Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 novembre 2023 5 17 /11 /novembre /2023 12:45
Un délicieux moment musical avec le quatuor Lucia...

 

Moments de rêves, d'émotions, de sensibilité, de voyages : le quatuor LUCIA nous a offert un programme empli de charme, d'élégance...

 

C'est vers la Hongrie et les pays slaves que nous emmènent d'abord les musiciens, avec ce morceau d'Anton Dvorak : Danse slave N° 2. Quelle douceur dans la mélodie qui nous invite à la rêverie ! On se laisse bercer par cet air envoûtant et magique...

 

Puis nous voilà saisis, littéralement subjugués par la vivacité de cet air célèbre d'Isaac Albeniz : Asturias, extrait de la suite espagnole... la  musique devient ensuite très délicate ponctuée par la flûte...

 

On reste en Espagne avec des airs de Carmen de Georges Bizet : quelle légèreté, quelle finesse ! On se laisse emporter par un tourbillon de notes pleines de gaieté... L'amour est un oiseau rebelle et on voit des envols d'oiseaux grâce à cette musique si douce et dansante...

C'est ensuite l'air du toréador qui suscite l'enthousiasme de la foule... et la musique des couplets du toréador qui nous fait vibrer...

 

Et comment ne pas être séduit par ce thème enivrant d'Astor Piazzolla : Invierno Porteno ?

 

Puis c'est un tango langoureux qui nous enchante avec cet air de Carlos Gardel : Por una cabeza...

 

On peut goûter ensuite à la douceur infinie du concerto d' Aranjuez qui tire son nom des jardins du palais royal d'Aranjuez, initialement construit pour Philippe II d'Espagne.

Joaquín Rodrigo voulait que son concerto transporte l'auditeur dans un autre espace et un autre temps. Il disait que son œuvre capturait "les fragrances des magnolias, le chant des oiseaux, et les ruissellements des fontaines" du jardin d'Aranjuez.

Une merveille d'harmonie et de rêverie !

 

On est alors entraîné dans une valse tourbillonnante et étourdissante de Dimitri Chostakovitch : la célèbre valse numéro 2.

 

Un vertige de notes à la harpe pour ouvrir le dernier extrait : La Czardas est une composition de musique classique du compositeur italien Vittorio Monti (1868-1922). Il s'agit d'une rhapsodie pour violon et orchestre composée en 1904 et inspirée par la csárdás, une danse hongroise. C'est de loin la pièce la plus connue de Vittorio Monti...

Une musique qui  nous invite encore à une douce rêverie... Puis, le rythme s'accélère et nous emporte dans un éblouissement de notes !

Très applaudi, le quatuor revient pour interpréter la Danse espagnole n° 2 de Granados : une merveille de délicatesse et d'harmonie !

 

Un merveilleux moment d'écoute, de concentration, de ravissement au cours de ce spectacle...

 

Merci aux musiciennes et musiciens pour ce moment de grâce : à la harpe, Martine Flaissier, à la flûte Claire Sala, au violon Thomas Gautier, au violoncelle Yannick Callier.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2023 5 20 /10 /octobre /2023 12:06
Et si on visitait un musée en musique ?

 

Et si on visitait un musée en musique ?  Voilà une idée originale mise en oeuvre par le Musée du Vieux Nîmes...

Une harpiste, une soprano et un ténor nous accompagnaient lors de cette visite exceptionnelle...

Le Musée est en fait l'ancien palais épiscopal de la ville construit à l'époque de Louis XIV. Ce palais fut transformé en musée en 1920, un musée qui restitue des modes de vie du passé : on peut y admirer des céramiques, du mobilier ainsi que des tissus, des vêtements, autant d'objets liés à l'industrie nîmoise...

Après cette présentation, place à la musique !

Installée sur le grand escalier du musée, devant une armoire peinte d'Uzès, Nathalie Cornevin, harpiste joue alors une sonate de Bach, un air enchanteur, une douce musique, emplie de charme et de gaieté... 

Un moment de rêve et d'émerveillement !

Puis, apparaît le ténor Carlos Natale qui interprète un air langoureux et plaintif "Se que me muero", une composition de Lully extraite du Ballet des Nations, le final de la comédie-ballet Le Bourgeois Gentilhomme.

"Se que me muero de amor
Y solicito el dolor.
Aun muriendo de querer
De tant buer ayrė adolezco
Que es mas de lo que padezco
Lo que quiero padecer
Y no pudiendo exceder"

 

"Je sais que je meurs,
je meurs d'amour
et je demande la douleur.

Même en mourant d'amour
je souffre d'une si grande apparence
que je souffre plus que
ce que je veux souffrir"

La voix du ténor résonne dans ce grand escalier... Magique !

 

La harpiste égrène alors des notes pleines de douceur, et la soprano Pauline Rouillard, en robe noire ornée de strass, se présente : on écoute avec ravissement un air de Haëndel "Se pieta di me non senti".

Amoureuse de César, Cléopâtre appelle sur lui la pitié des dieux, une belle chanson d'amour et de plainte...

 

Pour cette première séquence sur le grand escalier, le ténor rejoint la soprano, et tous deux interprètent un morceau connu de tous : Plaisir d'amour de Martini.

"Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.
J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie.
Elle me quitte et prend un autre amant.
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie.
Tant que cette eau coulera doucement
Vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t'aimerai, me répétait Sylvie,
L'eau coule encor, elle a changé pourtant.
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,
Chagrin d'amour dure toute la vie."

Un plaisir d'amour qui nous séduit toujours...

 

La visite du musée se poursuit dans la salle Textile. Dans cette salle, en même temps que la musique, c'est un vrai plaisir pour les yeux. Nîmes fut une ville ouverte sur le monde, grâce notamment à l'industrie textile... confection de bas, de robes de soie, de châles de cachemire, avec des formes stylisés de feuilles, ce qui montre toute la richesse de la ville.

Les châles de Nîmes sont reconnaissables à leurs couleurs vives et à leurs motifs ornementaux, d’origine indienne, composés d’éléments floraux stylisés et de palmes, aussi appelés botehs. Exportés en Amérique, en Espagne, en Belgique et en Hollande, les châles de Nîmes remportèrent de nombreux prix lors des expositions universelles entre 1827 et 1867. 

Au milieu des tapisseries, des tissus soyeux, des châles, la harpiste nous enchante d'un air de Gabriel Fauré limpide, aérien : "Une châtelaine en sa tour."

Le ténor revient et nous offre cet air : "Si mes vers avaient des ailes" de Reynaldo Hahn.

 

"Mes vers fuiraient, doux et frêles
Vers votre jardin si beau
Si mes vers avaient des ailes
Comme l'oiseau

Ils voleraient, étincelles
Vers votre foyer qui rit
Si mes vers avaient des ailes
Comme l'esprit

Près de vous, purs et fidèles
Ils accourraient, nuit et jour
Si mes vers avaient des ailes
Comme l'amour !"

