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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 16:58
cytise-Jean-Pol-GRANDMONT-creative.jpg
 
"O poètes sacrés, échevelés, sublimes, 
Allez, et répandez vos âmes sur les cimes, 
Sur les sommets de neige en butte aux aquilons, 
Sur les déserts pieux où l'esprit se recueille, 
Sur les bois que l'automne emporte feuille à feuille, 
Sur les lacs endormis dans l'ombre des vallons !
 
Partout où la nature est gracieuse et belle, 
Où l'herbe s'épaissit pour le troupeau qui bêle, 
Où le chevreau lascif mord le cytise en fleurs, 
Où chante un pâtre assis sous une antique arcade, 
Où la brise du soir fouette avec la cascade 
Le rocher tout en pleurs..."
 
C'est ainsi que Victor Hugo célèbre les poètes et la poésie, dans un texte intitulé Pan, extrait du recueil, Les feuilles d'automne... Une des fonctions du poète n'est-elle pas de magnifier la nature et ses nombreux attraits ? Bois, rochers, lacs, arbres, cytises...
 
Le cytise ! Douces sonorités et doux murmure de ce mot ! Eclats de voyelles ! Arbre de lumière !
Le cytise associé à la lumière du midi, au mistral, aux arbres du sud !
 
Arbre mystérieux, tout de même, avec sa graphie "y" qui intrigue...
 
Mot venu du grec, κύτισος, "kutisos", le cytise fait miroiter ses sifflantes sourde et sonore, sa voyelle "i" dupliquée, sous deux formes distinctes...

 Le cytise, aux douces sonorités de sifflantes, de dentale "t", à la voyelle redoublée "i" assez aiguë, évoque bien les paysages du sud, faits de douceur et de rudesse, à la fois.
 
Les sons voyelles"i" crient les violences du midi, le mistral impétueux qui emporte tout, sur son passage... Les sifflantes peuvent évoquer les splendeurs méditerranéennes, la douceur du climat, au printemps, à l'automne commençant.
 
Mot du sud, le cytise, arbre flamboyant de lumières, répand des grappes éblouissantes de fleurs, attire tous les regards, embaume les paysages.
 
Genêts, cytises, lauriers, figuiers, pins, oliviers, arbres du sud, aux sonorités familières !
 
Doux murmures du nom des arbres !
 
Senteurs de genêts douces comme le miel, senteurs de pins ambrées !
 
Le cytise, cher à Giono, illumine les collines de ses éclats dorés, de ses embruns de xanthe...
 
Le cytise, mot venu du grec ancien, nous emporte vers ces temps lointains et mythiques où des nymphes peuplaient et habitaient les arbres...
 
La plupart des noms d'arbres sont féminins, en grec et en latin : on supposait, en ces temps anciens, que des divinités féminines y étaient cachées.
 
C'est aussi le cas, pour ce mot venu du grec ancien , kutisos : ce nom, de genre féminin, nous fait songer à ces dryades et hamadryades, à ces nymphes des bois aux noms magiques : alséides, méliades, hyléores, sycés...
 
Le cytise, aux douces sonorités féminines, habitée par une nymphe des bois nous fait rêver à ce monde d'autrefois, où la pensée magique voyait, en tout arbre, un être divin et sacré à préserver...
 
Le cytise en fleurs, en robe de xanthe, nous emporte vers un univers mythique et mystérieux, celui de l'Odyssée d'Homère, celui de ces arbres divins vénérés par les anciens.
Le poème de Hugo, Pan :
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photos : Jean Pol GRANDMONT / Andrew Dunn





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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 17:51

supermarche-3.jpg

 

 

Les temples de la consommation se renouvellent, sans cesse : nouvelles boutiques, nouveaux lieux voués à la consommation de masse, magasins où le bon marché côtoie l'absence de qualité...

 

Les espaces s'agrandissent : escalators géants, toilettes spacieuses à la pointe de la modernité, robinets lumineux, dont il suffit de toucher le faisceau pour voir l'eau s'écouler, grands miroirs, lumières éblouissantes.

 

En une année, ces espaces se modifient considérablement : certaines enseignes disparaissent, d'autres voient le jour...

