 

La façade de l'église s'illumine et soudain, une fée déverse une pluie d'or sur les murs... on découvre alors une inscription en lettres d'or : La Fabrique de Noël...

 

Encore un tourbillon de lumières sur l'édifice qui change de couleur ! Il passe du bleu à des teintes dorées alors qu'une étoile filante apparaît et parcourt toute la façade... L'atelier du père Noël se dessine alors comme par magie !

 

Des briques en couleurs surgissent... Il neige et, dans la tourmente, des tourbillons de cadeaux s'envolent...

 

Et voici le père Noël qui nous sourit entouré d'une multitude de bottes de Noël !

 

Puis, s'inscrivent des mots d'enfants adressés au père Noël : J'espère que tu vas bien, tu vas avoir beaucoup de travail... cette année, j'ai été bien sage, sauf une fois..."

 

Et la fabrique se met en marche : Analyse des demandes, affectation des lutins, vérification des stocks, préparation, fabrication, mise en route chrono...

 

Les aiguilles tournent, s'affolent : l'horloge sonne !

 

Se dessinent alors tous les rouages de la machine... les lutins s'activent pour acheminer les cadeaux.

 

Et l'édifice devient un magnifique paquet-cadeau !

 

C'est un tourbillon de cadeaux colorés  qui enveloppe la fabrique avec des milliers d'étoiles !

 

Les monuments de la ville de Nîmes sont aussi mis en lumière sur la façade : la Maison Carrée, les Arènes, la Cathédrale...

 

Enfin, le traîneau du Père Noël apparaît en ombres chinoises, filant à toute allure, se rapprochant de plus en plus...

 

 

Joyeux Noël à tous !

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2021 5 24 /12 /décembre /2021 09:41
Un merveilleux concert de Noël !

 

Je crois profondément aux vertus de la musique : elle apaise, elle soulage, elle réunit et rassemble les gens les plus divers, elle est source de sensibilité et d'émotions...


"De qualité, la musique envahit âme et corps, emplit, sature les os. Immobilise, saisit, pétrifie... rend dense et attentif. Elle aère, allège, libère, assouplit, dynamise les muscles, fait voler. Fait couler, ruisseler, fait jaillir les larmes et les mouvements. Allume les sentiments, embrase les émotions, enflamme l'intelligence, incendie l'inventivité..." c'est ainsi que Michel Serres décrit les effets magiques de la Musique...

 

Et le concert de Noël donné cette année à Nîmes vient conforter encore cette impression.

 

Un pur bonheur ! Un moment de détente, de concentration, d'attention, d'émotions...

Sous la direction de Laurent Richard, l'ensemble CALLIOPE a enchanté le public nîmois. En raison du Covid, la chorale n'était pas présente : 60 choristes au total.

 

Le concert fut, malgré ce manque, éblouissant !

Avec tout d'abord, l'ouverture du TE DEUM de Marc Antoine Charpentier : un air célèbre entre tous puisqu'il sert encore de générique à l'Eurovision...

 

On apprécie aussi la Danse Hongroise n°5 de Brahms, un chef d'oeuvre musical, empli de vivacité...

 

On est saisi ensuite par cette musique puissante, poignante de la Danse des Chevaliers de Prokofiev, extrait de Roméo et Juliette. Magnifique !

 

Puis, c'est la Barcarolle d'Offenbach qui nous enveloppe de sa douceur infinie : 


"Belle nuit, ô nuit d’amour
Souris à nos ivresses
Nuit plus douce que le jour
Ô,belle nuit d’amour!
Le temps fuit et sans retour
Emporte nos tendresses
Loin de cet heureux séjour
Le temps fuit sans retour
Zéphyrs embrasés
Versez-nous vos caresses
Zéphyrs embrasés
Donnez-nous vos baisers!
Vos baisers! Vos baisers! Ah!
Belle nuit, ô, nuit d’amour
Souris à nos ivresses
Nuit plus douce que le jour,
Ô, belle nuit d’amour!
Ah! souris à nos ivresses!
Nuit d’amour, ô, nuit d’amour!
Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!"
 

