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5 septembre 2025 5 05 /09 /septembre /2025 12:00
ELLE, un magnifique concert théâtral...

Guilhem Fabre est pianiste : en 2019, il crée uNopia, un camion-scène doté d'un grand piano de concert dans lequel il organise des spectacles autour de la musique classique pour tous les publics.

François Michonneau, lui, est comédien et auteur : c'est lui qui a écrit le spectacle ELLE dans le cadre du projet uNopia, initié par Guilhem Fabre.

 

Ce spectacle empli de poésie et d'humour, intitulé ELLE, a été présenté dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

ELLE, c'est la musique classique...

Trente minutes avant de monter sur scène, un pianiste voit sa vie défiler et s'interroge : "Que peut la musique ?"

Ce spectacle évoque à la fois  la passion et les affres d'un musicien avant d'entrer en scène...

 

Et c'est François Michonneau qui ouvre le spectacle et qui commente les pensées et les gestes du musicien :

"Ne penser à rien... C'est le secret... Il s'assoit sur la chaise en bois, il se sert un café...

Le secret est de ne penser à rien... Il se délie les doigts, il frotte ses doigts, il boit une gorgée de café... Surtout ne pas penser !

Il se regarde au miroir, il voit ses cernes, il vérifie sa braguette... il se rassoit, il est prêt... Il saisit un petit carnet bleu... Surtout ne pas penser !

Il sent un léger picotement sur ses jambes... Ses mains se sont mises à jouer et tout d'un coup, plus rien n'existe sauf ELLE ! La mesure 56 de la première ballade de Frédéric Chopin !

Il est resté à travailler tard... Mardi, il débouche une bouteille de vin, il s'est approché de l'instrument et il a joué !"

Vient alors un long moment musical où on se laisse charmer, envoûter par cette ballade mélancolique, rêveuse de Chopin : une musique qui s'amplifie, tourbillonne, une merveille !

Et François Michonneau reprend ses commentaires :

"ELLE est venue ! Le vin l'y a aidé... il espère que ce soir elle reviendra. Il attrape le petit carnet bleu et commence à lire un poème sur la mer de Marcel Proust.

Il pense alors à leur première rencontre : Quand ? Mais faut-il être précis en amour ? La première fois, elle l'avait saisi si fort qu'il s'était arrêté net de jouer... Depuis toujours il l'avait désirée : il était adolescent, et il ne pouvait pas tout dire, l'âge de la révolte, des boutons, des passions... il a commencé à la vivre en secret.

Il retrouvait ses partitions, il prenait une grande inspiration et enfin, il jouait pour ELLE en espérant qu'ELLE vienne...

Il en est tombé désespérément amoureux et il a voulu tout lui sacrifier... Il faut du temps, des heures, des heures à rater, à reprendre, à répéter, répéter, répéter toujours... des heures à se dire : "je n'y arriverai jamais."

Puis, en une seconde, abandonner, puis recommencer, répéter, répéter encore... des années pour la technique, des années de travail, des années pour un jour, une heure, un moment...

Une vie pour ELLE !"

 

"Encore cinq minutes, avant de... l'horrible TIC TAC de l'horloge... Tout s'accélère, son souffle, son coeur... et soudain, une irrésistible envie de partir qui, chaque fois, revient...

Il pourrait s'enfuir, dévaler les marches quatre à quatre, il pourrait sortir en courant, il pourrait prendre sa voiture... sauf que... il n'a pas de voiture...

Il pourrait grimper dans une fusée, mais les voyages interstellaires, ce n'est pas pour les artistes intermittents du spectacle, c'est trop cher !

Rêver d'un aller simple pour les étoiles : la fusée monte dans le ciel, il se décharge, il lâche du lest... Ah disparaître !"

(Le comédien mime alors l'artiste dans l'espace, juché sur une chaise, la tête enivrée par la vision des étoiles.)

 

"L'oublier ? ELLE ? Impossible ! La fusée a décollé sans lui, en fait...

Soudain, on frappe à la porte : "Monsieur Fabre, il faut y aller !"

Il tremble... Il est venu pour une déclaration d'amour... et plus on a peur avant, plus c'est bon !"

Et cette déclaration d'amour, il la livre à tous ceux qui méconnaissent la musique classique :

"Il faut dire qu'elle n'est inaccessible que de réputation, elle est à tout le monde ! Elle est universelle ! Elle ne résout pas les conflits armés, elle n'empêche pas les guerres, elle n'est pas politique, elle n'est pas partisane, mais elle console les chagrins, elle traverse les frontières !"

 

 

Magnifique éloge de la musique !

La suite du spectacle réserve encore bien des surprises : rires, poésie, émotions...

 

 Les œuvres de Chopin, Mozart, Haendel, Sibelius, Bach, Ravel, Prokofiev, Rachmaninov, jouées au piano par Guilhem Fabre, ponctuent cette évocation de la musique...

