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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 12:38
Du JAZZ pour les petits et les grands enfants...

 

Un cadre majestueux : le temple de Diane, dans les Jardins de la Fontaine, à Nîmes... pour un spectacle de jazz qui sollicite les spectateurs, petits et grands, avec des rythmes, des chansons, en français, anglais, créole...

Lors de ce concert, le duo AMALEA (Léa Amable et Marc Simon) nous a fait découvrir de nombreuses facettes du blues : origines, historique, voix féminines et masculines…

 

A travers compositions et standards, les styles les plus variés de cette musique venue du Sud des Etats-Unis, désormais répandue dans le monde, se succèdent : depuis le  fife & drum (fifre & tambour) d’Otha Turner jusqu’à ses formes les plus contemporaines en passant par ses dimensions poétiques…

Le blues est un chant né à la fin du 19ème siècle parmi les ouvriers et les esclaves noirs dans le sud des Etats Unis : ils avaient des manières de communiquer très particulières... ils ont inventé un système avec des percussions pour communiquer entre eux.

 

 Le blues est aussi à l'origine une technique vocale, avant d'être joué sur un instrument. 


Les esclaves ont commencé à chanter pour se donner du courage lors des travaux dans les champs de coton. Les esclaves ont ajouté les percussions corporelles pour accompagner leurs chants, car les Blancs avaient supprimé et interdit les instruments de musiques. Les tambours étaient jugés subversifs, car leurs rythmes codés servaient à communiquer entre les plantations, comme en Afrique.

Le spectacle s'ouvre sur un chant de travail qui est aussi un chant religieux : No more my lord, rythmé par des battements des mains...

 

"No More, My Lord
No more, my Lord,
No more, my Lord,

Lord, I'll never turn back no more.
I found in Him a resting place,
And He have made me glad.

Pas plus, mon seigneur
Pas plus, mon Seigneur,
Pas plus, mon Seigneur,

Seigneur, je ne reviendrai plus jamais.
J'ai trouvé en Lui un lieu de repos,
Et Il m'a rendu heureux."

 

 Pour trouver du réconfort, les esclaves se sont ainsi réfugiés dans des chants religieux...

"Shall not, I shall not be moved.
Non jamais on ne me fera bouger
I shall not, I shall not be moved.

Like a tree planted by the water, I shall not be moved
Comme un arbre planté au bord de la rivière,

On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
On my way to glory, I shall not be moved
Sur mon chemin vers la gloire, on ne me fera pas bouger
Like a tree planted by the water, I shall not be moved.
Comme un arbre planté au bord de la rivière..."

 

Puis, on écoute une chanson de Ma Rainey : See See Rider Blues. Ma Rainey  est l'une des premières chanteuses de blues américaines connues,.. Elle fut surnommée "la Mère du Blues". Elle fit beaucoup pour développer et populariser le blues, et eut une influence décisive sur les générations suivantes de chanteuses de blues et sur leurs carrières.

"I'm so unhappy,
I feel so blue.
I always feel so sad.
I made a mistake
Right from the start.
Oh, it seems so hard to part.
Oh, but this letter
That I will write,
I hope he will remember,
When he receive' it.
 
Seeee see, rider.
See what you done done.
Lawd, lawd, lawd.
 
Made me love you,
Now your girl done come.
You made me love you,
Now your gal done come"

Cette chanson, signée Ma Rainey et Lena Arent, mais inspiré d'un air de blues traditionnel, fut reprise par un grand nombre d'artistes.

 

On découvre encore des chansons de Louis Armstrong, de Billie Holiday, Nina Simone,  Cab Calloway, des grands noms du jazz...

 

Léa Amable et Marc Simon interprètent aussi des chansons de leur composition : une jolie récré-blues pour les enfants, ou encore ce titre : Wolf man blues..., une histoire de loup fait homme ! Ouh ! Ouuuh, Aouuuuh.

 

Un beau moment de détente pour les Nîmois petits et grands venus assister à ce concert...