Une belle chanson d'amour, un texte un peu désuet mais si charmant...

 

L'amour encore avec une jolie mélodie de Francis Poulenc : Les chemins de l'amour... que nous chante Pauline Rouillard.

 

"Les chemins qui vont à la mer
Ont gardé de notre passage
Des fleurs effeuillées et l'écho sous leurs arbres
De nos deux rires clairs
Hélas des jours de bonheur
Radieuses joies envolées
Je vais sans retrouver trace dans mon cœur. 

Chemins de mon amour
Je vous cherche toujours
Chemins perdus
Vous n'êtes plus
Et vos échos sont sourds
Chemins du désespoir
Chemins du souvenir
Chemins du premier jour
Divins chemins d'amour"

 

La déambulation se poursuit dans le musée : des négociants protestants ont dû fuir les persécutions et ont installé des comptoirs en Europe, ils ont alors exporté le savoir faire nîmois. Notamment la serge de Nîmes...
Cette toile du XVI ème siècle est composée d'un fil de chaîne bleu et d'un fil de trame de couleur écru. Son appellation viendrait du nom de la ville : Nîmes, et de son usine de fabrication la "Nim". A l’origine, le denim serait donc issu de la ville de Nîmes,

Avec ce tissu, l'esthétique passe au second plan : c'est avant tout une toile pratique et ordinaire.

Et on connaît le succès phénoménal de cette serge de Nîmes à travers le développement du jean qui est désormais à la mode.

Très vite, la toile de jean de Nîmes intrigue les pays étrangers, et notamment l’Angleterre et les États-Unis. En 1853, Levi Strauss commence à importer la toile de jean de Nîmes afin de réaliser ses fameux jeans Levi’s et notamment le modèle phare, le jean 501.

 

Bientôt la visite nous conduit jusqu'au grand salon d'apparat des évêques de Nîmes, avec une magnifique rosace qui orne le parquet. On admire aussi des armoires sculptées. Les armoires apparaissent au XVIIème siècle.
Elles succèdent aux coffres et aux cabinets. Elles font partie du trousseau de mariage, au même titre que le linge de maison, ustensiles domestiques divers, outils de travail.

Ces armoires dites figurées sont sculptées de motifs fleuris et de personnages racontant des histoires mythologiques ou religieuses. Caractéristiques du Bas Languedoc, elles allient le savoir-faire de deux corps de métiers : les maîtres menuisiers et les maîtres sculpteurs. 
Ces armoires sont principalement en noyer, seules les étagères et la partie arrière sont en châtaignier. Elles sont massives. Les montants sont sculptés, généralement de frises végétales. 

Le billard présent dans cette salle est encore une très belle pièce d'ébénisterie, une marquèterie en bois précieux exotique...

On peut découvrir également, dans cette salle, des poteries : un vase d'Anduze, des "demoiselles d'Avignon" : leur forme est constituée d'une panse ronde et d'un col élancé avec un bec verseur. Des décors en relief aux formes de végétaux, de volutes et de rosaces sont appliqués sur l'ensemble de la céramique. Originaires de Turquie, ces terres cuites sont très présentes dans le sud de la France. Par la suite, elles ont également été produites en France. Elles servaient aux paysans à conserver leur boisson fraîche, lors des travaux des champs...
 

C'est dans ce décor somptueux que le ténor interprète "Après un rêve" de Fauré...

 

"Après un rêve
Dans un sommeil que charmait ton image
Je rêvais le bonheur, ardent mirage ;
Tes yeux étaient plus doux, ta voix pure et sonore
Tu rayonnais comme un ciel éclairé par l’aurore ;
Tu m’appelais, et je quittais la terre
Pour m’enfuir avec toi vers la lumière ;
Les cieux pour nous entr’ouvraient leurs nues,
Splendeurs inconnues, lueurs divines entrevues
Hélas ! Hélas, triste réveil des songes !
Je t’appelle, ô nuit, rends-moi tes mensonges ;

Reviens, reviens radieuse,
Reviens, ô nuit mystérieuse !"

 

Puis, la soprano Pauline Rouillard nous invite à visiter Venise sur les pas de Charles Gounod...

"Dans Venise la rouge                 
Pas un bateau ne bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot!
La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
D'un nuage étoilé
Demi voilé!
Tout se tait fors les gardes
Aux longues hallebardes
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.

 

Ah! maintenant plus d'une
Attend au clair de lune
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.
Sous la brise amoureuse
La Vanina rêveuse
La Vanina rêveuse
Dans son berceau flottant
Passe en chantant.
Tandis que pour la fête
Narcissa qui s'apprête
Met devant son miroir
Le masque noir.

Laissons la vieille horloge
Au palais du vieux doge
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Sur la mer nonchalante
Venise l'indolente
Ne compte ni ses jours
Ne compte ni ses jours
Ni ses amours.
Car Venise est si belle
Qu'une chaîne sur elle
Semble un collier jeté
Sur sa beauté."

 

Et l'amour encore avec cet air de Lalo, extrait du Roi d'Ys : "Puisqu'on ne peut fléchir"... en compagnie du ténor Carlos Natale.

"Puisqu'on ne peut fléchir ces jalouses gardiennes
Ah, laissez-moi conter mes peines
Et mon émoi

Vainement, ma bien aimée
On croit me désespérer
Près de ta porte fermée
Je veux encore demeurer

Les soleils pourront s'éteindre
Les nuits remplacer les jours
Sans t'accuser et sans me plaindre
Là-haut, je resterai toujours
Toujours
(Toujours, toujours)

Je le sais, ton âme est douce
Et l'heure bientôt viendra
Où la main qui me repousse
Vers la mienne se tendra

Ne sois pas trop tardive
À te laisser attendrir
Si Rozenn bientôt n'arrive
Je vais, hélas, mourir
Hélas, mourir"

 

On écoute enfin avec ravissement Clair de Lune de Debussy, mélancolie, douceur, beauté des gestes de l'instrumentiste Nathalie Cornevin qui effleure sa harpe, un moment de grâce infinie !

Merci aux artistes qui nous ont enchantés de leur talent au cours de cette visite exceptionnelle.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 12:08
Danses provençales : le passé, le vrai, le beau, la poésie à l'honneur !

 

Des jupons qui volent, des tissus provençaux aux motifs variés, des coiffes à l'ancienne, de savants chignons, des dentelles... pour un spectacle de danses traditionnelles de Provence, organisé dans un cadre prestigieux : les Jardins de la Fontaine à Nîmes.

Un spectacle rythmé par les instruments traditionnels de la Provence : des fifres, des tambourins, des galoubets...

Un spectacle empli de charme, et d'élégance : des costumes chatoyants, des danses d'autrefois, des musiques douces, harmonieuses qui nous transportent dans le passé...

 

Après une petite introduction musicale, ce sont des fillettes qui ouvrent le bal : on admire leurs robes colorées, leurs sourires, leur application dans l'exécution de la danse...

