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22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 12:53
Noël en fanfare !

Une fanfare pour célébrer Noël ! Que du bonheur !

Une fanfare itinérante pour animer les rues du centre ville à la veille de Noël : quelle belle idée !

Au détour d'une rue, on découvre ces musiciens habillés de rouge et blanc... comme le Père Noël !

Ils nous offrent d'abord une chanson bien connue de Noël : We Wish You a Merry Christmas (Nous vous souhaitons un joyeux Noël),  une musique pleine d'entrain et de gaieté...

On se souvient tous des paroles du refrain :


Couplet 1
We wish you a merry Christmas

We wish you a merry Christmas

We wish you a merry Christmas

And a happy new year

Refrain
Good tidings we bring to you and your kin

We wish you a merry Christmas

And a happy new year

Couplet 2
Oh, bring us some figgy pudding

Oh, bring us some figgy pudding

Oh, bring us some figgy pudding

Some bring it out here

Refrain                                
Couplet 3
We won't go until we got some

We won't go until we got some

We won't go until we got some

So bring some out here

Refrain   

                      

Puis, le groupe nous interprète un medley : 

"When the Saints Go Marching In", souvent appelé simplement "The Saints", est un negro spiritual traditionnel célèbre :

Oh, when the saints, go marching in (3x)Oh Lord, I want to be in that number
Oh when the saints, go marching in.
Oh, when the drums begin to bang (bis)
Oh, when the stars fall from the sky (bis)
Oh, when the trumpet sounds its call (bis)
Oh, when the saints, go marching in (3x)
Oh Lord, I want to be in that number
Oh when the saints, go marching in!

Oh, quand les saints défilent (3x) Seigneur, je veux être parmi eux

Oh, quand les saints défilent.

Oh, quand les tambours commencent à résonner (bis)

Oh, quand les étoiles tombent du ciel (bis)

Oh, quand la trompette sonne son appel (bis)

Oh, quand les saints défilent (3x)

Seigneur, je veux être parmi eux

Oh, quand les saints défilent !
 

Puis, on reconnaît la merveilleuse Farandole, une occasion de retrouver les paroles de cette chanson qui célèbre le sud, le soleil de Provence, le chant des cigales :

"Quand dans l´azur monte le clair soleil
Tout est joyeux sous le ciel de Provence
Quand dans l´azur monte le clair soleil
De la gaieté, c´est le réveil
Dans les vergers faisant des rondes folles
Les oiseaux chantent leurs refrains
Et pour guider la vive farandole
Vibrent d´accord fifres et tambourins
De la cigale, la note égale
Rythme gaiement la danse provençale
De la cigale, l´aigre chanson
Mets des bruits d´or dans l´or de la moisson."

 

Enfin, on écoute une adaptation swinguée d' Au Clair de la Lune...

 

Et soudain, entraînés par la musique,  des enfants se mettent à danser devant le groupe de musiciens ! Magnifique célébration de la joie de Noël !

 

 

 

 

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 13:20
Chants de Noël et autres merveilles...

 

Cette année, j'ai pu assister à un concert de Noël qui mettait à l'honneur la musique de chambre, un ensemble de musiciens en formation réduite...

Un joli moment passé à écouter musiciens et chorale... grâce à l'ensemble des Eclisses, la Chorale Calliopé et l'Ensemble vocal de Sommières sous la direction de Laurent Richard... 

 

On écoute d'abord une œuvre de Gabriel Fauré pour violon et piano composée vers 1879, orchestrée en 1880. Une jolie berceuse emplie de douceur qui invite à la rêverie...

 

La Méditation de Thaïs de Massenet nous ravit encore et nous emporte dans un monde d'émotions et de sensibilité... Quelle douceur ! Quelle délicatesse dans cette musique !
Bien qu'issue d'un opéra, cette pièce fait partie des solos les plus célèbres du répertoire du violon. 
Un moment enchanteur !

 

Puis c'est la merveilleuse valse de Brahms qui nous éblouit et nous envoûte de ses notes tourbillonnantes !

 

C'est alors qu'entre en scène la chorale qui interprète l'AVE VERUM d'Edward Elgar.

L'Ave verum corpus est une prière catholique qui exprime la transsubstantiation dans la messe. Cet hymne était, à l'origine, réservé à l'élévation. Magnifique chant empreint de ferveur !


"Ave verum corpus natum ex Maria Virgine,
vere passum, immolatum in cruce pro homine,
cujus latus perforatum vero fluxit et sanguine,
esto nobis praegustatum mortis in examine.
Ô clemens, ô dulcis Jesu, Fili Mariae.

Salut, vrai Corps né de la Vierge Marie,
qui as vraiment souffert, immolé sur la croix pour l’homme.
Toi dont le côté percé laissa couler de l’eau et du sang,
sois notre viatique à l’heure de la mort.
Ô doux Jésus ! Ô bon Jésus ! Ô Jésus, Fils de Marie"

 

Quelle douceur apaisante aussi dans le Panis Angelicus de César Franck dont on aime les sonorités de la langue latine, un des chefs d'oeuvre de la musique classique...