Ce spectacle sympathique a été présenté dans de nombreuses écoles de la région nîmoise... pour le plus grand bonheur des enfants.

 

 

 

 

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 11:53
Un duo enchanteur...

 

Au programme : flûte et harpe pour ce concert empli de charme et de douceur... A la harpe, Martine Flaissier, à la flûte, Claire Sala...

Avant le spectacle, on a le loisir d'admirer la harpe, magnifique instrument sculpté, incrusté de ramages, aux teintes dorées. Les formes, les couleurs nuancées, la matière, un bois d'épicéa en font un objet précieux, une véritable oeuvre d'art.

 

Le concert s'ouvre avec une sonate de Donizetti emplie d'élégance, de légèreté qui nous invite à l'apaisement et au rêve... Merveilleuse musique aux sons enchanteurs ! On se laisse bercer par ce morceau si doux...

 

La célèbre Sérénade de Schubert nous emporte encore dans un monde de rêve... Quelle harmonie, quelle finesse !

 

Puis, c'est une sonate en do mineur de Ludwig Spohr qui nous ravit par sa mélodie envoûtante, tantôt douce, tantôt virevoltante... un compositeur allemand du 19ème siècle que je ne connaissais pas...

 

Les deux musiciennes nous emmènent ensuite En bateau, avec la Petite Suite de Debussy : on se laisse porter au fil de l'eau par cette mélodie très évocatrice... on perçoit un léger bruit de vagues, le léger roulis de la mer... On s'y croirait...

 

On est encore ébloui par cet air alerte, vif, clair, élégant, enjoué dans ses "espagnolades" prestement enlevées : Entracte de Jacques Ibert...

 

On écoute avec ravissement les murmures de La Source d'Alphonse Hasselmans, un morceau composé pour la harpe...

 

Quant à l'Elégie de Tedeschi, quelle élégance, quel enchantement dans cette musique qui tourbillonne et nous emporte dans ses volutes !

 

Un vertige de notes à la harpe pour ouvrir le dernier extrait : La Czardas est une composition de musique classique du compositeur italien Vittorio Monti (1868-1922). Il s'agit d'une rhapsodie pour violon et orchestre composée en 1904 et inspirée par la csárdás, une danse hongroise. C'est de loin la pièce la plus connue de Vittorio Monti...

Une musique sur un rythme endiablé, un tourbillon... qui s'apaise et nous invite encore à une douce rêverie...

Puis, le rythme s'accélère à nouveau et nous emporte dans un éblouissement de notes !

Un merveilleux moment d'écoute, de concentration, de ravissement au cours de ce spectacle...

 

Ce concert fut aussi l'occasion de découvrir cet instrument peu connu : "la harpe qui fait partie des instruments les plus anciens puisque la première harpe que l'on a retrouvée date d'environ 3500 ans avant J C. A l'origine, c'était un arc sur lequel on avait tendu trois cordes... Depuis ce temps-là, l'instrument a beaucoup évolué. La harpe dans sa forme actuelle date de 1811, et depuis il n'y a guère eu d'évolution.", nous explique Martine Flaissier.

 

"Une harpe de concert a 47 cordes : il y a des cordes de couleur, pour qu'on puisse les repérer puisque nous n'avons pas de repère tactile. Les do sont rouges et les fa sont noirs ou bleus. Les autres cordes sont incolores.

Au bas de la harpe, il y a 7 pédales qui correspondent chacune à une note. Avec ces pédales, nous pouvons faire des altérations, c'est à dire bémol, bécarre, dièse... ainsi, sur chaque corde, on peut faire trois notes. Donc, je vous laisse calculer : 47 multiplié par 3, cela fait beaucoup.

 

Donc, on travaille, en fait, autant avec les pieds qu'avec les mains : les pédales sont comme les touches noires du piano. Ces pédales sont reliées par des tringles qui passent dans la colonne et qui viennent actionner des fourchettes : quand on appuie sur une pédale, la fourchette tourne et pince la corde à deux endroits différents... Dans la partie haute de la harpe, il y a 2500 pièces de mécanique : c'est extrêmement complexe.