Pas de fête provençale sans farandole : et c'est la farandole technique que nous offrent danseurs et danseuses. La farandole est une danse traditionnelle, considérée comme la plus ancienne, la plus caractéristique et la plus représentative de la Provence. 

On est charmé encore par la danse des jardinières avec leurs arceaux de fleurs, une danse qui accorde certains attributs magiques aux arceaux. Cette danse était à l'origine, liée aux festivités de printemps...

Quelle fraîcheur encore avec la danse des chapeaux ! Une bien jolie ronde où les chapeaux virevoltent entre les mains des danseuses...

La Mazurka souto li pins nous fait ensuite entendre la belle langue de Provence...


Refrain
Venès, que l’ouro s’avanço,
Es fèsto au mas d’Escanin.
La mazurka, gènto danso,
La faren souto li pins. (bis)       

 Venez, que l’heure s’avance,
C’est [la] fête au mas d’Escanin.
La mazurka, gracieuse danse,
Nous la ferons sous les pins. (bis)

1er couplet
Galanti chatouno,
Amourous jouvènt,
La roso boutono,
Ansi nous counvèn.
Aujourd’uei qu’es fèsto,
Anen la culi,
Qu’en danso moudèsto
Devèn trefouli.         

Charmantes jeunes filles,
Amoureux jeunes gens,
La rose boutonne,
Ainsi (cela) nous convient.
Aujourd’hui (que) c’est fête,
Allons la cueillir,
Qu’en danse modeste (sage)
Nous devons tressaillir de joie (nous égayer).

 

La danse des fileuses nous montre que la quenouille était l'arme de la femme. La Provence était région d'élevage et de regroupement des bergers. Aussi la laine a une grande importance et les fileuses un grand pouvoir magique, faisant et défaisant les liens de la vie quotidienne et ceux de la destinée. Les danses à liens évoquent le système solaire et la dépendance des planètes par rapport au soleil.

Les jeunes bergers qui venaient conter fleurette à ces fileuses étaient bien vite remis à leur place et proprement ficelés ! La danse des fileuses est liée à la séduction : un berger qui courtise un groupe de fileuses.

 

 Dans la Volte, le cavalier  fait virevolter sa partenaire...

 


Au pays des marins-pêcheurs, la danse simule la pêche avec des filets et des paniers pour recueillir les poissons et les produits de la mer... La danse simule aussi  les gestes propres à la navigation afin d’attirer les bonnes grâces des divinités, de la mer ou des éléments.

 

Les Cordelles mettent en scène la roue, emblème solaire. Les Cordelles font partie de ce que l’on appelle les danses astrales ou cosmiques (liées au Soleil, à la Lune…) Elles figurent également une danse de métier, les Cordelles représentant le tressage de la corde.

 

Autre accessoire utilisé : Les Grelots. Munies de grelots, les danseuses exécutent des figures variées.

 

Le Pas Grec associe maîtres et élèves qui exécutent des pas compliqués en alternance.

 

Les Filles de Marbre ou le Ballet Provençal sont une danse très ancienne dont la reprise dans une pièce de théâtre de 1850 : "Le Ballet des Filles de Marbre", a été tellement popularisée que finalement le nom de la pièce a prévalu pour désigner la danse. Les danseurs forment un cercle dans lequel les mouvements de va-et-vient se font de droite à gauche qui représente la marée et l’influence lunaire puis chacun avance à son tour au centre du cercle en faisant l’enchaînement de pas qu’il réussit le mieux. Entre chaque solo, l’ensemble des danseurs reprend le pas du début.

 

Un autre accessoire utilisé :  Le Tambourin : les danseurs frappent sur un petit tambourin pour chasser le mauvais sort.

 

La Mazurka est une danse d’origine polonaise qui s’est répandue en Europe au milieu du 19ème siècle, comme la polka ou la valse. Et on a le plaisir de découvrir la Mazurka de Nîmes...

 

Quel bonheur encore d'entendre la Coupo Santo, le merveilleux hymne provençal ! Le passé, la poésie, le vrai, le beau mis à l'honneur !

    Coupe sainte


Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru.

   Coupe sainte
Et débordante
Verse à pleins bords
verse à flots
Les enthousiasmes
Et l'énergie des forts !


D'un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin ;
Et, si les Félibres tombent
Tombera notre nation.


 D'une race qui regerme
Peut-être sommes nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les chefs.


 Verse nous les espérances
et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l'an qui vient.


 Verse nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.


 Verse nous la Poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c'est elle l'ambroisie
Qui transforme l'homme en Dieu.

 

   Pour la gloire du pays
Vous enfin nos complices
catalans, de loin, ô frères,
Tous ensemble, communions !

 

Et cette jolie fête s'achève avec une grande farandole à laquelle les spectateurs sont invités à se joindre.

 

Bravo à tous les groupes qui ont participé à ce spectacle : Le Cordon Camarguais, Flour d'Immourtalo, Le Temps du costume Nîmes, Farandoleurs Cheminots Nîmois...

 

 

 

http://mtcn.free.fr/lyrics/mazurka-pins.php?lng=fr

 

 

https://www.gavaresse.fr/blog-lemasdelagavaresse/chanson-et-histoire-de-la-coupo-santo-la-provence

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2023 5 08 /09 /septembre /2023 12:08
Récital de piano à quatre mains : les pouvoirs merveilleux de la musique...

 

"La vie est plus belle en musique", nous dit Claire-Marie Le Guay, pianiste concertiste. Et quand on assiste à un récital ou à un concert en direct, on ressent d'autant plus les pouvoirs merveilleux de la musique.

"L'histoire de la musique suit celle de l'humanité. Par les liens qu'elle crée entre les hommes à travers le temps, elle rapproche ceux qui l'écoutent et ceux qui la transmettent, ceux qui la composent et ceux qui l'interprètent, ceux qui la jouent ensemble, unis dans le respect, la diversité et l'écoute de l'autre. La musique est fraternité..." écrit encore Claire-Marie Le Guay.

La musique est beauté, apaisement, harmonie, enchantement...

Un enchantement que j'ai à nouveau ressenti au cours de ce spectacle donné lors des Jeudis de Nîmes :

Un récital de piano à quatre mains pour découvrir les Danses hongroises de Johannes Brahms, et les Danses polovstiennes d'Alexandre Borodine.

 

Au piano, Anne Svetoslavsky et Cédric Bambagiotti...

 

On se laisse entraîner par le rythme vif de la Danse hongroise n° 1 en sol mineur, des cascades et vertiges de notes qui nous emportent dans leur tourbillon...

 

Puis, c'est la musique aérienne et légère de la danse hongroise n° 2 qui nous séduit...

 

C'est un air sautillant, bondissant, mutin, amusant qui nous charme avec la Danse hongroise n° 3.