"Panis Angelicus fit panis hominum.
Le pain des Anges devient le pain des hommes.
Dat panis cælicus figuris terminum.
Le pain du ciel met un terme aux symboles.
O res mirabilis manducat Dominum
Ô chose admirable, il mange son Seigneur
Pauper servus et humilis. (bis)
Le pauvre, le serviteur, le petit."

 

On est ébloui par cette version de Douce nuit, sainte nuit (en allemand : Stille Nacht, heilige Nacht ) l'un des chants de Noël les plus célèbres. Depuis mars 2011, Douce nuit, sainte nuit appartient au patrimoine culturel immatériel de l'humanité reconnu par l'UNESCO.

"Douce nuit, sainte nuit
Dans les cieux l’astre luit
Le mystère annoncé s’accomplit
Cet enfant sur la paille endormi
C’est l’amour infini
C’est l'amour infini."

Il existe plusieurs versions de ce chant...

 

Autre magnifique cantique de Noël célèbre : Les Anges dans nos campagnes....

"Les Anges, dans nos campagnes,
Ont entonné l'hymne des Cieux ;
Et l'écho de nos montagnes
Redit ce chant mélodieux :
Gloria in excelsis Deo.

Bergers, quittez vos retraites,
Unissez-vous à  leurs concerts,
Et que vos tendres musettes
Fassent retentir dans les airs

Gloria in excelsis Deo
Gloria in excelsis Deo"

 

Enfin, c'est une chanson de Noël adaptée d'un air américain Battle hymn of the Republic : Glory Glory Alleluia. Et le public entonne le refrain avec enthousiasme et ferveur...

 

"C'est cette nuit de Noël
Où des bergers étonnés
levèrent les yeux vers le ciel
Une étoile semblait dire:
"Suivez-moi, je vous conduis.
Il est né cette nuit!"

Glory, Glory Alleluia! (x3)
Chantez, chantez Noël!

Ils ont suivi cette étoile
Sur les chemins de Judée
Et des quatre coins du monde
D'autres les ont imité
Et ce chant, comme une source,
A traversé le pays
Il est né cette nuit!

Glory, Glory Alleluia! (x3)
Chantez, chantez Noël!"

 

Merci et bravo aux musiciens, à la chorale pour ce doux moment enchanteur...

 

 

 

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12 décembre 2025 5 12 /12 /décembre /2025 13:29
Le père Noël arrive à Nîmes !

 

Quatre sites nîmois ont été le support de projections monumentales à l'occasion des fêtes de Noël qui s'annoncent : la tour de L'horloge, la façade du Musée du vieux Nîmes, l'église Saint Paul et l'horloge du lycée Daudet...

 

De quoi émerveiller les familles grâce à des jeux de sons et de lumières...

Tout d'abord, une projection sur l'église Saint-Paul dans le centre de la ville...

 

Le rêve du petit Marcel : voir le Père Noël ! Le voilà parti à sa recherche à travers le monde, et bien sûr le petit Marcel rêve de son arrivée à Nîmes après un périple à travers le monde...

Pôle Nord, Afrique, Amérique, Asie, Australie, Mexique, Pacifique : un voyage enchanteur autour des cinq continents... 

L'occasion de tableaux colorés, éblouissants !

Le Pôle Nord, d'abord, la neige, la glace qui envahissent le paysage, les ours polaires qui traversent l'espace... l'Afrique, ses couleurs chaleureuses, ses rythmes envoûtants, ses éléphants...

L'Amérique et ses bisons, ses chutes du Niagara, l'Asie, ses musiques aux sonorités exotiques, ses fleurs, ses lampions, ses éventails...

 L'Australie, ses kangourous, sa barrière de corail, le Mexique, ses musiques colorées, ses déserts, ses cactus, le Pacifique, ses dauphins, ses baleines...

 

Enfin, l'arrivée du père Noël à Nîmes nous est contée sur la façade de l'église Saint Paul qui s'illumine d'une carte du monde avec une étoile qui s'éclaire dans le sud de la France !

 

Les toits des maisons surgissent, puis apparaissent les Arènes, un toréro, la Maison Carrée, autant de symboles de la ville de Nîmes...

 

Sur le haut de l'édifice, le traîneau du Père Noël s'élance sous des flocons de neige...

 

Des étoiles, des lumières, des feux d'artifices et voici le Père Noël qui impose le silence : CHUT !

 

Des lumières féeriques, des guirlandes parcourent alors l'édifice le transformant en un palais des mille et une nuits !

 

Une féerie de Noël qui a enchanté petits et grands venus nombreux pour admirer ce spectacle offert aux Nîmois.

 

La magie de Noël était bien au rendez-vous !

 

 

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5 décembre 2025 5 05 /12 /décembre /2025 13:13
Le choeur du sud lance les fêtes de Noël à Nîmes !

Pour lancer les fêtes de Noël, le choeur du sud nous a offert un magnifique spectacle, un concert chaleureux dans un cadre majestueux : sur les escaliers de la Maison Carrée de Nîmes...

Le temple romain était aussi mis en valeur par des illuminations féeriques...