Une magnifique interprétation de la soprano Anne Derym accompagnée par Laurent Richard, en personne...

 

Comment ne pas être ébloui encore par l'air du matin de Grieg ? Une magnifique aurore, un monde pur et enchanté, comme une renaissance !

 

On change de registre avec la musique ténébreuse à souhait de Star Wars, avec, en prime, l'apparition surprenante de Dark Vador faisant tournoyer son épée flamboyante...

 

On revient à une infinie  douceur avec l'air de Nessun Dorma de Puccini : un moment de rêve et d'émotion !

 

Palladio de Jenkins nous entraîne dans un univers très rythmé, plein de vivacité.

 

La Valse n°2 de Chostakovitch nous fait virevolter dans ses tourbillons majestueux !

 

Après un début apaisant et serein, sonnez trompettes et clairons!  La musique intense et si vive de l'ouverture de Guillaume Tell de Rossini nous éblouit...

 

L'Amour est un oiseau rebelle, extrait de Carmen de Bizet, nous séduit encore grâce à l'interprétation de la Soprano Anne Derym, assisté de Laurent Richard et du public : PRENDS GARDE A TOI !

"L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser
Et c'est bien en vain qu'on l'appelle
S'il lui convient de refuser
Rien n'y fait, menaces ou prières
L'un parle bien, l'autre se tait:
Et c'est l'autre que je préfère
Il n'a rien dit mais il me plaît
L'amour!
L'amour!
L'amour!
L'amour!
L'amour est enfant de Bohême
Il n'a jamais, jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Si je t'aime, prends garde à toi!
Si tu ne m'aimes pas
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime!
Mais, si je t'aime
Si je t'aime, prends garde à toi!
Si tu ne m'aimes pas
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime!
Mais, si je t'aime
Si je t'aime, prends garde à toi!
L'oiseau que tu croyais surprendre
Battit de l'aile et s'envola
L'amour est loin, tu peux l'attendre
Tu ne l'attends plus, il est là!
Tout autour de toi, vite, vite
Il vient, s'en va, puis il revient
Tu crois le tenir, il t'évite
Tu crois l'éviter, il te tient
L'amour!
L'amour!
L'amour!
L'amour!"

 

Le ballet du Lac des Cygnes de Tchaïkovski nous ravit par son intensité... tant de beauté, tant de majesté !

 

C'est un tonnerre d'applaudissements bien mérité  pour tous les musiciens et le chef d'orchestre !

 

Ils reviennent, après un rappel, pour interpréter la Marche triomphale de Radetzky.

 


 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 12:09
L'arbre de Noël...

 

L'arbre de Noël illumine le regard des enfants dans l'obscurité de la nuit : un éblouissement de lumières !

 

 

 

La magie de Noël au coeur de l'antique cité de Nîmes !

 

 

 

L'arbre scintille dans toute sa majesté, auréolé d'or et de lumières...

 

 

 

Le roi des forêts se pare de splendeurs nouvelles, il rayonne dans la nuit et attire tous les regards...

 

 

 

 

Près de l'ancien temple, l'arbre magnifié emplit la nuit de ses éclats de feux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'arbre de Noël...
Partager cet article
Repost0
26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 13:19
Un somptueux récital de piano avec Benoit Tourette...

 

Un récital donné dans le cadre des Jeudis de Nîmes : un programme somptueux... Bach, Extraits de Le clavier bien tempéré...  Chopin, Berceuse, opus 57, Barcarolle, opus 60... Debussy, L'Isle joyeuse...

 

Avec Le Clavier Tempéré, on est séduit aussitôt par une musique élégante qui coule, emplie de douceur, une musique qui charme et berce, on se laisse emporter dans un monde de rêve et d'harmonie...

Puis, le rythme devient plus sautillant, dansant...