 

Tout devient gigantesque et monumental : l'homme finit par se perdre, dans ces espaces.

 

Les magasins de plus en plus impersonnels, bombardés de lumière avec d'immenses miroirs perdent de leur intimité.

La lumière criarde, les espaces agrandis donnent l'impression d'un univers de plus en plus artificiel.

 

Certaines boutiques de prêt à porter s'attachent à vendre des produits clinquants dont la qualité est ordinaire, voire douteuse : paillettes, brillants sont à la mode...

Tout est fait, pour attirer le regard... tout est fait, pour évoluer très vite.

 

Les gens sont, comme happés, par ces lieux : pourtant, leur gigantisme en devient effrayant, tout est démesuré, excessif, de quoi emporter le client dans un tourbillon de tentations diverses.

 

Commerces, restaurants sont destinés à faire en sorte que les clients passent de plus en plus de temps, dans ces centres.

Partout, sont installés des fauteuils confortables, afin de retenir les consommateurs : on peut passer une journée complète dans un centre commercial, faire ses courses, se restaurer, se détendre, si tant est que cela soit possible, dans le bruit et le vacarme qui envahissent ces espaces...

 

La démesure de ces lieux est inquiétante, troublante, même : on s'y sent mal à l'aise, dans un univers de plus en plus factice.

 

Le nombre de boutiques, leur variété se multiplient, et certaines vendeuses semblent attendre éternellement et désespérément des clients, alors que d'autres magasins regorgent d'une clientèle avide de produits bon marché.

 

Les centres commerciaux n'ont plus, parfois, de dimensions humaines : tout est dans l'excès, lumières, musique, espaces où l'on se perd.

 

Comment ne pas voir que ces centres risquent de rebuter la clientèle ? Tant de démesure dérange, et certains commerçants risquent de ne pas y trouver leurs comptes...

 

Cette course effrénée vers le gigantisme s'accélère : chaque année, les hypermarchés gagnent du terrain, dans la périphérie des villes, empiétant, inexorablement, sur les espaces, encore préservés, dédiés à la nature...

 

 

 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 18:09

 

grèce 3

On avait promis aux Grecs un redressement de leur économie, grâce à l'austérité : les sacrifices demandés au peuple grec devaient leur permettre de sortir de la crise...

 

Baisse drastique des salaires, 1 million et demi de chômeurs, plus de 500 000 employés qui ne sont pas payés depuis plusieurs mois, exil de nombreux jeunes : voilà le prix payé par la Grèce, pour retrouver la "croissance" !

 

Quel peuple peut accepter une telle dégradation, un tel marasme économique ?

 

Vingt cinq mille personnes, selon la police, ont manifesté ce samedi 1er novembre à Athènes contre l'austérité à l'appel du Pame, le Front des travailleurs proche du parti communiste.

 

Le retour à une situation stabilisée est, sans cesse, reculé : les Grecs n'entrevoient aucune éclaircie, malgré toutes les mesures d'austérité qui les touchent.

 

"Nous ne sommes pas que des chiffres, nous méritons des conditions de vie humaine", ont scandé les manifestants place Syntagma, face au Parlement.

 

Apparemment, la politique d'austérité menée depuis des années ne produit que fort peu d'effets bénéfiques : les Grecs asphyxiés, sacrifiés, à bout de souffle sont condamnés à survivre, dans un climat de précarité extrême...

 

Encore une fois, la politique menée par l'union européenne, imposée par la Troïka conduit au pire : le désespoir des peuples qui ne voient pas d'issues, alors que les banques et les organismes bancaires continuent à prospérer.

 

Il est temps de revenir à plus de justice : honte à l'Europe qui a imposé à la Grèce et aux autres pays en difficulté des conditions de remboursement de la dette qui sont indignes !

 

Faire payer des taux d'intérêt exorbitants à des pays en détresse, n'est-ce pas, là, une injustice absolue ? Même si des abus ont été commis par des privilégiés, le peuple n'est nullement responsable.

Honte à l'Europe qui n'a pas su faire preuve de cet humanisme qui doit prévaloir, dans un état digne de ce nom !

Faire payer les Grecs les plus pauvres, les plus fragiles, les plus démunis, peut-on, en conscience, l'accepter ?