 

Situé en plein coeur de la ville de Nîmes, ce temple est au centre de toutes les admirations : il rappelle les plus grands monuments et sanctuaires de l'antiquité grecque par ses formes pures, ses colonnades élancées, fuselées et cannelées.

 

Ce bâtiment construit il ya plus de 2000 ans au début du premier siècle après J. C.nous est parvenu dans un état de conservation remarquable : colonnades et murs sont intacts, la toiture a été entièrement rénovée...

 

Les choristes déguisés en pères Noël formaient un ensemble coloré, et ont interprété un répertoire de chants de Noël et de variété française.

D'abord un chant pour de joie pour célébrer les festivités de Noël...

 

Puis, c'est une chanson au rythme vif qui magnifie l'hiver et ses paysages : la neige, le vent, la bise glacée... Une chanson que tout le monde connaît : VIVE LE VENT !

Le public entonne alors ce chant avec bonheur !

 

On est ensuite séduit par un medley des chansons du groupe Téléphone : J'irai à New York avec toi, Cendrillon, Un autre monde, ça c'est vraiment toi, Argent trop cher... autant de musiques rythmées et entraînantes !

 

Une chanson plus mélancolique et romantique pour continuer le programme : Le Géant de Papier...

 

Puis, c'est une chanson du répertoire de Julie Zenatti La vie fait ce qu'elle veut, un bel hymne à la vie, empli de sensibilité et d'émotions...

 

Du rythme encore avec une musique de David Guetta...

 

C'est enfin l'incontournable Petit Papa Noël qui clôt le spectacle : un joli moment de retour vers l'enfance et la magie de Noël...

 

Après des applaudissements nourris, les choristes ont chanté le refrain de la chanson des Beatles Hey Jude devant un public venu nombreux pour assister à ce spectacle...

 

Une belle idée pour lancer les fêtes de Noël dans la joie et la bonne humeur...

 

 

 

 

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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 13:00
Epopées chantées en Méditerranée...

L'ensemble MYRTHO fait revivre des chants populaires narratifs, de tradition orale, tirés le plus souvent des Chansons de geste ou d'épopées antiques. Dans le répertoire de MYRTHO, un lien est tissé entre Orient et Occident, avec des chants de traditions grecque, séfarade, corse, française et espagnole.

 

L’épos homérique désignait le "dire", la parole ; c'est la parole poétique, celle des aèdes ... l'aède, c'est le troubadour de l'antiquité..., cette parole se chantait et se psalmodiait, en vers ; chant long et continu, l’épopée divertissait banquets et festins par la voix de l’aède qui déployait mythes et hauts faits légendaires. 

Voici donc un concert très original, qui nous fait entendre différentes langues, aux sons d'instruments comme le santour, la derbouka, le riq, le violon, l'alto, le kemençe...

Le santour est un instrument de musique iranien, diffusé dans tout le Moyen-Orient, appartenant à la famille des cithares sur table...

La derbouka est un instrument de percussion : c'est un vase étranglé en son milieu et recouvert à l'une de ses extrémités d'une membrane, répandu dans toute l'Afrique du Nord, l'Afrique Subsaharienne, le Moyen-Orient et les Balkans.

Le riq est un tambourin de 20 cm de diamètre, en peau de requin, au cadre serti de nacre et muni d'un double rang de cymbales.

Le kemençe classique est un petit instrument à trois cordes. Sa longueur est de  40-41 cm et largeur est de 14-15 cm. 

 

Le concert s'ouvre avec un morceau intitulé La Porcheronne, un chant traditionnel français, d'inspiration médiévale sur le thème de Cendrillon. Probablement datée du XVIème siècle, cette chanson ferait référence à Guillaume II de Beauvoir, seigneur du Dauphiné, parti en guerre avec le roi Saint-Louis, le lendemain de ses noces en 1226.

On est comme envoûté par la voix enchanteresse de Laetitia Marcangeli qui interprète ce chant :

"C'est Guilhèm de Beauvoir
qui se va marier;
Prend femme tant jeunette,
ne sait pas s'habiller.


Le lendemain des noces,
le Roi l'a appelé,
Pour aller à la guerre
servir sa majesté :


« A qui donner ma mie,
ma mignonne à garder ?
— Va, va, mon fils Beauvoir,
je te la garderai. »


A sa dame mère
l'a bien recommandée :
« Tous les jours à la messe
vous la ferez aller.


Quand sera revenue,
la ferez déjeuner;
Avec les autres dames
la ferez promener.


Ne lui faites rien faire,
ni laver, ni pâter;
Que filer sa quenouille
quand elle voudra filer. »


Quand Guilhèm de Beauvoir
eut les talons tourné,
Dut s'habiller de serge
et les pourceaux garder.


A gardé sept années
sans rire ni chanter;
Au bout de la septième
elle s'est mise à chanter.


Beauvoir est delà l'ève, (l'eau)
l'a entendue chanter :
« Arrête, arrête, page,
entends-tu bien chanter ?


Semble que c'est ma mie,
la faut trouver. »
A traversé montagnes,
la mer a trépassé.