 La table est faite en épicéa, un bois très solide. L'instrument pèse 50 kg !"

 

Un moment délicieux passé auprès de ces deux musiciennes pleines de talent...

 

 

 

 

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15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 11:28
S'émerveiller, enfin !

Un commentateur sur Agoravox me reproche régulièrement de m'émerveiller devant des spectacles musicaux, de manifester trop d'enthousiasme devant les performances de jeunes musiciens...

 

Mes articles seraient, selon lui, trop élogieux.

 

C'est le marquis de Vauvenargues qui est l'auteur de cet aphorisme : "C'est un grand signe de médiocrité que de louer toujours modérément."

Et Jean-Claude Guillebaud ajoute : "S'émerveiller du monde, de la vie, des humains, me semble aujourd'hui la moindre des choses."

 

Et comment ne pas s'émerveiller ? S'émerveiller devant un spectacle, s'émerveiller du monde, de ses beautés, de sa variété, de ses harmonies...

S'émerveiller, c'est, d'une certaine façon, retrouver un esprit d'enfance.


S'émerveiller du monde, de ses métamorphoses, au fil des saisons, saisir les couleurs changeantes du ciel, capturer des odeurs, des sons, des senteurs de lavande, de romarin, de thym, la musique de l'eau, le bruissement des arbres...

 

S'émerveiller est un signe de jeunesse et de vitalité : les spectacles musicaux en direct donnent plus particulièrement l'occasion de s'émerveiller... le son des instruments nous parvient avec une telle intensité, une telle pureté qu'on ne peut que s'enthousiasmer devant les performances des musiciens.

 

On admire aussi la beauté des instruments : les arabesques et les rondeurs des violons, des violoncelles et des guitares, les bois vernis qui renvoient la lumière...

 

On est ébloui par la virtuosité des musiciens, par leur extrême concentration, par la beauté des gestes : on perçoit qu'ils sont comme habités par la passion de la musique.

Les occasions de s'émerveiller sont multiples : le spectacle de la nature devrait susciter aussi notre admiration.

Un coucher de soleil qui magnifie un paysage, des couleurs dorées qui nimbent les arbres, des chants et des envols d'oiseaux au petit matin, 

 

Soyons attentifs au rythme des saisons, à leur variété, leurs couleurs nuancées...

Trop souvent blasés par toutes sortes d'images et toutes sortes d'écrans, nous oublions d'observer ce qui nous entoure...

 

Pourtant, la nature nous offre des spectacles uniques, une variété inouïe de formes, de couleurs, de textures.

 

S'émerveiller, enfin !

 

 

 

 

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 10:11
Un délicieux moment : archiluth et violon au programme...

 

Un délicieux moment passé avec cette violoniste et ce joueur de luth... un duo talentueux qui nous a offert un bien joli moment musical...

Elle, c'est Caroline Menuge, spécialiste de musique ancienne, lui, c'est Ondřej Jaluvka : il est né au coeur de la Moravie. A l’âge de quatre ans, il chante et danse avec la troupe folklorique Hradišťánek. Il est impliqué dès l’âge de 14 ans dans de nombreux concerts.
Il a approfondi son jeu au luth au conservatoire et à l’Université Palacký d’Olomouc (Master d’Anglais et de Musique), au Staatliche Hochschule für Musik de Trossingen, en Allemagne et au Conservatoire Supérieur de Lyon...

 

Ce joueur de luth et cette violoniste sont sans cesse à la recherche de nouveaux horizons musicaux, naviguant de la musique baroque au heavy métal. La sensibilité de leur jeu laisse émerger des parfums du folklore morave.

 

On écoute d'abord la Suave Melodia, de Falconieri, une mélodie très populaire en Italie...

Puis, Ondřej Jaluvka interprète et mime une chanson moldave : l'amour y est comparé à une fleuve qui passe, s'écoule...

La passacaille qui suit est l'oeuvre d'un compositeur Tchèque...