 

Une tonalité mélancolique, langoureuse ouvre la danse n° 4, puis le rythme devient vif, endiablé et à nouveau mélancolique... Quelle douceur !

 

C'est un air très vif, très dansant que nous offrent les musiciens avec la danse n° 5.

 

On a l'impression d'entendre une musique de dessin animé avec la danse n° 7.

 

Quant aux danses polovtsiennes de Borodine, après une introduction pleine de douceur, puis très mélodieuse, le rythme s'accélère, dans un vertige de notes !

On est emporté dans un tourbillon enchanteur de notes !

Une musique enthousiasmante et vive !

 

"Les Danses hongroises de Johannes Brahms (1833-1897) sont une série de 21 compositions et arrangements de danse hongroise pour piano à quatre mains, composées entre 1867 et 1880, inspirées pour la plupart d'airs populaires de danse hongroise-traditionnelle-folklorique-tzigane-slaves.

 

Les Danses Polovtsiennes de Borodine incarnent pour l’Europe de la fin du XIXe siècle un certain exotisme oriental. Extraites de l’opéra Le Prince Igor qui s'inspire de l'ancienne Russie, elles assurent le succès aux Ballets russes de Diaghilev au début du XXe. Mais Borodine n’aura jamais vu son oeuvre acclamée.
Borodine n’eut pas le temps d’achever Le Prince Igor, débutée dès 1869 et qui allait devenir l’une des partitions emblématiques de la musique russe."

 


"Anne Svetoslavsky débute ses études musicales au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Nîmes. Elle entre ensuite au Conservatoire à Rayonnement Régional de Lyon où elle obtient son Diplôme d’Études Musicales en piano. Puis elle s'initie à l'accompagnement au Conservatoire à Rayonnement Régional de Montpellier.
Ce domaine la passionne et, très vite, elle va être amenée à travailler avec différentes formations dans toute la région et notamment avec l'Opéra de Montpellier.
Elle se produit en concert en musique de chambre et avec des chanteurs lyriques dans de nombreux festivals régionaux. Désireuse de faire découvrir la musique de son temps, elle participe à des créations mondiales.

Enseignant, concertiste, Cédric Bambagiotti formé au Conservatoire de Nîmes dans la classe de Catherine Silie, se perfectionne par la suite avec de grands maîtres tels que Carlos Roqué Alsina, Dominique Merlet…
Avec le Trio Carré, composé de David Dussaud au violon et Céline Dussaud au violoncelle, ils font une tournée suivie par la chaîne Arte. Tout au long de son parcours musical, il trouve son langage et est reconnu pour son jeu, subtil et généreux."

 

 

 

 

https://www.guideclassique.com/brahms-danses-hongroises/

 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2023 5 01 /09 /septembre /2023 10:35
Je vous invite à une promenade musicale dans les bois...

 

Et si on faisait une balade dans les bois ?


Un duo de piano et hautbois d’amour, cor anglais, hautbois... Cosima Guelfucci pianiste, et Thierry Guelfucci compositeur, hautboïste nous ont emmenés dans une merveilleuse balade champêtre, lors des Jeudis de Nîmes...

 

 On assiste au réveil de la nature au lever du soleil... C'est le piano qui ouvre ce morceau de Thierry Guelfucci : Réveil au lever du soleil dans la forêt... un air très doux...

Promenons-nous dans les bois pendant que le loup... on entend alors les notes plus sombres du piano...

Un rayon de soleil timide apparaît au travers des arbres : le piano se fait tendre et serein...

Les animaux s'étirent, bâillent, la forêt s'éveille et s'anime peu à peu...

Le hautbois d'amour s'impatiente de chanter pour vous : des notes vives et accélérées sur le piano traduisent cette impatience.

Le hautbois d'amour ! Quel joli nom !

Le hautbois d'amour a une sonorité douce et envoûtante, à la manière des sopranistes, d'où son qualificatif  "d'amour" pour sa tendresse un peu mélancolique qui se marie bien avec la musique à caractère pastoral.

Jean Sébastien Bach l'utilise beaucoup pour ses sonorités douces et voilées.

 

On écoute alors l'Air du Magnificat en ré majeur : Quia respexit humilitatem, une musique douce, langoureuse, tourbillonnante.

 

Maurice Ravel, lui, donne un solo au hautbois d'amour, avec l'oeuvre la plus célèbre du monde : le Boléro... on est toujours subjugué par cet air envoûtant.

 

Robert Schumann compose Fantasiestücke en deux jours seulement : on écoute le n°1 opus 73... un morceau tourbillonnant, fascinant...

 

Et voilà que la vie s'anime dans les arbres : la forêt et ses mystères nous enveloppent... puis arrive l'orage qui se déchaîne : c'est la course folle, c'est un cataclysme !

Un air joué au piano mime les mystères de la forêt, puis la musique s'accélère, s'emporte : on sent l'orage et la fuite éperdue des animaux... le piano gronde !

 

Thierry Guelfucci nous présente alors le cor anglais : "Je suis le cor anglais... mais pourquoi ce nom ? Mon ancêtre baroque était courbé et le terme "anglais" renvoie à  une compréhension erronée de l'expression allemande "engellische Horn, cor angélique", en raison de la ressemblance qu'avait l'instrument avec celui dont étaient dotés les anges dans l'iconographie religieuse. : il a un timbre particulier à la couleur douce et ouatée."

On écoute les premières minutes du 2ème mouvement de La symphonie du nouveau monde de Anton Dvořák. Ce morceau est inspiré d’un poème intitulé Song of Hiawatha et particulièrement d’une scène de funérailles d'une héroïne indienne dans la forêt :

"Alors ils enterrèrent Minnehaha

Dans la neige une tombe ils lui firent

Dans la forêt profonde et sombre

Sous les fleurs plaintives ; Ils la vêtirent de ses plus riches vêtements

Ils l’enveloppèrent dans ses robes d’hermine,

La recouvrirent de neige, comme l’hermine;

Ainsi ils enterrèrent Minnehaha"

Une musique mélancolique, un air langoureux, très doux, de plus en plus doux...

 

On est ému encore par cet extrait de Tristan et Iseult de Richard Wagner : une triste mélopée qui accompagne la mort de Tristan... on entend un air sombre qui s'anime, devient joyeux avec l'annonce de l'arrivée d'Iseult, puis qui s'assombrit encore.

 

Composée en 1938, la Sonate pour hautbois et piano de Paul Hindemith est particulièrement réussie et fidèle à la vocation bucolique de l'instrument...

 

Et comment ne pas être ébloui par le Concerto en sol majeur de Maurice Ravel ? Un chef d'oeuvre de pureté, d'harmonie ! Magnifique ! Les notes ruissellent et nous transportent : c'est une invitation à contempler la nature, à retrouver repos et sérénité...

 

Soudain, la forêt est ravagée par le feu...les flammes crépitent, les arbres deviennent des torches vivantes, c'est la désolation. Cosima Guelfucci interprète au piano ce morceau composé par son époux : des notes sombres, graves puis vives qui miment l'embrasement de la forêt.