On se laisse encore charmer par la délicatesse du morceau suivant mais aussi par une gaieté soudaine... on a l'impression d'écouter le murmure d'un ruisseau, comme des frissons sur l'eau...

La musique se fait ensuite plus mélancolique, nocturne, solennelle...

 

Vient alors un morceau plus vif, rapide qui s'adoucit enfin...

On aime la légèreté, l'élégance de cette musique et toutes les nuances qui ponctuent ces extraits de Bach.

Puis, on entend des notes qui dévalent en cascades, une musique nerveuse qui reste élégante, fluide, on est aussi comme ébloui par un air de chanson enfantine, des cavalcades de notes, une fluidité dansante, envoûtante...

 

Oui, vraiment, la musique classique est propice au recueillement, à l'attention, la concentration, des qualités qui se perdent dans notre monde moderne voué aux écrans...

La musique classique est une école d'attention, une source d'émerveillement.

 

 

Que dire de la Berceuse de Chopin ? On est ému par une douce fantaisie, des vertiges de notes éblouissantes, des envolées emplies de charme.... une Berceuse apaisante, fluide, enchanteresse.... Magique !

 

Quant à la Barcarolle, elle nous emporte dans une musique qui virevolte, avec un crescendo de notes plus intenses, puis, la musique s'apaise, douce, limpide...

On est charmé par un vertige de notes éblouissantes : un pur bonheur !

 

 

Le récital se poursuit avec L'Isle joyeuse de Claude Debussy : on entre alors dans un univers musical plus étrange, plus surprenant...

On retrouve des vertiges de notes, puis la musique s'assourdit, s'emporte, se rebelle... Vertigineux !

 

A la fin du spectacle, c'est un tonnerre d'applaudissements pour Benoît Tourette.

 

Le pianiste revient interpréter Festa No Sertao de Villa Lobos. Une musique intense, fiévreuse, vive, étourdissante de virtuosité !

 

Un grand bravo à Benoît Tourette pour la maîtrise et le brio de son interprétation !

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 12:36
La Danza !

 

Un duo de musiciens de talent pour célébrer la danse, deux instruments éminemment populaires, la mandoline et l'accordéon : Félicien Brut et Julien Martineau ont enchanté le public Nîmois lors de ce spectacle intitulé La Danza...

 

Félicien Brut est considéré aujourd'hui comme l'un des accordéonistes français les plus innovants et éclectiques de sa génération.

Julien Martineau est l'un des rares mandolinistes en Europe à mener une carrière de concertiste.

L'accordéon et la mandoline sont des instruments très populaires. Mais, malgré tout, ce sont des instruments un peu méconnus qu'on a catalogués dans des styles très particuliers : en fait, ce sont des instruments qui ont parcouru le monde et des cutures très différentes...

 

Le récital commence avec "le Paganini" de la mandoline, un compositeur peu connu : Raffaele Calace... il a écrit des petites pièces napolitaines, puisqu'il était originaire de Naples.

Mazurka, boléro nous transportent en Italie, dans les petites ruelles de Naples... des airs emplis de charme et de gaieté...

 

Puis, on se laisse emporter par les musiques de Richard Galliano,  un célèbre accordéoniste qui s'est illustré dans des styles aussi différents que la chanson, le jazz ou la musique classique...

"Sertao" évoque l'Amérique latine, un continent important pour l'accordéon puisque c'est en Amérique latine qu'on joue le plus de l'accordéon....

Puis Clown perdu, une valse lente et Fou rire, une valse swing...

 

On écoute ensuite le merveilleux Adagio ma non troppo de Beethoven : délicatesse, sensibilité, romantisme, douceur réunis dans ce morceau...