 


 


Le poème de Marcel Proust sur la mer (extrait de Les Plaisirs et les Jours)

"La mer fascinera toujours ceux chez qui le dégoût de la vie et l'attrait du mystère ont devancé les premiers chagrins, comme un pressentiment de l'insuffisance de la réalité à les satisfaire. Ceux-là qui ont besoin de repos avant d'avoir éprouvé encore aucune fatigue, la mer les consolera, les exaltera vaguement. Elle ne porte pas comme la terre les traces des travaux des hommes et de la vie humaine. Rien n'y demeure, rien n'y passe qu'en fuyant, et des barques qui la traversent, combien le sillage est vite évanoui ! De là cette grande pureté de la mer que n'ont pas les choses terrestres. Et cette eau vierge est bien plus délicate que la terre endurcie qu'il faut une pioche pour entamer. Le pas d'un enfant sur l'eau y creuse un sillon profond avec un bruit clair, et les nuances unies de l'eau en sont un moment brisées; puis tout vestige s'efface, et la mer est redevenue calme comme aux premiers jours du monde. Celui qui est las des chemins de la terre ou qui devine, avant de les avoir tentés, combien ils sont âpres et vulgaires, sera séduit par les pâles routes de la mer, plus dangereuses et plus douces, incertaines et désertes. Tout y est plus mystérieux, jusqu'à ces grandes ombres qui flottent parfois paisiblement sur les champs nus de la mer, sans maisons et sans ombrages, et qu'y étendent les nuages, ces hameaux célestes, ces vagues ramures.

La mer a le charme des choses qui ne se taisent pas la nuit, qui sont pour notre vie inquiète une permission de dormir, une promesse que tout ne va pas s'anéantir, comme la veilleuse des petits enfants qui se sentent moins seuls quand elle brille. Elle n'est pas séparée du ciel comme la terre, est toujours en harmonie avec ses couleurs, s'émeut de ses nuances les plus délicates. Elle rayonne sous le soleil et chaque soir semble mourir avec lui. Et quand il a disparu, elle continue à le regretter, à conserver un peu de son lumineux souvenir, en face de la terre uniformément sombre. C'est le moment de ses reflets mélancoliques et si doux qu'on sent son coeur se fondre en les regardant. Quand la nuit est presque venue et que le ciel est sombre sur la terre noircie, elle luit encore faiblement, on ne sait par quel mystère, par quelle brillante relique du jour enfouie sous les flots. Elle rafraîchit notre imagination parce qu'elle ne fait pas penser à la vie des hommes, mais elle réjouit notre âme, parce qu'elle est, comme elle, aspiration infinie et impuissante, élan sans cesse brisé de chutes, plainte éternelle et douce. Elle nous enchante ainsi comme la musique, qui ne porte pas comme le langage la trace des choses, qui ne nous dit rien des hommes, mais qui imite les mouvements de notre âme. Notre coeur en s'élançant avec leurs vagues, en retombant avec elles, oublie ainsi ses propres défaillances, et se console dans une harmonie intime entre sa tristesse et celle de la mer, qui confond sa destinée et celle des choses."
 

 

 

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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 11:55
Un joli moment musical avec ce duo violon guitare...

 

Un joli moment musical grâce à ce duo violon guitare présenté dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

Deux très jeunes musiciens pour ce spectacle : Damian Kaplan, à la guitare, et Garance Cartou au violon.

 

On écoute d'abord Bordel extrait de Histoire du Tango de Piazzolla : une des compositions les plus célèbres de musique de tango du compositeur Ástor Piazzolla, initialement composée pour flûte et guitare en 1985... Un morceau vif, enlevé, la guitare accompagne certains passages comme si elle était un instrument de percussion, cette guitare frappée est du plus bel effet ! On se laisse emporter par cette musique vive, enflammée.

Le deuxième extrait intitulé Café est empli d'une douce mélancolie... 

 

Puis, on est envoûté par l'adagio de la sonate N°1 de Bach, joué au violon par Garance Cartou.

 

La Mazurka Appassionata d'Agustin Barrios nous fait entendre une musique raffinée, un air délicat interprété à la guitare par Damian Kaplan. Quelle finesse ! Un morceau doux, gai, enjoué, en même temps... de la dentelle !

 

On est encore subjugué par un air enchanteur interprété par le duo : Cantabile de Paganini... une musique qui invite à une douce rêverie !

 

A la guitare, les Variations sur le Carnaval de Venise de Francisco Tarrega nous éblouissent : une musique qui s'anime, qui virevolte, comme un oiseau ! On admire la dextérité du guitariste !

 

On découvre encore cette Ballade d'Eugène Isaÿe : un air déchirant, plaintif, empli d'émotion...

 

Enfin, la Valse sentimentale de Tchaikovski nous emporte dans un monde de rêve ! 

 

Merci et bravo à ces deux musiciens pour ce moment d'évasion, de beauté, de poésie !

 

 

Née en 2004 à Nîmes, Garance Cartou commence le violon à 5 ans. Élève d’Anne-Marie Regnault au Conservatoire de Montpellier, elle intègre en 2020 le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, dans la classe de Marianne Piketty, Harvey De Souza et Manuel Solans.