Quand fut dans le bocage,
la porchère a trouvé :
« Bonjour, la porcheronne,
pour qui dois-tu garder ?


— Pour monsieur de Beauvoir,
qu'est par delà la mer :
Y a sept ans qu'est en guerre,
s'en entend plus parler."

 

 

Puis, on écoute un extrait de l'Iliade, chant 19, raconté par Laetitia Marcangeli, la scène d'armement des Myrmidons :


"De même que les neiges épaisses volent dans l'air, refroidies par le souffle impétueux de Borée, de même, hors des nefs, se répandaient les casques solides et resplendissants, et les boucliers bombés, et les cuirasses solidement assemblées, et les lances de frêne. Leur éclat montait jusqu'au ciel, et toute la terre, alentour, riait sous l'éclair du bronze, et sous les pieds des hommes, un grondement s'élevait. Et, au milieu d'eux, s'armait le divin Achille...."

Cet extrait est alors suivi de plusieurs musiques guerrières...

 

On découvre ensuite avec émerveillement un chant traditionnel de Franche-Comté : Les trois princesses : 

 

"Derrièr' chez mon père
Vole, mon cœur, vole !
Derrièr' chez mon père
Y a t'un pommier doux. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Y a t'un pommier doux.


Trois jeunes princesses
Vole, mon cœur, vole !
Trois jeunes princesses
Sont couchées dessous. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Sont couchées dessous.

 
Ce dit la plus jeune :
Vole, mon cœur, vole !
Ce dit la plus jeune :
— Je crois qu'il est jour. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Je crois qu'il est jour.

 
Ce dit la seconde
Vole, mon cœur, vole !
Ce dit la seconde
— J'entends le tambour. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
J'entends le tambour.

 
Ce dit la troisième :
Vole, mon cœur, vole !
Ce dit la troisième :
— Les gens de chez nous. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Les gens de chez nous…

 
S'en vont à la guerre
Vole, mon cœur, vole !
S'en vont à la guerre
Combattre pour nous. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Combattre pour nous.

 
S'il gagne bataille
Vole, mon cœur, vole !
S'il gagne bataille
Aura mes amours. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Aura mes amours.

 
Qu'il perde ou qu'il gagne
Vole, mon cœur, vole !
Qu'il perde ou qu'il gagne
Les aura toujours. (bis)
Larila don da,
Tout doux.
Les aura toujours."

 

Puis, c'est encore un étonnant chant traditionnel séfarade : El Rey de Francia : 

 

"El Rey de Francia tres hijas tenía
La una lavrava y la otra cuzía
La mas chica de ellas bastidor hazía
Lavrando, lavrando sueno le callo
 
Su madre que la via aharvar la quería
No m’aharvex mi madre ni m’aharvariax
Un sueno me sonaba bien y alegría
Sueno vos soñavax yo vo lo soltaría
 
M’apari a la puerta vide la luna entera
M’apari a la ventana vide la estrella Diana
M’apari al pozo vide un pilar de oro
Con tres paxaricos picando el oro
 
La luna entera es la tu suegra
La estrella Diana es la tu cuñada
Los tres paxaricos son tus cuñadicos
Y el pilar de oro el hijo del rey tu novio

 

Le Roi de France avait trois filles
L’une lavait, l’autre cousait.
La plus jeune des trois brodait.
Tout en travaillant, elle s’endort et rêve.
 
Sa mère la voit et veut la battre.
Ne me bats pas, ma mère, ne me bats pas
J’ai fait un rêve plein de joie
Laisse-moi te le raconter
 
Je me suis arrêtée à la porte, j’y ai vu la pleine lune,
Je me suis arrêtée à la fenêtre, j’y ai vu l’étoile de Diana,
Je me suis arrêtée au puits et j’y ai vu une colonne d’or,
Avec trois petits oiseaux qui picoraient.
 
La pleine lune est ta belle-mère,
L’étoile de Diana est ta belle-sœur,
Les trois petits oiseaux, tes beaux-frères
Et la colonne d'or, le fils du roi, ton futur mari."

 

Place à la littérature latine avec un extrait des Héroïdes d'Ovide : Héro et Léandre sont un couple d'amoureux de la mythologie grecque. Le poète latin Ovide a imaginé dans les Héroïdes une lettre écrite par Léandre à Héro, et sa réponse.


Héro est une prêtresse d'Aphrodite à Sestos (sur la rive européenne de l'Hellespont), tandis que Léandre habite à Abydos, sur la rive asiatique. Toutes les nuits, Léandre traverse le détroit à la nage guidé par une lampe qu'Héro allume en haut de la tour où elle vit. Mais lors d'un orage, la lampe s'éteint et Léandre s'égare dans les ténèbres. Lorsque la mer rejette son corps le lendemain, Héro se suicide en se jetant du haut de sa tour.

"rupe sedens aliqua specto tua litora tristis
     et, quo non possum corpore, mente feror.
lumina quin etiam summa vigilantia turre
     aut videt aut acies nostra videre putat."