 

On est ébloui encore par un air de Nicola Mattéis, compositeur napolitain du 17ème siècle...

 

Une douce musique aussi avec un air de Merula, compositeur italien du 17ème siècle...

 

Enfin, un air célèbre : Se l´aura spira de Frescobaldi... une fillette improvise alors une chorégraphie emplie de fraîcheur sur cette musique...

 

La douceur du luth ! Sa beauté sonore brillante et délicate ! Un enchantement !

 

"Apparu en Perse et en Egypte, le luth est sans doute le plus beau cadeau que la civilisation islamique ait fait à l'Occident chrétien... Peu puissant, apaisant, intimiste, ses vertus sont légendaires : dans la Bible, David en joue pour soulager le roi Saül qui souffre de dépression...", écrit le journaliste Emmanuel Tresmontant, dans un article paru sur Marianne.

 

"L'instrument charme également par son apparence : une caisse de résonance en forme de poire, sa table souvent ornée d'une rosace sculptée, le manche strié de fines tiges d'ivoire incrusté.", commente encore le journaliste.

"Sacré "roi des instruments à cordes pincées", c'est le plus représenté par les peintres italiens (Le Caravage), français (Georges de La Tour), espagnols (Vélasquez) et flamands (Vermeer)."

 

 

 

 

https://lepoissonreveur.typepad.com/le_poisson_reveur/2009/09/insaisissable-et-fascinant-nicola-matteis.html

 

 

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17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 11:20
Mais qu'est-ce qu'ils ont inventé, les pauv' Gaulois ?

 

Une farce pour se moquer des Romains et de leur prétention à avoir tout inventé...

La pièce de théâtre met en scène deux légionnaires benêts qui se rencontrent.

Deux soldats romains, de retour de la guerre des Gaules, font un point sur leur condition. Prouesses et vantardises dictent la rencontre. 

 

Les deux légionnaires se présentent d'abord puis énumèrent leurs innombrables campagnes :  ils  commencent alors à se plaindre du mauvais état de leurs caligae.

"On me donnerait des sandales en papyrus que ce serait pareil..."

"-Pourquoi ils nous donnent pas la caligae gauloise ? ça, c'est de la godasse ! Jamais une réparation !"

"-De l'entretien, c'est tout !"

-" ça te tient toute la vie !"

-"Même pendant les batailles !"

-"Ah sacrés Gaulois !"

"-Faut quand même leur apporter la civilisation !"

"Ah les Gaulois ! Pauvres Gaulois ! Qu'est-ce qu'ils ont inventé ? A part la caligae ?"

"Ah si ! La cotte de mailles !"

-" Ah les Gaulois ! Non, mais mise à part la cotte de mailles, qu'est ce qu'ils ont inventé, les pauv 'Gaulois ?"

 

Et le dialogue se poursuit, énumérant toutes les inventions des Gaulois et elles sont nombreuses !

Jugez plutôt : le casque à protège joues, la faux, la moissonneuse mécanique, la forge, l'extraction des minéraux, le cerclage des tonneaux, le travail du bronze, l'orfèvrerie, les pantalons (les braies), les tuniques avec des manches, la capuche (le cucullus)...

 

La farce utilise un des ressorts essentiels de la comédie : le procédé de répétition qui transforme les personnages en marionnettes...

"Du mécanique plaqué sur du vivant", c'est ainsi que Bergson définit ce procédé comique.

Ce procédé a été amplement utilisé par Molière : on se souvient de cette réplique réitérée par le vieux Géronte dans les Fourberies de Scapin : "Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?"

Ou encore de cette autre réplique d'Orgon dans Tartuffe : 'Le pauvre homme !"

Un procédé très efficace qui déclenche immanquablement le rire des spectateurs.

On retrouve aussi le comique de caractère avec des personnages de soldats romains fanfarons, infatués, imbus de leur personne, pleins d'arrogance...

Cette farce fait songer à une comédie antique de Plaute : Le soldat fanfaron, Miles gloriosus, en latin. Adaptée d'une pièce grecque, la comédie de Plaute met en scène un soldat vaniteux prompt à s'attribuer des exploits guerriers imaginaires.

