Ces jours-ci, encore, la dette a fait la Une de l'actualité : elle bat, même, dans notre pays, des records vertigineux : 2000 milliards d'euros de dettes, nous dit-on, soit une ardoise de 30 000 euros pour chaque français...
La France vit à crédit : elle doit emprunter pour faire fonctionner la machine de l'état, la sécurité sociale, l'assurance chômage, etc.
On se souvient des propos de François Fillon qui affirmait être à la tête d'un état en faillite.
On demande, ainsi, sans arrêt, aux français, d'accepter des mesures d'austérité, afin de résorber cette dette : augmentation de la taxe sur le diésel, diminution des prestations familiales, par exemple.
Pourtant, alors que la dette bat des records, on apprend que plus d'une centaine d'aéroports ont été construits en France et qu'ils ne servent à rien, qu'ils coûtent, même, de l'argent à la collectivité publique.
150 aéroports régionaux n’ont pas réussi à développer des liaisons internationales. Pour les vols intérieurs, le trafic, aussi, est minime... Angers, Rennes, Tours, Nantes, Dôle, etc. autant d'aéroports vides de passagers et de sens !
Dans de nombreux collèges et lycées, chaque année, on distribue, gratuitement, des ordinateurs aux élèves : pourtant, la plupart des adolescents sont déjà équipés de cet outil... On devrait, sans doute, offrir ces ordinateurs uniquement aux élèves dont les familles sont en difficulté financière.
On le voit : partout, règnent des gaspillages : des sommes sont, ainsi, allouées aux sénateurs : c'est ce que l'on appelle la réserve parlementaire, qui leur permet de financer des projets locaux de leur choix. Cette cagnotte s'élevait à plus de 53 millions d'euros en 2013, que les 348 élus de la Haute Assemblée peuvent distribuer comme ils le veulent.
Mais apparemment, certaines sommes seraient détournées : certains projets n'arrivent pas à leur terme, l'argent public est, donc, dévoyé...
On ose, ensuite, nous dire que la France est en faillite et que nous devons en payer le prix, on ose nous dire que le dette de chacun d'entre nous s'élève à 30 000 euros !
Sommes-nous donc responsables de la gestion des deniers publics ?? On ose nous dire que nous sommes responsables de la dette !
De nombreux ménages français ont des difficultés à gérer leur budget : ils se plient à des économies, à des restrictions budgétaires, ils font en sorte de ne pas contracter trop de dettes.
Si la France est en faillite, comment se fait-il que l'état se laisse aller à tant de dépenses inutiles et de gaspillages ?
L'état, les élus locaux, les sénateurs se livrent à des dépenses inconsidérées et demandent à des français en difficulté de faire des sacrifices, de se priver, de se plier à des restrictions budgétaires.
Cherchez l'erreur ! Ce sont les gaspillages qu'il faut traquer par des contrôles plus stricts ! C'est l'argent des paradis fiscaux qu'il faut rechercher et taxer !
Si la dette existe, si elle est réelle, c'est à l'état de montrer l'exemple par une gestion plus juste et plus rigoureuse de l'argent public : mais, encore une fois, les trafics d'influence vont bon train, dans notre pays : des responsables politiques se remplissent les poches au passage.
Sans cesse, l'Europe et ses instances agitent l'épouvantail de la dette pour imposer des mesures d'austérité, dans tous les pays : alors que l'argent public est gaspillé à tort et à travers, on exige des salariés toujours plus de sacrifices.
Qui peut encore croire à cet épouvantail de la dette ? Il n'a qu'un seul but : écraser les peuples, pour favoriser des financiers et des hommes politiques véreux !
Autrefois, on utilisait l'épouvantail de la religion pour maintenir les peuples sous le joug, dorénavant, c'est le spectre de la dette que l'on brandit sous nos yeux, pour nous faire accepter toutes sortes de régressions...
Un reportage sur l'usage qui est fait de la réserve parlementaire :
http://www.francetvinfo.fr/politiqu...
Un autre reportage sur les aéroports régionaux :
http://www.francetvinfo.fr/economie...