"Quand on pense à Beethoven, l'héroïsme vient tout de suite en tête, mais ces pièces sont très délicates. Elles sont très peu jouées car les gens ne pensent pas qu'il a écrit pour la mandoline. Il existe de nombreuses excellentes versions des concertos de Vivaldi par exemple, mais pour ces pièces de Beethoven à la mandoline, les quelques enregistrements que l'on trouve sonnent comme si l'instrument était un clavecin, voire une machine à écrire. Et puis, pour beaucoup ce n'est pas du grand Beethoven, ce qui explique une certaine réticence à les enregistrer. On peut pourtant trouver dans ces pièces un peu galantes le caractère romantique contrarié du compositeur. Ce sont des œuvres de circonstance. Elles sont dédicacées à un ami violoniste qui adorait la mandoline, mais aussi à la comtesse Joséphine Clary, à qui il donnait des leçons. La dédicace note d'ailleurs «Pour la belle Joséphine».", nous dit Julien Martineau.

 

"La première idée reçue, c'est que l'accordéon serait un instrument français... nous, les Français, on est très forts pour ça : on imagine toujours à peu près avoir tout inventé ! Et comme cet instrument est devenu le symbole de la France, on imagine volontiers qu'il a été inventé à Paris, mais ce n'est pas vrai... il est né à Vienne en 1829, quelques mois après la mort de Beethoven, mais très vite il va être adopté par les Italiens qui vont développer sa facture. Ce qui fait un point commun entre la mandoline et l'accordéon...", nous explique Félicien Brut.

Cette évocation est l'occasion de jouer un grand compositeur italien, un compositeur de génie qui a écrit les plus belles pages de l'opéra... Rossini...

La Danza, une musique endiablée... La danza fut composée en 1835 par Gioachino Rossini sur un rythme rapide de tarentelle napolitaine...

 

Yann Tiersen, né le 23 juin 1970 à Brest (Bretagne), est, quant à lui, un auteur-compositeur, musicien et producteur français.

En 2001, il devient mondialement connu pour sa composition de la bande originale du film de Jean-Pierre Jeunet, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, pour laquelle il obtient le César de la meilleure musique de film en 2002.

Julien Martineau joue "Sur le fil", un air empli d'élégance et de vivacité...

 

On revient à l'accordéon et à son histoire : c'est un instrument qui est arrivé en France au début du XXe siècle, les Italiens nous l'ont ramené à Paris dans le quartier Bastille et là, ils ont rencontré les auvergnats qui avaient envahi le quartier avec leur "musette, leur cabrette".

L'accordéon des Italiens va alors  rapidement remplacer la musette.

Dans les cafés auvergnats, on dansait notamment la valse musette, la java, le paso doble, le tango musette, ainsi qu'un grand nombre d'autres danses.

Julien Brut interprète alors un Medley de valse musette : Mon amant de Saint-Jean, Sous les ponts de Paris, etc. 

 

Le duo se reforme ensuite...

De nombreux compositeurs se sont inspirés de musiques populaires pour écrire de la musique classique : ainsi Béla Bartok, grand compositeur hongrois a passé de nombreuses années à parcourir les campagnes  pour aller collecter des airs populaires, il en a fait une suite de danses magnifiques, six danses populaires roumaines... des airs pleins d'entrain, de vivacité, de rythmes endiablés...

 

Marucelli, quant çà lui, était un Florentin : il a écrit de nombreuses pièces pour mandoline, il est mort prématurément à 29 ans. Il fut un grand mélodiste et poète de la musique italienne.

De fait, sa valse fantastique est une pure merveille de virtuosité et de finesse...

 

En Russie, on trouve des instruments un peu cousins de la mandoline : la balalaïka et la dombra... Et Anatoli Chalaïev nous raconte dans une de ses compositions l'hiver russe : on ferme les yeux et on s'imagine aussitôt dans les steppes enneigées de Sibérie, le vent souffle, la neige tourbillonne et, au loin, on entend arriver une troïka avec des petits grelots... la magie opère ! 

Merveilleuse ambiance hivernale, merveilleux dépaysement avec cette musique d'Anatoli Chalaeïv.

 

Le spectacle s'achève avec "le tube" par excellence de la mandoline... vous avez deviné ?

 

Merci aux deux interprètes pour ces magnifiques voyages musicaux...

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0