 

Né en 2002 à San Francisco, Damian Kaplan commence ses études de guitare classique à l'âge de neuf ans. En 2016, il est sélectionné pour le Junior Bach Festival. En 2018, il remporte plusieurs premiers prix dans des compétitions internationales.

 

 

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3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 12:09
Jolis panaches de nuages vaporeux près de la lune...

 

Spectacle du soir : la lune nimbée de nuages brille sur l'horizon, au dessus des pins...

 

 

L'été nous offre ainsi des occasions d'observer le ciel et ses splendeurs : étoiles, chariot de lumières, perséides, lune dorée...

 

 

Dans la nuit emplie de mystères, la lune nous offre une clarté nouvelle, elle rayonne dans l'obscurité et nous fait admirer les nuées qui s'effilochent alentour...

 

 

 

Jolis panaches de nuages vaporeux, légers, aériens... embruns délicats, fumerolles, friselis de nuées...

 

 

 

Les pins déploient leurs sombres silhouettes à peine éclairées par les lueurs de la lune...

 

 

 

Magnifique tableau nocturne d'un soir d'été !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 12:20
Un moment musical enchanteur avec le Trio Focus...

Un moment enchanteur passé à écouter le Trio Focus, dans le cadre des Jeudis Classiques de Nîmes... Trois jeunes musiciens pleins de talent ont émerveillé le public venu nombreux pour assister à leur concert... 

Au piano, Mahmoud El Moussaoui, à la flûte, Jeanne Laplace et à la clarinette Marceau Brasseur...

 

On est séduit d'abord par la Tarentelle en la mineur op. 6 de Camille Saint-Saëns : c'est le piano qui ouvre ce morceau, bientôt suivi par les deux autres instruments... un air guilleret, aérien, sautillant, virevoltant qui s'adoucit, se ralentit puis s'emporte à nouveau... Quelle gaieté, quelle vivacité dans cette tarentelle avec un final étourdissant !

 

Puis, c'est la sonate pour clarinette et piano de Francis Poulenc qui nous charme de son originalité, de ses couleurs étonnantes avec ses variations de rythmes... une musique ondoyante, mystérieuse, ténébreuse... avec un final empli de vivacité, de tourbillons clownesques, de pirouettes...

 

Et comment ne pas être envoûté par ce Nocturne pour piano de Claude Debussy ? Une musique fluide, douce, qui incite à la rêverie... Debussy se serait inspiré des oeuvres de Claude Monet pour composer ce Nocturne... on voit surgir des images qui évoquent l'eau, un paysage nocturne sous la lune...

 

On se laisse ensuite emporter par la Sonatine en trio op. 85 de Florent Schmidt : un air guilleret, dansant, virevoltant... la musique s'apaise dans le troisième mouvement et nous entraîne dans une douce rêverie... le dernier mouvement vif à nouveau et plein d'entrain nous ravit...

 

La Sonate pour flûte et piano de Francis Poulenc nous fait encore entendre un air aérien, sinueux, virevoltant, divin !

 

La Sonatine pour flûte et clarinette d'André Jolivet exige un travail d'articulation très précis, c'est une musique surprenante, un peu dissonante, le troisième mouvement nous invite à entendre comme un chant d'oiseau, sautillant...

 

La Techno Parade de Guillaume Connesson vient clore ce concert : un morceau étonnant dans sa vivacité, son rythme tonitruant, vif...

 

Merci à ces jeunes musiciens pour ce joli moment de découvertes musicales...

 

 

 

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6 juin 2025 5 06 /06 /juin /2025 11:52
Nîmes à l'heure des Journées Romaines...

 

Un fort de légionnaires romains au coeur de la ville de Nîmes... cette année encore Nîmes a vécu à l'heure des Journées Romaines, le temps d'un long week-end à la fin du mois d'avril.

 

 Parmi les rendez-vous incontournables de ce retour à l'époque de Nemausus, un fort des légionnaires installé au bosquet des Jardins de la Fontaine. Avec une cinquantaine de légionnaires constamment présents, ce fort a proposé des démonstrations et a permis de comprendre comment se déroulait la vie quotidienne du temps des romains. Forge, fabrication du pain, stratégie militaire, construction... Tout était expliqué sous forme de jeux et d'ateliers. 

 

Dans l'enceinte du fort, une peintre a présenté ses oeuvres, réalisées avec des techniques antiques. Grappe de raisin, citrons, oignons, de superbes natures mortes et aussi des scènes mythologiques ainsi que des portraits emplis de réalisme...  Différents pigments étaient exposés.

Plus loin, on pouvait admirer des bijoux, boucles, bracelets, bagues, objets en or...

Des potiers "d'époque" étaient également présents...

On pouvait s'initier à l'art culinaire des Romains et découvrir le bucellatum, un pain rond en forme d'anneau cuit deux fois pour assurer une longue conservation, le passum obtenu en séchant des raisins puis en les pressant, une boisson très populaire également utilisée dans la cuisine pour ajouter de la saveur, la posca qui était un vin amer, composé de vinaigre allongé d'eau et parfois adouci au jaune d'œuf.