 


"Assis sur un rocher, je regarde tristement le rivage où tu es ; et, où je ne peux aller avec le corps, je m'élance en esprit ; mes yeux, fixés vers ce point, aperçoivent ou croient apercevoir les fanaux qui veillent sur le sommet de la tour.

Trois fois je déposai mon vêtement sur la plage aride ; trois fois je tentai de faire, nu, ce périlleux trajet ; la mer opposa son courroux à ma téméraire jeunesse, et lança contre mon visage, pendant que je nageais, des flots qui l’inondèrent...

 Là est le port qu’il faut à mon navire ; nulle anse ne convient mieux à ma poupe. Que Borée m’y emprisonne, il me sera doux d’y séjourner."

 

On écoute aussi un chant traditionnel séfarade sur ce même thème antique de Héro et Léandre...

 

 Le spectacle s'achève avec un extrait de la Bravura di Rodrigo, une romance issue du fameux cycle du Cid Rodrigo Lainez, chevalier mercenaire chrétien, héros de la Reconquista qui devint prince de Valence. Le personnage historique a ensuite laissé place à la légende du Cid, héros chevaleresque amant de Chimène... 

Une musique prenante qui commence au son des percussions dans une atmosphère guerrière... Saisissant !

 

Merci et bravo à l'ensemble MYRTHO pour ce magnifique voyage dans l'espace et le temps !

Chant : Laetitia Marcangeli, santour et arrangements : Pierre Blanchut, percussions orientales : Timothée Tchang Tien Ling, violon, alto, kemençe : Raphaël Sibertin-Blanc.

 

 

 

 

 

https://www.chants-populaires-francais.com/textes_35/La_Porcheronne.html

 

 

https://lyricstranslate.com/it/bravura-de-rodrigo.html

 

 

 

 

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7 novembre 2025 5 07 /11 /novembre /2025 12:52
Le bonheur d'assister à un concert...

"L'orchestre c'est quelque chose qui réunit et qui peut réunir des gens qui n'ont pas la même histoire, qui ne sont pas dans les mêmes couches socio économiques, qui n'ont pas les mêmes opinions politiques parfois.

C'est une utopie collective qui est nécessaire : il y a cette idée de la cohabitation intergénérationnelle, des jeunes, des moins jeunes, mais aussi de milieux qui se croisent et qui ne se croiseraient pas autrement... car c'est une fracture dramatique : le fait que les gens ne se rencontrent pas...

Alors que là dans un orchestre ils sont obligés de se rencontrer et de faire quelque chose ensemble, faire quelque chose de gratuit.

On peut aussi jouer avec quelqu'un dont on ne parle même pas la langue : vous allez avoir la même partition avec un langage universel qui vous permet d'être côte à côte et de communiquer.

La magie de la polyphonie ! Chacun écoute les autres, et c'est aussi cela qui crée l'émotion, et c'est cela qui crée la beauté et cette beauté là est à portée de main... il faut s'écouter, ce n'est pas très compliqué, mais il semble que pour certaines personnes, ce soit plus difficile...", disait magnifiquement Agnès Desarthe lors d'une émission de La Grande Librairie où elle présentait son livre L'oreille Absolue.

"La musique a aussi des vertus thérapeutiques..." ajoutait Antoine Sénanque...

 

Et bien sûr, la musique réunit aussi un auditoire qui vibre, qui éprouve des émotions aux sons des instruments... la musique crée une harmonie, une complicité.

Et c'est ce que l'on ressent plus particulièrement lors d'un concert en direct : la musique suscite alors des émotions particulièrement fortes...

N'oublions pas la beauté des instruments, la beauté et la précision des gestes, la beauté de la concentration...

Ces émotions, je les ai éprouvées encore lors d'un concert donné dans le cadre de l'Automne musical de Nîmes par l'ensemble Sinfonietta.

 

Le spectacle s'ouvrait sur la Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, composée par Wolfgang Amadeus Mozart à la fin des années 1770.

Une musique joyeuse, aérienne, légère avec des effets de crescendo, une musique emplie d'harmonie, avec des passages plus mélancoliques, très doux... une musique qui transporte, qui virevolte...

 

L'extrait suivant, la Méditation de Thaïs de Jules Massenet nous ravit et nous emporte dans un monde d'émotions et de sensibilité... Quelle douceur ! Quelle délicatesse dans cette musique !
La Méditation de Thaïs est un intermezzo symphonique de l'opéra Thaïs du compositeur français Jules Massenet. La pièce est écrite pour violon solo et orchestre. L'opéra a été créé à l'Opéra Garnier à Paris le 16 mars 1894. Bien qu'issue d'un opéra, cette pièce fait partie des solos les plus célèbres du répertoire du violon.

Un moment enchanteur !

 

Avec le concerto en mi mineur de Mendelssohn, on est tout de suite séduit par la mélodie envoûtante : une oeuvre passionnée, pleine de fraîcheur, féerique...

 

Merci aux musiciens ! En les écoutant, en les observant, on perçoit aussi toute la passion, tout l'amour de la musique qui les animent...

 

à 54 minutes, 40

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-18/7626809-emission-du-mercredi-29-octobre-2025.html

 

 

 

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31 octobre 2025 5 31 /10 /octobre /2025 12:45
Frissons...