 

Il faut absolument revenir sur cette politique d'austérité qui anéantit les peuples et qui n'apporte aucune solution réelle.

Les politiques de réduction des déficits publics menacent l'emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique impossible... La solution imposée par l'Union européenne, en Grèce, n'apparaît-elle pas aller à l'inverse du but recherché ? La Grèce s'enfonce dans la récession et la régression sociale.

 

Il faut redonner du souffle à ce pays : aucun peuple ne peut résister à une telle pression qui dure depuis des années...

La désespérance conduit au pire : le peuple grec mérite de retrouver un avenir. 

 

Il serait bon de rappeler, aussi, que les allemands sont, eux-mêmes, redevables d'une lourde dette à l'égard de la Grèce : lors de la deuxième guerre mondiale, ce pays a été pillé et saccagé par les armées allemandes, et cette dette n'a jamais été soldée : les Grecs auraient dû, légitimement, être indemnisés.

 

On leur fait, maintenant, payer un trop lourd tribut, au regard des difficultés qu'a connues ce pays, lors de la deuxième guerre mondiale...

 

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:47

 

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Le ciel bleu qui danse dans les yeux de la femme aimée, le bleu d'un tango qui chante pour les amoureux : c'est ainsi que s'ouvre cette chanson interprétée par Tino Rossi : les paroles ont été écrites par Jacques Plante, la musique composée par Leroy Anderson.

 

Dès le début, sont associés le bleu du ciel, les yeux de la jeune femme, le bleu d'un tango : fusion de sensations étonnante : couleur, air de musique se correspondent dans une danse virevoltante... sensations visuelle, auditive se rejoignent.

 

Le poète s'adresse à la jeune femme, en employant la deuxième personne du singulier : "Donne-moi ton cœur/ Donne-moi ta vie /Revivons le bonheur /Du jour où je t'ai suivie..."

 

Les impératifs restituent l'exaltation du poète qui veut revenir aux premiers jours de la rencontre amoureuse, pour retrouver un amour intact.

La sensation auditive s'impose, alors : le chant du tango se fait plus intense, et le poète hésite : est-ce le vent musicien ou son coeur qui bat ?

 

Belle interrogation remplie de poésie ! Le vent est personnifié, et on voit bien que c'est le sentiment amoureux qui prédomine.

 

L'auteur exprime le bonheur de la présence de l'être aimé, même si le rêve l'emporte comme le suggère le verbe "flotter". Le "beu pastel" initial devient, d'ailleurs, "bleu indigo du soir."

 

Et le choeur affirme que tout l'horizon du ciel tourne, restituant le vertige d'un tango... et cette impression devient un véritable "miracle", terme religieux, très fort qui souligne les pouvoirs de la musique.

 

Le choeur entrelace ses paroles à celles du poète : il faut se laisser aller à la romance, d'autant que la lune personnifiée se penche sur les amoureux et semble veiller sur eux...

 

Les reflets changeants des cheveux de la jeune femme semblent se confondre avec une étoile qui passe... et qui emporte les voeux de l'amoureux.

 

Et le texte s'achève sur une succession d'impératifs pleins de charme et de vie... 

Donne-moi tes nuits 
Donne-moi tes jours 
Faisons de l'heure qui fuit 
Un rêve qui vivra toujours...

 

Les impératifs insistants soulignent l'invitation à l'amour, l'emploi de la première personne du pluriel, à la fin du texte, réunit les deux amoureux enlacés dans le tourbillon vertigineux de ce tango.

 

http://youtu.be/KdjoFAgCWnw

 

http://youtu.be/XTAETPchKEU

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:58

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"En France, 75 000 femmes sont violées chaque année, en moyenne, une, toutes les huit minutes. Ce chiffre est loin de refléter la réalité, car il ne comptabilise ni les mineures, ni les femmes qui n'ont jamais déclaré le viol qu'elles ont subi. On estime, en effet, que seulement 10% des victimes portent plainte..."

 

On est atterré par ces chiffres : ces actes de viol se produisent dans notre pays, près de nous.

 

Un reportage diffusé sur France 2, dans la série Infrarouge, nous livre le témoignage de plusieurs femmes, victimes de viol : ces récits sont poignants, destabilisants.