Des enfants, des adolescents pouvaient s'entraîner à l'art du combat...

La religion romaine était aussi mise à l'honneur : présentation des différents dieux romains...

On pouvait encore découvrir l'intérieur d'une tente de légionnaire, avec des coffres, des casques rutilants, des armes.

Une véritable plongée dans l'univers romain...  le public pouvait se balader sur scène et dialoguer avec les acteurs. 

On pouvait même s'initier à la citoyenneté romaine... on découvrait ce qu'était le "mos majorum", les coutumes des ancêtres. Ce sont les institutions archaïques, les antiques traditions, les moeurs et les valeurs des anciens. C'est le socle idéologique et moral sur lequel repose l'imperium romanum.

A l'origine le mos majorum se limitait aux moeurs et coutumes en vigueur dans la famille. Le droit reposait sur l'imperium du pater familias. Le père de famille exerçait un commandement sur tous les membres de sa domus, au sens large : femme, enfants, esclaves, affranchis.

Il possédait le droit de vie et de mort sur toute sa maisonnée... On voit bien là l'origine du patriarcat...

 

Merci à tous les participants, passionnés de la Rome antique qui ont animé ce fort romain et ont fait revivre l'époque romaine de manière ludique. Un passionnant voyage dans le temps et une découverte de la vie des soldats romains...

 

 

 

 

https://www.objectifgard.com/a-la-une/fait-du-soir-le-centre-ville-de-nemausus-envahi-par-des-legionnaires-romains-146225.php

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5 mai 2025 1 05 /05 /mai /2025 12:34
Donald Trump vu de Kiev...

 

"Echos d'Ukraine sur les 100 premiers jours du mandat de Donald Trump :

Rive gauche du Dniepr, d'immenses barres d'immeubles à la soviétique... Des journalistes ont demandé aux habitants du quartier un mot pour définir le président américain. On leur a répondu : "Menteur, girouette, dissimulateur", entre autres.

 

"On ne sait plus s'il veut vraiment faire quelque chose ou si c'est juste un populiste" dit une Ukrainienne.

"Un beau parleur, voilà ce qu'il est." rétorque un Ukrainien.

"Ce n'est pas un partenaire fiable", dit un autre.

 

Cent jours pour des parents qui vont chercher leurs enfants à la crèche ou à l'école, c'est bien assez pour juger le personnage...

"Pour moi, il est le pire exemple des politiciens : de fausses promesses et un mépris absolu du monde, de la morale et de son électorat." dit un parent.

Cent jours, c'est bien assez aussi pour comprendre que Donald Trump n'est pas plus capable qu'un autre de raisonner l'agresseur russe...

"Ce que j'en pense ? Pour moi, c'est la déception totale... j'en espérais beaucoup parce qu'on est fatigué, on a peur, il y a beaucoup de douleur, de désespoir. Malheureusement, il n'est pas à la hauteur de nos attentes.", dit une Ukrainienne.

 

"Peut-être qu'il voulait arrêter la guerre, mais en réalité, il l'a prolongée. Avec sa valse hésitation, Trump a montré qu'il était faible. C'est pour ça que Poutine s'est accroché à cette guerre et qu'il veut la continuer." déclare un politologue.

 

Les habitants ne savent plus sur qui compter pour faire appliquer un cessez-le-feu. Pendant la nuit, leur pays a été visé par une centaine de drones envoyés depuis la Russie."

 

Selon les données vérifiées par l’ONU, plus de 2 500 enfants ont été tués ou blessés depuis février 2022, et des millions de vies d’enfants ont été bouleversées.

 L’utilisation brutale d’armes explosives en zones peuplées et les attaques contre les installations et infrastructures civiles, qui touchent de manière disproportionnée les enfants, est une indignité. 

La guerre en Ukraine continue à faire de nombreuses victimes civiles... Les bombardements se poursuivent et s'amplifient.

Gesticulation ou véritables négociations de la part de Trump ? Hélas ! Donald Trump fait surtout une politique du spectacle...

 

 

 

Sources :

à 2 minutes, 40 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/donald-trump-au-pouvoir-depuis-100-jours-2418646

 

https://www.slate.fr/audio/le-monde-devant-soi/guerre-ukraine-negociations-treve-illusion-paix-cessez-le-feu-poutine-russie-zelensky-etats-unis-trump-sanctions-crimee-diplomatie

 

Donald Trump vu de Kiev...
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14 mars 2025 5 14 /03 /mars /2025 12:53
Les belles étrangères qui vont aux corridas...

 

Une chanson qui évoque la corrida, toute en nuances... une chanson interprétée par Jean Ferrat...

La mélodie joyeuse nous entraîne, dès le début, dans l'ambiance festive d'une corrida... un sifflet empli de gaieté, d'enthousiasme ouvre la chanson.

 

Le regard se porte alors sur "Les belles étrangères Qui vont aux corridas", une vision idyllique d'un spectacle qui attire un public de choix, des femmes venues sans doute de loin pour assister à la corrida, des femmes riches puisque le regard s'attarde aussi sur "leur chapeau huppé". La corrida est ainsi associée à la beauté, à la musique, elle est aussi présentée comme un loisir pour touristes riches.

