ROSEMAR

On avait promis aux Grecs un redressement de leur économie, grâce à l'austérité : les sacrifices demandés au peuple grec devaient leur permettre de sortir de la crise...
Baisse drastique des salaires, 1 million et demi de chômeurs, plus de 500 000 employés qui ne sont pas payés depuis plusieurs mois, exil de nombreux jeunes : voilà le prix payé par la Grèce, pour retrouver la "croissance" !
Quel peuple peut accepter une telle dégradation, un tel marasme économique ?
Vingt cinq mille personnes, selon la police, ont manifesté ce samedi 1er novembre à Athènes contre l'austérité à l'appel du Pame, le Front des travailleurs proche du parti communiste.
Le retour à une situation stabilisée est, sans cesse, reculé : les Grecs n'entrevoient aucune éclaircie, malgré toutes les mesures d'austérité qui les touchent.
"Nous ne sommes pas que des chiffres, nous méritons des conditions de vie humaine", ont scandé les manifestants place Syntagma, face au Parlement.
Apparemment, la politique d'austérité menée depuis des années ne produit que fort peu d'effets bénéfiques : les Grecs asphyxiés, sacrifiés, à bout de souffle sont condamnés à survivre, dans un climat de précarité extrême...
Encore une fois, la politique menée par l'union européenne, imposée par la Troïka conduit au pire : le désespoir des peuples qui ne voient pas d'issues, alors que les banques et les organismes bancaires continuent à prospérer.
Il est temps de revenir à plus de justice : honte à l'Europe qui a imposé à la Grèce et aux autres pays en difficulté des conditions de remboursement de la dette qui sont indignes !
Faire payer des taux d'intérêt exorbitants à des pays en détresse, n'est-ce pas, là, une injustice absolue ? Même si des abus ont été commis par des privilégiés, le peuple n'est nullement responsable.
Honte à l'Europe qui n'a pas su faire preuve de cet humanisme qui doit prévaloir, dans un état digne de ce nom !
Faire payer les Grecs les plus pauvres, les plus fragiles, les plus démunis, peut-on, en conscience, l'accepter ?
Il faut absolument revenir sur cette politique d'austérité qui anéantit les peuples et qui n'apporte aucune solution réelle.
Les politiques de réduction des déficits publics menacent l'emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique impossible... La solution imposée par l'Union européenne, en Grèce, n'apparaît-elle pas aller à l'inverse du but recherché ? La Grèce s'enfonce dans la récession et la régression sociale.
Il faut redonner du souffle à ce pays : aucun peuple ne peut résister à une telle pression qui dure depuis des années...
La désespérance conduit au pire : le peuple grec mérite de retrouver un avenir.
Il serait bon de rappeler, aussi, que les allemands sont, eux-mêmes, redevables d'une lourde dette à l'égard de la Grèce : lors de la deuxième guerre mondiale, ce pays a été pillé et saccagé par les armées allemandes, et cette dette n'a jamais été soldée : les Grecs auraient dû, légitimement, être indemnisés.
On leur fait, maintenant, payer un trop lourd tribut, au regard des difficultés qu'a connues ce pays, lors de la deuxième guerre mondiale...
Après toutes les affaires de corruption qui ont secoué l'Espagne, alors que le gouvernement de Mariano Rajoy s'est retrouvé, maintes fois, impliqué dans des scandales, voilà que le chef de l'état prétend demander pardon aux Espagnols !
Demander pardon ? C'est, en quelque sorte, demander quitus de tous ces scandales : au lendemain de la révélation d'une nouvelle affaire de corruption ayant entraîné l'interpellation de 51 personnes, dont plusieurs élus de son parti, Mariano Rajoy a déclaré : "Cette dernière affaire répond à de la convoitise, le dossier, concernant des marchés truqués d'une valeur estimée à près de 250 millions d'euros, ne peut relever du financement illégal de partis. Mais, au nom du Parti populaire, je veux demander pardon aux Espagnols, eux qui ont accompli tant d'efforts et de sacrifices pour sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis 2008."
Comment le peuple espagnol peut-il accueillir de tels propos ? Comment peut-il accepter d'accorder un quelconque pardon à Mariano Rajoy, lui qui a bafoué, maintes fois, la confiance de son peuple ?
C'est, d'abord, l'ancien trésorier du parti, Luis Barcenas qui avait été mis en accusation pour évasions fiscales et fraudes comptables. Celui-ci avait, ensuite, remis à la justice des documents attestant l'existence, depuis une quinzaine d'années, d'une comptabilité secrète au sein du Parti Populaire. Luis Barcenas avait, aussi, révélé que d'importantes sommes d'argent, environ 7,5 millions d'euros versés par des grands patrons du BTP, avaient servi à financer de nombreuses activités du parti, et avaient même permis de fournir des "enveloppes" aux responsables du parti... Mariano Rajoy aurait touché, au total, 373 000 euros, issus de ces caisses invisibles.
Les affaires se sont, ensuite, succédé... une des dernières en date : quelque 80 personnalités issues de l'establishment politique avaient ainsi été mises en cause, dans une affaire de cartes bancaires "occultes", dont elles se servaient comme complément de rétribution, sans rien déclarer au fisc, pour des dépenses très personnelles, comme des safaris ou des produits de luxe.
Les espagnols grugés, trompés, maintes fois, par ce gouvernement d'extrême droite ne peuvent qu'éprouver un sentiment de dégoût et de révolte, devant la morgue et les dénis répétés de Mariano Rajoy : déni de la vérité, déni de la justice, déni du droit le plus élémentaire des Espagnols à la transparence...