Ces femmes violentées ont subi le pire, la peur de mourir, le mépris, les menaces avec arme, la négation de leur personne.

 

Comment de tels faits peuvent-ils se produire en France ?? Comment le viol peut-il devenir, dans notre pays, presque une banalité ?

 

La femme violée n'est plus considérée comme un être humain, mais comme une chose, un objet de plaisirs pour l'homme.

 

Soumise à la volonté d'un inconnu, parfois même d'un père violent, ou d'un mari, la femme menacée est contrainte de subir cette "punition", c'est ,là, le terme employé par une des victimes.

 

Menaces de mort, gestes violents, désarroi, angoisse, tel est le vécu de ces femmes, parfois des enfants, des jeunes filles.

 

Le viol conjugal est évoqué, car il existe aussi : il n'y a pas si longtemps, le devoir conjugal était invoqué pour justifier ces viols... Mais il s'agit bien de violences intolérables, avec des coups ou des menaces.

 

Face au viol, hélas, souvent, les témoins ne réagissent pas : peur, inconscience, refus de voir la réalité, indifférence...

 

Un clip contre le viol et la non assistance vient d'être diffusé : il met mal à l'aise, car on voit les témoins assister à un viol et laisser faire, regarder, gênés, la scène...

Intitulé "Je suis à l'heure", ce clip, sans montrer le viol en lui-même, nous fait entendre la bande-son de ce viol.

 

La France, pays du viol ? On a du mal à l'imaginer ! Et pourtant, c'est bien, là, une réalité dont on parle peu, trop peu...

 

"Ce sont des choses qui arrivent", tels sont les propos du père d'une victime violée par son mari !

Oui, ce sont des choses qui arrivent, et même dans un pays comme la France !

La peur, la honte empêchent, encore, nombre de victimes de témoigner, de dire leur désarroi et leur angoisse !

 

Dernier fait troublant et non des moindres : en France, une femme qui avait tué son mari en 2012 après plusieurs dizaines d'années d'un enfer conjugal, émaillé de coups et d'abus sexuels de ses propres filles, a été condamnée, mardi dernier, à 10 années de réclusion par la cour d'assises du Loiret. La justice en vient à punir une femme victime de violences répétées !

 

Mais, dans quel pays vivons-nous ?

 

 

A voir l'émission de France 2, un article du Point et le clip vidéo :

 

http://www.france2.fr/emissions/inf...

 

http://www.lepoint.fr/societe/une-f...

http://www.lexpress.fr/actualite/so...

 

 

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:49

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Après toutes les affaires de corruption qui ont secoué l'Espagne, alors que le gouvernement de Mariano Rajoy s'est retrouvé, maintes fois, impliqué dans des scandales, voilà que le chef de l'état prétend demander pardon aux Espagnols !

 

Demander pardon ? C'est, en quelque sorte, demander quitus de tous ces scandales : au lendemain de la révélation d'une nouvelle affaire de corruption ayant entraîné l'interpellation de 51 personnes, dont plusieurs élus de son parti, Mariano Rajoy a déclaré : "Cette dernière affaire répond à de la convoitise, le dossier, concernant des marchés truqués d'une valeur estimée à près de 250 millions d'euros, ne peut relever du financement illégal de partis. Mais, au nom du Parti populaire, je veux demander pardon aux Espagnols, eux qui ont accompli tant d'efforts et de sacrifices pour sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis 2008."

 

Comment le peuple espagnol peut-il accueillir de tels propos ? Comment peut-il accepter d'accorder un quelconque pardon à Mariano Rajoy, lui qui a bafoué, maintes fois, la confiance de son peuple ?

 

C'est, d'abord, l'ancien trésorier du parti, Luis Barcenas qui avait été mis en accusation pour évasions fiscales et fraudes comptables. Celui-ci avait, ensuite, remis à la justice des documents attestant l'existence, depuis une quinzaine d'années, d'une comptabilité secrète au sein du Parti Populaire. Luis Barcenas avait, aussi,  révélé que d'importantes sommes d'argent, environ 7,5 millions d'euros versés par des grands patrons du BTP, avaient servi à financer de nombreuses activités du parti, et avaient même permis de fournir des "enveloppes" aux responsables du parti... Mariano Rajoy aurait touché, au total, 373 000 euros, issus de ces caisses invisibles.