On  voit même ces belles étrangères "se pâmer d'aise devant la muleta", une expression très forte, une hyperbole qui traduit un ravissement infini, une admiration sans bornes.

 

Et, pourtant, la fin du premier couplet révèle une autre réalité : soudain, ces belles étrangères "Ont le teint qui s'altère À l'heure de l'épée".

Sous les apparences festives, elles découvrent l'horreur de la corrida simplement suggérée par l'évocation de l'épée destinée à tuer le taureau... tout un art de la suggestion !

 

Et soudain, on entend une voix qui pourrait être celle d'un défenseur et d'un amateur de la corrida, qui se moque de la sensibilité des détracteurs de ce spectacle : 

"Allons, laissez-moi rire
On chasse on tue on mange
On taille dans le cuir
Des chaussures, on s'arrange"

L'emploi du pronom indéfini "on" suggère que tous les hommes s'accommodent bien de la mort des animaux, dans d'autres circonstances : la chasse, la nourriture, l'utilisation du cuir...

Et l'évocation des "abattoirs" vient compléter cet argumentaire, d'autant que les boeufs y sont "traînés"... et alors "La mort ne vaut guère mieux Qu'aux arènes le soir"...

 

Mais le regard se porte à nouveau sur les belles étrangères, alors que "montent les clameurs de la foule"... on retrouve une ambiance festive et voilà que ces étrangères "se lèvent les premières En se tenant le coeur..."

Le coeur symbole qui représente traditionnellement le centre des émotions, de l'affectivité est évoqué pour mettre en évidence le trouble produit par le spectacle qui se déroule dans les arènes.

Et dès lors, plus question pour elles de rêver  au plus célèbre des toreros, Ordóñez.

 

Et voici que s'élève, cette fois, la voix d'un opposant à la corrida, répondant à l'amateur de ce spectacle... on retrouve la même formule de dérision au début :

"Allons laissez-moi rire
Quand le toro s'avance
Ce n'est pas par plaisir
Que le torero danse"

Cet opposant fustige le principe même de la corrida : le danger, la mort érigés en spectacle de "danse".

L'explication qui est donnée de cet engouement pour la corrida, c'est qu'elle a une dimension sociale : en Espagne, on envoie des enfants risquer leur vie dans les arènes pour essayer d'échapper à la misère...

Le choix qui leur est donné se résume alors à cette alternative scandaleuse : "La faim ou le toro".

 

Dans les derniers vers, on voit "Les belles étrangères Quitter leur banc de pierre Au milieu du combat".

On perçoit là tout un art du sous entendu : elles ne peuvent supporter la violence et l'horreur de ce spectacle sanguinolent et elles quittent les arènes.

Le narrateur ne décrit pas l'horreur de ce spectacle mais en suggère ainsi d'autant mieux toute la brutalité et l'ignominie...

Et comment ne pas voir une note d'humour dans cette qualification appliquée aux belles étrangères : "Végétariennes ou pas" ?

C'est là comme un écho contre les arguments des défenseurs de la corrida qui se moquent de la sensibilité des anti corridas...

Sans être végétarien, on peut percevoir l'horreur de ce spectacle où la mort est longuement préparée et mise en scène...

 

La mélodie emplie de gaieté nous transporte dans l'ambiance d'une corrida, mais elle se ralentit et s'interrompt même lors de l'évocation de la mort dans les arènes et lors du rappel de la misère sociale qui pousse le torero à combattre des toros.

 

Magnifique chanson qui met en évidence le fait que, sous des apparences clinquantes (beauté, richesse, musique) se cachent la mort, la peur, l'horreur, la misère de la corrida...

 

Pour mémoire : 

Les paroles de cette chanson sortie en 1965 ont été écrites par Michelle Senlis, la musique composée par Jean Ferrat.

 

Les paroles : 

https://genius.com/Jean-ferrat-les-belles-etrangeres-lyrics

 

Vidéo :

https://youtu.be/Gf-UmwOAHpE?si=isopkn1OqjXO52-_

 

D'autres chansons sur la corrida : 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/ces-chansons-qui-font-l-actu/ces-chansons-qui-font-l-actu-le-taureau-ou-le-torero-de-quel-cote-est-la-chanson_4366563.html

 

 Et d'autres belles chansons de Ferrat :

 

https://rosemar.over-blog.com/search/ferrat/

 

 

https://rosemar.over-blog.com/2016/09/pourtant-que-la-montagne-est-belle.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2016/03/vos-siecles-d-infini-servage-pesent-encore-lourd-sur-la-terre.html

https://rosemar.over-blog.com/2018/01/je-n-en-finirai-pas-d-ecrire-ta-chanson-ma-france.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2020/03/deux-branches-de-tilleul-entrent-par-la-fenetre.html

 

https://rosemar.over-blog.com/article-les-saisons-122821567.html

 

https://rosemar.over-blog.com/article-j-ai-froid-114968871.html

 

https://rosemar.over-blog.com/2024/11/l-amour-est-cerise.html

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28 février 2025 5 28 /02 /février /2025 13:04
Tangos y otras cosas... la suite


Un merveilleux voyage de l'Espagne à l'Amérique du Sud, du romantisme au tango autour des grands maîtres de la guitare classique (de Fernando Sor à Heïtor Villa-Lobos) et des grands compositeurs argentins (de Carlos Gardel à Astor Piazzolla)... c'est ce que nous a offert le guitariste Ludovic Michel, lors du Festival de la Biographie..