Depuis Les Oiseaux de Hitchcock jusqu'à Phantom of the Paradise de Brian de Palma, on ne compte plus les films où la musique vient suggérer, distiller, voire provoquer des sentiments d'inquiétude, d'angoisse, de terreur... A côté de l'héroïne ou du méchant, n'est-elle pas un véritable personnage du film, certes invisible, mais si présent ? 

Pourquoi la musique peut-elle faire peur ? Quels outils, quels secrets de fabrication pour la compositrice, le compositeur ?

Marc Simon au cours d'une conférence musicale nous a dévoilé ces secrets...

 

L'histoire de la peur n'a pas commencé avec le cinéma : c'est vieux comme le monde ! De nombreux procédés sont utilisés pour faire peur... l'émotion a commencé dans les contes, avec des aventures qui font peur.

On connaît tous le personnage du Chaperon Rouge confrontée au loup, les histoires de loup garou, ou encore Dracula...

Et Marc Simon nous chante alors une chanson parodique sur le thème du loup... et nous dit que le chanteur peut modifier sa voix, la rendre plus caverneuse pour susciter la peur...

 

Au début du cinéma, les musiciens accompagnaient les films en direct, mais rapidement le son est entré dans les films. Les compositeurs étaient rompus à tous les styles de musique.

 

On écoute alors la musique d'un film sorti en 1932 : The Most Dangerous Game, en français Les chasses du comte Zaroff, une musique composée par Max Steiner. Un thème sombre, inquiétant....

En 1933, la musique de King Kong est encore composée par Max Steiner : un air ténébreux à souhait...

C'est Bernhard Kaun qui compose la musique de Frankenstein en 1931 : encore une musique troublante, terrifiante...

 

Dracula est un roman épistolaire de l'écrivain irlandais Bram Stoker publié en 1897 : beaucoup d'histoires ont été écrites à l'époque autour des Carpathes. C'est James Bernard qui compose la musique du film : encore une musique très sombre, stridente... on ressent une dissonance... deux notes qui ne devraient pas être jouées ensemble...

Nous sommes habitués à la quinte : un son qui est dans la nature. Le Diabolus in musica (litt. "le diable dans la musique"), ou triton, est la présence d'un intervalle de trois tons : un intervalle qui sonne un peu douloureux.

Le diable en musique ou Diabolus in musica, désigne depuis les théoriciens du Moyen-Âge, l'intervalle de quarte augmentée (ou quinte diminuée), formé par trois tons consécutifs, soit un "triton", comme le nom de l'animal maléfique. 

 

Aux USA, on trouve une chanson qui parle de fantômes : Spooks de Luis Armstrong... Attention aux fantômes ! Une version comique... On entend des portes qui grincent, des cris, le bruit du vent est fait avec la bouche... c'est amusant.

 

Dans les séries, le fantastique et l'épouvante connaissent aussi un vif succès... Notamment The Twilight Zone, La quatrième dimension avec deux compositeurs Bernard Herrmann, puis Marius Constant qui utilise clavecin et synthétiseurs.

 

En 1960, dans le film Psychose de Hitchcock, un morceau qui s'appelle Le Meurtre est particulièrement terrifiant : des violons qui font comme des coups de couteau... une musique de Bernard Herrmann, à nouveau avec l'utilisation du demi-ton.

 

Dans les séries célèbres, on peut citer aussi Les Envahisseurs, avec une musique où on retrouve le demi-ton et des clusters, des agglomérats de notes, ce qui crée une atmosphère oppressante.

 

Birmingham est un groupe de jeunes musiciens : ils sont les compositeurs de Black Sabbath... On écoute d'abord des sons de cloches dans le lointain, puis la pluie et une musique sombre, avec des notes dissonantes et un autre procédé : la lenteur, avec des sons très graves ou très aigus.

 

Dans la musique de L'exorciste, c'est le procédé de répétition qui est utilisé...

 

C'est John Williams qui écrit la musique des Dents de la mer où l'on retrouve ce procédé de répétition qui crée une impression de menace d'une bête qui sort de l'eau...

 

John Morris compose la musique de Elephant Man, le film de David Lynch : une musique douce qui peut devenir menaçante... car le film évoque une créature qui fait peur par son aspect, mais qui a beaucoup de douceur en elle... un contraste qui est très beau...

 

En 1984, sort la comédie horrifique Gremlins, avec une musique de Jerry Goldsmith : là encore ça commence dans la douceur, mais une douceur trompeuse, puis c'est très virulent grâce à une fanfare un peu fofolle...

 

Dans le film Alien, le huitième passager, la musique fait intervenir le thème de la cloche qui revient souvent, puis la mélodie devient très sombre...

 

 

Merci à Marc Simon pour cette conférence musicale qui nous a permis de découvrir ou de redécouvrir de nombreuses musiques de films associées à la peur...

 

 

 

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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 12:11
Les Zazous Zélés nous entraînent dans leurs rythmes endiablés...