 

Les affaires se sont, ensuite, succédé... une des dernières en date : quelque 80 personnalités issues de l'establishment politique avaient ainsi été mises en cause, dans une affaire de cartes bancaires "occultes", dont elles se servaient comme complément de rétribution, sans rien déclarer au fisc, pour des dépenses très personnelles, comme des safaris ou des produits de luxe. 

 

Les espagnols grugés, trompés, maintes fois, par ce gouvernement d'extrême droite ne peuvent qu'éprouver un sentiment de dégoût et de révolte, devant la morgue et les dénis répétés de Mariano Rajoy : déni de la vérité, déni de la justice, déni du droit le plus élémentaire des Espagnols à la transparence...

 

Quel est ce responsable politique qui se moque de son propre peuple ? Quel est ce chef de gouvernement qui se rit des gens les plus humbles ?

 

Comment ce gouvernement impliqué, tant de fois, dans des scandales, alors qu'une grave crise sévit en Espagne, pourrait-il obtenir un quelconque pardon ?

 

L'hypocrisie dont fait preuve Mariano Rajoy relève de l'indécence et du mépris : ce gouvernement a accumulé les mensonges, les bavures, les malversations en tous genres : aucun pardon n'est possible, quand tout un peuple a été sacrifié sur l'autel de la corruption !

 

Demander pardon, c'est insulter le peuple espagnol, c'est, encore une fois, lui faire affront et le mépriser !

 

Les espagnols, profondément touchés par la crise, dans ce pays où le taux de chômage atteint 25%, sont au bord de la désespérance : le discours de Mariano Rajoy ne peut que raviver leur rancoeur et leur désarroi.

 

Dans ce pays exsangue, où la corruption fait des ravages, au sein même du gouvernement en place, la décence voudrait que Mariano Rajoy démissionne de son poste, et donne, enfin, une chance à ce pays de se redresser.

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:55
arabesque-Yves-Remedios-creative.jpg
"Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers."
 
Dans ce poème célèbre, extrait des Contemplations, Victor Hugo évoque des souvenirs d'enfance de sa fille Léopoldine.
On y voit la jeune Léopoldine tracer des arabesques, sur les manuscrits du poète.
 
Quel enfant n'a pas dessiné, ainsi, des arabesques sur des livres ou du papier ?
 
Le mot "arabesque" désigne, d'abord, une sorte d’ornement dont on a attribué l’invention aux Arabes : il consiste en des entrelacs de feuillages, de fruits, de fleurs, d’animaux, assemblés pour créer une harmonie : l'arabesque est un décor architectural propre à l'orient. Puis, le mot s'applique à des courbes tracées, souvent, d’une manière aléatoire, dans le but de former un enchaînement de motifs.
 
Le suffixe -esque, avec lequel est formé ce mot, est utilisé pour des adjectifs qui indiquent une caractéristique, une ressemblance, une qualité à partir d’un radical, souvent issu d’un nom propre, pour évoquer un lieu ou encore un style artistique.
 
Moresque, picaresque, ubuesque, barbaresque, burlesque, rocambolesque, romanesque, simiesque : ce suffixe assez productif, est employé dans nombre de mots aux résonances littéraires.
 
Le terme "arabesque", avec sa voyelle "a" réitérée, ses consonnes variées de gutturales, labiale, sifflante nous fait entrevoir des entrelacs subtils, des motifs différents...
 
Ce mot nous emmène vers l'orient, ses mystères, une écriture picturale qui dessine des ondoiements, des guillochis, des lettres ouvragées.
 
On admire des pleins, des déliés, des vagues, des éclats, des tourbillons, des embruns, des pointillés, formes si variées...
 
L'écriture déroule des tableaux d'ombres chinoises, des reliefs, des envolées de lettres, des signes mystérieux.
 
La magie de l'écriture ! Véritables dessins sur la page blanche ! La magie des arabesques aux arrondis de vagues !
 