Et tout d'abord, au cours de cette deuxième partie du récital, Ludovic Michel évoque la carrière de Carlos Gardel :

" Carlos Gardel qui était une star mondiale incontournable dans les années 30, forma un duo  avec le poète Alfredo Le Pera. On ne reviendra pas sur ses origines, française, uruguayenne, cela fait partie de la légende du tango...

Quoi qu'il en soit, l'oeuvre et la voix de Carlos Gardel ont été classées Mémoire du monde de l'UNESCO depuis 2003 et on présente l'artiste comme un chanteur argentin, né en France.

Carlos Gardel comme le tango appartiennent désormais au monde entier. C'est peut-être son dernier chef d'oeuvre que je vais vous interpréter, un" tango cancion" comme on l'a surnommé, parce qu'il chantait vraiment, c'est l'un des premiers à avoir chanté le tango. Il l'a composé peu de temps avant son tragique accident d'avion, le 24 juin 1935 à Medellin, en Colombie, en compagnie d'Alfredo Le Pera et de tous ses musiciens : El dia que me quieras, Le jour où tu m'aimeras..."

On est sous le charme de cette douce mélodie aux sonorités envoûtantes, interprétée à la guitare.

 

Ludovic Michel nous présente l'extrait suivant :

"Une balade sur les sentiers du tango nous ramène parfois au point de départ, et notamment en Europe, avec la valse et cette charmante valse d'Hector Stamponi et d'Enrique Francini : Morceau de ciel. Enrique Francini, grand violoniste virtuose qui lui aussi a fait partie du Quinteto Real et Hector Stamponi, pianiste, compositeur, qui fut baptisé par Astor Piazzolla lui-même comme étant le Strauss de Buenos Aires."

On écoute alors avec ravissement ce joli morceau de ciel qui nous emporte dans un tourbillon de notes...

 

"Avec la valse, on va y rester, le temps de ce petit morceau et revenir au romantisme avec un grand compositeur pour guitare Francisco Tarrega qui nous a laissé cette pièce absolument sublime : Recuerdos de la Alhambra, ce magnifique ensemble palatial que l'on trouve à Grenade." nous dit Ludovic Michel.

On se laisse alors  entraîner par ces souvenirs de l'Alhambra, aux sonorités envoûtantes...

 

Ludovic Michel reprend la parole : 

"On ne peut pas parler de romantisme sans parler des nectars qui exaltent les sentiments et qui colorent nos nuits de désirs, de tristesse ou encore de solitude. Enrique Cadicamo a fait un poème fabuleusement mis en musique par le compositeur argentin Juan Carlos Cobian, et qui est peut-être à ce jour l'un des plus beaux tangos : Los Mareados, Les Grisés, Les Eméchés... cette ode à l'ivresse a fait les frais de la censure sous la dictature militaire pour en nettoyer toute référence à l'alcool."

Et on est ébloui par ce tango enivrant !

 

"Maintenant, je vais vous interpréter le plus beau tango du monde pour certains et le plus laid des tangos pour d'autres comme pour Astor Piazzolla et Jorge Luis Borges qui détestaient ce tango qui pourtant est devenu l'hymne du tango, et qui est un tango uruguayen : La Comparsita..." poursuit Ludovic Michel...

On écoute alors ce tango très rythmé, un des plus connus...

 

"Qui mieux qu'Astor Piazzolla pour achever ce voyage, lui qui se rêvait compositeur de musique classique, après avoir écouté Jean Sébastien Bach dans la cour de son immeuble, et avant de renaître au tango, grâce aux conseils avisés de son professeur de composition à Paris, Nadia Boulanger ? nous dit Ludovic Michel.

Alors, tout à l'heure, je vous ai parlé de ce tragique accident de Carlos Gardel, à Medellin, le 24 juin 1935 : il revenait d'une tournée en Europe avec ses musiciens. En 1935, Astor Piazzolla a 13 ans, et Astor Piazzolla devait faire partie de cette tournée. A 13 ans, son papa lui a dit : "Non, non, mon fils, tu restes ici, tu ne pars pas en Europe."

Voilà à quoi tient peut-être l'histoire musicale du tango. Astor Piazzolla a composé l'un de ses plus beaux tangos pour le film Henri IV de Marco Bellocchio : Oblivion..."

 

 Oblivion de Piazzolla nous enveloppe alors dans ses notes envoûtantes emplies d'émotion et de sensibilité... Cette oeuvre traite musicalement le douloureux sentiment de l’oubli –  "oblivion" étant le terme poétique en anglais désignant cette pénible réalité. 