Ils nous viennent de Sète, ces musiciens amoureux de Brassens, de Django Reinhardt, de Léo Ferré, ils nous ont offert un joli moment de swing lors d'un concert donné au Carré d'Art...

On écoute d'abord une interprétation orchestrée de ce titre célèbre d'Enrico Macias : Toi Paris, tu m'as pris dans tes bras... une musique chaleureuse...

 

Puis, on reconnaît cet air célèbre : J'attendrai...  Texte emblématique du début de la seconde guerre mondiale, cette chanson dont les paroles ont été écrites par Louis Poterat, la musique composée par Nino Rastelli, inspirée par un air de Puccini, a connu un succès mondial... Une mélodie emplie d'espoir !

 

On est séduit, ensuite, par cette interprétation d'une chanson de Brassens : Histoire de faussaire... Georges Brassens  a écrit et composé cette chanson où il dénonce le règne des objets, du matérialisme, et du tape-à-l'oeil, dans un monde où tout est faux, où l'artifice devient la règle, où une sophistication clinquante s'impose partout...

 La mélodie nous entraîne avec légèreté dans cette ferme de pacotille, où le poète ne se sent guère à sa place et semble comme happé par un vertige d'objets.

 

Honneur encore à Django Reinhardt avec ce morceau : Minor Swing ! Magnifique musique au rythme entraînant !

 

De nouveau, un bel hommage à Brassens : on écoute la chanson L'orage...

Une chanson d'amour associée au mauvais temps, à la pluie, à l'orage, ce texte de Brassens n'est pas une chanson ordinaire :  on connaît bien sûr le fameux P'tit coin de parapluie qui offre au poète une rencontre délicieuse et éphémère...

Et puis, il y a L'orage qui permet encore une occasion de rencontre inattendue... et forcément un coup de foudre ! La mélodie emplie de gaieté et de vivacité restitue merveilleusement le bonheur de cette jolie rencontre...

Poésie, tendresse, humour, culture, tout un art du récit : un cocktail merveilleux dans cette chanson de Brassens !

 

Un thème érotique pour cette autre chanson de Brassens : une baigneuse qui révèle sa nudité dans un cadre champêtre... Le personnage féminin anonyme, désignée simplement par le pronom "elle", est ainsi présentée comme l'archétype, l'image même de la femme et de sa beauté.

Le décor est planté, dès le premier vers : "Dans l'eau de la claire fontaine...", un décor rustique, une source d'eau limpide qui ne peut qu'inciter à la baignade.

L'emploi de l'imparfait à valeur durative suggère un bonheur de profiter de ce bain, dans toute sa plénitude : "Elle se baignait toute nue..."

 Mais, ce bonheur est troublé par "une saute de vent soudaine", expression imagée, qui fait songer à "une saute d'humeur"... La nature personnifiée semble ainsi se faire la complice du poète qui assiste à ce spectacle. 

La mélodie à la guitare égrène des notes légères et douces comme pour restituer la limpidité de l'eau et le bonheur de l'instant.

 

 Fais-moi mal Johnny est une chanson écrite par Boris Vian, composée par Alain Goraguer en 1955 et interprétée pour la première fois par Magali Noël en 1956.

 Jugée scandaleuse à sa sortie, la chanson suscite des réactions extrêmes : "La moitié de la salle hurlait de joie, l’autre m’envoyait des boules de papier", se souvient-elle. Ce "canular amusant", évoquant le sadomasochisme, est aujourd’hui un classique du répertoire...

Elle raconte l'histoire d'une fille qui approche un homme pour une relation sexuelle violente. ("Moi j'aime l'amour qui fait boum ; envoie moi au ciel") L'homme ne comprend pas la nature de l'envie ; aussi la femme l'insulte pour qu'il la frappe, le piquant au vif mais alors il la tape trop fort et la blesse. Le comique vient aussi de cette incompréhension.

L'enregistrement, dont les paroles sont jugées trop osées, est alors interdit de diffusion à la radio.

 

Enfin , les Zazous Zélés nous régalent d'une chanson composée par Léo Ferré sur un texte d'Aragon : L'étrangère. Magnifique célébration de l'univers des tziganes !

 

Merci et bravo aux musiciens pour ce moment de bonne humeur qui nous a permis de redécouvrir de magnifiques chansons !

 

 

 

 

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 12:06
Tai Chi de l'éventail...

 

Une musique douce, aérienne qui vous emporte dans un monde de rêves...

 

 

 

Et sur cette musique, une chorégraphie toute en souplesse et légèreté...

 

 

 

Quelle élégance dans les gestes mesurés !

 

 

 

Le règne de la lenteur enfin retrouvée ! On a alors l'impression de voir un film au ralenti...

 

 

 

 

Et tout d'un coup, le claquement sec des éventails que les danseurs déploient : leurs couleurs explosent sous nos yeux...

 

 

Un bel effet de surprise !

 

 

La lenteur n' est-elle pas source de beauté, comme l'écrit si bien Sylvain Tesson ?