 

Ce spectacle qui mêle humour et culture était présenté à Nîmes, lors des Journées Romaines, par la Compagnie Le Rouge et le Vert...  avec Thierry Paillard et Valérie Barral...

 

Un bon moment de détente et d'humour pour ce spectacle en plein air, selon la tradition antique...

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 10:31
Danses andalouses...

 

Des robes, des jupons qui virevoltent, de la grâce, de l'harmonie dans les mouvements des bras... un joli spectacle coloré pour ces danses andalouses, lors de la feria de Nîmes...

 

 

Une musique scandée avec élégance par les battements de pieds des danseuses...

 

 

Fleurs dans les cheveux, les andalouses aux robes bleues de nuit envoûtent tous les spectateurs !

 

 

Leurs mains dansent aussi s'enroulent, se déroulent...

 

 

Les Andalouses  jouent de leurs jupons, les font voler, tournoyer  ! Quel déhanché !

 

 

Elles savent aussi jouer de l'éventail avec tant d' élégance !

 

 

Un spectacle en plein air, sous un soleil printanier, non loin des Arènes antiques...

 

 

 

Fleurs dans les cheveux, les Andalouses aux robes bleues de nuit envoûtent tous les spectateurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 11:40
Farce romaine : un carambolage sur la Via Domitia...

 

Des étincelles sur la Via Domitia ! Lorsque le chariot d'une gauloise forte en gueule est percuté par le char d'un Romain bellâtre et arrogant, genre play-boy attardé, avec lunettes noires et écharpe blanche, cela fait forcément des étincelles !

Un spectacle savoureux qui mêle humour et  culture, un spectacle présenté à Nîmes, lors des Journées Romaines... une farce antique modernisée, éclats de rires et bonne humeur garantis !

 

Les personnages : Un présentateur ayant un défaut d’élocution. Une chauffeuse routière gauloise.
Un Romain à l’Italienne...


Sur une route, quelque part entre Italie et Espagne… Cette farce confronte deux façons de conduire : deux cultures qui se rencontrent et se confrontent, deux visions du monde !
 Tout commence donc par un accident de la route, un carambolage sur la Via Domitia...

 

Un spectacle haut en couleurs, avec peu de moyens, quelques accessoires seulement... une cithare, deux chaises...

Des dialogues amusants, savoureux ! Un bon moment de détente sur la Via Domitia...

 

Au son d'une cithare, un présentateur annonce le sujet de cette farce romaine : 

"A présent, empruntons la Via Domitia, cet axe routier aménagé dès 121 avant J C que nous ne connaissons pas encore...

Très usitée et très entretenue du delta du Rhône à la Narbonnaise, elle s'étire jusqu'en Espagne... osons nous arrêter pour de petites pauses régulières et méritées sur les aires de relaxes prévues à cet effet.

Faisons y boire les bêtes de trait, de chars rapides, restaurons y nous de délicieux haricots aux lards ou de brochettes de cochleas, des escargots ! mmm !"

 

Une simple chaise pour figurer un chariot conduit par une gauloise...

Et sur l'air célèbre de Nationale 7 :

"Via Domitiète, faut la prendre qu'on aille à Rome ou à Sète ! Allez ! C'est une route pour faire les sesterces ! On est heureux via Domitiète ! La la la la !"

 

Et voici qu'un char romain vient heurter la carriole de la Gauloise !

"-Et alors, jamais tu regardes la signalétique dans ton cisium à deux roues, là !" s'exclame la Gauloise...

"-Et tu pouvais pas le ranger ton arrière train de quatre roues ?! " rétorque le Romain.

"-Mais, c'est marqué ! Portion de route de trois passus ! Si tu sais pas lire le romain !"

"-Ah si c'était moi qui le dictais, le code de la Via, tu ne roulerais même pas sur une portion de trois passus ! Va donc, eh, cochlea !" 