 

On aime aussi la douceur de cette sonate op. 166 de Camille Saint Saëns : un récitatif au thème bucolique, un style pastoral : un air très doux joué au hautbois ponctué par le piano, un air qui devient chantant, joyeux, charmant...

 

L'Elégie (extrait de la Sonate) de Francis Poulenc nous offre encore un moment de paix, d'harmonie : le piano dialogue avec le hautbois dans une ambiance champêtre, un air envoûtant, empli de charme et de sérénité...

 

Enfin, on écoute avec ravissement un air amusant, empli de gaieté : Variations sur La ci darem la mano de Beethoven (à partir d'un extrait de Don Giovanni de Mozart...)

 

Après un tel programme, c'est un triomphe et un tonnerre d'applaudissements pour les deux musiciens qui nous offrent encore ce morceau célèbre : Le Hautbois de Gabriel (Gabriel's Oboe),  le thème principal du film de 1986 Mission réalisé par Roland Joffé. Le thème a été écrit par le compositeur italien Ennio Morricone. Une musique très douce qui nous transporte dans un monde de beauté et d'harmonie...

 

Et cerise sur le gâteau : la Sicilienne de Jean-Sébastien Bach, on peut fermer les yeux et goûter à une infinie douceur...

 

Premier prix du Conservatoire de Strasbourg, Cosima Guelfucci est professeur d’enseignement artistique en piano, elle enseigne au conservatoire d’Istres.
En parallèle, elle se produit en Allemagne ainsi que dans différents festivals tels que Liszt en Provence, Pays Catalans, Nuits Pianistiques d’Aix-en-Provence...
Son intérêt pour la musique de chambre l’amène à partager la scène avec des musiciens issus des orchestres d’Avignon, Marseille, Paris ainsi que de l’Orchestre Philharmonique de Berlin et du Concertgebow d’Amsterdam.

Thierry Guelfucci obtient ses premiers prix de hautbois et de musique de chambre au Conservatoire de Nîmes et intègre le Conservatoire National de Rueil-Malmaison où le premier prix d’excellence et de virtuosité lui est décerné.
Compositeur, il publie en Allemagne un recueil intitulé Suite Cévenole pour deux hautbois qu’il enregistre avec Christophe Hartmann, hautbois solo de l’Orchestre Philharmonique de Berlin.

 

 

https://www.orchestre-avignon.com/artistes/thierry-guelfucci/

 

Partager cet article
Repost0
25 août 2023 5 25 /08 /août /2023 12:06
Quand la musique rencontre la littérature : Ravel...

 

Une musique d'une infinie douceur qui suscite la rêverie, une musique envoûtante qui vous enveloppe dans des tourbillons de notes... une musique qui va crescendo puis s'apaise...

Une merveille d'élégance, de subtilité, d'envolées soudaines de notes...

Tel est le quatuor en fa majeur de Ravel...

Le quatuor Les Vennes a interprété ce morceau lors des Jeudis de Nîmes... pour le plus grand bonheur des spectateurs... Ce quatuor est né en 2021, dans le cadre d'études musicales au conservatoire royal de Liège. Il est constitué de très jeunes musiciens : Agathe Lust, altiste, Georges Moissonnier, violoncelliste, Solenn Hubert et Alexandre Brun violonistes.

"Le quatuor à cordes est un genre difficile, auquel les compositeurs s'attaquent rarement avant leur maturité. Âgé de vingt-sept ans seulement au moment de sa composition, Ravel signe pourtant un chef-d'œuvre : ce n'est pas "un essai qui se répète ou se corrige, mais l'expression parfaite, dans ce genre, d'une personnalité qui dispose de tous ses moyens. […] Il appartient à cette catégorie d'œuvres où le maître a laissé parler son cœur d'une manière particulièrement délicate."

Une oeuvre raffinée, tendre, comme l'était sans doute la personnalité de Maurice Ravel...

 

Une personnalité que l'on découvre dans le roman de Jean Echenoz, intitulé Ravel.

Bruno Paternot, récitant, comédien, nous en lit alors des extraits choisis...

Ce roman retrace les dix dernières années de la vie du compositeur français Maurice Ravel (1875-1937).  L'auteur lui-même ajoute son grain de sel : "Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner ... un artiste méticuleux et élégant, fumeur de Gauloises et amateur de viande bleue. Le voici qui sort de sa baignoire, à la fin de l'année 1927. Ravel se prépare à quitter sa maison "structurée comme un quart de brie" de Monfort-l'Amaury. Direction la gare Saint-Lazare, puis la gare maritime du Havre où le paquebot France doit le conduire en Amérique du Nord. Le compositeur a cinquante-deux ans, il lui en reste seulement dix à vivre. 

Et voici son portrait peint par Echenoz :

"Un mètre soixante et un, quarante-cinq kilos et soixante-seize centimètres de périmètre thoracique; Son visage aigu rasé de près dessine avec son long nez mince deux triangles montés perpendiculairement l’un sur l’autre. Regard noir, vif, inquiet, sourcils fournis, cheveux plaqués en arrière et dégageant un front haut, lèvres minces, oreilles décollées sans lobes, teint mat. Distance élégante, simplicité courtoise, politesse glacée, pas forcément bavard, il est un homme sec mais chic, tiré à quatre épingles vingt-quatre heures sur vingt-quatre."

 

Autour de lui gravitent les ombres de sa gouvernante Mme Révelot, son amie Hélène, la danseuse et mécène russe Ida Rubinstein, son voisin Zogheb, et les musiciens tels Paul Wittgenstein ou encore George Gershwin à qui il refuse de donner quelques cours de compositions lors d’un séjour à New York : "C’est aussi qu’il n’aime pas prendre des élèves et puis bon, Gershwin, on dirait que son succès universel ne lui suffit plus, il vise plus haut mais les moyens lui manquent, on ne va quand même pas l’écraser en les lui donnant."

 

 "Une fois qu’ils ont échangé un petit regard et un signe de tête, ils attaquent le premier mouvement de la sonate que Ravel a terminée cette année, dédiée à Hélène et créée lui-même avec Enesco au violon, toujours salle Érard, au mois de mai. C’est peu dire que Ravel est gêné, presque un peu contrarié. D’ordinaire, au concert, il sort fumer une cigarette quand c’est au tour d’une de ses œuvres d’être exécutée. Il n’aime
pas être là quand on le joue.

Mais pas moyen de se défiler, c’est de bon cœur qu’on a voulu lui faire une petite surprise, il s’efforce de sourire en maugréant intérieurement. D’autant plus que sa nouvelle sonate ils ne l’exécutent pas, juge-t-il, très bien. Et quand au bout d’un bon quart d’heure ils ont achevé le dernier mouvement, Perpetuum mobile, se pose maintenant un autre problème : applaudir ou pas : car applaudir son œuvre est aussi déplaisant que ne pas applaudir les interprètes. Dans le doute il se lève en battant ostensiblement les mains vers les deux contractuels, puis serre les leurs avec chaleur avant de saluer en même temps qu’eux sous les acclamations de toute la première classe du France..."