 

Merci à Ludovic Michel pour ce merveilleux moment de culture et de passion musicales ! 

 

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/guitare-de-legende/guitares-de-legende-recuerdos-de-la-alhambra-de-francisco-tarrega-1852-1909-5815928

 

 

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21 février 2025 5 21 /02 /février /2025 13:32
Tangos y otras cosas...

 

Un merveilleux voyage de l'Espagne à l'Amérique du Sud, du romantisme au tango autour des grands maîtres de la guitare classique (de Fernando Sor à Heïtor Villa-Lobos) et des grands compositeurs argentins (de Carlos Gardel à Astor Piazzolla)... c'est ce que nous a offert le guitariste Ludovic Michel, lors du Festival de la Biographie...

 

Le récital s'ouvre sur le magnifique Libertango du compositeur argentin Astor Piazzolla, une oeuvre dont le titre  mêle les mots "libertad et "tango".

 

Et Ludovic Michel nous raconte alors son parcours :

"Je suis né au tango un soir de décembre. Alors, on raconte que naître un soir de décembre peut parfois être annonciateur de bonnes nouvelles et j'étais loin de m'imaginer que cet univers musical serait pour moi synonyme de résurrection. Rien ne me prédestinait, pourtant, à succomber aux sanglots langoureux des maîtres de cette discipline, et même à observer, des heures durant, ces corps enlacés, à la démarche cadencée et à l'élégance certaine.

Alors, c'est la Lorraine dans mes bagages, la guitare chevillée au coeur que j'ai atterri à l'âge de 18 ans au conservatoire national supérieur de musique de Paris, bien décidé à conquérir Mozart et les grands classiques."

 

On écoute alors les variations sur un thème de la Flûte enchantée de Mozart du compositeur espagnol et guitariste virtuose, Fernando Sor, un air empli de charme, de gaieté : un pur bonheur !

Ludovic Michel évoque ensuite ce musicien Fernando Sor : "un personnage atypique, tout d'abord au service de la duchesse d'Alba, il a soutenu ensuite les troupes napoléoniennes, ce qui l'a contraint à l'exil, une fois la défaite actée. Traversant l'Europe de Londres à Moscou, il posa définitivement ses bagages à Paris...

Une des portes par lesquelles on entre dans cet univers, c'est bien la porte de l'exil... l'autre porte qui nous mène au coeur du tango est aussi bien sûr celle des sentiments, de l'amour, de la passion, mais également celle de la jalousie, de la trahison, de la colère. Quel autre mouvement culturel aussi bien littéraire, pictural, que musical a su définir lui aussi bien l'expression de tous ces sentiments sinon le romantisme ?

Chez les romantiques, comme dans le tango, tout est psychodrame absolu, ampleur dramatique, nostalgie infinie.

Encore jeune étudiant au conservatoire, un livre sur ma table de chevet, le Werther de Goethe, un disque sur ma platine, celui du Sexteto Major, grand orchestre de tango des années 80, et créateur du célèbre spectacle "Tango Pasion", qui a fait le tour du monde et qui a apporté le tango en Europe, dans les années 80...

Werther qui lui également dut se résigner à l'exil, après sa rencontre lors d'un bal avec son impossible amour, Charlotte promise à un autre. Seule la mort l'en délivra. On peut dire qu'au 18ème siècle, Werther était déjà un peu un tango."

 

On est ensuite ébloui par ASTURIAS d'Isaac Albeniz, qui "est à la fois passionné, mélancolique et romantique", comme le présente Ludovic Michel...nous voilà saisis, littéralement subjugués par la vivacité puis la délicatesse de cet air célèbre d'Isaac Albeniz...

 

"Et maintenant TANGO, nous dit Ludovic Michel, avec Horacio Salgan, grand réformateur du célèbre  Quinteto Real. (Le Quinteto Real était un groupe de tango de premier plan fondé par Horacio Salgán en 1960. Ses premiers membres comprenaient Salgán lui-même au piano, Pedro Laurenz au bandonéon). Pourquoi commencer avec Horacio Salgan ? Parce qu'il aura traversé toute l'histoire du tango du 20ème siècle : né en 1916, et mort en 2016, il aura côtoyé et travaillé avec tous les plus grands artistes du 20ème siècle, chanteurs, danseurs, musiciens.  

Même le grand pianiste classique Arthur Rubinstein ne manquait jamais l'occasion de lui rendre visite lors de ses concerts à Buenos Aires pour que Salgan lui joue ses tangos préférés et notamment "A fuego lento, A petit feu", qui s'inspire du célèbre Air de la calomnie de l'opéra Le Barbier de Séville de Rossini : un thème lancinant qui se répète sans cesse, pour se finir dans une grande variation finale assez virtuose qui est un peu la tradition dans les tangos instrumentaux."

Et Ludovic Michel nous joue ce tango au rythme captivant... puis, évoque le rôle essentiel des femmes inspiratrices de tangos :

"Les femmes sont incontournables avec le tango et je dirai même qu'elles en sont les principales inspiratrices et Malena en est l'incarnation parfaite... tango mythique de Homero Manzi et Lucio Demare, dont la légende raconte que le compositeur aurait écrit la musique en un quart d'heure, sur le coin d'une table, après avoir lu les vers du poète.