"-Va donc eh cucurbita !

"-Eh même j'interdirais les raeda,  à 4 roues, tiré par  8 à 10 chevaux et même les carruca à deux roues et quatre chevaux, à dégager sur les pistes de détresse !"

 

Un dialogue savoureux ponctué d'insultes à la romaine : 

-"Tête de brassica !

-"La Via est à tous ceux qui la pratiquent", argumente la Gauloise.

-"Il ne faut pas mélanger les peniculum et les mappa !" rétorque le Romain.

-"Quoi ! Les torchons et les serviettes ! Mais mon engin n'est pas un torchon !

 

Comique de mots, comique de gestes, comique de situation, de caractère, toute la panoplie du registre comique dans cette petite farce burlesque ! Sans oublier la saveur des mots latins qui ponctuent le dialogue !

 

"L'écriture du spectacle est conçue pour un jeu moderne, se rapprochant du théâtre de cabaret, critique et pamphlétaire, accumulant humour, gags et effets comiques, tant dans les jeux de mots que dans les effets visuels.

Le principe dégagé des saynètes en duo de personnages "marqués" permet de traiter dans une action courte plusieurs éléments d'histoire passée ou présente, en superposition ou non.

On reste attaché de ce fait et malgré la densité du texte à la "petite" histoire (le conte) pour mieux appréhender la "grande." "

 

Un spectacle en plein air qui renoue avec l'ancienne tradition du théâtre... Bravo aux acteurs et concepteurs de cette amusante farce romaine !

Un spectacle de la Compagnie Le Rouge et le Vert...

 

"Valérie Barral et Thierry Paillard ont choisi la forme du théâtre pauvre aux accessoires minimalistes, peut-on dire symboliques, aux costumes pas romains pour un sou ni gaulois d’ailleurs pour un sesterce.

Dans leur style propre de jeu et de mise en scène, ils mélangent à loisir, comparent, mettent en miroir, tant en filigrane que de matière soulignée, des situations et des personnages atypiques choisis et représentatifs d’hier comme d’aujourd’hui."

"Ces farces humoristiques réinterprètent avec les codes de notre temps, les comédies satiriques chères à Plaute et Térence tout en se référant au théâtre de tréteaux minimaliste du Bas-Empire…

En mettant en scène des personnages atypiques où les anachronismes répondent aux références historiques, ces saynètes apportent un éclairage singulier sur cette histoire vieille de plus de 2.000 ans."

sur un texte de Thierry Paillard
et des recherches de Valérie Barral

 


 

 

https://www.compagnielerougeetlevert.com/farces-romaines

 

https://www.compagnielerougeetlevert.com/_files/ugd/faeeba_db98020133ba4da1b9bd7bb8780b70b4.p

 

 

 

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 11:38
Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron : un duo magnifique !

 

Comme l'indique son nom : Gabriella Papadakis, elle a des origines grecques, et lui, Guillaume Cizeron porte un nom bien français... Ils ont remporté le titre olympique de danse sur glace lors des Jeux de Pékin et nous ont offert un spectacle magnifique lors du gala de clôture des JO.

Quelle harmonie parfaite dans ce duo !

 

Ils ont patiné sur une chanson de Léo Ferré : Avec le temps...

Quelle grâce, quel talent ! Quel bonheur de les voir danser dans une symbiose absolue !

Quelle sensibilité aussi dans leur façon de danser sur la glace !

Que d'émotions dans leur interprétation !

 

Les champions olympiques français de danse sur glace ont ému aux larmes tous les spectateurs et téléspectateurs ce dimanche 20 février lors du gala de clôture traditionnel des épreuves de patinage artistique des JO de Pékin.

 

Trois minutes de temps suspendu, trois minutes de douceur, de charme, de mélancolie...

Bien sûr, la chanson, le texte de Léo Ferré, sa voix ont participé à l'émotion de leur prestation...

Une chanson sur la fuite irrémédiable du temps, sur l'amour qui s'enfuit, une chanson qui nous touche tous, qui aborde un thème universel.