Lors de cette croisière, il donne à la demande générale un petit concert : 

"Légèrement assis sous le clavier que ses mains ne dominent pas mais abordent à plat, comme en contre-plongée, il fait courir ses doigts trop brefs, très noueux, un peu carrés. Ils comptent dans leurs rangs des pouces exceptionnellement puissants... pouces presque aussi longs que des index. Ce ne sont pas vraiment des mains de pianiste et d'ailleurs il ne possède pas une grande technicité, il joue rapidement, en accrochant tout le temps. Qu'il gouverne avec tant de maladresse un piano s'explique aussi par la paresse dont il ne s'est jamais défait depuis l'enfance : lui si léger n'a pas envie de se fatiguer sur un instrument tellement lourd... bref, il joue mal, mais enfin bon il joue. Il sait qu'il est le contraire d'un virtuose, mais comme personne n'y entend rien, il s'en sort tout à fait bien."

 

En mer comme ailleurs, le pauvre cherche le sommeil jusqu'à l'aube, "pour finir par n'en décrocher qu'un d'occasion, de seconde main, de qualité médiocre, voire n'en trouver aucun." 

 

La struc­ture du Boléro elle-même, qui fera son succès, ne découlerait en fait que d’un mou­ve­ment d’humeur : "Bon, ils veu­lent qu’on répète, ils tien­nent vrai­ment à ce qu’on répète, eh bien d’accord, on répè­tera. Ils en auront, de la répé­ti­tion." 

Ce qui pour­rait fonder un inté­rêt du lec­teur – le dévoi­le­ment du pro­ces­sus de créa­tion – devient en fait mons­tra­tion de tout ce qui est hasard et caprice, effets du quo­ti­dien entrant dans ce pro­ces­sus.

 

 "Quand il vient de composer le boléro qui portera son nom aux confins ultimes de toute notoriété possible et qu'il se demande si, des fois que ça marcherait comme La Madelon, une petite voix amicale, sortie des dessous de l'écriture, lui répond :  Mais ça marchera beaucoup mieux, Maurice, ça marchera cent mille fois mieux que La Madelon."

 

"Or l’ennui, Ravel connaît bien : associé à la flemme, l’ennui peut le faire jouer au diabolo pendant des heures, surveiller la croissance de ses ongles, confectionner des cocottes en papier ou sculpter des canards en mie de pain, inventorier voire essayer de classer sa collection de disques qui va d’Albéniz à Weber, sans passer par Beethoven mais sans exclure Vincent Scotto, Noël-Noël ou Jean Tranchant, de toute façon ces disques il les écoute très peu. Combiné à l’absence de projet, l’ennui se double aussi souvent d’accès de découragement, de pessimisme et de chagrin qui lui font amèrement reprocher à ses parents, dans ces moments, de ne pas l’avoir mis dans l’alimentation. Mais l’ennui de cet instant, plus que jamais démuni de projet, paraît plus physique et oppressant que d’habitude, c’est une acédie fébrile, inquiète, où le sentiment de solitude lui serre la gorge plus douloureusement que le nœud de sa cravate à pois."

" A contra­rio de cet ennui, Ravel éprouve un plai­sir évident à paraî­tre en public, non pour rece­voir l’admi­ra­tion sus­ci­tée par son œuvre mais pour la mise en scène de lui-même qu’elle permet. L’œuvre la plus com­po­sée qu’il pro­pose, c’est sa garde-robe pré­sen­tée « compte tenu du prin­cipe de la partie pour le tout."

 


Le Ravel d’Echenoz, c’est aussi l’histoire d’un déclin. L’ennui grandit, l’esprit s’égare, la maladie gagne. Et chaque seuil descendu est l’occasion de tester des méthodes d’ensommeillement.

 

Echenoz dépeint une personnalité fragile, tourmentée, particulièrement attachante.

 

 

Sources :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Quatuor_%C3%A0_cordes_de_Ravel

https://www.unidivers.fr/ravel-jean-echenoz/

 

http://www.pianobleu.com/ravel.html   

 

http://jeanjadin.blogspot.com/2012/05/note-de-lecture-jean-echenoz.html

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 août 2023 5 18 /08 /août /2023 10:09
Brice Martin : le merveilleux pouvoir d'évocation de la musique...

 

C'est un un récital de piano où l'on a pu apprécier la virtuosité de Brice Martin, sa modestie, sa passion de la musique et de l'art...

 

Brice Martin se définit lui-même comme un pianiste amateur, au demeurant un pianiste très talentueux qui nous a offert un spectacle haut en couleurs, empli d'émotions et de sensations diverses...

 

Brice Martin a fait des études de médecine à Nîmes, s'est spécialisé en psychiatrie à Paris... parallèlement à sa formation médicale, il continue à cultiver sa passion pour le piano.

 

Et Brice Martin a fait d'abord le choix original de nous présenter l'oeuvre d'un compositeur français peu connu : Déodat de Séverac, un compositeur qui avait le goût de l'improvisation, qui maîtrisait un certain art de conteur, une sorte de "Giono du piano", nous dit Brice Martin... Et il rajoute : "c'est une musique qui sent bon."

Sa musique pour piano, au style très personnel, est souvent imagée et colorée, comme dans Le Chant de la Terre, qui décrit une idylle rustique, ou les morceaux En Languedoc et Baigneuses au soleil.

La suite Cerdaña, son chef-d'œuvre, illustre son amour pour le terroir catalan.

 Dans Les muletiers devant le Christ de Llivia, les cloches de l'ancienne église fortifiée sonnent dans une représentation vivante de la scène, alors que les fidèles offrent leurs prières...

 La prière des Muletiers devant le Christ de Llivia est peut-être le sommet spirituel de l’œuvre de Déodat de Séverac. "Il est impossible, me semble-t-il, d’aller plus loin et plus haut dans l’expression du sentiment religieux." selon le poète François-Paul Alibert...

On écoute avec ravissement ce morceau interprété par Brice Martin : intensité, profondeur, ferveur,  rêverie...

 

Dans Le retour des muletiers, on entend les muletiers remonter sur les routes de montagne.

On a l'impression, en écoutant cet extrait, de percevoir le pas cadencé des mules, une scène pittoresque et vivante se dessine... On voit les mules en train de trotter, on voit les muletiers dans la poussière de la route et des fumées bleues...

Tout le pouvoir d'évocation de la musique !

 

Brice Martin nous présente ensuite un autre compositeur Maurice Ravel et ses sortilèges harmoniques... son oeuvre comporte de nombreuses références à la littérature et à la poésie.