Ces dessins tout en harmonie, pleins d'élégance suggèrent des mouvements, des ballets ondoyants : des mouettes peuvent dessiner des arabesques dans le ciel, l'eau qui serpente sur les collines s'enroule en arabesques lumineuses, une rampe d'escalier nous fait voir, parfois, des arabesques sinueuses...
Quelle poésie dans ce mot, avec ses échos sonores !
 
Lié à l'enfance dans le poème de Victor Hugo, ce terme évoque des images familières et simples : celle d'un enfant insouciant qui gribouille des arabesques sur des livres d'adultes, celle de la découverte de l'écriture, de l'apprentissage du dessin, celle du plaisir de faire courir un crayon, sur du papier...
 
Le poète semble d'ailleurs inspiré par ces arabesques qui lui permettent d'écrire ses plus belles pages : tout le monde se souvient de ces poèmes de Victor Hugo consacrées à sa fille dans la section, Pauca meae des Contemplations.
 
Ces arabesques, tracées par Léopoldine enfant, nous émeuvent : on est sensible à la beauté du mot, à ces souvenirs de Hugo, pleins de tendresse : l'écrivain apparaît, alors, comme un homme ordinaire, un père attentif, plein d'admiration pour sa fille : on perçoit, aussi, son désespoir, son désarroi d'avoir perdu celle qui représentait, pour lui, le bonheur absolu.
 
arabesque Demi-coupole du mihrab, Grande Mosquée de Kairou
Photo1770
Photos d'arabesques : Yves Remédios / Tab59   : créative commons
Photo d'escaliers : rosemar
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 17:08

robots

 

Insidieusement et progressivement, les machines prennent de plus en plus de places dans le monde moderne, elles supplantent l'homme, dans de nombreux domaines....

Serveurs vocaux, distributeurs de boissons, de nourriture, caisses automatiques, péages autoroutiers, pompes à essence automatisées, distributeurs de billets à la SNCF...

 

L'homme d'aujourd'hui est, sans cesse, confronté à des machines : les serveurs vocaux se multiplient dans l'administration : pour le moindre renseignement, on tombe sur une boîte vocale et on éprouve, parfois, des difficultés, quand il faut taper le bon numéro, pour trouver une réponse aux questions que l'on peut se poser.

 

L'achat de billets SNCF se fait désormais grâce à des machines : là encore, mieux vaut éviter les erreurs de réservation car les billets ne sont pas toujours remboursables...

Comment échapper à ce monde des machines ? Elles remplacent les humains dans de nombreux secteurs, elles les libèrent de gestes, parfois, répétitifs, mais elles créent ,aussi, inéluctablement, du chômage.

 

Avec les progrès de la robotique, on verra, bientôt, apparaître des voitures sans chauffeur, des autocars et des trains automatiques, peut-être même des avions.

Les chauffeurs de taxis, actuellement en concurrence avec les VTC sont-ils amenés à disparaître ?

 

De nombreux métiers risquent, ainsi, d'être impactés et affectés par toutes ces innovations technologiques.

Si les machines facilitent le travail des hommes, elles ont, aussi, des conséquences sur notre vie quotidienne, et sur les activités humaines.

Certaines machines sont incontestablement utiles, mais il ne faudrait pas qu'elles remplacent complètement les hommes : un monde automatisé à l'excès peut devenir inhumain et difficile à vivre.

 

Face à ces multiples mutations, il faudrait imaginer des solutions : il paraîtrait raisonnable d'envisager un partage du travail, dans les secteurs où les tâches sont trop lourdes...

Ainsi, les professeurs de français sont accablés de travail : préparation des cours, corrections des copies très pesantes, classes surchargées : pourquoi ne pas partager ce surcroît de travail ? On pourrait dire que cette solution coûterait trop cher à la collectivité : mais, en fait, on gagnerait en efficacité, car l'enseignement serait plus performant.

 

Il faut absolument rétablir des équilibres qui ont été perdus : le chômage est galopant, alors que certains salariés sont saturés de travail.

 

Des deux côtés, la dépression nous guette : burn out, désespérance, nos sociétés nous conduisent au pire.... vers des extrémités dangereuses et néfastes !

Quel est ce monde déséquilibré, absurde dans lequel nous sommes contraints de vivre ?