 

Les danseurs ont mimé le rapprochement de l'amour, ses jeux, la tendresse, la sensualité, les étreintes, les tourments, et l'éloignement.

La fluidité de leurs gestes semblait mimer aussi le temps qui s'enfuit, avec tant de mélancolie !

 

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont atteint les sommets de la danse sur glace. Ensemble depuis le plus jeune âge et leurs débuts en compétition, le duo français a tout connu. Les titres mondiaux, la déception argentée de Pyeongchang et enfin la consécration suprême à Pékin.

A Pékin, le duo français a battu son propre record du monde (226,98 points) pour décrocher la médaille d'or devant les Russes Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov ainsi que les Américains Madison Hubbell et Zachary Donohue. 

Quadruples champions du monde, quintuples champions d'Europe, champions olympiques, les deux danseurs ont remporté tous les titres...

De la danse sur glace élevé au rang d'art ! Deux sensibilités habitées par un idéal de pureté et d'élégance...

Un des plus beaux couples sur glace de tous les temps !

 

 

 

 

 

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 12:49
La belle illusion : un spectacle féerique...

 

Un  spectacle féerique mêlant pyrotechnie, voltige, acrobatie, danse, musique, a été présenté devant les Arènes de Nîmes, le vendredi 24 décembre...

Une féerie de Noël devant l'amphithéâtre bimillénaire. La Belle Illusion de la compagnie Remue Ménage nous  a offert un moment de magie et de rêve...

 

On assistait d'abord à un premier tableau où l'on voyait deux personnages, une femme, un homme flotter dans l'air revêtus de longues jupes ballons.... une scène de séduction emplie de poésie...

 

Puis, un numéro d'acrobaties sur une perche nous permettait d'admirer la force, l'adresse, l'élégance de l'artiste, sur fond de grande roue lumineuse...

 

Place ensuite à la danse : danseurs et danseuses virevoltaient sur un air de bal envoûtant...

 

Puis, on admirait de nouvelles acrobaties d'une danseuse suspendue à un filin, comme une vision aérienne d'un ange qui s'envole...

 

Accompagnées d'une musique envoûtante, des danseuses maniaient encore des cerceaux enflammés dans l'obscurité de la nuit...

 

Puis, on entendait un galop et des hennissements de chevaux ! Des chevaux lumineux exécutaient des pirouettes, des pas de danse, sur une musique grinçante...

 

Encore des acrobaties sur une corde ! L'acrobate s'enroulait et se déroulait avec une adresse stupéfiante...

 

Puis, c'étaient des exercices d'équilibre sur deux bras, et un seul...

 

Encore des danses sur un rythme endiablé, encore des acrobaties sur corde...

 

Le spectacle s'achevait avec un feu d'artifice lancé au dessus des Arènes...

 

 

Cette nouvelle création nous transportait dans une autre Belle époque, où le temps s’efface et les gens se retrouvent, où la danse et le cirque l’emportent, où la beauté nous fait rêver.

 

Un spectacle empli de poésie qui alliait musique, acrobaties, danses, lumières... un moment enchanteur offert aux Nîmois...

 

 

 

 

 

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 13:08
Musique aux Jardins...

 

 

Un musicien s'est installé sur un des bancs de pierre des Jardins...

 

 

 

Un harmonica, une sono, et il il fait vibrer ses notes dans l'air de l'hiver...

 

 

 

C'est dimanche, les promeneurs s'attardent à écouter cette musique chaleureuse qui envahit l'espace des Jardins...

 

 

 

Un temps serein, magnifique : devant le musicien, le Nymphée déroule ses balustres, ses statues... un décor de rêve pour un récital !

 

 

 

Des pigeons traversent l'espace, joli ballet aérien qui anime aussi les Jardins...

 

 

 

Une musique jazzy nous enveloppe... des passants s'arrêtent pour écouter ces airs envoûtants... un cycliste, un père et sa fillette s'avancent pour profiter de ce spectacle musical offert aux promeneurs du dimanche...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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