Ainsi, la partition de Jeux d'eau porte en épigraphe une citation d'Henri de Régnier : "Dieu fluvial riant de l'eau qui le chatouille."

Et Brice Martin nous joue cette partition avec toute sa sensibilité : on entend le doux bruissement de l'eau, l'eau qui coule, ruisselle, rejaillit, rebondit, s'envole... Magique ! Un moment de rêverie et de douceur...

 

Brice Martin évoque aussi une autre oeuvre de Maurice Ravel : Gaspard de la nuit : Trois poèmes pour piano d'après Aloysius Bertrand est un triptyque composé en 1908, d'après trois poèmes en prose extraits du recueil du même nom d'Aloysius Bertrand...

Le pianiste nous lit alors le poème Ondine :

 

- " Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui
frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta
fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ;
et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui
contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau
lac endormi.

" Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant,
chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais,
et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le
triangle du feu, de la terre et de l'air.

" Ecoute ! - Ecoute ! - Mon père bat l'eau coassante
d'une branche d'aulne verte, et mes soeurs caressent de
leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénu-
phars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et
barbu qui pêche à la ligne ! "

 

Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son
anneau à mon doigt pour être l'époux d'une Ondine, et
de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.

Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle,
boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa
un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisse-
lèrent blanches le long de mes vitraux bleus."

On écoute l'interprétation de Ondine, un air encore plein de fluidité, de légèreté, de limpidité...

 

Le récital nous fait enfin découvrir un autre musicien : Alexandre Scriabine, poète et compositeur russe.

Brice Martin évoque son oeuvre d'abord inspirée par les romantiques comme Chopin, puis une période de transition et enfin le Scriabine fou, exalté qui touche à la démesure.

 

Et Brice Martin se met au piano pour interpréter L'Etude op.8 en ré dièse mineur, Patetico : une oeuvre de la première période, un air de chanson romantique douce et sombre à la fois.

 

Enfin, on écoute Vers la flamme, op.72 : un crescendo, un vertige de notes, un morceau exalté, tourmenté, très intense...

 

Merci à Brice Martin pour ce récital qui a enchanté le public : le pianiste a fait une brillante démonstration des pouvoirs de suggestion et d'évocation de la musique...
 

Un spectacle présenté dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 


 

https://naxosdirect.co.uk/items/severac-cerdana-en-languedoc-146035

 

 

https://fr.wikisource.org/wiki/F%C3%AAte_d%E2%80%99eau

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeux_d%27eau_(Ravel)

 

 

 

FÊTE D’EAU

 
Le dauphin, le triton et l’obèse grenouille
Diamantant d’écume et d’or Latone nue,
Divinité marine au dos de la tortue,
Dieu fluvial riant de l’eau qui le chatouille ;

La vasque qui retombe ou la gerbe qui mouille,
La nappe qui décroît, se gonfle ou diminue,
Et la poussière humide irisant la statue
Dont s’emperle la mousse ou s’avive la rouille ;

Toute la fête d’eau, de cristal et de joie
Qui s’entrecroise, rit, s’éparpille et poudroie,
Dans le parc enchanté s’est tue avec le soir ;

Et parmi le silence on voit jaillir, auprès
Du tranquille bassin redevenu miroir,
La fontaine de l’if et le jet du cyprès.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 août 2023 1 14 /08 /août /2023 10:14
Les ravages de la drogue...

 

Ce soir-là, je voulais assister à un spectacle musical près de la Maison Carrée à Nîmes... Je m'installe sur un banc, près de la scène, alors que les techniciens s'activent pour préparer le concert de la soirée...

Les musiciens commencent alors à faire des essais, à tester le son de leurs guitares...

 

Soudain, devant la scène, surgit un homme qui se met à danser tout en fumant un joint, avec une bouteille à la main...

Aussitôt, se répand une odeur incommodante due à la fumée de son pétard...

Le voici qui se met à tanguer, à se balancer, les bras écartés, toujours devant la scène alors que le spectacle commence.

 

Un spectateur qui se trouve au premier rang lui dit qu'il faut maintenant s'asseoir pour ne pas gêner les artistes et les spectateurs...

Peine perdue : l'homme rigole, ivre de drogue et d'alcool et continue à faire le spectacle à lui tout seul.

Il s'adresse même familièrement aux musiciens qui sont sur scène.

Certains spectateurs s'amusent de le voir dans cet état d'inconscience...

 

Pour ma part, je trouve son comportement désolant, inadmissible : il m'empêche d'assister sereinement au spectacle...

Mais personne n'intervient pour le faire partir... si bien que, dépitée, je m'en vais...

 

On perçoit là les ravages de la drogue qui met dans un état second, qui fait perdre toute conscience de la réalité...

Quelle déchéance !

 

On sait aussi que la drogue au volant est responsable de nombreux accidents de la route. On se souvient du cas de Pierre Palmade consommateur de cocaïne.

Résultat : des vies anéanties, détruites irrémédiablement.

En 2021, après la vitesse excessive et l'alcool, les stupéfiants ont été la troisième cause d'accidents mortels. Chaque année, 700 personnes perdent la vie sur la route, tués par des conducteurs sous l'emprise de la drogue. Les substances le plus détectées sont le cannabis, qui altère les réflexes, et la cocaïne, un excitant. 

 "Sur les réseaux sociaux, des centaines de comptes éphémères proposent aux usagers différentes variétés de cannabis ou d'autres drogues, livrables à domicile en quelques clics. "Pour faire simple, Twitter est devenu une rue où les dealers font passer leurs flyers publicitaires et Snapchat est comme l'arrière-boutique où se négocient les transactions", décrit Steve Bonet, directeur conseil chez Atchik, société toulousaine de modération de contenus sur les réseaux sociaux."

 

Où sont les campagnes de prévention ? Que fait le gouvernement pour juguler les trafics de drogue ?

Une économie souterraine qu'on laisse perdurer et croître... L'argent encore et toujours au coeur de nos sociétés...

 

Source :

 https://www.lexpress.fr/societe/le-dossier-de-l-express-cannabis-premier-employeur-de-france_2155355.html

 

 

 

 

Les ravages de la drogue...
Partager cet article
Repost0
11 août 2023 5 11 /08 /août /2023 11:12
Jazz, blues et poésie...

 

Léa Amable chanteuse,  musicienne de blues et Marc Simon musicien composent un duo enthousiaste, généreux, plein d'imagination...

Ils nous ont offert un spectacle chaleureux lors des Jeudis de Nîmes.

 

Le duo AMALéA nous emporte dans un jazz-blues poétique, joyeux...

Le spectacle s'ouvre sur un doux air de trompette, et on entend la voix de Léa Amable : "Je suis fou de galoper jusqu'au ciel sur mon cheval de papier...", une chanson onirique qui nous transporte dans un monde imaginaire...

Puis, il est question d'amour avec cette autre chanson : If this is love... une chanson rythmée par un air de guitare.