 

Il faut aussi rééquilibrer et modérer nos consommations : gaspillages, excès font partie de nos habitudes : ainsi, nos besoins en argent seraient régulés, nous pourrions travailler moins et partager ce travail qui devient si précieux.

 

Notre monde est bien celui de tous les déséquilibres, de tous les excès : il faut les refuser, accepter le partage, la modération.

Méden agan : rien de trop ! c'est, là, un proverbe grec à méditer ! Nous ne savons plus vivre dans l'harmonie, la simplicité, la juste mesure : nous perdons, même, le sens de la vraie vie.

 

Entourés de machines en tous genres, nous ne voyons plus l'essentiel : la nature, les plaisirs ordinaires, le monde qui nous entoure...

 

 

 

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 16:39
Photo0920
"Les champignons, c’était la chair même de la forêt, une chair dont la saveur tenait de l’arbre et de la terre.", a écrit Alphonse de Châteaubriant, dans son roman, Monsieur des Lourdines ou L'histoire d'un gentilhomme campagnard...
 
Issu du latin, "campania, les champs, la campagne", ce mot aux voyelles nasalisées "an" et "on" semble chanter : il nous fait parcourir des sous-bois, aux senteurs de mousse.
 
Avec sa chuintante initiale, sa labiale "p" au centre du mot, sa consonne nasale "gn", ce nom nous invite à une sorte de rêverie automnale...
 
Aussitôt, on voit apparaître la forme chapeautée du champignon... on sent des odeurs de bois, d'humus, de terre.
 
Bolet, cèpe, chanterelle, girolle, rosé des prés, truffe, autant de noms pleins de charmes et de poésie.
 
C'est la saison magique des champignons ! On admire leurs couleurs dorées, brunes, rousses, terreuses.
 
On aime leurs parfums boisés, leurs formes étonnantes de petit parasol automnal...
 
On aime leurs noms évocateurs : le cèpe nous parle d'un tronc d'arbre, la chanterelle a la forme d'un canthare, une petite coupe, le bolet est un nom ancien de champignon, la columelle évoque la forme d'une petite colonne, la morille se pare de la couleur sombre du maure, le mousseron fait songer à la mousse des bois.
 
Associé à la forêt, aux arbres, le champignon évoque l'automne, ses couleurs de roux, les feuilles qui craquent sous nos pas, un air chargé de pluie et d'humidité.
 
Le champignon, c'est bien la chair et le corps même de la forêt : près de la terre, le champignon s'imprègne de ses odeurs, près des arbres, il exhale des senteurs de bois variés.
 
Il a les couleurs mêmes de la terre, du brun à l'ocre, en passant par le crayeux, il en porte les traces car il la côtoie, sans cesse.
 
Il est l'image même de l'humilité : tout près du sol, il s'abrite sous les arbres, en mime la forme, avec des dimensions modestes.
 
Le champignon nous fait admirer toutes les splendeurs de l'automne... des arbres en fête, aux couleurs étonnantes de feux, des musiques boisées, des archipels de mousses au duvet soyeux, des lumières, des jets de soleil encore éclatants...
 
Associé à cette saison où commencent les frimas, il nous laisse entrevoir, encore, de belles journées rayonnantes, aux teintes de fauves.
 
Monde de senteurs, de couleurs, de saveurs, le champignon est un des bonheurs de l'automne...
 
Dans les sous bois, il s'offre à la découverte du promeneur, il étonne et séduit par sa rareté, ses formes hésitantes, ses approximations de couleurs, ses éclats terreux.
 
Parmi les feuilles, il montre ses teintes d'ocre, si douces, il éblouit le regard du passant, il attire l'attention, s'habille de couleurs éblouissantes, orangées, dorées ou plus terreuses.
 
Près des feuillles rousses, près des aiguilles de pins, il s'illumine d'éclats ambrés, il se pare de teintes nuancées et s'embrase de lumières !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photos : rosemar



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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 16:39

 

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Un article paru sur le journal Le point porte ce titre péremptoire : "Oui, il faut abolir les notes..." Le journaliste qui a écrit cet article, Idriss Aberkane paraît convaincu de la nocivité des notes : celles-ci provoqueraient "le dégoût de la connaissance, castreraient la créativité et le libre arbitre des élèves..."