"Un attelage de chevaux chiliens parcourt les allées du domaine d'Almaviva dans la vallée de Maipo. Les cueilleurs soupèsent les grappes, coupent les meilleures, en laissent d'autres sur pied. Le temps est suspendu, la poussière levée par la voiture retombe. Pourquoi tout est beau ? Parce que tout est lent..."

 

Le Tai Chi :

https://taichi-inpact.fr/index.php/les-activites/taiji-leventail/

 

 

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12 septembre 2025 5 12 /09 /septembre /2025 11:51
Paysages de la musique au féminin...

 

Un voyage à travers les paysages des compositrices : c'est ce que nous a proposé Marc Simon au cours d'une conférence musicale... Honneur aux femmes, enfin !

 

Et le voyage commence avec Florentine Mulsant, pianiste : à 61 ans, Florentine Mulsant a obtenu le prix de la Compositrice de l'année pour son œuvre "Le Chant du soleil", lors de la 31e cérémonie des Victoires de la musique classique qui s'est tenue  jeudi 29 février 2024 au Corum de Montpellier.

On écoute une de ses compositions pleine d'harmonie, de charme...

Puis, direction : le Mali, avec la compositrice Rokia Traoré : elle compose ses propres chansons, son premier disque est sorti en 1998. Installée en France, à Amiens, dans les années 1990, elle est revenue vivre à Bamako en 2009. Marc Simon nous fait écouter une de ses chansons : une voix et une mélodie limpides ! 

Retour en France avec la batteuse et compositrice Anne Paceo : figure de proue de la nouvelle scène jazz, elle a su créer un style singulier, identifiable dès les premières mesures. Une musique très originale inspirée par l'Afrique avec ce morceau : Reste un oiseau. Une magnifique ode à la liberté !

Melody Gardot, elle, est née en 1985 dans l’État du New Jersey aux États-Unis, elle est une auteure-compositrice interprète et musicienne américaine. On écoute alors Love Song, une chanson d'amour sur une musique douce et rythmée à la fois, une voix veloutée, un style sophistiqué inspiré par le Brésil...

On passe ensuite à une Anti Love Song, une chanson de révolte contre l'amour, avec Betty Davis, la seconde épouse de Miles Davis. Une chanson idéale pour fêter un divorce ! Betty Davis était une femme de caractère : pour la première fois, une femme noire était la directrice musicale de ses enregistrements.


"Non je ne veux pas t'aimer
Car je sais comment tu es
C'est pourquoi j'ai cherché à t'éviter
C'est pourquoi je ne t'ai pas appelé

Parce que je sais que tu peux prendre mon corps
Je sais que tu peux me faire bredouiller
Je sais que tu peux me faire trembler
Je sais que tu peux me faire grimper aux murs
C'est pourquoi je ne veux pas t'aimer"

 

A la même époque, Suzanne Ciani, une Américaine d'origine italienne s'est intéressée aux synthétiseurs, elle a composé de nombreuses musiques de films : c'est la naissance de la musique électronique. Elle compose aussi des pièces musicales pour des publicités télévisées de compagnies comme Coca-Cola.

 

Au Venezuela, Teresa Carreno est une pianiste compositrice : on écoute une de ses oeuvres au piano : Un Rêve en Mer... Elle a écrit cette musique à l'âge de 15 ans seulement !

 

En France, Colette Magny est un personnage singulier de la chanson.  Souvent délaissée par les médias, elle trouve la notoriété, dans les années 1960, grâce à un passage dans Le Petit Conservatoire de Mireille, avec un répertoire inspiré par le blues et le jazz, et surtout grâce à sa chanson à succès Melocoton en 1963. Une chanson pleine de fraîcheur que Marc Simon interprète alors en s'accompagnant de sa guitare.

"Melocoton et boule d'or
Deux gosses dans un jardin
Melocoton, où elle est maman?
J'en sais rien, viens, donne-moi la main
Pour aller où?
J'en sais rien, viens
Papa il a une grosse voix
Tu crois qu'on saura parler comme ça?"

La chanson se présente sous la forme d'une étrange comptine énoncée par deux enfants dans laquelle Colette Magny évoque sa mère et ses neveux Périne, Christophe, Benoît et Grégoire, ces deux derniers apparaissant dès la première strophe sous les noms de Melocoton et Boule d'or :

« Melocoton et Boule d'or,
Deux gosses dans un jardin »

Boule d'or ne cesse de poser des questions sur les membres de sa famille plus âgés sous des formes très directes, auxquelles Melocoton (son frère) répond à chaque fois par une courte phrase servant de refrain :

« J'en sais rien, viens, donne-moi la main »

Une façon de rassurer l'autre enfant en lui tendant la main... un joli message d'amour simple, plein de tendresse !

 

Autre chanson interprétée par Marc Simon : Born to die, une chanson mélancolique de Lana Del Rey. À travers ses chansons, elle explore les thèmes de la tristesse, de la romance tragique, du glamour et de la mélancolie...

 

Merci à Marc Simon pour toutes ces belles découvertes et ce merveilleux voyage musical...


 

A propos de la chanson : Melocoton

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/c-est-une-chanson/13h46-c-est-une-chanson-du-lundi-13-septembre-2021-5871456

 

 

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