Quel est ce responsable politique qui se moque de son propre peuple ? Quel est ce chef de gouvernement qui se rit des gens les plus humbles ?
Comment ce gouvernement impliqué, tant de fois, dans des scandales, alors qu'une grave crise sévit en Espagne, pourrait-il obtenir un quelconque pardon ?
L'hypocrisie dont fait preuve Mariano Rajoy relève de l'indécence et du mépris : ce gouvernement a accumulé les mensonges, les bavures, les malversations en tous genres : aucun pardon n'est possible, quand tout un peuple a été sacrifié sur l'autel de la corruption !
Demander pardon, c'est insulter le peuple espagnol, c'est, encore une fois, lui faire affront et le mépriser !
Les espagnols, profondément touchés par la crise, dans ce pays où le taux de chômage atteint 25%, sont au bord de la désespérance : le discours de Mariano Rajoy ne peut que raviver leur rancoeur et leur désarroi.
Dans ce pays exsangue, où la corruption fait des ravages, au sein même du gouvernement en place, la décence voudrait que Mariano Rajoy démissionne de son poste, et donne, enfin, une chance à ce pays de se redresser.
Un article paru sur le journal Le point porte ce titre péremptoire : "Oui, il faut abolir les notes..." Le journaliste qui a écrit cet article, Idriss Aberkane paraît convaincu de la nocivité des notes : celles-ci provoqueraient "le dégoût de la connaissance, castreraient la créativité et le libre arbitre des élèves..."
L'article commence par des amalgames pour le moins curieux : évoquant "l'abolition des sacrifices humains, de l'esclavage, de la peine de mort, le droit de vote accordé aux femmes", le journaliste du Point considère que la suppression des notes apparaît comme une évolution et un progrès évidents !
On est, là, en pleine confusion et les exemples cités montrent bien la démesure de l'argumentation.
Si on considère la note comme stigmatisante, il faudrait, aussi, supprimer les appréciations de ce type : " le sujet n'est pas compris, l'expression est confuse ou incorrecte, le devoir est souvent incompréhensible etc."
"L'école tue", affirme, encore, le journaliste du Point et, de citer l'exemple extrême du Japon où la pression scolaire est maximale.
Comment rendre les notes responsables de ce phénomène ? Une simple appréciation pourrait suffire à destabiliser certains élèves, sans doute.
Aucune note, aucune appréciation ne sont, en fait, infamantes : c'est ce qu'il faut expliquer à de jeunes élèves : la note leur permet, d'ailleurs, de comprendre leur progrès, leur régression, elle leur permet de mieux se connaître.
Qui n'a jamais eu de mauvaises notes ? On pourra dire que certains y sont abonnés et ne dépassent jamais la moyenne, est-ce pour autant, infamant ?
Faut-il conforter les élèves dans l'illusion de la facilité ? Aucun obstacle sur la route, aucune embûche...
L'école ne doit -elle pas être l'apprentissage de la vie et de ses nombreuses difficultés ?
Je suis enseignante et je suis, moi-même, notée par ma hiérarchie : tous les ans, je reçois une note administrative, un inspecteur m'attribue, aussi, une note pédagogique, tous les 5 ans environ.
Ces notes sont, parfois décevantes, c'est vrai, mais elles font partie du parcours de chacun d'entre nous : un salarié, même s'il n'est pas noté, est jugé et jaugé par ses employeurs...
L'auteur de l'article fait, également, l'éloge de la coopération dans le travail : or, à l'école, toute coopération, lors d'un devoir, est appelée tricherie !
Mais peut-on, ainsi, comparer l'apprentissage, avec le travail fait par une équipe d'adultes ?
On sait ce qui se passe, souvent, dans les travaux de groupes accomplis en classe : ce sont les élèves travailleurs qui oeuvrent pour les autres... Est-ce efficace pour ceux qui n'ont pas fourni l'effort nécessaire ?
"Vittorino da Feltre ne notait pas, Socrate ne notait pas, Bouddha ne notait pas", affirme, également, l'auteur de l'article !
Les exemples cités remontent à l'antiquité ou à la Renaissance, mais comment Socrate aurait-il pu noter ?
Son enseignement n'avait rien à voir avec celui d'un directeur d'école philosophique ; son "école", c'était l'agora, la place publique où il se promenait au milieu des gens ordinaires, bavardant avec tous et les interrogeant, en prenant comme sujets de méditation les mille et un problèmes de la vie quotidienne.
L'enseignement de Socrate s'adressait à des adultes.
Ultime amalgame : l'auteur de l'article compare les notes attribuées aux élèves à celles données par les agences de notation : peut-on, ainsi, mettre en parallèle des notes accordées par des agences concernant l'économie d'un pays avec les notations scolaires ?
Rappelons que les notes scolaires sont multiples, étayées par des appréciations détaillées : la note n'est pas le seul repère pour les élèves...
Il suffit de voir toutes les annotations, inscrites sur une copie, pour percevoir que la note n'est pas le seul critère : d'ailleurs, le professeur note, aussi, une progression, des efforts, une volonté de réussir : la note a cette valeur positive : l'élève qui obtient une meilleure note sent ses efforts récompensés et, forcément, est encouragé à avancer.
Abolir les notes, abolir les difficultés, les aspérités de la vie, est-ce rendre service à des jeunes qui seront confrontés, plus tard, au monde du travail ?
Tout cela est-il vraiment sérieux et fondé en raison ?
L'article du Point :
http://www.lepoint.fr/invites-du-po...