 

L'article commence par des amalgames pour le moins curieux : évoquant "l'abolition des sacrifices humains, de l'esclavage, de la peine de mort, le droit de vote accordé aux femmes", le journaliste du Point considère que la suppression des notes apparaît comme une évolution et un progrès évidents !

 

On est, là, en pleine confusion et les exemples cités montrent bien la démesure de l'argumentation.

 

Si on considère la note comme stigmatisante, il faudrait, aussi, supprimer les appréciations de ce type : " le sujet n'est pas compris, l'expression est confuse ou incorrecte, le devoir est souvent incompréhensible etc."

 

"L'école tue", affirme, encore, le journaliste du Point et, de citer l'exemple extrême du Japon où la pression scolaire est maximale.

Comment rendre les notes responsables de ce phénomène ? Une simple appréciation pourrait suffire à destabiliser certains élèves, sans doute.

 

Aucune note, aucune appréciation ne sont, en fait, infamantes : c'est ce qu'il faut expliquer à de jeunes élèves : la note leur permet, d'ailleurs, de comprendre leur progrès, leur régression, elle leur permet de mieux se connaître.

 

Qui n'a jamais eu de mauvaises notes ? On pourra dire que certains y sont abonnés et ne dépassent jamais la moyenne, est-ce pour autant, infamant ?

 

Faut-il conforter les élèves dans l'illusion de la facilité ? Aucun obstacle sur la route, aucune embûche...

L'école ne doit -elle pas être l'apprentissage de la vie et de ses nombreuses difficultés ?

 

Je suis enseignante et je suis, moi-même, notée par ma hiérarchie : tous les ans, je reçois une note administrative, un inspecteur m'attribue, aussi, une note pédagogique, tous les 5 ans environ.

Ces notes sont, parfois décevantes, c'est vrai, mais elles font partie du parcours de chacun d'entre nous : un salarié, même s'il n'est pas noté, est jugé et jaugé par ses employeurs...

 

L'auteur de l'article fait, également, l'éloge de la coopération dans le travail : or, à l'école, toute coopération, lors d'un devoir, est appelée tricherie !

Mais peut-on, ainsi, comparer l'apprentissage, avec le travail fait par une équipe d'adultes ?

On sait ce qui se passe, souvent, dans les travaux de groupes accomplis en classe : ce sont les élèves travailleurs qui oeuvrent pour les autres... Est-ce efficace pour ceux qui n'ont pas fourni l'effort nécessaire ?

 

"Vittorino da Feltre ne notait pas, Socrate ne notait pas, Bouddha ne notait pas", affirme, également, l'auteur de l'article !

Les exemples cités remontent à l'antiquité ou à la Renaissance, mais comment Socrate aurait-il pu noter ? 

Son enseignement n'avait rien à voir avec celui d'un directeur d'école philosophique ; son "école", c'était l'agora, la place publique où il se promenait au milieu des gens ordinaires, bavardant avec tous et les interrogeant, en prenant comme sujets de méditation les mille et un problèmes de la vie quotidienne.

L'enseignement de Socrate s'adressait à des adultes.

 

Ultime amalgame : l'auteur de l'article compare les notes attribuées aux élèves à celles données par les agences de notation : peut-on, ainsi, mettre en parallèle des notes accordées par des agences concernant l'économie d'un pays avec les notations scolaires ?

Rappelons que les notes scolaires sont multiples, étayées par des appréciations détaillées : la note n'est pas le seul repère pour les élèves...

 

Il suffit de voir toutes les annotations, inscrites sur une copie, pour percevoir que la note n'est pas le seul critère : d'ailleurs, le professeur note, aussi, une progression, des efforts, une volonté de réussir : la note a cette valeur positive : l'élève qui obtient une meilleure note sent ses efforts récompensés et, forcément, est encouragé à avancer.

 

Abolir les notes, abolir les difficultés, les aspérités de la vie, est-ce rendre service à des jeunes qui seront confrontés, plus tard, au monde du travail ?

 

Tout cela est-il vraiment sérieux et fondé en raison ?

 

 

L'article du Point : 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-po...

 

 

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