Mais la grande question que se sont posée tous les historiens du tango est : qui est Malena ? Malena Toledo ? Azucena Maizani ? Tita Merello ? Mercédès Simone ? Toutes de grandes chanteuses... Malena n'est peut-être pas une seule femme mais toutes les femmes qu'Homero Manzi a aimées dans sa vie...

Malena est peut-être la synthèse poétique de toutes ces femmes réelles ou fantasmées..."

On est subjugué par cette douce mélodie, emplie de tendresse et d'amour : Malena...

 

"Il n'y a pas que désolation et tristesse dans le tango, nous dit encore Ludovic Michel, on peut également se réchauffer aux couleurs de la joie, de la gaieté, comme dans cette milonga de Pedro Laurenz, la Milonga de Mis Amores, la Milonga de Mes Amours... on reste toujours dans le même thème, évidemment.

La milonga est une danse beaucoup plus gaie, beaucoup plus rapide que le tango, elle est née au milieu du 19ème siècle dans les faubourgs de Buenos Aires et de Montevideo d'un mélange de candombe afro-argentin et de habanera cubaine...

Etant antérieure au tango, c'est elle également qui a donné son nom au lieu où on pratique ces danses : on ne va pas danser au bal mais à la milonga, et l'on y danse trois styles de rythmes différents, le tango, la milonga et la valse..."

 

On se laisse alors emporter par le tempo rapide et envoûtant de la Milonga de Mis Amores...

 

Merci à Ludovic Michel pour ce somptueux récital mêlant récit et musique : un moment  enchanteur !

 

A suivre...

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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 12:41
Donald Trump sous le regard de Platon...

Dans son ouvrage Et si Platon revenait, Roger-Pol Droit imagine que Platon revient et qu'il observe nos sociétés, nos façons de vivre : Platon observe nos smartphones, découvre les attentats terroristes, scrute nos dirigeants politiques.

Et un chapitre est consacré à Donald Trump...

Platon le compare à Thrasymaque, le sophiste... un homme violent qui "transpire, rougit, manie l'injure... il explique comme Trump que la justice, la vraie, consiste dans la domination du plus fort, dans les intérêts de ceux qui imposent aux autres leur puissance."

"Quand ce président exalte les intérêts des Etats-Unis, des riches, des multinationales, des Blancs, des Américains de souche, quand il déclare qu'il est juste de les défendre, eux et eux seuls, il fait du Thrasymaque sans le savoir...

 

Pour Trump et pour ce personnage de Platon, le juste, l'homme à principes, qui vit selon les lois et la morale, est toujours un loser. Son respect des règles assure sa défaite, en toutes circonstances. Son honnêteté scrupuleuse le met en position d'infériorité partout." précise Roger-Pol Droit.

 

Et il rajoute : "Comme Thrasymaque, Trump refuse les vraies discussions, les démonstrations, les débats argumentés. Il ne dialogue pas, il assène. Et quand il ne peut monologuer, marteler ses convictions, il cesse de répondre...

 

Donald Trump paraît plus fruste et plus vulgaire que son alter ego athénien. La vérité n'est jamais son souci. Ou plutôt, il estime pouvoir l'enjoliver, l'agrémenter à sa guise... Il truque la vérité : c'est là une technique de vente. La réalité étant toujours moins bonne que les acheteurs ne le souhaitent, il est indispensable de la présenter améliorée. Ou au contraire plus noire, plus dégradée, quand il s'agit de fourguer un remède...

Rendre le réel plus attirant, plus menaçant, selon les cas, c'est ce que Trump nomme "hyperbole véridique"...

Pour Trump, il s'agit de provoquer, de faire montre de courage, de feindre l'assurance et la détermination, en espérant que cette illusion théâtrale ait quelques effets dans la réalité...

Donc, aucune éthique de la parole, avec Trump..."

 

On le voit bien : Trump est avant tout un homme de spectacle, il fait le show : tous les projecteurs sont tournés vers lui et il adore !

Mais quand la politique devient un spectacle, un show permanent, il y a tout de même de quoi s'inquiéter. Depuis son investiture, il fonctionne à un rythme d’enfer, multipliant les décrets et les déclarations tonitruantes. Trump est souvent dans la boursouflure...

En début de semaine, Donald Trump avait déclaré que si le Hamas ne libérait pas les 76 otages qu’il détenait samedi à midi, Israël était libre de reprendre les combats et de déchaîner  "l’enfer" sur le groupe terroriste palestinien. Boursouflure...

Dans un discours brutal à Munich, le vice-président américain J D Vance a accusé les Européens de bafouer la liberté d’expression. Boursouflure encore !

Trump est surtout au service du monde de l'argent, des financiers, et de la technologie...

 

Source :

https://www.babelio.com/livres/Droit-Et-si-Platon-revenait/1035060

 

 

 

Donald Trump sous le regard de Platon...
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