On est ensuite subjugué, comme envoûté par cette mélodie de la musique créole :

"Salangadou, Salangadou
Salangadou, Salangadou
Kote piti fi la ye?
Kote piti fi la ye?
Kote piti fi la ye?
Kote piti fi la ye?
La ye?

 

Salangadou, Salangadou
Salangadou, Salangadou
Où est la petite fille?
Où est la petite fille?
Où est la petite fille?
Où est la petite fille?
La ye?"

 

"Salangadou" de Leyla McCalla est une chanson captivante qui invite les auditeurs à une expérience culturelle riche et vibrante. À travers ses paroles répétitives et sa mélodie envoûtante, "Salangadou" capture l'essence d'une chanson folklorique traditionnelle haïtienne, et en plongeant dans ses paroles et son contexte, nous pouvons découvrir des significations plus profondes et explorer la signification de ce voyage musical.

À la base, "Salangadou" est une chanson d'appel et de réponse, une forme couramment utilisée dans les traditions musicales africaines et de la diaspora africaine, qui met l'accent sur la participation et l'unité de la communauté. La phrase répétée "Kote piti fi la ye?" sert d'appel, demandant où est la petite fille...

"Salangadou" est en fait un jeu traditionnel haïtien dans lequel les enfants forment un cercle, se tiennent par la main et chantent en se déplaçant en rythme. Ce jeu symbolise l'unité et l'harmonie de la communauté."


Puis, le duo de musiciens sollicite la participation du public pour une chanson très facile : c'est en 1971 que David Crosby a exhumé cet air du 15ème siècle : le carillon de Vendôme...

Cette chanson a une histoire très ancienne : il s'agit d'une comptine écrite en 1420 ! Le carillon de Vendôme énumère les dernières possessions du futur Charles VII, surnommé le "Petit roi de Bourges". Nous sommes alors en pleine guerre de Cent Ans, et les rois d'Angleterre successifs estiment que le royaume de France leur revient par héritage. En 1420, les derniers fiefs du roi de France se réduisent à peau de chagrin.

Parmi ces derniers, Orléans mais aussi trois autres villes de la région : Beaugency et Notre-Dame-du-Cléry dans l'actuel Loiret, et Vendôme dans le Loir-et-Cher...

 

"Mes amis, que reste-t-il ?

À ce Dauphin si gentil ?

Orléans, Beaugency,

Notre-Dame du Cléry,

Vendôme, Vendôme !"

 

Vendôme, Orléans, Beaugency, Notre Dame du Cléry... Et le public partagé en deux se prête au jeu de l'interprétation...

 

Nous sommes alors invités sous un marronnier avec une mélodie composée par Marc Simon : "Le chemin est court qui nous mène au ciel, lorsqu'on est allongé sous un marronnier... un moustique m'a piqué au mollet"...

Humour et poésie se conjuguent dans cette chanson pleine de douceur...

 

C'est encore la poésie qui est à l'honneur avec Those dancing days are gone de William Butler Yeats :

 

"Come, let me sing into your ear
Those dancing days are gone
All that silk and satin gear
Crouch upon a stone
Wrapping that foul body up
In as foul a rag 
I carry the sun in a golden cup
The moon in a silver bag

 


Viens que je te chante à l’oreille
Les jours dansants ne sont plus
Qui portaient soie et satin.
Accroupis-toi sur la pierre,
Enveloppe ce sale corps
Dans un haillon aussi sale
Je porte le soleil dans une coupe d’or
La lune en un sac d’argent"

 

Une chanson d'amour encore : I love my man de Billie Holiday...

 

Puis, on part en voyage dans un train fantôme, Mystery Train, un air très rythmé plein de gaieté...

 

Certains sont tièdes, d'autres sont brûlants comme Lily Flame, Lily la Flamme... et le public bat le rythme en tapant des mains...

 

 

On écoute encore un standard de jazz : une chanson de Luis Armstrong St-James Infirmary...

 

Marc Simon nous annonce alors que Les loups sont revenus ! Une chanson pleine de fantaisie et d'imagination où les loups se font hommes... 

 

Merci à ces deux artistes pour ce moment d'évasion, de rêves et d'harmonie...

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 août 2023 5 04 /08 /août /2023 12:24
A la découverte d'un instrument : le basson...

 

Les CrocoBassons forment un ensemble constitué de cinq bassonistes : Eléanore Hege, Célia Verseils, Adrien Génevrier, Guillaume Brun, Lomic Lamouroux, issus du Conservatoire de Nîmes...

On connaît bien le violon, la guitare, la contrebasse, la trompette, la flûte, mais beaucoup moins le basson...

Un instrument qui mérite d'être mis à l'honneur !

"On ne fait pas du basson par hasard : on tombe amoureux de l'instrument, ou du professeur ou de la professeur ou de la fille du professeur de basson..."

Hélène Castel, professeur au conservatoire de Nîmes évoque le plaisir, les émotions, le bonheur que procure cet instrument peu connu...

Mais qu'est-ce que le basson ?

Bruno Paternot, comédien nous en fait, alors, une présentation humoristique :

"Le basson n'est pas contagieux, c'est une grosse pipe moins pratique mais moins toxique... l'avantage, c'est qu'il joue moins faux que le violon...etc."

 

Le quintette de bassons nous propose alors un programme de pièces chaleureuses, envoûtantes, parfois comiques... tous vêtus de noir, comme s'ils s'effaçaient devant leur art...

 

D'abord une Danse espagnole : Zapateado de Pablo de Sarasate, un air plein de gaieté, d'entrain et d'humour dans les graves...

 

Puis, une musique baroque, un concerto de Michel Corrette, le Phénix, un morceau enjoué, vif d'abord, puis un adagio plus sombre, langoureux, plaintif... et retour à l'allégro, dansant, léger, aérien...

 

On est séduit par ce concerto pour deux violons RV517 de Vivaldi adapté pour le basson : une musique emplie de gaieté, tourbillonnante, envoûtante dans la répétition qui devient langoureuse, douce, puis à nouveau un air pirouettant, dansant...

 

On apprécie ce morceau de Philippe Hersant : Sefarad, une musique lancinante, redondante qui s'assombrit puis qui devient dansante, avec des notes moyenâgeuses...

 

On est ensuite emporté par le rythme rapide, vertigineux du Tambourin chinois de Fritz Kreisler, un rythme qui s'alanguit doucement et qui "s'enchinoise" encore dans un tourbillon qui fait penser à un dessin animé rapide...

 

On est encore charmé par ces Histoires vraies de Jean-Philippe Audin, un morceau swingué, très dansant...

 

 

Enfin, on se laisse entraîner par un air très vif, enlevé : une pièce pour 6 bassons de Allan Stephenson. Et pour la circonstance, Hélène Castel accompagne ses élèves...

Merci à tous ces musiciens pour cette découverte du basson, un instrument qui demande du souffle, de l'énergie, et du travail...

 

Un spectacle présenté dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0